Alimentation crue et vivante vs. Alimentation cuite

L’alimentation crue et vivante, souvent appelée raw food ou raw vegan, suscite de plus en plus d’intérêt en raison de son impact potentiel sur la santé. Cette alimentation gagne en popularité dans le monde entier en raison de ses bienfaits potentiels pour la santé. Mais quel est vraiment l’impact de l’alimentation crue et vivante sur notre santé ? Faut-il manger tout cru, ou y a-t-il des dangers ? Et y a-t-il des limites ?

L’objectif de cet article est de mettre en lumière comment une alimentation riche en aliments non cuits peut contribuer à améliorer notre bien-être général, tout en respectant un équilibre entre l’alimentation crue et l’alimentation cuite qui a également des bienfaits importants sur notre santé.

Nous verrons également les différences entre l’alimentation conventionnelle, qui repose souvent sur des aliments cuits, transformés voire ultratransformés et industriels, et l’alimentation crue et vivante, qui met l’accent sur la préservation des nutriments essentiels dans leur forme la plus naturelle.


Dans notre société moderne et occidentale, où les régimes alimentaires sont souvent marqués par des aliments transformés et hautement transformés, l’alimentation crue et vivante représente un retour à une approche plus naturelle et équilibrée de la nutrition. Cela suscite un intérêt croissant de la part de ceux qui cherchent à améliorer leur santé et leur bien-être grâce à des choix alimentaires conscients. Tout comme l’alimentation végane ou végétarienne, il ne s’agit pas d’un régime, mais d’un style de vie lié à des valeurs profondes.

Il est essentiel de comprendre l’impact de l’alimentation crue et vivante sur la santé, car cette approche peut influencer divers aspects du corps humain, allant du métabolisme à la santé intestinale en passant par le système cardiovasculaire. Mais – fait plus étonnant – notre santé mentale peut également être impactée !



Contenus de cet article

Alimentation crue ou alimentation vivante … ou les deux ?


Alimentation crue – Tous les aliments à l’état brut

L’alimentation crue est une approche nutritionnelle qui consiste à consommer des aliments non cuits et non transformés, principalement des fruits, légumes, noix, graines entières ou germées et légumineuses germées. L’idée sous-jacente est de préserver, voire augmenter par la germination la valeur nutritionnelle maximale des aliments en les consommant à l’état brut, sans les soumettre à des températures élevées qui pourraient dégrader leurs nutriments essentiels.


Alimentation vivante – Identique, mais avec les vibrations en plus

Les graines germées sont des aliments vivants avec un maximum de micronutriments.
Les graines germées sont des aliments vivants avec un maximum de micronutriments.

L’alimentation vivante est très similaire à l’alimentation crue. On peut dire que les deux termes sont intimement liés et vont main en main.

L’alimentation vivante est tout le contraire de notre alimentation quotidienne et conventionnelle. Cette dernière, étant transformée et industrielle, est entièrement dévitalisée, polluée et appauvrie ; elle ne porte pas à notre organisme les molécules bénéfiques dont il a urgemment besoin pour maintenir une bonne santé. Elle ne contient plus de nutriments précieux ou seulement une toute petite fraction de ce qu’elle possédait après la récolte.

En alimentation vivante, on n’a donc recours qu’à des aliments crus, de préférence biologiques, qui n’ont subi aucune transformation, exception faite de la germination et de la fermentation. La cuisson à une température plus élevée que 40°C est à éviter, car elle dénaturalise l’aliment, et les nutriments précieux sont détruits (surtout les enzymes). 

De plus, en alimentation vivante, on va mesurer la vibration et donc la vitalité des aliments, en s’aidant d’un biomètre et les « unités Bovis ».

Pour rester en bonne santé, notre corps et notre esprit ont besoin d’avoir une alimentation saine et équilibrée qui vibre dans une certaine fréquence. Sachant que la vibration d’un lieu situé en zone neutre correspond actuellement à 12 500 unités Bovis ou à 12 500 Angström (contrairement à 6 500 UB avant), nous devons consommer le maximum d’aliments et boissons qui atteignent cette vibration.

Tous les aliments et boissons qui vibrent à 12 500 unités Bovis et plus vont nous amener de l’énergie. Par contre, tout aliment ou boisson qui vibre en dessous de cette limite va nous enlever de l’énergie.

Selon cette théorie, plus la vibration des aliments que nous consommons est élevée, plus nous aurons de l’énergie vitale qui évitera les maladies et la genèse de pathologies.

Cela nous amène à regrouper les aliments en :

Aliments biocidiques, biostatiques vs. Aliments bioactifs et biogéniques

Dans le contexte de l’alimentation crue et vivante, il est essentiel de comprendre la distinction entre les aliments biocidiques, biostatiques, bioactifs et biogéniques.

Ces termes décrivent les différents effets que les aliments peuvent avoir sur notre santé et notre bien-être.

Aliments biocidiques – Attention, très néfastes !
L'alimentation biocidique et biostatique qui fait malheureusement une majeur partie de notre alimentation quotidienne abaisse notre taux vibratoire et nous rend malade par son manque de vitalité.
L’alimentation biocidique peut nuire à notre santé, sa vibration est en dessous de 1000 Unités Bovis (UB).

Les aliments biocidiques sont ceux qui peuvent nuire à notre santé et peuvent agir comme des agents toxiques dans notre corps. Leur vibration est seulement en dessous de 1000 unités Bovis. On ne devrait PAS DU TOUT en consommer, donc 0 %.

Ils sont généralement associés aux aliments transformés, ultratransformés, industrielles, riches en additifs chimiques, en gras saturés ou trans et en sucres raffinés. En même temps, ces aliments sont pauvres ou même dépourvus de micronutriments naturels, tels que des vitamines, minéraux, oligo-éléments ou antioxydants. Parfois, l’agro-industrie rajoute de façon artificielle des micronutriments pour combler les lacunes, mais de façon très isolée et non-chelatée.

