Pizza
Pour éviter les aliments raffinés, il faut surtout bannir les plats préparés industriels.

Dans la théorie, il est très bien possible d’ éviter les aliments raffinés. Malheureusement, dans la pratique, il faut élaborer quelques stratégies efficaces et rester bien vigilant pour ne pas tomber dans les nombreux pièges que les supermarchés nous tendent jour pour jour, avec l’aide de l’industrie agroalimentaire.

Tout d’abord, dans la mesure du possible, il faut tout simplement remplacer les aliments blancs et raffinés. En font partie la farine blanche, le pain blanc, les sucreries, le sucre blanc, les sodas etc. qui sont tous sans intérêt aucune pour notre santé. On remplacera ces produits industriels par leur équivalent complet et nutritif : pain complet bio, sucre complet, graines germées, huiles végétales vierges et extra-vierges, fruits et légumes bio, etc. On évitera également tout plat préparé, les surgelés préparés comme la lasagne ou les pizzas.

Il faudra encore une fois retenir que plus les céréales sont raffinées, plus leur index glycémique monte, dû à l’absence de fibres. Plus cette céréale est complète, plus elle contient de fibres, et ces fibres baissent l’index glycémique.

Mais est-ce suffisant ? Cet article est consacré à quelques réflexions de base pour éviter les aliments raffinés et améliorer ainsi sa santé d’une façon fondamentale.

Conseils généraux pour éviter les aliments raffinés

Pour éviter les aliments raffinés, il faudra tout d’abord commencer à bannir tous les produits industriels : pain blanc, biscuits, pains de mie, sandwichs à base de pain blanc, hamburgers, viennoiseries,  sucreries, chocolat, sucre blanc, pâtisseries industrielles, édulcorants, glaces, desserts lactés et industriels en pots, sel raffiné et tous les produits qui en contiennent, comme les plats préparés, pain, snacks, biscuits apéro, charcuterie, chips etc.

On évite également les huiles raffinées ou hydrogénées et tous les produits qui en contiennent comme margarine, huiles bon marché, plats préparés, toute biscuiterie et viennoiserie industrielle, biscuits apéro, chips, etc.

De l’autre côté, ceci implique de se mettre à nouveau derrière les fourneaux et de cuisiner soi-même à partir d’aliments de première qualité, non raffinées et, si possible, issus de l’agriculture biologique.

Même si ceci constitue déjà un énorme pas qui n’est pas toujours facile à réaliser, surtout si on doit manger à l’extérieur comme à la cantine, il faudrait aller encore beaucoup plus loin si on compte à contrôler au plus possible son alimentation saine.

Comment transformer la théorie en pratique ?

Voici quelques points importants qui peuvent aider à éviter les aliments raffinés :

Beaucoup de fruits et de légumes vitalisants

Fruits et légumes
Les fruits et légumes frais sont les éléments de base pour une alimentation saine sans aliments raffinés.

Les fruits et légumes de saison doivent constituer le plus grand part de notre alimentation. Si possible, on les achète bio – ainsi, on achète des aliments qui sont vivants et qui possèdent une vibration élevée. Les légumes, on les consomme crus ou cuits à la vapeur, les fruits toujours crus.

On s’efforcera de s’alimenter le maximum possible de l’alimentation vivante. L’alimentation est de nos jours peu vitalisante car la préparation industrielle, la congélation et conservation, mais même la cuisson détruit tous les éléments vivants des aliments.

Les aliments vivants apportent au corps des vitamines, des sels minéraux, des oligo-éléments, des enzymes et des antioxydants afin que notre organisme ait l’ensemble des ingrédients nécessaires pour son bon fonctionnement. Les aliments vivants sont des aliments crus, ou, au grand maximum, cuits jusqu’à 42°C.

Dans les aliments crus, il y a les enzymes nécessaires à leur digestion. A partir du seuil de 42°C, ces enzymes sont détruites car elles sont sensibles à la chaleur comme les vitamines ou les antioxydants. Elles perdront alors leur action bénéfique pour la santé.

De plus, les aliments vivants contiennent encore l’énergie vitale de la plante d’origine.

Des glucides complets avec un index glycémique bas

Il est recommandé de ne consommer que des glucides de sources complètes et naturelles, bien associés à une haute teneur en fibres. Il faut éviter tous les glucides qui vient d’une source artificielle et industrielle, c’est-à-dire qui ont été ajoutés à un aliment séparément.

