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Nos émonctoires
Nos émonctoires ou filtres émonctoriels sont surtout la voie hépatique, la voie respiratoire, la voie rénale et la voie cutanée, mais également la voie digestive et la voie vaginale.

Les émonctoires et leur fonctionnement correct est une des clés principales de la naturopathie et des approches holistiques.

La traversée humorale rencontre plein d’obstacles au sein de notre organisme. Par contre, si les humeurs stagnent parce que leur viscosité augmente, les déchets toxiques commencent à se déposer dans les tissus et à créer des maladies, très souvent chroniques.

Pourquoi est-il si important de maintenir les filtres émonctoires en bonne santé et d’augmenter la fluidité du sang pour bien détoxiquer l’organisme.

Cet article est la suite de Humeurs et humorisme – Les liquides de l’organisme ont un impact sur la santé.

Les émonctoires filtrent les liquides du corps et évitent ainsi l’encrassement des tissus qui favorise les maladies 

L’humorisme représente le pôle scientifique dans la naturopathie ou l’approche holistique. Les humeurs sont les différents liquides du corps humain. En font partie la lymphe, le sang, la bile jaune, la bile noire, les liquides inter-cellulaires et les liquides intra-cellulaires.

L’encrassement de ces humeurs influence la qualité du terrain et peut être à la source d’une toxémie et, par la suite, de la genèse d’une maladie chronique comme diabète, hypertension, goutte, hyperlipidémie ou autres. Lorsqu’il y a une surcharge en toxines ou en toxiques, ceux-ci s’accumulent dans les humeurs (ou liquides physiologiques) et peuvent se déposer dans les différents organes ou vaisseaux pour y provoquer une pathologie.

Le corps possède ses propres éléments de régulation permettant le maintien de l’homéostasie grâce au travail des émonctoires (reins, intestins, peau et certaines glandes, poumons et foie) qui sont des filtres ou des portes de sortie pour éliminer les déchets en tout genre.

Notre organisme dispose de plusieurs filtres pour nettoyer nos humeurs : les émonctoires

L’organisme dispose de plusieurs portes de sorties naturelles pour éliminer les déchets : les émonctoires. Ce sont les voies :

  • hépatique et biliaire avec foie et vésicule biliaire ;
  • respiratoire avec les poumons, bronches et les voies respiratoires supérieures (nez) ;
  • cutanée avec la peau, les glandes sudoripares et les glandes sébacées ;
  • rénale avec les reins et la vessie ;
  • intestinale avec l’intestin grêle et le côlon ;
  • vaginale, très active pendant les cycles menstruels.

Ces émonctoires éliminent les déchets sous forme d’urine, de matières fécales, de crachats (qui représentent les colles dans la naturopathie) de transpiration ou encore de sang pendant la période des règles.

Le bon fonctionnement de ces filtres est alors primordial pour notre santé. Sans nos émonctoires, les toxines et les toxiques envahiraient notre organisme dans très peu de temps et empêcheront les organes de travailler correctement.

Les toxines et les substances toxiques sont omniprésents

La médecine holistique a comme but principale de veiller au bon fonctionnement des émonctoires.

Pourquoi les émonctoires s’encrassent-ils ?

Nos filtres naturels de notre corps accumulent au fil des années une panoplie d’éléments indésirables qui sont des toxines et/ou des toxiques.

Les toxines sont des résidus naturels issus des métabolismes

Les toxines sont des déchets métaboliques de l'intérieur de notre organisme quand les émonctoires sont surchargés par un excès. La production des toxines peut être influencée par notre alimentation et notre hygiène de vie.
Les toxines sont des déchets métaboliques de l’intérieur de notre organisme quand les émonctoires sont surchargés par un excès. La production des toxines peut être influencée par notre alimentation et notre hygiène de vie.

Les toxines sont des déchets organiques venant des métabolismes naturels. Par son fonctionnement naturel, notre corps produit des particules de déchets. Ces particules viennent de la digestion, élimination, respiration, ou encore de l’usure des tissus et du renouvellement cellulaire. Ce sont des processus naturels et normaux. Nos émonctoires 

Par contre, la plus grande partie de ces toxines vient de notre alimentation quotidienne, plus précisément de leur dégradation au cours de la digestion. Comme exemple, on peut retenir que les protéines deviennent de l’acide urique, les glucides produisent pendant leur combustion comme déchets de l’acide lactique et du gaz carbonique, et les lipides peuvent devenir des corps cétoniques (les trois substances concernées sont l’acétone, l’acide acétylacétique et l’acide bêta-hydroxybutyrique).