La consommation excessive de ces aliments est liée à divers problèmes de santé tels que l’inflammation, l’obésité et les maladies chroniques.

Aliments biostatiques – Moins nocifs, mais carences alimentaires en vue !

Les aliments biostatiques, quant à eux, sont un peu moins nocifs que les aliments biocidiques, mais ils peuvent ralentir ou perturber le métabolisme et les fonctions cellulaires dans notre organisme. Ce groupe vibre entre 3 500 à 7 000 unités Bovis.

Ils peuvent inhiber certaines réactions biochimiques et nuire à l’absorption des nutriments.

Les aliments biostatiques comprennent les produits cuits, transformés ou conservés.

De plus, ce groupe inclut également les produits contenant des anti-nutriments, tels que les lectines dans les haricots ou les phytates dans les céréales complètes. Les anti-nutriments inhibent en consommation parallèle l’absorption de certains minéraux et oligo-éléments et peuvent de cette façon causer des carences importantes.

Aliments bioactifs et biogéniques – La base de l’alimentation crue et vivante
Alimentation naturelle et biogenique. L'alimentation naturelle et biogénique est remplie de vitamines, de minéraux et d'antioxydants.
L’alimentation naturelle et biogénique est remplie de vitamines, de minéraux et d’antioxydants

En revanche, les aliments bioactifs et biogéniques sont bénéfiques pour la santé, car ils contiennent des composés actifs qui peuvent améliorer nos fonctions corporelles. Ces deux groupes forment la base importante de l’alimentation vivante.

Les aliments bioactifs regorgent d’antioxydants, de vitamines, de minéraux, de polyphénols et d’antioxydants qui peuvent protéger notre corps contre les dommages oxydatifs et renforcer notre système immunitaire. Ce groupe devrait constituer au moins 50 % et est donc la base de notre alimentation. Ces aliments vibrent entre 7 000 à 12 500 unités Bovis.

Les aliments biogéniques, quant à eux, sont vivants et riches en enzymes, ce qui favorise la digestion et le métabolisme des nutriments. Ce groupe devrait constituer idéalement 25 % de notre alimentation – il est à considérer comme complément aux aliments bioactifs.

Ce groupe d’aliments vibre au moins à 12 500 unités Bovis. Les aliments biogéniques sont capables de synthèses moléculaires et stimulent ainsi le métabolisme que la régénération cellulaire. Ils renforcent la résistance biologique et soutiennent dans le corps le potentiel de l’auto-guérison

En optant pour une alimentation crue et vivante, nous cherchons à privilégier les aliments bioactifs et biogéniques qui soutiennent notre santé globale. Ces aliments naturels et non transformés fournissent un éventail de nutriments essentiels qui peuvent contribuer à améliorer notre bien-être physique et mental.


Pour aller plus loin : 


Alimentation conventionnelle et cuite vs. Alimentation crue et vivante


L’alimentation conventionnelle et cuite est très souvent la cause de nos pathologies chroniques

Pizza - L'alimentation conventionnelle et cuite, moderne et industrielle, est de plus en plus considérée comme la cause de nombreuses pathologies chroniques qui affligent nos sociétés modernes, surtout occidentales.

L’alimentation conventionnelle – au plus souvent cuite – et l’alimentation crue et vivante représentent deux approches nutritionnelles diamétralement opposées.

L’alimentation conventionnelle et cuite, moderne et industrielle, est de plus en plus considérée comme la cause de nombreuses pathologies chroniques qui affligent nos sociétés modernes, surtout occidentales. Bien sûr, il faut évidemment faire la différence entre un repas maison, préparé à partir d’ingrédients précieux et sains, et idéalement d’origine connue, et un repas issu de l’industrie en forme de plat / produit préparé ou convenience food. Ces derniers sont des produits ultratransformés et précuits, souvent utilisés aux restaurants pour une raison de prix ou de temps.

En effet, d’un côté, l’industrialisation de l’agriculture a conduit à l’utilisation massive de pesticides, d’engrais chimiques et de techniques de transformation alimentaire qui appauvrissent nos nutriments essentiels. 

De l’autre côté, malheureusement, notre alimentation quotidienne se caractérise de plus en plus par une consommation excessive de produits transformés et ultratransformés qui contiennent des quantités astronomiques de sucres raffinés, graisses trans et saturées, céréales blanches et raffinées, huiles végétales raffinées et une panoplie d’additifs chimiques aux noms barbares qui n’ont rien à chercher dans un aliment nutritif et sain, digne de ce nom.

Nous consommons ces produits très souvent à cause d’un manque de temps et / ou de possibilités pour cuisiner sainement et préparer des repas à base d’ingrédients de haute valeur nutritionnelle.

Cette façon de nous alimenter, souvent dite « alimentation occidentale », a bien sûr une conséquence directe sur notre santé, en favorisant l’apparition de maladies chroniques telles que l’obésité, le diabète, les maladies cardiovasculaires, les maladies auto-immunes et certains cancers.


La cuisson au cœur de la destruction des molécules précieuses dans nos aliments

L’alimentation conventionnelle rime au plus souvent avec aliments cuits.

La cuisson des aliments à des températures élevées peut entraîner la perte de nombreuses vitamines, antioxydants, enzymes et nutriments essentiels, ayant un impact significatif sur la biodisponibilité et l’absorption de ces composés vitaux dans notre organisme.

Destruction des enzymes par la cuisson à partir de 42°C

Enzyme ARN polymérase II - Structure de l'enzyme ARN polymérase II - Il s’agit de l’enzyme des cellules de mammifères qui catalyse la transcription de l’ADN en ARN messager, cette molécule qui à son tour dicte l’ordre des acides aminés dans les protéines.
Structure de l’enzyme ARN polymérase II – Il s’agit de l’enzyme des cellules de mammifères qui catalyse la transcription de l’ADN en ARN messager, cette molécule qui à son tour dicte l’ordre des acides aminés dans les protéines. 