Quels glucides choisir ?

Dans le groupe des féculents, on peut donc choisir le riz brun ou sauvage, blé ou épeautre complet, seigle complet, avoine complète (flocons non sucrés, son), couscous complet, boulghour quinoa ou sarrasin. Complètement à bannir : tout qui contient de la farine raffinée (blé, mais également farines issues d’un raffinage d’autres céréales telles que seigle, orge, millet, maïs, riz, pommes de terre, etc.). Ces dernières sont souvent utilisées dans des produits sans gluten qui ont, par conséquent, un index glycémique très élevé.

Lin bleu
La farine au lin est une alternative intéressante et très nutritive aux farines blanches.

Les farines de châtaignes, lin, coco, pois chiches, lupin, amandes, graines de courges ou soja sont des alternatives particulièrement intéressantes qui sont souvent utilisées dans la cuisine de l’alimentation Low Carb (hypoglucidique). Associées avec d’autres farines complètes contenant du gluten, ces farines peuvent être utilisées dans beaucoup de recettes (pains, biscuits, gâteaux) pour les rendre plus saines et diminuer leur charge glycémique.

Dans le groupe des légumes et des fruits, on peut citer tous les légumes verts, sans exception. Chacun possède des vertus intéressantes pour la santé, il est donc primordial de bien varier. Les légumes racines comme les carottes, les betteraves ou les navets ont plus de glucides, mais leur teneur en fibres diminue en même temps leur charge glycémique. Les pommes de terre  par contre font partie des aliments à index glycémique très élevé et sont déconseillés, surtout dans toutes leurs formes de préparations industrielles (frites, rissolées, etc.)

Les fruits frais contiennent parfois beaucoup de glucides et possèdent en partie un index glycémique élevé (surtout les fruits exotiques tels que la banane, l’ananas, la mangue, etc.), mais leur propriétés intéressantes pour la santé justifient leur consommation régulière. On souligne par contre que ces vertus sont uniquement présentes dans les fruits à l’état crue, et non cuits ou en préparation industrielle.

Pour les personnes diabétiques et en surpoids, les variétés riches en glucides sont plutôt déconseillées et doivent être encadrées ; dans ces cas, il vaut mieux se concentrer par exemple sur les baies rouges (fraises, framboises, myrtilles, groseilles, etc.) et les pommes qui  possèdent un index glycémique bas grâce à leur teneur en fibres élevée.

Les légumineuses (lentilles, haricots blancs et rouges, pois chiches, pois, fèves, flageolets, etc.) sont une source intéressante en protéines végétales, fibres, minéraux et oligo-éléments. Une consommation régulière est donc recommandée.

Éviter et remplacer les céréales raffinées 

  • Il faut choisir des céréales riches en fibres. Au petit déjeuner, optez pour les céréales riches en fibres comme du muesli, gruau, flocons de blé entier, flocons d’avoines, blé filamenté, flocons de son, céréales entières, le tout sans sucre ajouté et en qualité biologique. Ces céréales regorgent de vitamines et de minéraux (vitamines B et E, sélénium, zinc, magnésium, cuivre, phosphore, fer) qui protègent le cœur, et de fibres insolubles qui facilitent la digestion. De plus, chaque gramme de fibres diminuera le cholestérol LDL (mauvais cholestérol responsable des maladies cardio-vasculaires). Évitez toute préparation de cornflakes et flocons industriels, qui sont trop sucrés et raffinés.
  • Consommez du pain de blé ou de seigle entier : évitez les baguettes ou les pains de campagnes blancs. Choisissez si possible du pain bio, parce que très souvent, la provenance des pâtes préfabriquées n’est pas clairement traçable; aujourd’hui, les pains précuits sont très souvent de provenance chinoise. Encore mieux : faîtes votre pain vous-même. Une machine à pain programmable peut être un achat utile en cas de manque du temps.
  • Préparez les sandwichs ou les repas du midi « vite-fait » en avance à la maison : en remplaçant le pain blanc par le pain complet et en utilisant des ingrédients sains comme des tomates, radis etc. Vous augmentez ainsi les fibres et diminuez en même temps la charge glycémique.
  • Remplacez les féculents blancs par les complets : le riz blanc devient riz complet, les pâtes et spaghettis blancs seront remplacés par leurs confrères complets; le couscous ordinaire par le couscous complet, l’orge perlé par l’orge complet etc. Utilisez du boulghour complet, du kamut, du quinoa. Introduire l’épeautre et le sarrasin.
  • Remplacez une partie des farines traditionnelles (même complets) par des farines contenant plus de protéines et moins de glucides et de gluten : farine de lupin, farine de lin, farine de graines de courge, farine de lupin, farine de coco, farine de pois chiches, farine de lentilles. Ces farines sont partiellement très riches en fibres et réduisent ainsi la charge glycémique.
  • Évitez toute préparation industrielle contenant des glucides (farine blanche et sucre blanc) : pâtes de pizza, biscuits et biscottes industriels, viennoiseries et pâtisseries à base de farine blanche (et de sucre et de  margarine), pains industriels etc.
  • Évitez tout plat préparé industriel : pratiquement tous les plats en conserves, surgelées, pour micro-ondes etc. contiennent des amidons raffinés, ou dans les sauces, ou comme accompagnant.

