Terrain
Le terrain qui permet le développement d’une maladie est très individuel et change chez chaque personne. Le terrain peut être amélioré et entretenu, tout comme un champs agricole.

S‘il y a une notion de priorité qu’il faut connaître et respecter dans la santé holistique et en naturopathie, c’est bien les connaissances sur le terrain. Elles sont directement liées au développement de la maladie. On ne peut que difficilement prétendre intervenir sur un trouble sans passer par l’étude du terrain de la personne. Cela est surtout valable pour la naturopathie, l’homéopathie, la phytothérapie ou encore l’aromathérapie. Les techniques alternatives énergétiques ou vibratoires interviennent par contre sur les plans vibratoires et moins sur le plan physique. Dans ces cas, le terrain a moins d’importance.

Le terrain est la composante de plusieurs facteurs. Il contribue à assurer l’équilibre de l’organisme et en l’occurrence à maintenir le corps en parfaite harmonie. Il lui permet ainsi de conserver ou retrouver l’état de santé.

Dans la notion du terrain, chaque élément à une importance capitale et va jouer un rôle déterminant dans l’apparition des troubles qu’ils soient d’ordre psychiques, émotionnels, physiologiques ou physiques.

Cet article est la première partie d’une petite série sur le terrain en naturopathie. 


Qu’est-ce que la notion du terrain en naturopathie ?

Le terme de « terrain » est une notion difficile à définir, mais en même temps une notion fondamentale dans la naturopathie et dans toutes les approches holistiques qui cherchent la cause d’une pathologie au lieu de soigner uniquement les symptômes visibles. Cette notion peut changer selon le champ d’expertise concerné. La naturopathie, l’homéopathie, la massothérapie et autres techniques naturelles et holistiques ont une définition différente de ce que le terrain représente.

A la base, il s’agit d’une notion que nous connaissons tous très bien : nous sommes différents les uns des autres, nous portons de gènes différents, nous n’avons ni le même fonctionnement biologique, ni les mêmes réactions aux facteurs environnementaux. Celui-ci aura toujours froid, celle-là pourra manger ce qu’elle veut sans grossir, un autre sera en pleine forme quand il pleut, alors que cela plongera son voisin dans une dépression totale, et l’on pourrait multiplier les exemples à l’infini. Tout le monde pourrait en citer dans son entourage des personnes qui réagissent différemment sur le même événement. 

Dans l’homéopathie, le terrain est « la somme des particularités, héréditaires ou acquises, qui assurent l’identité d’un individu à un moment donné ». Dans la médecine allopathique, c’est « l’ensemble des facteurs génétiques, physiologiques, endocriniens et tissulaires ».

L’importance de l’identification du terrain

Le terrain est donc notre capacité à nous adapter aux différents toxiques qui nous entourent, à l’environnement, aux agressions physiques ou psychiques et aux différentes situations de la vie. D’une personne à l’autre (et même d’un animal à l’autre), le terrain est différent et unique, influencé par de nombreux facteurs qui eux ne sont pas stables, mais qui fluctuent selon les périodes de vie.

Pour cette raison, la médecine holistique et la naturopathie attachent une grande importance aux manifestations aiguës ou chroniques du moment précis, mais également à l’histoire et aux antécédents familiaux afin d’évaluer le terrain précis. Ceci permet d’envisager l’évolution possible du terrain de proposer des conseils adaptés pour les pathologies différentes.

Lorsque le terrain est identifié, il est important d’évaluer la capacité d’adaptation et d’autoguérison qui est en principe le dynamisme qui mettra le terrain existant en mouvement pour le changer. Il s’agit de notre capacité à nous adapter à notre milieu en puisant dans nos ressources physiques et psychiques pour provoquer un changement.

