Le terrain dans l’approche holistique – Introduction


Le terrain

Le terrain de chaque individu est comme le terrain dans la nature: varié à l’infini, individuel et marqué par une multitude de subtilités.

La définition du terme « terrain » est une chose difficile, mais en même temps plus que fondamental dans la naturopathie et dans la médecine holistique. Sa définition peut être très différente, dépendant de l’approche concernée.

A la base, il s’agit d’une notion que nous connaissons tous très bien : nous sommes différents les uns des autres, nous n’avons pas le même fonctionnement biologique, les mêmes réactions. Celui-ci aura toujours froid, celle-là pourra manger ce qu’elle veut sans grossir, un autre sera en pleine forme quand il pleut, alors que cela plongera son voisin dans une dépression totale, et l’on pourrait multiplier les exemples à l’infini.

 

Dans l’homéopathie, le terrain est « la somme des particularités, héréditaires ou acquises, qui assurent l’identité d’un individu à un moment donné ». Dans la médecine allopathique, c’est « l’ensemble des facteurs génétiques, physiologiques, endocriniens et tissulaires ».

Dans la naturopathie traditionnelle et holistique, le terrain se définit par les facteurs suivants qui sont les principaux :

  • La constitution qui est transmise par hérédité ;
  • le tempérament qui se transforme tout au long de la vie ;
  • les diathèses qui sont les notions de réceptivité et de prédisposition au cours des processus d’adaptation tout au long de la vie. On définira ainsi les terrains physiologique, énergétique et psychique.
  • le milieu humoral et le milieu tissulaire qui sont les deux influencés par l’hérédité, les prédispositions et le mode de vie ;
  • la toxémie qui influence le milieu humoral et le milieu tissulaire directement.

Les recherches en biologie cellulaire et en nutrithérapie ont permis d’établir un terrain supplémentaire qui se nomme « CHANBIO ». Il s’agit d’un terrain purement biologique, basé sur le fonctionnement cellulaire, mais très proche des idées holistiques. CHANBIO est un acronyme pour :

  • « C » comme Carence en acides gras essentiels ;
  • « H » comme Hypoglycémie ;
  • « A » comme Acide et déminéralisé ;
  • « N » comme Neurodystonique ;
  • « B » comme Baso-colitique ;
  • « I » comme Intoxiqué ;
  • « O » comme Oxydé.

Le CHANBIO est le composant scientifique qui se rajoute aux facteurs holistique du terrain et qui aide à encore mieux comprendre la provenance biologique d’une pathologie.

Par la suite, nous nous concentrerons surtout sur les terrains naturopathiques/holistique et CHANBIO.

L’importance de l’identification du terrain

Le terrain est donc notre capacité à nous adapter aux différents toxiques qui nous entourent, à l’environnement, aux agressions physiques ou psychiques et aux différentes situations de la vie. D’une personne à l’autre (et même d’un animal à l’autre), le terrain est différent et unique, influencé par de nombreux facteurs qui eux ne sont pas stables, mais qui fluctuent selon les périodes de vie.

Pour cette raison, la médecine holistique et la naturopathie attachent une grande importance aux manifestations aiguës ou chroniques du moment précis, mais également à l’histoire et aux antécédents familiaux afin d’évaluer le terrain précis. Ceci permet d’envisager l’évolution possible du terrain de proposer des conseils adaptés pour les pathologies différentes.

Lorsque le terrain est identifié, il est important d’évaluer la capacité d’adaptation et d’autoguérison qui est en principe le dynamisme qui mettra le terrain existant en mouvement pour le changer. Il s’agit de notre capacité à nous adapter à notre milieu en puisant dans nos ressources physiques et psychiques pour provoquer un changement.

La notion du terrain permet une approche différente de la santé et des pathologies. Elle permet également d’individualiser pour chaque personne les conseils, un fait qui est parfois négligé par les diagnostics allopathiques. L’être humain n’est pas seulement un assemblage de cellules et d’organes, mais un individu beaucoup plus complexe qu’il faut comprendre dans sa profondeur.

Approche à la notion du terrain – deux courants opposés

Deux courants de pensée s’opposent souvent sur le sujet du terrain :

  • Certains disent que l’on peut considérer que la maladie provient exclusivement d’un agent extérieur qu’il faut détruire (virus, microbe) ou encore des gènes. Dans leurs yeux, d’une manière plus générale, la maladie est entièrement à l’extérieur du corps. Il faut donc combattre directement cet agent extérieur. On reconnaîtra dans cette idéologie sans grands problèmes la médecine allopathique.
  • D’autres considèrent qu’une maladie s’installe à un moment donné sur une personne particulière qui a des antécédents et un mode de vie qui lui sont spécifiques. Ceux-là préfèrent de travailler à l’amélioration du terrain, pour renforcer les défenses de l’organisme et aider à retrouver le fonctionnement optimal de l’organisme tout entier. Cette technique est plutôt l’approche holistique et naturelle.

Pour mieux comprendre ce propos, jetons un coup d’œil sur une épidémie par exemple. Alors qu’un nombre important d’individus sont en contact entre eux, certains développeront la maladie, d’autres non. Pourtant, chacun est très souvent porteur de l’agent extérieur (bactérie, virus, parasite). Mais malgré étant porteur, ce n’est pour autant que chacun développera la maladie.