Les enzymes sont des protéines essentielles à notre santé, car elles jouent un rôle fondamental dans la digestion et l’absorption des nutriments.

Comme toutes les molécules bénéfiques qui protègent et aident notre organisme, les enzymes sont sensibles à la chaleur et commencent à se dénaturer à des températures relativement basses, généralement à partir de 42°C. A de températures plus élevées, elles sont irréversiblement détruites.

Cette destruction enzymatique peut avoir un impact significatif sur notre système digestif et notre capacité à assimiler les nutriments.

En consommant des aliments cuits dépourvus d’enzymes actives, notre corps doit mobiliser ses propres enzymes pour décomposer les aliments pendant la digestion. Cela peut entraîner une surcharge de notre système digestif, car il doit fournir plus d’efforts pour décomposer les aliments sans l’aide des enzymes présentes dans les aliments crus.

Par conséquent, cela peut entraîner une digestion plus lente et moins efficace, pouvant entraîner des ballonnements, des gaz, des inconforts digestifs et une mauvaise absorption des nutriments essentiels. En outre, une digestion moins efficace peut aboutir à des carences nutritionnelles potentielles, car notre corps n’assimile pas complètement les vitamines, minéraux et autres nutriments présents dans notre alimentation.

Destruction des antioxydants et des polyphénols

Épices - Plus notre choix en antioxydants et en phytonutriments est varié et coloré, plus nous protégeons nos cellules contre les radicaux libres.
Plus notre choix en antioxydants et en phytonutriments est varié et coloré, plus nous protégeons nos cellules contre les radicaux libres.

Les antioxydants et polyphénols ne font pas exception. Présents essentiellement dans les aliments crus, ces molécules très précieuses pour notre santé sont également sensibles à la chaleur.

Les polyphénols sont un groupe de composés naturels présents dans de nombreux aliments d’origine végétale, tels que les fruits, les fruits secs, les légumes, les aliments fermentés, les céréales complètes, les légumineuses, les graines et noix, et les boissons (très souvent fermentées) comme le thé et le vin, mais également présents dans le café et le cacao. Même les produits laitiers ont des capacités antioxydantes, à l’état cru et/ou fermenté.

Les polyphénols sont réputés pour leurs propriétés antioxydantes, qui jouent un rôle crucial dans la protection de notre corps contre les dommages causés par les radicaux libres. Les radicaux libres sont des molécules instables qui peuvent endommager les cellules et contribuer au vieillissement prématuré, aux maladies chroniques et à d’autres problèmes de santé.

Les antioxydants, y compris les polyphénols et toutes les molécules issues de plantes appelées composés phytochimiques ou métabolites secondaires des plantes, neutralisent les radicaux libres en leur donnant un électron supplémentaire. Ces molécules les rendent ainsi moins réactifs et moins dommageables pour les cellules de notre corps.

En conséquence, les antioxydants et les polyphénols sont essentiels pour protéger nos cellules et notre ADN des dommages oxydatifs, favorisant ainsi une santé optimale et une prévention des maladies.


Voici quelques exemples :

Molécule phytochimique Destruction à partir de (°C) Conséquence sur le corps
Resvératrol (polyphénol) 100°C Perte de son activité antioxydante ; réduction des bienfaits cardiovasculaires, diminution de l’effet protecteur contre le cancer
Quercétine (flavonoïde) 150°C Perte de son activité antioxydante ; diminution des effets anti-inflammatoires, réduction de la protection contre les maladies chroniques
Epigallocatéchine gallate (EGCG) 80°C Perte de son activité antioxydante ; diminution de l’effet protecteur contre le cancer, réduction des bienfaits cardiovasculaires
Curcumine (curcuminoïde) 80°C Perte de son activité antioxydante ; réduction de l’effet anti-inflammatoire, diminution de la protection contre les maladies chroniques
Sélénium 120°C Diminution de l’efficacité antioxydante, risque de carence en sélénium ; diminution de la protection contre les dommages cellulaires
Zinc 80°C Diminution de l’efficacité antioxydante, risque de carence en zinc ; altération de la fonction immunitaire
Cuivre 60°C Diminution de l’efficacité antioxydante, risque de carence en cuivre ; augmentation du stress oxydatif
Flavonoïdes 150°C Perte de leur activité antioxydante ; réduction de la protection cardiovasculaire
Flavanols 80°C Perte de leur activité antioxydante ; réduction de la protection cardiovasculaire
Flavonols 150°C Perte de leur activité antioxydante ; réduction de la protection cardiovasculaire
Flavanones 150°C Perte de leur activité antioxydante ; réduction de la protection cardiovasculaire
Anthocyanes 60°C Perte de leur activité antioxydante ; réduction de la protection cardiovasculaire
Caroténoïdes 100°C Perte de leur activité antioxydante ; réduction de la protection cardiovasculaire
Bêta-caroténoïdes 90°C Perte de leur activité antioxydante ; réduction de la protection cardiovasculaire
Saponines 80°C Perte de leur activité antioxydante ; réduction de la protection cardiovasculaire
Myricétine 80°C Perte de son activité antioxydante ; réduction de la protection cardiovasculaire
Allicine 40°C Perte de son activité antioxydante ; augmentation du stress oxydatif
Coumarine 100°C Perte de son activité antioxydante ; risque accru de dommages cellulaires
Hespéridine 90°C Perte de son activité antioxydante ; réduction de la protection cardiovasculaire
Quinones 70°C Perte de leur activité antioxydante ; augmentation du stress oxydatif
Catéchine 100°C Perte de son activité antioxydante ; réduction de la protection cardiovasculaire
Isoflavonoïdes 80°C Perte de leur activité antioxydante ; réduction de la protection cardiovasculaire
Acides phénoliques 120°C Perte de leur activité antioxydante ; augmentation du stress oxydatif
Phytostérols (phytostérols) 70°C Perte de leur activité antioxydante ; réduction de la protection cardiovasculaire
Lignines 80°C Perte de leur activité antioxydante ; risque accru de dommages cellulaires
Glucosinolates 60°C Perte de leur activité antioxydante ; réduction de la protection cardiovasculaire
Inhibiteurs de protéase 70°C Perte de leur activité antioxydante ; risque accru de dommages cellulaires
Phytoestrogènes 80°C Perte de leur activité antioxydante ; réduction de la protection cardiovasculaire
Monoterpènes 70°C Perte de leur activité antioxydante ; risque accru de dommages cellulaires
Sulfures 60°C Perte de leur activité antioxydante ; augmentation du stress oxydatif