Tout généralement, il faut retenir que chaque produit de céréales raffinées sera remplacé par son équivalent de céréales complètes. Malheureusement, on en trouve relativement peu dans les supermarchés, alors c’est inévitable de se remettre à cuisiner soi-même pour avoir le contrôle complet des ingrédients.

Éviter et remplacer les sucres blancs raffinés

Le sucre blanc raffiné est omniprésent et très souvent caché dans l’alimentation contemporaine. Yaourts, biscuits, glaces, boissons, bonbons, sauces et condiments (moutarde, ketchup traditionnel) et même charcuterie et produits traiteur salés (salades) contiennent du sucre raffiné.

70 % de notre consommation de sucre provient des produits préparés et industriels. C’est donc un peu plus difficile de les éliminer de l’alimentation quotidienne, mais il est quand même possible de réduire sa consommation drastiquement.

Sur les emballages, le sucre peut figurer sous des noms différents. Chaque expression cache la même chose: le glucose raffiné et nocif.

Comment reconnaître les sucres ajoutés ?

Les sucres ajoutés artificiellement peuvent être reconnus par les termes suivants :

Le sucre proprement dit sous ses différentes formes 

  • Sucre blanc et roux,
  • sucre de canne,
  • sucre de betterave
  • sucre brut,
  • sucre en poudre,
  • sucre inverti,
  • cassonade,
  • caramel (attention, également comme colorant).

Les sucres sous forme de sirops

Sirop

  • Sirop de glucose,
  • sirop de fructose,
  • sirop de glucose-fructose,
  • sirop d’amidon,
  • sirop de froment,
  • sirop de maïs,
  • sirop de maïs à haute teneur en fructose,
  • sirop de canne
  • sirop de malt.

Il existe encore une multitude d’autres sirops qui étaient peut-être une bonne idée au départ, mais par leur utilisation raffinée et industrielle, ces sirops sont devenus autant nocifs pour la santé :

  • Sirop d’agave,
  • sirop de dattes,
  • sirop d’érable,
  • sirop de fleurs de coco,
  • sirop de caroube,
  • sirop de sorgho, etc.

Les sucres en « ose »

Tous les noms qui finissent en « ose » sont des sucres simples, plus ou moins raffinés par l’industrie :

  • Glucose,
  • fructose,
  • saccharose,
  • sucrose,
  • lactose,
  • maltose,
  • Dextrose,
  • galactose,
  • xylose, etc.

Autres noms possibles :