La notion du terrain permet une approche différente de la santé et des pathologies. Elle permet également d’individualiser pour chaque personne les conseils, un fait qui est parfois négligé par les diagnostics allopathiques. L’être humain n’est pas seulement un assemblage de cellules et d’organes, mais un individu beaucoup plus complexe qu’il faut comprendre dans sa profondeur.

Approche à la notion du terrain – deux courants opposés

Deux courants de pensée s’opposent souvent sur le sujet du terrain : la médecine allopathique (dite conventionnelle) et la médecine naturelle et/ou holistique (dite non-conventionnelle). 

  • Certains disent que l’on peut considérer que la maladie provient exclusivement d’un agent extérieur qu’il faut détruire (virus, microbe) ou encore des gènes. Dans leurs yeux, d’une manière plus générale, la maladie est entièrement à l’extérieur du corps. Il faut donc combattre directement cet agent extérieur. On reconnaîtra dans cette idéologie sans grands problèmes la médecine allopathique.
  • D’autres considèrent qu’une maladie s’installe à un moment donné sur une personne particulière qui a des antécédents et un mode de vie qui lui sont spécifiques. Ceux-là préfèrent de travailler à l’amélioration du terrain, pour renforcer les défenses de l’organisme et aider à retrouver le fonctionnement optimal de l’organisme tout entier. Cette technique est plutôt l’approche holistique et naturelle.

Pour mieux comprendre ce propos, jetons un coup d’œil sur une épidémie par exemple. Alors qu’un nombre important d’individus sont en contact entre eux, certains développeront la maladie, d’autres non. Pourtant, chacun est très souvent porteur de l’agent extérieur (bactérie, virus, parasite). Mais malgré le fait d’être un individu porteur, ce n’est pour autant que chacun développera la maladie. Et, de plus, toutes les personnes réagiront différemment. Certaines développeront une forme grave, d’autres non, pourtant présentant les mêmes conditions.

Bien évidemment, dans la majorité des cas, l’élimination des agents pathogènes qui viennent de l’extérieur est fondamentale et prioritaire. Mais il faudra toujours se poser la question : « Pourquoi ce virus ou cette bactérie a trouvé la possibilité de déclencher la maladie, quel était le terrain favorable ? ».

Bien sûr, on ne parle pas que des maladies infectieuses, mais également de toutes autre pathologie qui dépend du terrain existant chez chaque être vivant.

Le terrain et la science

ADN
L’ADN a la capacité de se modifier pendant notre vie – c’est la science de l’épigénétique.

Avec le décodage du génome, la génétique démontre actuellement que nos cellules mémorisent un nombre incroyable d’informations, c’est la « mémoire cellulaire ».

Mais les scientifiques avouent que le chemin des recherches est très long et tout est long d’être découvert. La notion d’inné qui était considéré comme invariable au niveau de l’ADN il y a encore quelques années, est complètement remise en question.

Les découvertes récentes prouvent que l’ADN se modifie au cours de la vie sous l’effet des produits toxiques qui nous entourent, de l’alimentation, des habitudes de vie ou des événements traumatiques sur le plan physique ou psychologique. Ainsi, les caractères acquis au cours de la vie pourraient être transmis à la génération suivante et donc la pousser à se modifier.

Dans le domaine psychologique, les chercheurs tracent également le mode d’emploi psychologique de la mémoire cellulaire. L’information d’un événement qui a été vécu difficilement sur le plan émotionnel s’enregistrerait dans nos cellules et risquerait de perturber le programme cellulaire, la homéostasie cellulaire et tissulaire, jusqu’à la perturbation complète de ses fonctions.

Ceci entraînerait à long terme de pathologies organiques. En effet, tout conflit non résolu, vécu dans l’isolement sans pouvoir s’exprimer, peut laisser son empreinte au cœur de nos cellules.

Les plans énergétiques (ou corps subtils) de l’être humain qui influencent le terrain

Plans vibratoires
Illustration de nos corps énergétiques et des chakras. Tous ces composants vibratoires ont une influence sur notre terrain – comme le terrain a également une influence sur notre taux vibratoire.

