Le danger du raffinage des céréales

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Raffinage des céréales: Le blé complet plein de nutriments devient un aliment vide.

Raffinage des céréales: le blé complet plein de nutriments devient un aliment dépourvu de toute vitalité – la farine blanche.

Tout généralement, le but principal du raffinage des aliments dont le raffinage des céréales est purement logistique: l’industrie alimentaire veut  prévenir l’altération de ces aliments, en supprimant des substances réactives et ainsi de pouvoir les stocker facilement.

Se fournir au moindre coût se traduit évidemment par un moindre goût… Mais comment faire ensuite avaler des plats sans saveurs à des consommateurs que l’on souhaite fidèles et dépensiers ? Il y a deux solutions qui se présentent : en amont, les arômes et les exhausteurs de goûts se chargeront de donner un semblant de vie aux préparations et en aval, le marketing et la publicité feront croire à un produit de qualité supérieure.

La majorité des produits industriels, du chocolat du petit déjeuner au couscous du soir en passant par la soupe doivent leur goût à la compétence de chimistes. Les aliments raffinés et industrialisés n’apportent que des « calories vides ». On connaît le raffinage des céréales, des sucres, des huiles végétales ou du sel. Ces aliments ne contiennent pratiquement plus du tout de vitamines, d’oligo-éléments et d’enzymes naturelles qui sont des nutriments catalyseurs indispensables pour l’organisme. Il s’agit de nourriture morte, biocidique, dépourvue de toute énergie vitale.

 

En effet, la digestion fait intervenir des réactions biochimiques qui consomment ces substances : si elles ne sont pas présentes dans notre nutrition, elles seront prélevées dans l’organisme, qui verra ainsi sa réserve s’appauvrir d’autant plus qu’elle n’est pas ou peu renouvelée. Il est médicalement absurde de raffiner des aliments car alors, leurs calories et leurs matériaux nutritionnels se comportent en parasites plutôt qu’en alliés.

Légitime lorsqu’il fallait prévenir les risques de famine, cette nécessité a été satisfaite par l’ère industrielle. Les stocks sont, aujourd’hui, coûteux à gérer, à l’origine de campagnes publicitaires incitant à consommer des aliments dévitalisés, et ils représentent un scandale permanent alors que le Tiers-Monde souffre de sous-nutrition. Il suffirait de stocker raisonnablement et à employer des produits frais non dénaturés pour l’usage courant.

Le consommateur doit rétablir l’équilibre en refusant des aliments inadaptés à la physiologie et préjudiciables à long terme : ils favorisent les maladies de surcharge et, pour certains d’entre eux, le processus de cancérisation.

 

Le raffinage des céréales – difficile à contourner dans l’alimentation quotidienne et conventionnelle

Ce raffinage des céréales concerne une grande gamme de produits essentiels qui sont un pilier important de notre alimentation quotidienne. Sont concernés les farines blanches et tous les produits contenant de la farine blanche au lieu de la farine complète.

 

Les produits concernés par le raffinage des céréales 

Ceux-ci peuvent être des produits de grande surface ou des recettes fait-maison à partir de la farine blanche : 

  • Tous les pains blancs : baguettes, flûtes, pain de mie, ciabatta, pain d’hamburgers etc. ;
  • toutes les viennoiseries et produits de petit déjeuner à partir de farine blanche: croissants, pains au chocolat, escargots, tous les produits en pâte feuilletée, madeleines, pain croustillants, biscottes etc. ;
  • toutes les pâtisseries à farine blanche : éclairs, choux, gâteaux, tartes etc. ;
  • biscuits de toutes sortes à farine blanche ;
  • tartes sucrées et salées ;
  • toutes les pâtes à farine blanche : spaghettis, lasagnes, coquillettes ;
  • pizzas et tartes ;
  • toutes les céréales raffinées pour le petit déjeuner élaborées à partir de la farine blanche, des farines de maïs ou de riz etc. (sauf les flocons et grains complets): cornflakes, flocons soufflés, la plupart de la gamme Kellogg’s etc. ;
  • graines raffinées : riz blanc, orge perlé, blé, couscous, tapioca ;
  • amidon raffiné : amidons provenant du maïs ou des pommes de terre ;
  • sauces préparées ou en poudre : elles contiennent toutes des amidons raffinés ;
  • plats préparés: pratiquement tous les plats préparés en conserves ou congelés contiennent de l’amidon ;
  • pâtes prêtes à l’emploi : pâte feuilletée, pâte brisée. pâte à gâteau, pâte à pizza etc.