 


Pour aller plus loin : 


Destruction des vitamines

Certaines vitamines, telles que la vitamine C et les vitamines B (B1, B2, B3, B5, B6, B9, B12), sont particulièrement sensibles à la chaleur, mais également à la congélation, au temps de stockage et à l’exposition à l’air (oxydation).

À des températures élevées, ces vitamines peuvent être détruites ou dégradées, réduisant ainsi leur disponibilité dans les aliments cuits. Plus concrètement, on peut retenir :

  • Destruction de la vitamine C (hydrosolubles) : à partir de 60°C.
  • Destruction des vitamines du groupe B (hydrosolubles) : à partir de 90°C.
  • Destruction des vitamines A et D (liposolubles) : à partir de 110°C.
  • Destruction de la vitamine E et début de la formation de composés toxiques : à partir de 120°C.

Destruction des minéraux et oligo-éléments

En ce qui concerne les minéraux, ils peuvent également être affectés par la cuisson.

Certains minéraux organiques présents et chélatés (donc biodisponibles) dans les aliments crus peuvent être convertis en formes inorganiques peu ou pas absorbables lors de la cuisson à des températures élevées.

Organique ou inorganique – Pourquoi est-ce si important ?

L’homme et les animaux ont un besoin absolu d’aliments organiques. Ils les trouvent dans le corps des êtres vivants ou morts qu’ils consomment. Ils sont les deux hétérotrophes : ils ont besoin d’une source de carbone organique pour survivre, c’est-à-dire d’une molécule organique préexistante dans un autre organisme vivant.

Rochers - Très beau à voir ... Mais personne n'aurait l'idée de MANGER ces rochers. Quand on regarde ce paysage, on n'a pas envie de manger, on ne commence pas à saliver, l'appétit n'augmente pas. ,,, Des signes clairs et incontestables que l'humain n'est pas un être vivant autotrophe.
Très beau à voir … Mais personne n’aurait l’idée de MANGER ces rochers. Quand on regarde ce paysage, on n’a pas envie de manger, on ne commence pas à saliver, l’appétit n’augmente pas. ,,, Des signes clairs et incontestables que l’humain n’est pas un être vivant autotrophe.

Le contraire serait l’autotrophie au carbone : ces êtres vivants peuvent se nourrir d’une source de carbone inorganique, d’un minéral, de la terre, du soufre ou encore du méthane. On pourrait citer comme exemple les végétaux et plantes capables de photosynthèse, la plupart des micro-organismes comme les cyanobactéries ou encore les champignons. Dans la profondeur des océans où aucune lumière ne pénètre, il existe également une multitude de formes de vie qui sont autotrophes.

Par conséquent – on l’aura compris – les humains et les animaux ne peuvent aucunement se nourrir d’aliments inorganiques comme, par exemple, des pierres, des métaux, des minéraux contenus dans la roche, etc. On ne peut pas « croquer » un caillou calcaire et espérer d’augmenter le calcium dans notre organisme …

Notre alimentation doit impérativement être issue d’une source de carbone organique (molécule organique préexistante dans un autre organisme vivant). Celle-ci peut être vivante ou morte (qui est le cas des animaux que l’on consomme).

Uniquement les minéraux et oligo-éléments organiques sont biodisponibles et peuvent être assimilés

La biodisponibilité des nutriments, tels que les minéraux, les oligo-éléments et les vitamines, mais également de tout autre élément nutritif, joue un rôle essentiel dans leur absorption et leur utilisation par notre organisme, sur un niveau cellulaire et/ou tissulaire.

Une fois que ces nutriments sont libérés des aliments dans notre système gastro-intestinal, ils doivent être absorbés par la paroi intestinale pour être acheminés vers les organes et systèmes cibles où ils exercent leurs bienfaits pour la santé.

Cependant, la biodisponibilité des minéraux et des oligo-éléments (ex. sélénium, zinc, cuivre) peut être influencée par leur forme chimique. En général, la plupart des minéraux et des oligo-éléments sont faiblement absorbés et, de plus, certains composants de l’alimentation (céréales, légumineuses, oléagineux) peuvent inhiber ou limiter fortement leur absorption correcte.

La biodisponibilité des minéraux dépend de leur forme ionique : le problème des cations et des anions

Les minéraux pris sous forme de sels minéraux isolés (compléments alimentaires etc.) sont absorbés dans leur forme ionique. Certains minéraux, sous forme d’anions (chargés négativement) comme le bore ou le sélénium, sont généralement bien utilisés par notre système gastro-intestinal. En revanche, les minéraux sous forme de cations (chargés positivement) sont plus difficilement absorbés.

Une fois dans l’intestin grêle, les minéraux positivement chargés doivent être réduits à zéro pour être assimilés efficacement. Cependant, une grande partie des minéraux ingérés passe par l’intestin sans être absorbée, car le processus de neutralisation est lent et l’intestin ne peut assimiler qu’une petite quantité à la fois. Dans ce cas, le minéral fortement lié à son transporteur traverse l’intestin sans que le processus de sa digestion ne se poursuive.

En d’autres mots, sous cette forme, un minéral a peu ou même aucun intérêt pour l’organisme. Tout au contraire, il va contribuer à augmenter la toxémie du corps.