  • Amidon, amidon modifié, amidon génétiquement modifié,
  • mélasse (qui peut être très saine à un état brut et non raffiné),
  • maltodextrine,
  • malt diastasique,
  • dextrine,
  • dextrane,
  • extrait de malt d’orge.
  • les polyols qui étaient au départ naturels, sont également des glucides chimiquement transformés qui sont utilisés par l’industrie. On y trouve le maltitol, le xylitol, le lactitol, l’isomalt, le sorbitol et le mannitol. Mais ils ont un index glycémique différent et n’ont pas le même impact sur la digestion glycémique comme le sucre blanc.
Quelques astuces pour contourner les sucres ajoutés
  • Puisque le sucre est utilisé par l’industrie agroalimentaire pour modifier les goûts et des plats, pour cacher une qualité médiocre et surtout pour attirer et fidéliser une clientèle jeune et gourmande, il faut déjà commencer à éviter tout produit préparé qui eux, contiennent toujours des sucres, parfois cachés : les plats préparés (en conserves ou surgelés), les desserts, les glaces, les crèmes, les biscuits et biscottes, les pains de mie, les yaourts, les céréales pour le petit déjeuner, les sauces, le ketchup, les chocolats, les glaces, etc. Au mieux, consulter les notices d’emballage pour en être sûr.
  • Méfiance tout spécialement de tous les produits conçus pour les enfants et les jeunes. C’est un public qui est facile à impressionner par un goût sucré. Très souvent, ce goût est associé à des produits à la mode, faits pour les jeunes.
  • Éviter le sucre roux industriel : c’est en fait du sucre blanc auquel on a rajouté de la mélasse pour le colorer. S’il est très brun, un peu collant, c’est qu’il a en plus été traité au charbon de bois, ce qui en fait un produit au final encore plus dangereux que le sucre blanc. Pour être sûr de la qualité du sucre roux, choisir dans un magasin bio un « suc de canne complet », en vérifiant la composition nutritive en minéraux et oligo-éléments. Ce vrai sucre roux est riche en sels minéraux et oligo-éléments (magnésium, calcium, fer, potassium, phosphore, chrome, fluor) et en vitamines (B1, B2, B6, C et pro-vitamine A). Le sucre de canne intégral (aussi appelé sucanat, rapadura ou muscovado) a la même composition que le sucre complet, mais il n’a subi ni cristallisation, ni traitement mécanique: le jus de canne est simplement déshydraté.
  • Pour le goût sucré, utiliser les alternatives saines : miel naturel pressé à froid (attention à la provenance, très souvent des sirops ajoutés), mélasse à l’état brut, sirop d’érable (100 % et bio, sinon il s’agit d’un mélange contenant du sirop de glucose), sirop d’agave (seulement bio, sinon il contient des solvants ou peut être mélangé avec d’autre sirops), fruits secs, jus de fruits frais, stévia.
  • Éviter absolument les édulcorants synthétiques qui sont hautement nocifs : ne remplacer aucunement les sodas par leur version « light » qui contiennent de l’aspartame, de la saccharine ou des cyclamates, et ne pas sucrer le café/thé avec des édulcorants. Des études ont montré que l’aspartame est chimiquement instable et se convertit dans notre corps en formaldéhyde (alcool méthylique), puis en acide formique. La phénylalanine qu’elle comporte de décompose en DKP (dikétopipérazine) et peut provoquer des tumeurs du cerveau. Le seul édulcorant acceptable semble la stévia.
  • Remplacer les sodas et les boissons sucrés par les jus de fruits pressés ou tout simplement par de l’eau. C’est une question d’habitude, et avec le temps, le goût sucré des sodas ne vous manqueront plus du tout.

Éviter et remplacer le sel blanc et raffiné

Sel
Sel marin épicé à l’ail des ours

Le meilleur sel qui peut être recommandé est le sel marin gris, non raffiné et dans son état naturel, ou le sel d’Himalaya.

Le sel de l’océan est grisâtre par opposition au sel presque blanc de la Méditerranée, car beaucoup plus riche en sels de magnésium et en particules de la flore marine (plancton, algues microscopiques). Quant à la fameuse « fleur de sel » de Guérande que le paludier récolte délicatement comme on écrème le lait, elle se pare de nuances rosées du fait de sa composition en fer et en iode.

En parlant du sel marin, il s’agit, en fait, d’un mélange de sels et de minéraux. Mis à part un taux variable d’humidité, le reste est constitué d’un grand nombre de sels d’une importance qualitative remarquable, où tous les minéraux et oligo-éléments se retrouvent en l’état ou incorporés dans les particules de la flore marine: magnésium, calcium, potassium, soufre ; tous les autres minéraux se trouvent au moins à l’état de traces (oligo-éléments: fer, manganèse, zinc, cuivre, fluor, iode, etc…).

Le sel marin gris est donc un véritable aliment. Il se présente sous 3 aspects principaux:

  • gros sel gris naturel,
  • sel fin gris naturel et
  • fleur de sel tant prisée des gastronomes.

L’idéal est d’en consommer environ 4 – 5 g par jour, en aucun cas dépasser les 6 g. Mais il faut tenir en compte que les autres aliments contiennent également du sel (par exemple les fromages) qui doit être compté dans le total journalier.