Ces toxines venant de la digestion sont également naturelles et peuvent entièrement être gérées par notre organisme tant qu’il y a un équilibre sain dans l’homéostasie cellulaire, des tissus, des organes et des liquides physiologiques. Puisque ces molécules ne seront plus utilisées, le corps devra les éliminer par le biais des émonctoires filtrants.

Les problèmes commencent quand la présence de ces toxines devient dominante et quand le seuil de tolérance du corps et donc des émonctoires est dépassé. Cette situation peut très vite se produire, en cas de

  • mauvaise alimentation qui contient plus de déchets (d’un point de vue physiologique) que de micronutriments utiles (vitamines, oligo-éléments, minéraux, antioxydants) ou
  • d’excès alimentaire quand nous mangeons plus que nous brûlons. Le surplus est accumulé et stocké dans les cellules adipeuses ou circule librement dans les humeurs (cholestérol, triglycérides, hyperglycémie)  et représente un danger pour la santé.

Dans ce cas, les toxines peuvent devenir un danger pour notre santé. Elles agissent comme un poison dans tous nos tissus, les encrassent et favorisent la toxémie de l’organisme entier. Les émonctoires ne suivent plus avec leur travail de détoxication.

Les toxiques sont des substances étrangères au corps qui viennent de l’extérieur

Toxiques

Les molécules toxiques viennent, contrairement aux toxines, de l’extérieur. Ce sont des substances étrangères que le corps ne reconnaît pas pour nécessaire à son fonctionnement naturel. Les toxiques peuvent tous être considérés comme substances nocives et dangereuses.

La naturopathie ne parle pas ici d’une intoxication aiguë ou accidentelle, mais plutôt chronique et se développant à long terme. Malheureusement, de nos jours, nous consommons quotidiennement des substances toxiques. Celles-ci polluent notre environnement, d’autres personnes et, bien-sûr, en première ligne, nous-mêmes. Nos émonctoires deviennent de véritables dépôts de déchets toxiques !

Suis-je vraiment concerné par des substances toxiques ?

La liste des produits intoxiquées que nous ingérons jour pour jour est quasiment interminable. Ces toxiques se trouvent aujourd’hui partout – nous les respirons, nous les buvons, nous les ingérons oralement, mais également par la peau …

Voici quelques exemples qui concernent probablement presque tout le monde :

  • Contamination de l’eau et des nappes phréatiques : déchets et résidus d’usines et de l’industrie, solvants, nitrates, chlore (eau du robinet), produits phytosanitaires, phosphates, métaux lourds, PCB (interdit depuis 1987, mais encore toujours présent), hydrocarbures, solutions des drainages miniers acides, plastique, micropolluants, médicaments, etc.
  • Pollution de l’air : gaz d’échappement, fumées, pesticides, usines, chauffage à combustion, acidification de l’air, microparticules et particules en suspension, particules fines, dioxines, furanes, produits radioactifs, polluants biologiques nouveaux, trainées de condensation des avions largement sous-estimées
  • Dégradation des sols : métaux lourds, hydrocarbures, dioxines, furanes, pesticides, acides, phtalates, nitrates, etc.
  • Élevages agricoles intensifs : des animaux (viande, volaille, produits laitiers, oeufs, poissons) eux-mêmes intoxiqués par des antibiotiques, hormones, alimentation OGM, avec des conditions de vie contre toute nature et éthique, des êtres vivants soumis à des émotions négatives permanentes comme stress, lutte pour la survie, peur, parfois panique, etc.
  • Cultures de légumes et de fruits polluées : contamination par des traitements (insecticides, herbicides, fongicides, engrais chimiques), par OGM et par radiation.
  • Tous les additifs comme les colorants, agents conservateurs, exhausteurs de saveur, antioxydants de synthèse, stabilisateurs, émulsifiants, etc. Nous en consommons en moyenne 2 – 3 kg par an !
  • Alimentation industrielle : trop de mauvaises graisses (surtout acides gras trans et huiles raffinées), trop de mauvais glucides (raffinées et possédant un index glycémique très élevé), trop de sel blanc raffiné. Tous ces macronutriments cités sont toxiques pour le corps, surtout en grande quantité. Il ne pourra pas les utiliser et ils créent quasiment de façon automatique une toxémie !
  • Médicaments et même compléments alimentaires comme des vitamines de synthèse et chimiques. Les compléments alimentaires synthétiques possède une biodisponibilité très basse. Leur absorption par notre organisme est médiocre. Les restes non-utilisés se transforment en déchets inutiles et toxiques.
  • Cosmétiques et hygiène : par exemple, alkylphénols, BHA, dioxyde de titane, filtres solaires (ex. benzophenone, phenyl-methanone, 2-benzoyl-5-methoxyphenol, 2-hydroxy-4-methoxybenzophenone, etc.), huiles et cires de silicone, parabènes, phtalates, sodium lauryl sulfate, etc. La liste des substances toxiques dans les cosmétiques est sans fin. Elles sont omniprésentes, même dans les produits biologiques.
  • Et, bien sûr, tabagisme, alcool et drogues.