 

Conséquences nutritives du raffinage des céréales 

Avant le raffinage, le blé est un produit naturel. - Source: Wikimedia Commons, CC BY-SA

Avant le raffinage, le blé est un produit naturel, sain et plein de nutriments.

 

Lorsque le blé ou autre grain est raffiné, les couches extérieures du grain sont supprimées – ainsi que la plupart des éléments nutritifs qui sont si essentiels au maintien de la vie. Cela laisse une extrémité des produits raffinés qui est, au mieux, désespérément pauvre en valeur nutritive et malheureusement pauvre en fibres essentielles. La haute valeur nutritionnelle des céréales et graines complets est très amoindrie qualitativement par le raffinage. Dans le processus de raffinage, le germe de blé est également supprimé.

Le processus de raffinage des céréales consiste à enlever les enveloppes adhérant à l’amande centrale du grain par usinage sur des cônes d’abrasion. Le grain perd ainsi la couleur brune du son : il blanchit et subit ensuite un enrobage de glucose et de talc.

Mais justement cette partie jetée est plein de nutriments de qualité: protéines, fibres, minéraux, oligo-éléments et vitamines, surtout du groupe des vitamines B. Avec une consommation à long terme des produits de céréales raffinées, l’organisme commencera à souffrir de carences importantes.

Les éléments nutritifs essentiels qui suivent sont éliminés ou sont drastiquement diminués au cours du raffinage : vitamines A, E, C, niacine, riboflavine, thiamine, inositol, acide folique, biotine, vitamines B6, et B12, choline, acide pantothénique, acide alpha-lipoïque, calcium, phosphore, magnésium, sodium, potassium, fer, cuivre, manganèse, cobalt, le molybdène et zinc.

En plus, le raffinage fait perdre aux céréales leur teneur en fibres, qui a comme conséquence que leur index glycémique augmente drastiquement ; l’index glycémique joue un rôle essentiel dans la gestion des glucides (diabète).

 

Comparaison de la valeur nutritive et des teneurs en nutriments, vitamines, minéraux et oligo-éléments après raffinage (en mg pour 100 g de grains secs) :

Nutriment Céréale complète Farine raffinée (blanche)
Glucides en g 70 75
Protéines en g 11 8
Lipides en g 2.6 1
Fibres en g 2.5
Index glycémique 50 75 – 85
Potassium (K) en mg 500 100
Phosphore (P) en mg 350 100
Magnésium (Mg) en mg 120 60
Fluor (F) en mg 45 20
Calcium (Ca) en mg 33 1.5
Fer (Fe) en mg 0.3 0.1
Cuivre (Cu) en mg 0.5 0.1
Vit. B1 en mg 0.15 0.03
Vit. B2 en mg 4 1
Vit. B3 en mg 0.4 0.2
Vit. B6 en mg 3 0.3
Vit. E en mg 0.12 0

Il est donc évident, lorsque nous utilisons les aliments raffinés, comme dans le cas des produits raffinés de la farine blanche, que nous utilisons des aliments qui ont été énormément privés de ce qui est essentiel pour les besoins énergétiques du corps et du maintien de la vie pour être en bonne santé.