En principe, il y a cinq plans principaux , également appelés corps énergétiques ou niveaux vibratoires, qui influencent et modifient le terrain. Ils sont liés par des chakras. La médecine holistique peut intervenir sur chaque niveau pour provoquer un changement, bien sûr avec l’accord et la coopération du patient. S’ajoute à ces plans vibratoires et les chakras le plan socio-culturel qui influence massivement les autres et qui ne peut être exclu, même s’il ne s’agit pas d’un plan vibratoire proprement dit.

Les chakras, quant à eux, font également partie du système énergétique de notre corps. Nous avons 7 chakras majeurs, chacun possédant d’autres fonctionnalités. Il s’agit de centres énergétiques qui transportent notre énergie vitale vers les champs (ou plans) vibratoires. Cette circulation permet un échange avec le monde extérieur et les différents corps physiques et subtils de l’être humain. Ainsi, les Chakras sont des passerelles qui captent, émettent et transmettent les énergies. Les chakras doivent être équilibrés, tout comme les plans vibratoires ou corps subtils. Un chakra trop ouvert ou trop fermé est néfaste pour le système énergétique et donc pour notre santé globale.

Quels sont les plans vibratoires dont on parle ici ?

  • Plan physique : celui-ci est le plus connu de tous. Il est dense, matériel, bien visible et tangible. Il est l’objet de la science rationnelle classique. Mais il est que la « partie visible du Iceberg », il est donc seulement une petite partie du tout.
  • Plan émotionnel : sur ce plan, on retrouve les émotions, les sentiments et les désirs. Ce plan a une influence directe sur le développement des pathologies, à cause de la mémoire cellulaire vue antérieurement qui enregistre chaque traumatisme, mais également chaque émotion négative.
  • Plan mental : le plan mental est identique à l’intellect. C’est le siège de notre pensée. La psycho-somatique est le résultat de l’ensemble des influences du plan mental et du plan émotionnel ; il a une influence très directe sur la santé. La psycho-somatique agit à travers du plan énergétique où elle se manifeste tout d’abord, avant de devenir « visible » sous la forme de maladie.
  • Plan énergétique (ou bio-énergétique, ou encore corps astral) : aujourd’hui, ce plan est bien étudié par la physique quantique. Les preuves de l’existence des énergies qui nous entourent sont démontrées par des technologies comme la photographie Kirlian ou les appareils MORA. Entre-temps, on s’est bien éloigné des premières idées ésotériques et orientales un peu floues pour faire place à une nouvelle science plein de découvertes inespérées.
  • Plan spirituel : sur ce plan, on retrouve l’individualité de chaque personne. On y trouve les qualités potentielles supérieures latentes et souvent non vécues. En développant ces qualités, on peut accéder à un épanouissement plus complet et donc plus satisfaisant. Les émotions de satisfaction sont très positives et mènent à une amélioration du terrain et donc de l’état physique. Ce plan contient les corps éthérique, bouddhique et causal.
  • Plan socio-culturel : ce plan est en très étroite liaison avec les autres plans. Il se compose des réalités vécues de l’humain dans son entourage direct : ses relations en famille, entre amis, au travail, à l’école etc. Se rajoutent les problématiques culturels tels que la religion, les problèmes raciales, la provenance (pays et région) etc. Ce plan représente globalement l’idée de « l’inconscience collective » développée par C. Jung (fondateur de la psychologie analytique et de la psychologie des profondeurs).

La tâche difficile du thérapeute ou naturopathe holistique est donc de prendre en considération au maximum tous les plans susmentionnés. Cette approche lui permettra de trouver (peut-être) les racines des problèmes de santé et de donner des conseils adaptés à chacun de ses patients individuellement.

Bien sûr, cette approche nécessitera beaucoup de temps et de patience des deux côtés. Nous comprendrons donc que l’approche holistique n’est pas une approche miraculeuse pour la guérison rapide, mais une approche profonde pour une aide à long terme.