La solution pour augmenter la biodisponibilité des minéraux : les formes chélatées

Pour améliorer la biodisponibilité des minéraux, on utilise des formes chélatées.

On appelle chélateur une substance chimique qui forme avec les ions positifs bi- et trivalents (notamment les métaux) des complexes chimiques stables, non toxiques et faciles à éliminer. Les chélateurs  se lient étroitement à ces atomes de métal (des minéraux) et les force à aller là où il va lui-même.

Les chélateurs aident les minéraux dans leur passage dans notre système digestif et dans notre organisme. En fait, les chélateurs renforcent le passage des minéraux à travers la paroi intestinale dans le sang, les tissus et les cellules, accroissant ainsi la biodisponibilité minérale totale. Ils permettent à de plus grandes quantités de minéraux de pénétrer dans la circulation sanguine. Le processus de chélation se produit aussi naturellement dans le système gastro-intestinal avec l’aide d’acides aminés libres.

Les chélateurs peuvent être naturellement présents dans certains aliments ou ajoutés sous forme de suppléments pour améliorer la biodisponibilité des minéraux.

En conclusion, la biodisponibilité des minéraux est un facteur important à prendre en compte pour optimiser leur absorption et leur utilisation par notre organisme. Les formes chélatées peuvent être utilisées pour améliorer cette biodisponibilité et permettre une meilleure assimilation des minéraux essentiels.


Les modes de cuisson ne se valent pas

Différentes méthodes de cuisson peuvent avoir des conséquences variables sur les nutriments et micronutriments.

L’objectif est d’éviter les cuissons qui dépassent le seuil des 80-90°C. C’est un objectif difficile, mais pas impossible !

Ce seuil entraîne déjà une perte de certains nutriments comme on a vu plus haut ; si on veut vraiment tout préserver, il faudrait s’y tenir au seuil de 42°C qui est le seuil de destruction des enzymes.

Les modes de cuisson à privilégier

Soupe de lentilles, cuisson à l'étouffée - Cette soupe de lentilles, cuite à l'étouffée, est un exemple pour une cuisson saine préservant une grande partie des micronutriments. Pour enlever un maximum des anti-nutriments des légumineuses, il est conseillé de les faire tremper dans de l'eau pendant 24 - 48h avant leur cuisson
Cette soupe de lentilles, cuite à l’étouffée, est un exemple pour une cuisson saine préservant une grande partie des micronutriments. Pour enlever un maximum des anti-nutriments des légumineuses, il est conseillé de les faire tremper dans de l’eau pendant 24 – 48h avant leur cuisson.

Privilégiez les modes de cuisson douces : à la vapeur, dans un panier, à l’étouffée (ou à l’étuvée, cocotte, tajine, faitout), en papillote (sans aluminium, dans des feuilles de banane par exemple, ou en utilisant du papier sulfurisé), ou encore au wok (cuisson rapide).

La cuisson à la vapeur est souvent considérée comme l’une des méthodes les plus saines qui cause le moins de dommages sur le plan moléculaire, car elle utilise la chaleur humide pour cuire les aliments sans les plonger dans l’eau bouillante. Ce procédé permet de préserver une bonne partie des micronutriments.

Plus généralement, les cuissons avec un liquide (hors huiles et graisses, mais eau ou vin avec sa garniture aromatique, légumes) et sans porter à l’ébullition (donc contrôle de température) sont nettement meilleures pour la santé et se situent après la cuisson à la vapeur. Ce liquide sera gardé et consommé par la suite. Ainsi, on récupère les micronutriments dissous dans l’eau.

Mais la cuisson à l’eau salée que l’on jette ensuite devrait être limitée ou évitée, surtout pour des légumes. La cuisson à l’eau peut entraîner des pertes significatives de vitamines hydrosolubles et de minéraux qui se retrouvent dans l’eau de cuisson. 

Les marinades avec les acides des agrumes (citron, orange, pamplemousse…) ou du vinaigre (cidre, balsamique, xérès) sont intéressantes car elles ne demandent pas de cuisson et sont très saines pour l’organisme.

Les modes de cuisson à éviter

Toutes les modes de cuisson à très haute température sont complètement à éviter.

En font partie la cuisson à la poêle comme les fritures, l’autocuiseur ou cocotte-minute (car température est trop élevée, dépassant les 100°C avec une pression trop forte), le barbecue (composés toxiques de la combustion du charbon ou du bois) ou encore la cuisson au four à haute température.

De plus, les cuissons à haute température, telles que la cuisson sur le grill, à la poêle, dans la friteuse, ainsi que les cuissons asiatiques comme la cuisson au wok à feu vif, peuvent entraîner la formation de composés potentiellement dangereux, tels que les produits finaux de la réaction de Maillard et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Ces composés sont associés à des effets néfastes sur la santé, tels que l’inflammation et le stress oxydatif.

En outre, la cuisson à haute température peut générer des graisses trans, qui sont des acides gras insaturés modifiés chimiquement. Ces graisses trans sont connues pour augmenter le risque de maladies cardiovasculaires et d’autres problèmes de santé.


Restauration de l’équilibre acido-basique de l’organisme et combattre l’acidification

L’alimentation crue est une forme d’alimentation très bénéfique pour corriger ou même combattre l’acidification de l’organisme et soutenir l’alcalinisation. 

Puisque cette alimentation repose sur la consommation d’aliments non transformés, tels que les fruits, les légumes, les noix et les graines, dans leur état naturel, germés ou fermentés, elle est par conséquent essentiellement alcaline. Ces aliments peuvent donc aider à restaurer l’équilibre acido-basique du corps en fournissant une abondance d’aliments riches en minéraux alcalins et chélatés, tels que le potassium, le magnésium et le calcium, qui sont essentiels pour neutraliser les acides produits par le métabolisme.