 


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Toxines et toxiques ? Quelle est la différence ?
Toxines – Déchets métaboliques produits quotidiennement

La traversée humorale – un long trajet plein d’obstacles

La traversée humorale des nutriments est une étape importante dans la médecine holistique et peu étudiée par les physiologistes classiques.

Il faut s’imaginer les éléments et molécules de la digestion dégradés (glucose, acides aminés, acides gras essentiels et beaucoup d’autres) qui pénètrent la lumière intestinale. Après, ils gagnent la voie sanguine par le biais du foie ou par la voie lymphatique mésentérique. Une fois dans ces liquides (humeurs), ces substances doivent parvenir aux cellules cibles nécessitant ces apports nutritionnels : cellules musculaires, cérébrales, osseuses, par exemple.

Nos humeurs se trouvent parfois dans une situation similaire ... plus de passage possible ou très ralenti !
Nos humeurs se trouvent parfois dans une situation similaire … plus de passage possible ou très ralenti !

Or, ce trajet n’est pas de tout repos. Des rétrécissements (ex. plaques athéromateuses) et des ralentissements comme surtout des stases sanguines perturbent ce cheminement qui ne devrait pas durer, en théorie, plus d’une minute par voie sanguine. Une minute – c’est le temps mis par une fraction de sang pour faire un cycle complet.

Par la voie lymphatique, un cycle complet peut durer de 20 à 26 heures.

Quels sont les facteurs qui ralentissent à ce point la traversée humorale ?

Les différents facteurs de ralentissement et de stagnation peuvent être :

  • La sédentarité en tout premier lieu : alité, un malade souffre vite de troubles circulatoires sanguins et lymphatiques. Chez lui, après un effort important, ce n’est plus en une minute que ses 5 1/2 L de sang sont brassés, mais en deux ou trois fois plus de temps. Mais ce phénomène ne concerne pas seulement les malades. Chaque type de sédentarité (travail, loisirs) est concerné par un ralentissement important. Cela explique l’importance de l’activité physique ou du sport. Même pour un travail sédentaire, il faudrait veiller à se lever très régulièrement pour que la circulation se remette en marche.
  • La viscosité du sang et de la lymphe : la fluidité de ces liquides est primordiale pour maintenir leur circulation. Chaque ralentissement peut conduire à des stases. C’est-à-dire que les déchets présents dans ces liquides ont le temps pour se déposer, s’accumuler et pour commencer à faire des dégâts dans les tissus. Sous déchets, on peut citer l’excès de cholestérol, triglycérides, glucides (hyperglycémie), acide urique, urée, etc.
  • Les vêtements trop serrés : cols, ceintures, sous-vêtements, chaussettes, chaussures inconfortables etc. Chaque vêtement qui empêche la bonne circulation ou qui, encore pire, forme un garrot quelconque empêche la bonne circulation. Ce n’est pas seulement un danger pour l’élimination des déchets, mais également pour d’autres pathologie, telle que les varices ou plus tard des thromboses (phlébites).
  • La sous-oxygénation : la « pompe diaphragmatique » est en fait le cœur respiratoire réel, avec l’aide des contractions musculaires. Le cœur qui est seulement une petite pompe ne suffit pas à elle seule à propulser une telle masse liquidienne des orteils au sommet du crâne. Le fonctionnement du diaphragme est donc primordial. Son travail et ainsi l’oxygénation des cellules peut être augmentée de façon importante par les activités physiques – à nouveau, la sédentarité peut être montrée du doigt.
  • La quantité humorale elle-même : les grands naturopathes parlaient tous de « viscosité humorale » (Shelton), de «  tox-sang-lymphe » (Jauvais), d’ « encrassement humoral en colles et cristaux » (Marchesseau), d’  « amyloïdes » (Virchow), de « toxémie » (Thompson), ou encore d’ « hémo-lymphoglyase » (De Larebeyrette). La quantité humorale peut être influencée par le bon fonctionnement des émonctoires en bonne santé (détox), la quantité d’eau que l’on boit, par les aliments qui n’encrasse pas les humeurs mais les tiennent fluides, par la régulation de leur viscosité (plantes, aromathérapie, alimentation), par des activités physiques, par la minimisation des éléments toxiques, etc.
  • La présence de radicaux libres dans les humeurs, tissus et tous les organes : une alimentation industrielle, grasse, avec trop de glucides rapides, n’augmente pas seulement les déchets toxiques, mais décuple également la présence des radicaux libres. La raison est simple : une telle alimentation est très pauvre en micronutriments et en antioxydants qui luttent contre ces molécules très nocives présentes dans notre corps.