Elle demande un travail profond pour un guérison éventuelle ou une amélioration d’une pathologie, également de côté patient.

Les niveaux de la maladie pour mesurer la dégradation de notre terrain

La maladie est une suite d’erreurs commises au quotidien, et dont l’échéance va dépendre de leurs durées. On peut classer la maladie selon le niveau de dégradation des cellules. Ces niveaux montrent directement l’état de notre terrain et sa dégradation éventuelle.

  • Niveau 1 : la maladie aiguë dite énergétique qui s’apparente à une forte vitalité et que l’on retrouve en particulier chez les enfants et chez les adultes attentifs et responsables de leur état de santé. Notre terrain de base est encore bien intact.
  • Niveau 2 : la maladie d’adaptation qui correspond aux premières réactions de l’organisme face aux attaques exogènes et endogènes et qui peut apparaître entre 30 et 50 ans. Le corps reconnait l’intrus et possède encore suffisamment de vitalité pour le combattre. Le terrain commence à s’abîmer, les premières conséquences de nos habitudes de vie et leur influence sur nos cellules et tissus se montrent.
  • Niveau 3 : la maladie chronique semble installée depuis quelques temps (plusieurs années). Le corps s’est habitué à vivre avec et n’engage pas de réaction violente pour s’en débarrasser. Dans cet exemple, l’état de santé est irrégulier, l’organisme passe par des hauts et des bas et s’affaiblit progressivement jusqu’à abandonner toute action de défense. Cet état signe une chute de la vitalité due à une perte progressive d’énergie. La cause peut être rapportée la plupart du temps, soit à des traitements agressifs et répétitifs qui en chassant les effets ont fini par enraciner les troubles, ou les déplacer (effets rebonds), soit par simple négligence, ou un refus de la personne à modifier ses mauvaises habitudes de vie. Nous sommes alors en présence d’un état de chronicité ou maladie chronique, il en ressort accoutumance de la situation, un système immunitaire déficient, des fonctions émonctorielles qui ne sont plus à même d’éliminer les toxines en excès, une physiologie modifiée, et une ouverture sur les maladies dégénératives. Notre terrain se dégrade visiblement ; cela devient de plus en plus difficile à récupérer le terrain de base sain ; d’importants changement dans notre vie sont nécessaires.
  •  Niveau 4 : la maladie d’incrustation ou maladie de dégénérescence. A ce niveau d’évolution, les tissus sont atteints en profondeur et l’encrassement superficiel circulant, puis déposant, a fini par s’incruster dans les organes cibles. La place de la naturopathie n’est plus prioritaire car insuffisante à ce degré d’évolution de la maladie. Mais les approches holistiques restent néanmoins accompagnatrices des traitements lourds qui fatiguent un organisme déjà épuisé et durement sollicité pour supporter les soins prodigués. Le terrain est très endommagé et difficile à récupérer. Très souvent, l’individu malade n’a plus l’énergie et la motivation d’entamer des changements profonds.

Prendre soin de soi et éviter l’installation de la maladie, c’est observer sa vie durant les règles hygiène vitale pour maintenir en équilibre les fonctionnalités de son l’organisme. Cela protège également notre terrain et le garde intact.

Les causes et les facteurs des perturbations du terrain

La naturopathie est une médecine fonctionnelle qui étudie les causes élémentaires des perturbations du terrain. Le fondamental de la naturopathie, mais aussi de toutes les approches alternatives et holistiques qui se disent non-conventionnelles et non-allopathiques, est donc la recherche des causes possibles d’une pathologie. La recherche de la cause est un des piliers de la naturopathie. 