Nous ne pouvons certainement pas nier que le processus de raffinage a des avantages distincts pour le fabricant et le détaillant en ce que, une fois raffiné, le produit aura une durée de conservation plus longue, mais, puisque le consommateur est concerné, il a désormais à faire usage d’un aliment qui fait sérieusement défaut en vitamines, minéraux, oligo-éléments, de son, les fibres et les huiles naturelles – et il va sûrement en souffrir.

Les aliments raffinés représentent désormais l’essentiel de notre alimentation occidentale, avec de la farine blanche, sucre blanc, riz blanc, l’huile et la margarine sont ici les principaux coupables. Faut-il s’étonner que de nombreuses personnes souffrent de carences alimentaires et que les maladies qui ont leur racine dans notre alimentation soient endémiques dans notre société?

On distingue plusieurs degrés de raffinage des céréales (farines), identifiés par la lettre T : le T correspond à la teneur en minéraux dans 100 g de matière sèche. On appelle cela le taux de cendre. Pour l’obtenir, on brûle 100  g de farine pendant 2 heures à 900°C et on pèse le résidu : 0,45 g de résidus correspond au type 45. Plus le chiffre est bas et plus la farine est raffinée, blanche et pauvre en minéraux.

 

Type Description Rendement (pour 100 kg de blé) Taux de minéraux Index glycémique
T45 Pâtisserie 67 kg Inférieur à 0,50 % 85
T55 Farine très blanche 75 kg Entre 0,50 et 0,60 % 75
T65 Pour les pains de campagne 78 kg Entre 0,62 et 0,75 % 70
T80 Farine semi-complète (ou bise) 80 à 85 kg Entre 0,75 et 0,90 % 65
T110 Farine complète 85 à 90 kg Entre 1 et 1,20 % 60
T150 Farine intégrale 90 à 98 kg Supérieur à 1,40 % 50

 

Les farines biologiques ont également concernées par le raffinage des céréales: la même perte nutritive

Toute en théorie, la farine biologique présente un atout majeur : les blés ne vont pas transmettre de résidus chimiques. En effet, non seulement les blés issus des cultures conventionnelles peuvent recevoir jusqu’à 9 traitements durant la culture mais, en plus, ils seront traités pendant le stockage. Comme si ce n’était pas suffisant, les résidus de pesticides s’agglutinent dans l’écorce du grain, par conséquent, consommer une farine complète non issue de l’agriculture biologique peut se révéler nocif.

Une farine est dite « bio » si aucun additif (farine de fève, acide ascorbique …) n’a été ajouté. Il faut savoir que les pesticides arrosés sur la céréale se retrouvent essentiellement dans l’enveloppe. Donc une farine complète non bio est un non-sens car elle accumule tous les poisons.

Si rien n’est précisé sur l’emballage, la farine a été obtenue sur des moulins métalliques industriels ; la farine dite « de meule » correspond à une farine produite dans un moulin avec une meule en pierre, ce qui lui donne un goût particulier.

Mais l’avantage s’arrête-là ! En ce qui concerne les farines blanches (raffinées) bio, elles ne contiennent peut-être pas de pesticides ou d’autres résidus chimiques, mais elles présentent exactement la même perte nutritive que les farines blanches conventionnelles. Elles sont donc également à éviter !

 

Conséquences pathologiques du raffinage des céréales 

  • Chaque céréale a un effet hyperglycémiant (élévation du taux de sucre dans le sang après son ingestion). De plus la céréale est raffinée, de plus cet effet sera prononcé. Ceci se traduit par son index glycémique. Une farine de type T55 a un index de 75, la farine intégrale qui contient le grain complet (type T150) a un index de seulement 50.
  • Ensuite, la baisse du taux de sucre dans le sang, avec hypoglycémie réactionnelle, s’observe comme avec du sucre très concentré (saccharose), alors qu’avec la céréale complète, l’augmentation de la glycémie est nettement moins élevée, mais répartie sur une plus longue durée, sans hypoglycémie réactionnelle.
  • L’amidon, à condition d’être ingéré avec des fibres et des éléments catalytiques, est le sucre de l’endurance.
    Par contre, l’amidon des céréales raffinées provoque des à-coups caloriques (cependant moindres que ceux du saccharose raffiné). Ils ont pour conséquence de faciliter la tendance à l’excès de poids et le surmenage pancréatique (sécrétion d’insuline proportionnelle aux pics glycémiques), d’où risque diabétique à long terme, si le terrain du sujet est prédisposé.