La fluidité des humeurs  responsable du ralentissement de la traversée humorale et de la défaillance des émonctoires

Les résistances vasculaires sont directement liées à la viscosité du sang 

Le sang est un fluide non-newtonien. Qu’est-ce que cela veut dire ?

Un fluide est dit newtonien lorsque sa viscosité est indépendante de la contrainte mécanique que l’on lui applique.

Pour le dire plus simplement, un fluide newtonien garde sa fluidité même si on la remue. L’eau est un exemple de fluide newtonien. Inversement, un fluide non-newtonien verra sa fluidité changer sous l’effet d’une contrainte mécanique. Dans ce groupe, on retrouve le sang.

D’un point de vue scientifique, la viscosité d’un fluide peut être calculée en faisant le rapport de la contrainte de cisaillement (τ ; c’est-à-dire les forces tangentielles de frottement qui s’exercent entre les différentes couches de fluides parallèles) sur la vitesse de cisaillement. La viscosité sanguine est une variable biologique importante impliquée dans la modulation des résistances vasculaires. 

Pourquoi est-il donc important de se rendre compte que le sang est un liquide non-newtonien ?

Parce que c’est à cause de cette  donnée biochimique qu’il peut accumuler des déchets métaboliques et épaissir ! On peut dire d’une façon très simplifiée que ces substances sont “la contrainte mécanique” qui changent sa fluidité.

Il devient moins fluide, est chargé de molécules dangereux, devient plus visqueux, s’écoule de plus en plus difficilement dans les vaisseaux et devient donc un danger pour nos artères, veines et organes. De plus, nos émonctoires ont de plus en plus de problèmes pour faire un travail de filtration efficace. 

Sur le plan purement mathématique, une augmentation de la viscosité sanguine d’un facteur 2 se traduit par une augmentation des résistances vasculaires également d’un facteur 2.

Une viscosité plus élevée par l’excès de mauvais glucides et graisses

L’on conçoit ainsi que le transport des éléments nutritifs et l’élimination des déchets toxiques soient favorisés par des humeurs fluides et perturbé par le contraire. Les liquides physiologiques fluides contribuent également à une bonne filtration par les émonctoires. 

L’excès de mauvaises graisses et de mauvais glucides est la cause nutritionnelle la plus souvent retenue, avec la sédentarité.

Les abus et les dysmétabolismes des sucres rapides ainsi que des lipides d’origine animale, mais surtout des acides gras trans, sont à l’origine d’un ralentissement important des humeurs.

Les glucides qui ont un index glycémique et une charge glycémique élevée (sucres simples), dépourvus de fibres et d’antioxydants, sont convertis en lipides (forme de stockage graisseux des sucres) et sont stockés dans le tissu adipeux et dans le foie qui peut devenir “gras” (stéatose hépatique). Ces glucides peuvent donc entretenir ce cercle vicieux.