Les causes des perturbations sont plurifactorielles. On distingue :

  • Cause première (facteur initiateur) : par exemple prédispositions génétiques, maladies congénitaux, traumatismes etc. Ce sont généralement des facteurs qui ne peuvent pas être modifiées.
  • Causes secondaires (facteurs promoteurs) : mode de vie, environnement, croyances etc. Ce sont généralement des facteurs qui dépendent de nous et qui peuvent être modifiées.

Lorsque l’on peut supprimer les causes, on assure au corps le retour à la santé. Ce processus est souvent fort complexe. La naturopathie et/ou la médecine holistique agit surtout sur les causes secondaires, mais peut également intervenir sur le plan du facteur initiateur (par exemple acceptation d’une situation, rééquilibrage psychologique ou énergétique etc.)

Voici quelques exemples de facteurs promoteurs ou causes secondaires qui peuvent être influencés par nous-même :

Causes psychologiques et émotionnelles 

Hémisphères du cerveau
Un équilibre entre les deux hémisphère cérébraux est nécessaire. Dans notre monde technique, rationnel et pragmatique, c’est surtout l’hémisphère gauche qui est sollicité. L’hémisphère droit (intuition, créativité, émotions, musique, spiritualité) est largement négligé. Cela crée des tensions sur tous les plans et niveaux.
  • Fatigue nerveuse ;
  • surcharge émotionnelle ;
  • hyperactivité ;
  • somatisation (traduction physique d’un trouble psychologique) ;
  • stress au travail ou privé ;
  • hyperréceptivité ;
  • déséquilibre émotionnel et angoisse ;
  • domination de sentiments et émotions négatifs ;
  • problèmes familiaux et/ou de couple ;
  • manque de but, d’horizon sur le plan privé ou professionnel ;
  • contacts sociaux générant du stress et/ou qui sont insatisfaisants sur un plan personnel.

Causes énergétiques 

Causes nutritionnelles 

Causes physiologiques 

  • Sédentarité ;
  • manque d’exercice physique équilibrée ;
  • manque de contact avec la nature ;
  • surcharges liés à un métabolisme ralenti (à cause de la sédentarité).

Causes chimiques et extérieures 

  • Excès de médicaments et/ou de vaccinations ;
  • eau polluée ;
  • air pollué ;
  • radicaux libres ;
  • métaux lourds (alimentation, air, terres, habitation) ;
  • excès de compléments alimentaires synthétiques non biodisponibles qui se déposent dans les tissus ;
  • excès d’eau minérale trop minéralisée et à long terme ;
  • toxiques et poisons.

Ces causes secondaires engendrent la toxémie, les carences et des dérégulations qui – quant à eux – sont responsable à la genèse des maladies.

Les composants du terrain

Dans la naturopathie traditionnelle et holistique, le terrain se définit par les facteurs suivants qui sont ses principaux composants :

  • La constitution qui est transmise par hérédité et/ou génétique et le milieu humoral avec les milieux cellulaire et tissulaire qui sont les deux influencés par l’hérédité, les prédispositions et le mode de vie ;
  • le tempérament qui se transforme tout au long de la vie ;
  • les diathèses qui sont les notions de réceptivité et de prédisposition au cours des processus d’adaptation tout au long de la vie. On définira ainsi les terrains physiologique, énergétique et psychique. Les diathèses dépendent de la toxémie qui influence le milieu humoral et le milieu tissulaire de façon directe.

En résumé, le terrain se compose de facteurs physiques, psychologiques, émotionnels, mentaux, sociaux et spirituels.

Le terrain est composé schématiquement ainsi :

TERRAIN =

Constitution et milieu humoral / milieu cellulaire et tissulaire

Tempérament 

Diathèses qui dépendent de la toxémie

Terrain schéma
Schématisation de la structure du terrain en naturopathie

Un terrain supplémentaire : le CHANBIO

Les recherches en biologie cellulaire et en nutrithérapie ont permis d’établir un terrain supplémentaire qui se nomme « CHANBIO ». Il s’agit d’un terrain purement biologique, basé sur le fonctionnement cellulaire, mais très proche des idées holistiques. CHANBIO est un acronyme pour :

  • « C » comme Carence en acides gras essentiels ;
  • « H » comme Hypoglycémie ;
  • « A » comme Acide et déminéralisé ;
  • « N » comme Neurodystonique ;
  • « B » comme Baso-colitique ;
  • « I » comme Intoxiqué ;
  • « O » comme Oxydé.