L’acidification du corps, souvent causée par un régime alimentaire riche en aliments transformés, en céréales raffinées, en sucres ajoutés, en viandes rouges, en charcuterie et en produits laitiers industriels, ainsi que par un mode de vie stressant, peut entraîner ou empirer une gamme de problèmes de santé, notamment l’inflammation chronique des tissus (tissus adipeux, intestins), l’obésité, les rhumatismes (arthrose, arthrites, fibromyalgie, etc.), l’ostéoporose et la fatigue chronique.

L’augmentation de la consommation d’aliments crus peut favoriser une meilleure digestion et absorption des nutriments, ainsi qu’une élimination plus efficace des déchets et des toxines, contribuant ainsi à rétablir l’équilibre acido-basique.


Les risques potentiels de l’Alimentation crue … oui, oui, cela existe !


Ces dernières années, l’alimentation crue suscite un intérêt croissant en raison de ses bienfaits potentiels pour la santé. Plus généralement, on observe une tendance croissante à l’adoption de régimes alimentaires alternatifs pour les humains et les animaux de compagnie, de nombreuses personnes optant alors pour l’alimentation crue pour eux-mêmes ou le BARF (Biologically Appropriate Raw Food) pour leurs animaux.

Toutefois, il est important de noter que l’alimentation à base d’aliments crus – comme absolument toutes les formes d’alimentation qui sont trop déséquilibrées ou qui excluent de groupes complets d’aliments importants – comporte leur propre lot de risques et de préoccupations plus ou moins importants, dépendant l’état de santé de chaque individu.

Il est donc essentiel de prendre en compte certains dangers associés à un régime exclusivement cru. Alors que l’intégration d’aliments crus dans notre alimentation quotidienne est absolument bénéfique, une alimentation exclusivement crue présente des risques de carences nutritionnelles et de problèmes de santé.


Quels sont les risques potentiels d’une alimentation crue, si elle n’est pas équilibrée ?

Risques de carences nutritionnelles

L’un des principaux dangers de l’alimentation crue est le risque accru de carences nutritionnelles.

Les régimes exclusivement crus, qui excluent souvent les produits d’origine animale, peuvent conduire à des carences potentielles de ces nutriments vitaux. Il faut bien noter que certaines vitamines, minéraux ou oligo-éléments essentiels pour notre santé sont uniquement ou principalement présents dans des produits d’origine animale (viande, volaille, poisson, produits laitiers) ou doivent être ajoutés en forme de compléments alimentaires, après avis d’un médecin.

De plus, les produits d’origine animale peuvent présenter des problèmes d’hygiène s’ils sont consommés à l’état cru. Et il faut l’aimer de consommer viandes et poissons tout cru, cela est plutôt une question de préférences et de goût.

Parfois, la cuisson augmente la biodisponibilité des micronutriments

De plus, certains micronutriments nécessitent une cuisson pour être pleinement activés et absorbés par le corps. On est donc dans une situation qui est contradictoire aux cas cités ci-dessus. La cuisson peut améliorer leur biodisponibilité, notamment en rendant certaines protéines plus faciles à digérer et en libérant des minéraux des liaisons complexes avec les fibres alimentaires.

Cependant, il est important de noter que la cuisson excessive peut également entraîner la destruction de certains nutriments sensibles à la chaleur, comme on l’a constaté plus haut. Il est donc essentiel de trouver un équilibre dans l’alimentation pour préserver les bienfaits des nutriments dans leur forme la plus naturelle possible, en choisissant la forme de cuisson adéquate qui protège au mieux ces nutriments.

Il existe également des éléments nutritifs dont on peut augmenter la biodisponibilité avec la cuisson :

  • Lycopène : le lycopène est un puissant antioxydant présent dans des aliments tels que les tomates, les poivrons rouges et les pastèques. La cuisson de ces aliments permet de libérer le lycopène, ce qui facilite son absorption par l’organisme.
  • Caroténoïdes : la famille des caroténoïdes, tels que le bêta-carotène, est composée des pigments présents dans les légumes et les fruits de couleur orange et jaune. La cuisson de ces aliments peut améliorer la biodisponibilité des caroténoïdes en les rendant plus faciles à absorber pour le corps.
  • Vitamines liposolubles : certaines vitamines, telles que les vitamines A, D, E et K, sont liposolubles, ce qui signifie qu’elles nécessitent des graisses pour être absorbées par l’organisme. La cuisson avec des matières grasses peut aider à améliorer l’absorption de ces vitamines.
  • Glucosinolates : les glucosinolates sont des composés présents dans les crucifères tels que le brocoli, le chou-fleur et les choux. La cuisson de ces légumes peut décomposer les glucosinolates en substances actives, telles que le sulforaphane, qui possèdent des propriétés anticancéreuses et anti-inflammatoires.
  • Amidon résistant : certains aliments contiennent de l’amidon résistant, qui est un type d’amidon qui échappe à la digestion dans l’intestin grêle et parvient intact dans le côlon. La cuisson et le refroidissement des aliments riches en amidon, comme les pommes de terre et le riz, peuvent augmenter la quantité d’amidon résistant, ce qui peut avoir des effets bénéfiques sur la santé intestinale.

Donc, en résumé, on peut constater que la situation est compliquée. Les deux extrêmes sont à éviter, tout est une question d’équilibre!

On peut cependant noter que la cuisson peut améliorer la biodisponibilité de certains nutriments, mais elle peut également en dégrader d’autres. Un équilibre entre les aliments crus et cuits dans l’alimentation peut permettre de profiter des bienfaits des deux approches.

Difficulté à obtenir suffisamment de calories

Une alimentation exclusivement crue peut également être insuffisante en calories.

Les aliments crus, en général, sont moins denses en calories que les aliments cuits. C’est surtout le cas pour les légumes, salades, graines germées et fruits qui constituent normalement la plus grande partie d’une alimentation exclusivement crue.

Ce qui signifie que vous devriez en consommer une plus grande quantité pour répondre à vos besoins énergétiques quotidiens – pas toujours réalisable !