L’apport insuffisant d’eau augmente la viscosité du sang

Rivière sauvage
Quand il n’est pas surchargé, le sang peut couler comme une rivière ou …

De plus, la viscosité du sang est influencée par un facteur très important : l’apport insuffisant d’eau. La déshydratation peut donc amorcer et accroître des problèmes de fluidité des humeurs.

En moyenne, deux litres d’eau pure sont nécessaires pour maintenir la bonne fluidité du sang.

Il faut bien insister sur l’eau – des sodas, boissons sucrés, jus de fruits sont, certes, des liquides, mais n’entretiennent pas la fluidité des humeurs, au contraire. Grâce aux sucres et additifs que ces boissons contiennent, elles augmentent la toxémie au lieu de l’éliminer. Quant au lait, il est considéré comme aliment et non pas comme une boisson.

Eau stagnante
… ou stagner et provoquer le dépôt des déchets métaboliques dans les tissus : c’est la toxémie qui étouffe le bon fonctionnement de nos tissus et de nos organes.

Le café et les thés noirs (idéalement bio) sans sucre et sans lait peuvent entrer en ligne de compte pour les liquides ingérées, s’ils ne sont pas consommés en trop grande quantité.  Le thé vert est largement préférablement, considérant sa teneur importante en antioxydants intéressants.

Bien sûr, il existe également un grand choix en plantes qui fluidifient le sang et qui améliorent la circulation sanguine. Elles peuvent être consommées comme tisanes : par exemple, on peut retenir le mélilot, vigne rouge, cassis, ortie blanche, millefeuille, fragon, marronnier d’Inde, etc.

D’autres causes possibles pour un sang trop visqueux

Beaucoup de causes peuvent être responsables pour le ralentissement de la circulation sanguine. On y trouve les mauvaises habitudes citées ci-dessus (mauvaise alimentation, déshydratation, sédentarité, médicaments, compléments alimentaires en excès et non-biodisponibles, tabac), mais également des pathologies et maladies. Ces dernières peuvent drastiquement changer le comportement et la dynamique du sang :

  • Variations importantes de glycémie (syndrome métabolique, diabète) ;
  • hypertension ;
  • surpoids ;
  • problèmes cardiovasculaires, athérosclérose ;
  • hormones synthétiques, surtout pilule et hormones pendant la ménopause ;
  • maladies entrainant une inflammation chronique : rhumatismes, arthrites, tumeurs, maladies auto-immunes ;
  • médicaments, dont certains peuvent agir comme chélateurs des minéraux vitaux ;
  • troubles du métabolisme des lipides ;
  • niveaux élevés de homocystéine.

Comment augmenter la fluidité du sang ?

Il existe tout un arsenal de moyens naturels qui peuvent aider à fluidifier le sang. Beaucoup d’entre eux sont facilement accessible puisqu’il s’agit d’aliments, herbes, épices ou de compléments alimentaires.

Par contre, les personnes qui suivent un traitement anticoagulant sont priées de consulter leur médecin avant d’ajouter ces composants en grande quantité à leur alimentation quotidienne ! Les anticoagulants naturels peuvent interagir avec ces médicaments et fortifier, même multiplier leur action.

Les antioxydants et surtout les polyphénols constituent la meilleure arme pour fluidifier le sang et contre les radicaux libres qui l’épaississent

Baies rouges
Les baies rouges contiennent énormément de polyphénols, surtout les anthocyanines (couleurs rouge, violet et bleu).

Les polyphénols sont des phytonutriments qui sont utiles à la plante pour se défendre contre des attaques venant de son environnement. Ce sont des antioxydants qui sont largement présents dans les aliments végétaux.

Chez l’homme, leurs bénéfices sont très nombreux, mais il faut impérativement varier les sources !

Pourquoi ?

Parce que à ce jour, les scientifiques ont identifiés plusieurs milliers de polyphénols, tels que :  flavonoïdes, tanins, flavones, quercétine, flavonones, flavanols, anthocyanines, catéchines, resvératrol, indoles, vitamines, certains oligo-éléments comme le sélénium, oméga 3, etc.