Le CHANBIO est le composant scientifique qui se rajoute aux facteurs holistiques du terrain et qui aide à encore mieux comprendre la provenance biologique d’une pathologie.

Les terrains CHANBIO ne sont pas traités dans cet article ; un article séparé leur sera dédié.

Constitution physique, psychique et mentale : facteurs héréditaires, génétiques et innés

Comme vu plus haut, la constitution est un des composants du terrain dans la naturopathie, à côté du tempérament et des diathèses.

La constitution physique, mais également psychique, émotionnelle, mentale et spirituelle, est composée d’éléments stables dans la durée. Ce sont des facteurs qui nous sont transmis à la naissance (héréditaires et génétiques) ou qui sont innés.

Cette information génétique ne contient pas uniquement des aspects physiques, mais également psychiques et émotionnelles, comme décrit auparavant.

Les facteurs héréditaires de la constitution 

Les facteurs héréditaires sont directement liés à nos géniteurs et à nos ascendants. Cela signifie que nous ne pouvons pas intervenir directement.

L’hérédité est donc un élément de base de l’homme à sa création, et nous n’avons aucun moyen de revenir sur le caractère héréditaire reçu.  Et, par conséquent, nous n’avons aucune influence sur la ou les causes ayant contribué à générer chez les parents et grands-parents des toxines, pathologies ou miasmes dont la mémoire s’est inscrite dans la descendance (donc nous-mêmes).

Certains facteurs héréditaires peuvent malheureusement provoquer des maladies, des pathologies (chroniques) ou des dysfonctionnements sur le niveau cellulaire, tissulaire, viscérale, mais également émotionnel, mental ou psychique.

Tout le monde connaît probablement les questionnement (anamnèse médicale) de son médecin pour retracer les antécédents familiaux en ce qui concerne, par exemple, les maladies cardiovasculaires ou le cancer. Il essaie de comprendre les facteurs de risques héréditaires qui ont été transmis.

Les facteurs génétiques de la constitution 

Division cellulaire
La cellule contient dès sa création les informations génétiques transmises qui s’appelle le génome. (Image : division cellulaire).

Chaque personne possède environ 70 milliards de cellules. Chaque cellule contient un noyau qui, lui, contient nos chromosomes.

Nous avons 23 paires de chromosomes. 22 paires dites « autosomes » (communes aux hommes et aux femmes) et une paire sexuelle X-X pour les femmes, X-Y pour les hommes ; au total 23 paires.

Nos 23 paires de chromosomes sont composées par de l’ADN (acide désoxyribonucléique). L’ADN est une macromolécule biologique présente dans toutes les cellules du vivant : même les virus en possèdent.

L’ADN – Notre catalogue d’informations génétiques qui peuvent être responsables de pathologies en cas de dysfonctionnement

Toutes nos informations génétiques sont contenues dans l’ADN, appelées génome. Le génome permet le fonctionnement, le développement et la reproduction de tous les êtres vivants, unicellulaires ou pluricellulaires.

Une fraction d’ADN, ou séquence d’ADN, est un gène et est l’unité de base de l’hérédité. Nous comptons environ 25 000 gènes qui forment notre patrimoine génétique, unique à chacun. Le génotype d’un être vivant est la somme des gènes qu’il possède. Le phénotype, quant à lui, correspond à la somme des caractères morphologiques, physiologiques, cellulaires ou comportementaux qui sont identifiables de l’extérieur. Ce sont donc les facteurs innés (voir plus bas). Ainsi, deux individus, comme des jumeaux par exemple, peuvent avoir le même génotype, mais pas nécessairement le même phénotype.