C’est bien sûr un effet voulu en cas de régime, d’obésité, ou si l’on souffre de certaines pathologies. Les aliments crus sont réputés d’être un condensé de micronutriments, sans apporter beaucoup de macronutriments (glucides, graisses (lipides) et protéines (acides aminés). Mais normalement, il s’agit d’augmenter le ratio d’aliments crus qui sont très souvent sous-présentés dans notre alimentation moderne, sans toutefois remplacer les aliments cuits dans leur totalité.

Cela peut devenir un vrai défi, voire une situation dangereuse pour certaines personnes, en particulier celles ayant un métabolisme rapide ou celles qui ont des besoins énergétiques élevés en raison d’une activité physique ou psychique intense.

Difficultés à obtenir suffisamment de glucides sains et de fibres suffisantes

Aliments riches en fibres - Beaucoup d'aliments riches en fibres doivent êtres cuits et ne peuvent être consommés à l'état cru.
Beaucoup d’aliments riches en fibres doivent êtres cuits et ne peuvent être consommés à l’état cru.

Mais il y a encore d’autres considérations à prendre en compte dans les régimes à base d’aliments crus.

En observant une alimentation strictement crue, il peut être difficile d’obtenir suffisamment de glucides sains et de fibres provenant de sources alimentaires saines. Les glucides complexes, tels que ceux présents dans les grains entiers (pâtes complètes, pain complet, riz brun, etc.) et les pommes de terre, ne peuvent pas être consommés crus.

Ces aliments sont riches en nutriments essentiels tels que les vitamines B, les minéraux et les fibres. Les fibres sont particulièrement importantes pour la santé digestive et le détox. Elles favorisent le bon fonctionnement du système digestif, aident à éliminer les toxines et les excès alimentaires (graisses, glucides, déchets protéiques) et à prévenir de cette façon la toxémie. De plus, les fibres préviennent la constipation et aident à maintenir un poids santé en procurant une sensation de satiété durable.

Les fibres jouent également un rôle crucial dans la régulation de la glycémie et du cholestérol sanguin. Les fibres présentes dans les aliments cuits, comme les légumineuses, grains complets ou céréales complètes, peuvent aider à abaisser le taux de cholestérol LDL dans le sang, réduisant ainsi le risque de maladies cardiovasculaires. De plus, elles aident à stabiliser la glycémie en ralentissant l’absorption des sucres dans le sang, ce qui est particulièrement important pour les personnes atteintes de diabète ou pour prévenir les pics de glycémie.

En suivant exclusivement un régime alimentaire cru, il peut donc être difficile de consommer suffisamment de fibres, car certains aliments crus peuvent être moins riches en fibres que leurs équivalents cuits. Par exemple, la cuisson des légumes peut rendre leurs fibres plus digestibles et disponibles pour notre corps. En ne consommant que des aliments crus, on risque de se priver des bienfaits importants des fibres alimentaires.

Problèmes digestifs

Pour certaines personnes, une alimentation exclusivement crue peut entraîner des problèmes digestifs tels que ballonnements, gaz et inconfort abdominal.

Les fibres non-cuites présentes dans les aliments crus peuvent être plus difficiles à digérer pour certaines personnes, surtout si elles ne sont pas habituées à une alimentation riche en fibres crues. De plus, certains aliments crus contiennent des composés qui peuvent irriter le système digestif chez certaines personnes sensibles.

Risque accru d’infections alimentaires

Bactérie Salmonella - Bactérie Salmonella, un risque potentiel si on consomme de produits crus, très souvent d'origine animale
Bactérie Salmonella, un risque potentiel si on consomme de produits crus, très souvent d’origine animale

Une alimentation crue présente un risque accru d’infections alimentaires causées par la consommation de produits non cuits, d’origine animale, tels que viandes, poissons, crustacés, œufs et produits laitiers crus.

Contrairement à la consommation des aliments crus végétaux qui est à la portée de pratiquement tout le monde (sauf contre-indication en cas de problèmes de digestion), la consommation de produits crus d’origine animale atteint très vite ses limites. Certaines personnes n’y trouveront aucun plaisir gustatif et pour d’autres, le rejet sera d’ordre physiologique. Et beaucoup de personnes ressentent un dégoût profond qui n’est pas franchissable.

De plus, en consommant les viandes ou les poissons crus, les risques d’intoxication sont nettement plus importants qu’avec les protéines animales cuites. La cuisson à point détruit les germes pathogènes (notamment les fameuses salmonelles ou autres) que ces aliments pourraient contenir.

Les aliments crus d’origine animale peuvent contenir des bactéries pathogènes, des parasites ou des virus qui peuvent causer des maladies d’origine alimentaire. Les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées sont particulièrement vulnérables à ces infections.

Pour les conseils détaillés concernant la consommation de protéines animales à l’état cru, veuillez consulter l’article https://naturolistique.fr/les-proteines-animales-crues/.


Trouver l’équilibre optimal – Intégrer judicieusement l’alimentation crue et cuite pour une santé durable


L’alimentation crue, sans conteste, offre une multitude d’avantages, comme nous l’avons exploré tout au long de cet article. Cependant, il est essentiel de reconnaître que ce mode d’alimentation ne convient pas à tous de la même manière. Chaque individu possède un métabolisme unique, des besoins spécifiques et des circonstances personnelles qui jouent un rôle crucial dans la manière dont il absorbe et utilise les nutriments.

Bien que l’intégration d’aliments crus dans notre alimentation puisse être bénéfique pour la santé, il est essentiel de maintenir un équilibre alimentaire adéquat. Dans le cas idéal, il est conseillé d’inclure une variété d’aliments crus, tels que fruits, légumes, salades, noix et graines, en complément d’une alimentation équilibrée comprenant également des aliments cuits de haute valeur nutritive et en état complet (sans raffinage quelconque), tels que les céréales complètes et grains entiers non raffinés, les légumineuses (pois chiches, haricots rouges et blancs, pois, le quinoa, le riz brun complet, les produits d’origine animale (si possible bio) et d’autres sources de micronutriments et fibres essentiels.