Plus l’index glycémique est élevé, de plus la sécrétion d’insuline par le pancréas est importante. Or, cet index glycémique est bas pour les céréales complètes, et il s’élève lorsqu’elles sont raffinées. Le même phénomène est observable lorsque l’on compare un fruit aqueux frais, contenant fructose, fibres et vitamines, et le sucre blanc raffiné (saccharose pur).

Un index glycémique égal ou supérieur à 50 favorise l’hyperinsulinisme, donc le surmenage du pancréas. En réalité, c’est la richesse en fibres qui détermine la bonne tolérance aux glucides, plutôt que la composition chimique de ceux-ci (effet « tampon » des fibres).

Comme décrit plus haut, les farines raffinées perdent leur teneur en vitamines, oligo-éléments, enzymes et minéraux. Les états de subcarence, voire de carence, en ces éléments essentiels sont de plus en plus fréquents dans les sociétés de surconsommation. Ils sont la conséquence des procédés agricoles intensifs et des procédés de l’industrie alimentaire.

L’élimination des protéines des enveloppes du grain a également des conséquences. Lors d’un repas, les céréales ne sont plus consommées que pour leur amidon tout comme une pomme de terre, pour accompagner une viande ou un poisson. Or, une céréale complète peut constituer, associée à une légumineuse et à des légumes, le plat principal du repas (apport protéique équilibré). Cette association permet d’enrichir la variété des menus en alternant des repas de type végétarien (dépourvus de graisses) et des repas comportant des produits animaux (les viandes, par contre, contiennent des graisses saturées caloriques qui favorisent l’athériosclérose).

La réduction des fibres dans les céréales amène à des maladies dites « de civilisation ». Jadis, céréales et légumineuses constituaient la base de l’alimentation, assurant ainsi sa richesse en fibres. Ce n’est plus le cas depuis l’après-guerre. En France, la consommation moyenne de fibres est actuellement <à 20 g/jour, alors qu’elle devrait être de 40 g.

Il existe une corrélation nette entre le développement socio-économique d’un pays et la faible consommation de fibres (en 1880, le Français consommait 215 kg/an de pain complet. Un siècle plus tard, il ne consomme plus que 61 kg/an de pain blanc).

Les fibres exercent une action régulatrice très importante dans plusieurs domaines : tube digestif (régulation du transit et de la flore intestinale), régulation du métabolisme des sucres et des graisses, régulation faim-satiété, et donc du poids (les fibres procurent une sensation de satiété et limitent les prises alimentaires). Cette régulation plurifactorielle des fibres faisant défaut, de nombreux troubles peuvent se développer (certains dus à d’autres facteurs de risque associés) :

  • Troubles et maladies des intestins : constipation, flatulence, diverticulose, hémorroïdes, polypes et cancers, déséquilibre de la flore intestinale avec troubles très variés qui en découlent (au-delà des fonctions digestives).
  • Troubles métaboliques avec mauvaise tolérance aux sucres et dépôts de graisses: athérosclérose et maladies cardio-vasculaires, excès de poids, aggravation d’une prédisposition au diabète.
  • Excès de poids par une mauvaise régulation faim-satiété.

La solution est donc de consommer au maximum des céréales complètes, contenant leur germe et leur enveloppe (son).

 

A suivre :

Le danger du raffinage du sucre

http://naturolistique.fr/danger-raffinage-huiles-vegetales/

Stratégies pour éviter les aliments raffinés

 

 

 

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Crédits/sources images: Pixabay, CC0 Public Domain


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