Voici quelques astuces pour réduire et éviter le sel raffiné:

  • Malheureusement, il n’y a aucun chemin qui mène à côté : pour un contrôle total, il faut recommencer à cuisiner! C’est le seul chemin possible pour éviter les plats préparés, les conserves, les pizzas surgelés etc. qui sont préparés avec du sel raffiné en très grande quantité. En cuisinant, nous avons le contrôle complet du sel rajouté, de plus on ne servira bien sûr que le sel marin non raffiné.
  • Bannir complètement la salière sur la table remplie du sel blanc : si vraiment nécessaire, choisissez du sel non raffiné, éventuellement aromatisé avec des herbes, ou la fleur de sel de Guérande.
  • Éviter les légumes en conserve : ces conserves contiennent entre 0.6 – 1 g de sel par 100 g de produit égoutté. En ce qui concerne les légumes surgelés, choisissez ceux qui ne contiennent aucun additif ou du sel.
  • Éviter tout pain, pâtisserie et viennoiserie industrielle qui contiennent beaucoup de sel : en préparant ces produits soi-même, on réduit considérablement le sel dans les recettes, et en plus, on peut utiliser le sel marin.
  • Réduire les fromages : c’est sûrement trop demander aux amateurs de fromage d’arrêter complètement leur consommation, mais on peut tout de même choisir des variétés qui contiennent nettement moins de sel : fromage frais nature ou aux herbes, emmental, gruyère jeune, mozzarella, ricotta, brousse. De plus le fromage est vieux, de plus l’eau s’est évaporée et reste plus de sel. Les fromages les plus salés sont les bleus comme le roquefort qui contiennent autour les 3.5 g de sel pour 100 g de fromage.
  • Éviter toute sorte de charcuterie, saucisses, saucissons, jambons et autres viandes salées et fumées : le sel dans ces préparations, appelé aussi saumure, contient presque toujours des nitrates et des nitrites. Et ceux-ci se transforment en nitrosamines cancérigènes lorsque la viande est fumée (qui est très souvent le cas). Choisir donc plutôt la viande non transformée et de bonne qualité, et rajouter seulement un peu de sel marin.

Eviter et remplacer les huiles végétales raffinées

Pour choisir son huile végétale, il y a deux critères de qualité :

  • la provenance du produit oléagineux (culture biologique par exemple) et
  • le mode d’obtention.

Selon la législation, la mention « vierge » garantit le mode d’extraction par pression et l’absence de raffinage. Le mot « vierge » ne suffit-il pas à la garantie du consommateur. Il doit être complété par la mention « première pression à froid ».

Les différentes huiles d’olive

Huile d'olive

  • Huile d’olive vierge extra : obtenue exclusivement à partir de l’olive, par procédés physiques (pression, centrifugation, filtrage), à l’exclusion de tout solvant et de toute opération de raffinage.  La catégorie huile d’olive vierge extra est supérieure à l’huile d’olive vierge selon des critères chimiques et des critères organoleptiques. L’acidité libre est limitée à 0,8 %. Les paramètres d’oxydation sont aussi légèrement plus sévères.
  • Huile d’olive vierge : comme l’huile d’olive vierge extra, obtenue exclusivement à partir de l’olive, par procédés physiques (pression, centrifugation, filtrage), à l’exclusion de tout solvant et de toute opération de raffinage. L’huile d’olive vierge contient une acidité oléique < 2 %.
  • Huile d’olive : sont permises l’action de la vapeur d’eau et la désacidification par des lessives alcalines.
  • Huile d’olive raffinée : obtenue avec les procédés de raffinage.
  • Huile pure d’olive : mélange d’huile d’olive vierge et d’huile d’olive raffinée. La législation induit le consommateur en erreur, par l’emploi de l’adjectif « pure », alors s’agit d’un mélange.