Bien sûr, toutes ces milliers substances ne se trouvent pas dans une et seule plante, mais elles sont un peu partout, dans beaucoup de plantes différentes, avec des compositions bien diversifiées – d’où l’importance d’une alimentation végétale variée ! 

Ces antioxydants servent donc à lutter efficacement contre le dégâts causés par les radicaux libres et ils contribuent à maintenir les humeurs bien fluides et les émonctoires fonctionnels. Ils servent quasiment comme bouclier et permettent d’éviter l’oxydation des cellules et le stress oxydatif.

Il existe à l’heure actuelle une méthode très utilisée aux Etats-Unis qui permet d’évaluer le potentiel antioxydant global des aliments. Il s’agit de l’indice ou score ORAC (Oxygen Radical Absorbance Capacity) ou capacité d’absorption des radicaux libres oxygénés exprimés en unités pour 100 grammesPlus l’indice est élevé, plus le potentiel antioxydant de l’aliment est grand.

En France, il n’existe pas (encore) de recommandation concernant les valeurs ORAC. Les nutritionnistes américains  recommandent de consommer entre 3 000 et 5 000 unités ORAC par jour. Mais cette valeur est plutôt à considérer comme un minimum vital, pour maintenir la santé. Une valeur ciblée de 10 000 unités ORAC par jour serait recommandé, vue les conditions de vie modernes qui nous bombardent littéralement avec des radicaux libres qu’il faut combattre.

Quels moyens naturels pour fluidifier le sang ?

Comme aliments qui fluidifient le sang, on peut citer :

  • Aliments riche en oméga 3 : poissons gras (saumon, truite, sardine, maquéraux, thon, hareng), huile de lin, graines de lin, huile de noix, huile de colza, noix.
  • Fruits riches en flavonoïdes et polyphénols : tous les baies rouges (myrtille, cassis, framboise, fraise, mûre, goji, cranberry), cerise, grenade, mais aussi raisin, abricot, pomme (crue avec la peau) et fruits secs (raisins secs, abricots secs, pruneaux d’Agen), câpres, olives. On peut également citer le kaki qui contient énormément de polyphénols.
  • Fruits riches en citroflavonoïdes : pamplemousse, citron, orange.
  • Légumes riches en antioxydants : ail, oignon (surtout rouge), piment, poivron, tous les choux (surtout les brocolis), tomate, aubergine, épinards, radis noir, carotte, etc. On peut dire : de plus c’est coloré, de plus le légume contient des antioxydants (c’est également valable pour les fruits bien sûr). On recherchera surtout les couleurs : vert, rouge, violet ou bleu, jaune et orange.
  • Gingembre, curcuma, cannelle.
  • Chocolat noir (min. 70 % de cacao) et poudre de cacao crû, les deux sans présence de lait.
  • Amandes.
  • Toutes les herbes : basilic, thym, sauge, marjolaine, etc.
  • Soja et ses dérivés : yaourt (sans sucre), lait de soja, tofu, protéines de soja
  • Thé vert et thé noir (en qualité bio).
  • Café (en qualité bio et sans solvants pour les décaféinés).
  • Huile d’olive vierge et pressé à froid.
  • Produits dérivés du raisin rouge : les flavonoïdes sont des composés polyphénoliques du vin. Contiennent des flavonoïdes : la vigne rouge (feuilles) ; le raisin (Pinot noir, Cabernet Sauvignon en particulier) et le jus de raison avec la peau et le vin.

Les fluidifiants naturels qui suivent peuvent s’acheter en forme d’herbe, thé ou tisane, épice ou encore comme complément alimentaire :

  • Curcuma,
  • ortie,
  • feuilles de cassis,
  • feuilles de vigne rouge,
  • ginseng,
  • gingko,
  • propolis et pollen,
  • resvératrol (polyphénol dans les raisins rouges),
  • bromélaïne (complexe enzymatique extrait de la tige de l’ananas),
  • cannelle,
  • capsaïcine (alcaloïde présent dans les piments),
  • extrait d’écorce de pin maritime,
  • oméga 3,
  • OPC (oligo-proanthocyanidines, flavonoïde très puissant).

 


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Autre obstacle important : la barrière membranaire de la cellule ciblée

Encore faut-il à nos nutriments passer correctement, en qualité et en quantité optimale, la barrière membranaire de la cellule ciblée ! Et c’est un véritable obstacle. Pourquoi ?