Les gènes indiquent à chaque cellule leur rôle dans l’organisme. A partir de l’information qu’ils contiennent, les gènes synthétisent des protéines indispensables à la vie : c’est la traduction du code génétique. Le fonctionnement de notre corps repose sur ces protéines qui sont viraux.

Quand l’information génétique que l’on peut considérer comme mode d’emploi de l’organisme comporte des erreurs qui provoquent une mauvaise synthèse des protéines, et donc des dysfonctionnements, on constate une maladie génétique héréditaire.

Les aspects génétiques de la constitution sont marqués par notre morphologie et notre comportement psychique et mental. L’étude de la constitution héréditaire et génétique peut déjà permettre une première orientation dans le choix des traitements et laisse présager des troubles spécifiques ou des formes particulières que va prendre une maladie. Ainsi, il devient possible de la prévenir en s’appuyant sur les signes caractéristiques qui distinguent chacune des typologies énoncées ci-après.

Les facteurs innés de la constitution physique

Mais la constitution dépend également de facteurs innés ou du phénotype génétique.

L’inné, c’est notre caractère biologique, mais il n’est pas encore présent à notre naissance. En effet, il peut s’agir d’un ou de plusieurs traits qui ne s’expriment que dans certaines conditions ou à certaines périodes au cours des années et du développement de chaque individu.

En général, un caractère inné est contrôlé par un ou plusieurs gènes (comme la puberté ou la ménopause), mais il peut aussi être lié à des facteurs environnementaux comme notre culture, nos mœurs qui nous sont transmis depuis des centaines d’années, nos traditions, notre éducation, nos croyances (religieuses ou non), nos contacts sociaux, notre lieu d’habitation, la pollution, notre travail, etc.

Les facteurs innés ne sont donc pas uniquement physiques, mais également mentaux, émotionnels et psychiques. Et ils dépendent d’une multitude de facteurs qui nous entourent !

Inné ou acquis ?

Inné ou acquis
Depuis l’émergence de l’épigénétique, le débat sur l’inné et l’acquis est devenu un peu obsolète. Nos gènes sont modifiables selon nos habitudes et circonstances de vie !

Depuis des années, il existe de longs débats sur les parts respectives de l’inné et de l’acquis. Avant les découvertes scientifiques dans les domaines de la génétique, de la microbiologie, de la biochimie et de la psychanalyse, on considérait tout comme inné.

Mais les temps ont (heureusement) changé. Les termes de l’inné ou de l’acquis sont presque devenus un peu obsolètes. Aujourd’hui, nous refusons l’idée que nos comportements puissent, d’une manière ou d’une autre, relever d’un simple coup de dé génétique. Il y a donc une confrontation fracassante entre l’inné et l’acquis.

Bien sûr, nous pouvons être le portrait craché de notre père ou de notre grand-mère. Nous pouvons même être porteurs des mêmes pathologies qui apparaissent à partir d’un certain âge. Mais tous nos comportements et notre terrain physiologique ne s’expliquent pas d’une façon presque un peu fataliste par le fait qu’ils sont innés ou héréditaires, et par conséquent inchangeables.

De nos temps, on admet tout généralement les interactions entre génotype et environnement. Selon l’environnement où ils se développent, des individus génétiquement identiques peuvent, ou non, montrer des différences comportementales marquées. Nous pouvons tirer deux enseignements de ces résultats.

  • D’abord, selon l’environnement, les génotypes s’expriment de façon différente, et donc malgré leur ubiquité, les influences génétiques n’empêchent en rien les effets environnementaux d’affecter un trait.
  • Ensuite, l’héritabilité d’un trait dépend de l’environnement dans lequel il se développe. Les gènes et l’environnement jouent un rôle important pour expliquer les différences entre individus, les deux influences font un résultat global qui est notre constitution physique, psychique, mentale et émotionnelle.