Termes courants pour désigner les autres huiles végétales

  • Huile vierge : provient exclusivement du produit oléagineux désigné. Obtention sans aucun traitement chimique ni opération de raffinage.
  • Huile de … : a subi les opérations de raffinage.
  • Huile végétale : constituée d’un mélange d’huiles qui doit être indiqué par ordre d’importance décroissante avec représentation graphique des proportions.
  • Huile végétale pour friture et assaisonnement : huile contenant des acides gras insaturés dont la teneur en acide linolénique <2%. Cet acide gras est polyinsaturé avec 3 doubles liaisons très réactives au chauffage : avec la chaleur, elle oxyde et crée des radicaux libres dangereux. Cette huile devrait en théorie être consommée crue pour sa réactivité à la chaleur. Seules les huiles d’ l’olive et l’arachide ont une bonne résistance à la chaleur (jusqu’à 180°C, jamais pour la friture).
  • Huile végétale pour assaisonnement : teneur en acide linolénique >2%.
  • Huiles hydrogénées : l’hydrogénation est un procédé par lequel de l’hydrogène est ajouté aux points d’insaturation d’un acide gras. Le but de l’industrie est de convertir des huiles liquides en corps gras semi-solides afin de pouvoir les transporter, les stocker et les cuisiner de manière plus souple par exemple en biscuiterie et viennoiserie. En plus, l’hydrogénation augmente la stabilité du corps gras à la chaleur et à l’oxygène. Pour hydrogéner une huile, on fait réagir le corps gras avec de l’hydrogène à température et pression élevées. Le catalyste le plus souvent utilisé est le nickel. Leur consommation doit être limitée, même éliminée, car elles ont tendance à obstruer les vaisseaux sanguins. On les trouve dans toutes sortes de produits industriels comme le chocolat, les viennoiseries, les biscuits, les frites, les chips ou encore dans les plats préparés comme les pizzas. D’une manière générale, il faudra éviter tous les produits comportant la mention « huiles végétales hydrogénées » ou « MGV » (matières grasses végétales).
  • Margarines : les margarines sont au plus souvent fabriquées à base d’huiles hydrogénées comme le colza, le tournesol ou autres, en associant de l’eau, du lait, des émulsifiants, des colorants, des arômes, des conservateurs et des vitamines. La margarine hydrogénée contient légèrement moins de matières grasses que le beurre, mais la qualité des acides gras formés dans la margarine est largement inférieurs à ceux du beurre qui contient des acides gras essentiel à notre bonne santé. Dans les supermarchés, on trouve actuellement de plus en plus de margarines non hydrogénées contenant beaucoup moins d’acide gras saturés que le beurre, mais malheureusement, ils contiennent encore toujours beaucoup d’additifs. Mais en tout cas, ils sont à préférer aux margarines hydrogénées si on choisit de la margarine.

Autre recommandations pour éviter les aliments raffinés

  • De côté protéines, on choisira les protéines végétales (légumineuses, céréales, noix et autres oléagineux, tofu, algues…), les poissons, les viandes maigres bio (poulet fermier, dinde, lapin…) et les œufs bio de poules fermières. 
  • Attention au protéines végétales qui sont en fait des préparation industrielles artificielles, telles que les galettes en soja, en blé, etc. En consultant la notice d’emballage, on remarquera la présence massive de glucides raffinés ou autres composants chimiques. Si on souhaite faire des galettes de pois chiche, il faut les préparer “faites maison” à partir de … pois de chiches en farine. Ainsi, on obtient un produit sans composants chimiques qui est véritablement nutritif.
  • On évitera au maximum les aliments biocidiques, limite les aliments biostatiques et préférera les aliments bioactifs et biogéniques.
  • Il faut veiller à boire au minimum 2 l par jour, de préférence de l’eau pure et d’une valeur pH adéquate. L’eau est primordiale pour drainer les toxines libérées dans le sang et pour aider les émonctoires à les éliminer.

 

Nous avons donc vu que c’est tout à fait possible de changer son alimentation et d’éviter les aliments raffinés, mais cela demande beaucoup d’initiative. C’est vrai que le travail en cuisine sera inévitable, mais, par contre, très précieux pour la santé de toute la famille ! On vous remerciera !

 

 

Autres articles qui pourraient vous intéresser sur ce site :

Le danger du raffinage du sel

Le danger du raffinage du sucre

Le danger du raffinage des céréales

 

En cas de malaise ou de maladie, nous vous prions de consulter en tout cas un médecin ou un professionnel de la santé en mesure d’évaluer correctement votre état de santé. Le contenu de ce site https://naturolistique.fr et de ses pages annexées ne remplace en aucun cas le diagnostic d’un médecin.

https://naturolistique.fr ne permet pas de faire de diagnostic médical ou une recommandation de traitement médical pour aucune pathologie ou affection quelconque. Nous déclinons toute responsabilité en cas de mauvaise interprétation des conseils donnés.

En utilisant ce site https://naturolistique.fr , vous reconnaissez avoir pris connaissance de l’avis de désengagement de responsabilité et vous consentez à ses modalités.

 

Crédits/sources images: Pixabay, CC0 Public Domain

Comments are closed, but trackbacks and pingbacks are open.