Il est essentiel de retenir que l’alimentation crue ne se limite pas simplement à éviter la cuisson. C’est une approche plus subtile qui implique de consommer des aliments sains, biologiques, locaux et de saison, tout en maintenant un équilibre qui répond à nos besoins individuels. Mais cela n’est pas tout. Les aliments devraient être vivants, biogéniques ou au moins bioactifs, possédant une vibration élevée (unités Bovis élevés).

Donc, il ne s’agit pas seulement de “ne pas cuire les aliments”, mais aussi de choisir soigneusement les types d’aliments à inclure dans notre alimentation crue pour assurer une nutrition optimale et surveiller de près leur provenance. Un poivron venant des serres industrielles en Espagne, traité, stocké et avoir été cueilli il y a des jours n’aura pas la même valeur nutritive et vibratoire que le poivron bio récolté dans votre potager quelques minutes avant sa consommation.

En fin de compte, il n’y a pas de réponse unique en ce qui concerne la proportion idéale entre aliments crus et cuits dans notre alimentation quotidienne. Cela dépend de notre propre métabolisme, de nos préférences alimentaires et de nos besoins de santé uniques. Cependant, une règle générale qui peut être utile est de viser un équilibre qui inclut une part significative d’aliments crus tout en laissant de la place pour des aliments cuits qui peuvent compléter notre apport nutritionnel de manière bénéfique. 


🟨 Foire aux questions (FAQ)


👉 L’alimentation crue, c’est forcément “raw vegan” ?

Pas du tout. Alimentation crue veut surtout dire : aliments non cuits (ou très peu chauffés), peu transformés, souvent riches en végétaux.

  • Certaines personnes font du raw vegan (100% végétal et cru) ;
  • D’autres font du “cru majoritaire” (ex. 50–80% cru) et gardent des aliments cuits de qualité (légumineuses bien préparées, céréales complètes, poissons/œufs cuits, etc.).

L’idée la plus saine et la plus tenable, dans la vraie vie, c’est souvent le mix intelligent : du cru pour la vitalité + du cuit doux pour le confort digestif et certains apports.

👉 Quelle proportion d’alimentation crue est idéale au quotidien ?

Il n’y a pas de chiffre magique universel, parce que ça dépend de ton digestion, de ton niveau de stress, de ton activité, de ton métabolisme, de la saison (l’hiver, le “tout cru” peut être rude), etc.

Une règle simple et réaliste :

  • Débutant : viser 1 repas cru/jour (ou 1 grosse assiette crue/jour).
  • Intermédiaire : 50% cru / 50% cuit sur la journée.
  • Avancé : monter plus haut si on se sent bien …

Le meilleur ratio = celui qui donne énergie + bonne digestion + stabilité !

👉 Quels sont les principaux risques d’une alimentation crue mal menée ?

Le mot important, c’est “mal menée”. Les risques les plus courants :

  • Carences si on exclut des groupes entiers d’aliments sans stratégie (ex : B12 si vegan, parfois iode/fer/zinc selon les profils).
  • Apports caloriques insuffisants (on mange “clean”, mais pas assez… et on finit épuisé, irritable, avec fringales).
  • Inconfort digestif (trop de fibres crues d’un coup = gaz, ballonnements).
  • Risque microbien surtout si on consomme du cru animal (viandes/poissons/œufs/lait cru) sans précautions.

L’alimentation crue peut être une super alliée… mais pas en mode extrême !

👉 L’alimentation crue est-elle déconseillée pour certaines personnes ?

Oui, parfois temporairement ou partiellement. Il est recommandé d’être prudent en cas de grossesse, immunodépression, fragilité ou sensibilité particulière (ex. personnes âgées qui n’ont pas l’habitude de l’alimentation crue), troubles digestifs importants ou encore s’il existe des antécédents d’infections alimentaires / terrain fragile.

Dans ces cas, on peut garder l’esprit du cru (qualité, fraîcheur, végétaux) mais choisir : cuisson douce, lacto-fermentation, mixage, petites quantités etc.

👉 Est-ce vrai que la cuisson détruit les composants sains de la nourriture et que le cru est toujours supérieur ?

Oui et non. Comme on l’a vu dans l’article, la cuisson dégrade fortement certains éléments (surtout vitamines sensibles, enzymes), mais elle peut aussi améliorer la digestibilité pour des personnes sensibles, réduire certains anti-nutriments contenus dans les légumineuses ou les céréales, ou encore augmenter la biodisponibilité de certains composés (ex : lycopène de la tomate, certains caroténoïdes…).

Pour cette raison, on peut recommander comme la meilleure solution : manger cru + cuit doux, pas “cru contre cuit”. Par contre, la cuisson violente (friture, grill brûlé, ultratransformé) est toujours à bannir, il n’a rien à chercher dans une alimentation saine et naturelle. 

👉 Comment éviter les ballonnements quand on augmente l’alimentation crue ?

Le piège classique : passer de “quasi zéro cru” à “saladier XXL + graines + légumineuses germées” du jour au lendemain. Dans ce cas, l’intestin risque à faire la grève !
Astuces efficaces :

  • progressivité (sur 2–4 semaines) ;
  • privilégier au début : fruits mûrs, crudités râpées, soupes tièdes, légumes lacto-fermentés, smoothies ;
  • mastiquer (oui, c’est bête, mais c’est radical) ;
  • éviter au départ les combos explosifs : cru + beaucoup de gras + beaucoup de fibres

 


 

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Credits/Source Images : 

  • Pixabay, CC0 Public Domain
  • Enzyme : Flickr, by NIH Image Gallery, David Bushnell, Ken Westover et Roger Komberg, Université de Stanford, CC BY-NC 2.0
  • Aliments Fibres : Elle.fr
  • Salmonella : Flickr, Creative Commons, CC BY-NC 2.0 by NIH Image Gallery

 


 

2026-02-07

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