Par conséquent, l’inné n’est pas une fatalité, mais seulement une prédisposition. Et ce petit mot change tout ! Cela veut dire que l’on peut l’influencer activement !

L’épigénétique ou notre pouvoir de influencer les gènes

Comme on l’a vu plus haut, un gène permet de déterminer un caractère héréditaire en fonction du codant de la protéine. Quand le mode d’emploi de l’organisme comporte des erreurs et provoque une mauvaise synthèse des protéines avec des dysfonctionnements, on parle alors de maladie génétique héréditaire.

On peut éviter ou retarder certaines de ces maladies, en fonction de ce que l’on va faire de notre environnement. Cette découverte plutôt récente s’appelle « épigénétique ».

L’épigénétique étudie la nature des mécanismes modifiant de manière réversible, transmissible et adaptative l’expression des gènes sans en changer l’ADN. L’idée derrière cette discipline scientifique est de prendre notre responsabilité et de contrôler l’expression de nos gènes soit en les allumant soit en les éteignant. En matière d’évolution, l’épigénétique permet d’expliquer comment des traits peuvent être acquis, éventuellement transmis d’une génération à l’autre ou encore perdus après avoir été hérités.

On est donc entièrement les maîtres de notre propre santé ! Le code génétique ne change pas, mais la manière dont les gènes sont exprimés se modifie par notre influence. Nous avons un impact important et responsable sur nos gènes afin d’être en meilleure santé.

Quelques facteurs qui influencent nos gènes dans le cadre de l’épigénétique et qui ont le pouvoir de changer notre terrain de base, peuvent être :

  • Une alimentation saine et naturelle, le plus vivant possible, plein de nutriments précieux ;
  • Une activité physique équilibrée, sans tomber dans des excès (donc ni sédentarité, ni sport compétitif qui génère du stress) ;
  • Une vie s’approchant à nouveau de la nature, en intégrant la nature dans notre quotidien (si possible) ;
  • Une exposition solaire saine et quotidien, mais sans excès pour protéger la peau ;
  • Un entourage social agréable et harmonieux, autant au travail que dans le privé ;
  • Un épanouissement personnel qui apporte du bonheur, au travail et dans les loisirs, cela se traduit également dans une satisfaction profonde qui nous donne l’impression d’accomplir quelque chose qui donne un sens à notre existence ;
  • Des pensées positives et constructives ;
  • Des émotions équilibrées et harmonieuses ;
  • Une approche spirituelle pour la compréhension plus profonde de ce monde et qui répond à des questions existentielles et du sens profond de la vie ;

Pour cela la naturopathie invite à:

  • drainer les émonctoires, pour aider l’élimination des toxines avant que la toxémie s’installe dans les tissus ;
  • se revitaliser et retrouver son énergie vitale ;
  • remonter son taux vibratoire :
  • se nourrir avec sagesse en choisissant une alimentation adaptée au terrain, de préférence choisir une alimentation biogénique et bioactive ;
  • apprendre à respirer ;
  • se reposer en respectant les cycles biologiques du sommeil ;
  • équilibrer les plans vibratoires par des activités harmonisant ces plans, comme toute occupation créative, musicale, méditative et spirituelle ;
  • bouger, bouger, bouger par tous les moyens, par la pratique d’exercices physiques quotidiens non compétitifs et adaptés au tempérament, mais également dans le quotidien qui devient trop sédentaire.

 

Pour développer ce thème vaste et important qui est le terrain en naturopathie, les prochains articles aborderont la continuation de la composition du terrain (tempérament, diathèses) et le terrain CHANBIO en détail.

 

 

 

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Crédits/sources images :

  • Plans vibratoires : les12raxonssacres.com
  • Schématisation de la structure du terrain : anpq.qc.ca
  • Autres images : Pixabay, CC0 Public Domain

 

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