Quelques problèmes peuvent se poser :

  • Une carence métallo-enzymatique ne permettant pas un décodage parfait de la « clé » et de la « serrure » d’entrée cellulaire. Ces carences sont d’ordre nutritionnel (apport) ou métabolique (chélation). Les sites actifs cellulaires sont ainsi rendus imperméables aux informations nutritionnelles correctes.
  • Une perturbation intra-cellulaire d’origine biologique comme le vieillissement prématuré sous l’effet de radicaux libres. Ces molécules nocives sont ionisées positivement, en déstabilisant l’harmonie interne et allant jusqu’à faire « floculer » la cellule. Les organites s’effondrent, la cellule se dépolarise et peut soit « encrasser » le milieu interstitiel de ses restes, soit muter en cellule cancéreuse, soit encore,  donner naissance à des colonies virales ou microbiennes.

Supposons que les nutriments sont enfin parvenus correctement à la ou les cellules. Ils lui procurent de l’énergie et la cellule rejette à son tour certains déchets métaboliques dans le milieu extra -cellulaire. Ces déchets vont devoir emprunter le même chemin : lymphatique puis sanguin, pour enfin rejoindre les émonctoires et y être filtrés.

C’est ce chemin qui résume le transit de retour des déchets cataboliques : les mêmes possibilités de difficultés peuvent s’y rencontrer comme citées plus haut.

Que faire pour contourner cet obstacle ?

En grande partie, ces deux problèmes peuvent être évités par une alimentation saine, naturelle et vivante.

Les aliments doivent être équilibrés, diversifiés et comporter tout que notre corps a besoin, en évitant toutes les molécules nocives et synthétiques. Notre alimentation doit être plein de micronutriments, vitamines, minéraux, oligo-éléments et, surtout, d’antioxydants pour combattre les radicaux libres.

En cas d’apport de compléments alimentaires (vitamines, minéraux, oligo-éléments), il faut veiller sur la biodisponibilité de ces derniers pour ne pas créer des déchets supplémentaires de molécules inutiles.

Pour éviter les interactions entre les différents minéraux et oligo-éléments et limiter les quantités rejetées, la recherche scientifique a créé les chélates, qui miment la nature, en associant des formes minérales des minéraux et oligo-éléments à des protéines (acides aminés). Ainsi, la biodisponibilité est nettement supérieure, et les déchets peuvent être limités.

La naturopathie possède beaucoup d’armes naturelles pour assurer le bon fonctionnement des émonctoires

La naturopathie saura décrasser et revitaliser les émonctoires avec de différentes approches pour assurer le meilleur fonctionnement possible. On peut citer, par exemple, les méthodes suivantes :

  • Adaptation de l’hygiène de vie tout en général ;
  • diminution des influences toxiques (tabac, alcool, drogues, composants chimiques, etc..) ;
  • amélioration de l’alimentation et surtout introduction d’une alimentation saine et vivante qui apportera à l’organisme tous les micronutriments et antioxydants nécessaires pour combattre la toxémie ;
  • diminution des aliments toxiques (biocidiques) qui contiennent des composants nocifs qui encrassent, tels que les acides gras trans, les farines raffinées, le sucre blanc raffiné, trop de sel blanc raffiné, les huiles hydrogénées et raffinées, ou encore l’armée des additifs omniprésents ;
  • cures de détox ;
  • drainage lymphatique ;
  • purification, désincrustage et nettoyage intérieur ;
  • cures de réminéralisation et de révitalisation de l’organisme entier ;
  • rétablissement de l’équilibre acido-basique de l’organisme ;
  • augmentation de l’effort physique ;
  • méthodes de gestion du stress et des émotions négatives ;
  • augmentation de l’activité physique.

Les émonctoires peuvent également être stimulés par une panoplie de techniques naturelles et énergétiques, telles que la phytothérapie, l’aromathérapie, les sels Schussler ou encore le reiki.

 

Dans le prochain article, j’aborderai chaque émonctoire en détail : comment les maintenir en bonne santé et – parce que presque tout le monde en a besoin – comment les détoxifier pour leur rendre la force et le pouvoir de lutte contre notre avalanche toxique quotidienne.

 

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