Bien évidemment, dans la majorité des cas, l’élimination des agents pathogènes qui viennent de l’extérieur est fondamentale et prioritaire. Mais il faudra toujours se poser la question : « Pourquoi ce virus ou cette bactérie a trouvé la possibilité de déclencher la maladie, quel était le terrain favorable ? »

Le terrain et la science

Avec le décodage du génome, la génétique démontre actuellement que nos cellules mémorisent un nombre incroyable d’informations, c’est la « mémoire cellulaire ». Mais les scientifiques avouent que le chemin des recherches est très long et tout est long d’être découvert. La notion d’inné qui était considéré comme invariable au niveau de l’ADN il y a encore quelques années, est complètement remise en question. Les découvertes récentes prouvent que l’ADN se modifie au cours de la vie sous l’effet des produits toxiques qui nous entourent, de l’alimentation, des habitudes de vie ou des événements traumatiques sur le plan physique ou psychologique. Ainsi, les caractères acquis au cours de la vie pourraient être transmis à la génération suivante et donc la pousser à se modifier.

Dans le domaine psychologique, les chercheurs tracent également le mode d’emploi psychologique de la mémoire cellulaire. L’information d’un événement qui a été vécu difficilement sur le plan émotionnel s’enregistrerait dans nos cellules et risquerait de perturber le programme cellulaire, jusqu’à la perturbation complète de ses fonctions. Ceci entraînerait à long terme de pathologies organiques. En effet, tout conflit non résolu, vécu dans l’isolement sans pouvoir s’exprimer, peut laisser son empreinte au cœur de nos cellules.

Comment changer le terrain ?

Le conseiller en médecine holistique ou le naturopathe effectuent un véritable travail en profondeur. En individualisant son approche, il donne au malade une chance de changement profond du terrain existant afin d’améliorer et de maintenir son état de santé.

L’alimentation, l’hygiène de vie, les habitudes et la gestion des émotions sont des aspects qui doivent être abordés individuellement, pour chaque personne d’une autre façon. Selon la nature du terrain rencontré, les conseils et les changements proposés seront différents. Les acquis, tout au long e la vie, modifient et façonnent chaque individu et le rendent unique et complexe.

Les approches énergétiques et psychologiques sont tout autant importantes.

Les plans de l’être humain qui influencent le terrain

En principe, il y a quatre plans qui influencent et modifient le terrain. La médecine holistique peut intervenir sur chaque niveau pour provoquer un changement, bien sûr avec l’accord et la coopération du patient.

  • Plan physique : celui-ci est le plus connu de tous. Il est dense, matériel, bien visible et tangible. Il est l’objet de la science rationnelle classique. Mais il est que la « partie visible du Iceberg », il est donc seulement une petite partie du tout.
  • Plan énergétique (ou bio-énergétique) : aujourd’hui, ce plan est bien étudié par la physique quantique. Les preuves de l’existence des énergies qui nous entourent sont démontrées par des technologies comme la photographie Kirlian ou les appareils MORA. Entre-temps, on s’est bien éloigné des premières idées ésotériques et orientales un peu floues pour faire place à une nouvelle science plein de découvertes inespérées.
  • Plan émotionnel : sur ce plan, on retrouve les émotions, les sentiments et les désirs. Ce plan a une influence directe sur le développement des pathologies, à cause de la mémoire cellulaire vue antérieurement qui enregistre chaque traumatisme, mais également chaque émotion négative.
  • Plan spirituel : sur ce plan, on retrouve l’individualité de chaque personne. On y trouve les qualités potentielles supérieures latentes et souvent non vécues. En développant ces qualités, on peut accéder à un épanouissement plus complet et donc plus satisfaisant. Les émotions de satisfaction sont très positives et mènent à une amélioration du terrain et donc de l’état physique.
  • Plan mental : le plan mental est identique à l’intellect. C’est le siège de notre pensée. La psycho-somatique est le résultat de l’ensemble des influences du plan mental et du plan émotionnel ; il a une influence très directe sur la santé. La psycho-somatique agit à travers du plan énergétique où elle se manifeste tout d’abord, avant de devenir « visible » sous la forme de maladie.
  • Plan socio-culturel : ce plan est en très étroite liaison avec les autres plans. Il se compose des réalités vécues de l’humain dans son entourage direct : ses relations en famille, entre amis, au travail, à l’école etc. Se rajoutent les problématiques culturels tels que la religion, les problèmes raciales, la provenance (pays et région) etc. Ce plan représente globalement l’idée de « l’inconscience collective » développée par C. Jung (fondateur de la psychologie analytique et de la psychologie des profondeurs).

 

La tâche difficile du thérapeute ou naturopathe holistique est donc de prendre en considération au maximum tous les plans susmentionnés. Cette approche lui permettra de trouver (peut-être) les racines des problèmes de santé et de donner des conseils adaptés à chacun de ses patients individuellement. Bien sûr, cette approche nécessitera beaucoup de temps et de patience des deux côtés. Nous comprendrons donc que l’approche holistique n’est pas une approche miraculeuse pour la guérison rapide, mais une approche profonde pour une aide à long terme.

 

Dans les prochains articles, on verra de plus près les différents terrains.

 

 

 

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