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Toxines
Comme cette plage, notre corps est plein de toxines qui viennent de notre vie quotidienne et que notre organisme accumule au fil des années. Ce n’est pas beau à voir, n’est-ce pas ?

Les toxines sont des substances toxiques élaborées directement par l’organisme vivant, produites par les activités métaboliques, qui ont potentiellement un pouvoir pathogène. Les toxines sont le résultat secondaire du catabolisme (dégradations métaboliques, par exemple après la digestion de la nourriture).

Les toxines peuvent se développer des résidus du métabolisme quotidien, à partir de notre alimentation, mais également des substances toxiques provenant de notre environnement (pollution de l’air, de l’eau, des sols, insecticides, pesticides…). Une alimentation dénaturée (additifs divers dont la combinaison forme un cocktail dangereux, excès de sucre, de sel, de graisses saturées et hydrogénées, de protéines…) joue un grand rôle dans la toxémie, comme les mauvaises habitudes de vie (tabac, alcool, drogues, peu de sommeil) ou une surconsommation de substances synthétiques, comme les médicaments, compléments alimentaires, vaccins, etc.

Ainsi, les toxiques apportés par l’extérieur se transforment pendant le processus du métabolisme en toxines.

Il faut préciser que cet article parle de toxiques à consommation régulière comme la fausse alimentation ou les cigarettes, et non d’une intoxication aiguë qui peut parvenir par l’ingestion de produits chimiques ou toxiques à haute dose.

Pourquoi les toxines se forment-elles?

Si les apports alimentaires sont supérieurs aux besoins de l’organisme, ce dernier se trouve en présence de substances qu’il ne peut utiliser. Obligé de les stocker, il les accumule dans ses tissus, mais sans intérêt pour le corps. Cette surconsommation alimentaire se transforme donc également en toxines.

De plus, les aliments peuvent contenir des substances chimiques ou synthétiques (colorant, conservateurs, etc.), et comme rien n’est prévu par la nature pour leur utilisation, ces substances plus ou moins toxiques stagnent dans les tissus, très souvent dans le tissu adipeux, et modifient le terrain d’après leurs caractéristiques.

Même lorsque l’alimentation est adéquate, des déchets peuvent s’accumuler dans le corps. Cela se produit chaque fois que les soucis, les peurs, le stress, etc. perturbent les métabolismes. La digestion s’effectue alors mal et les aliments donnent naissance à une multitude de déchets, que l’on désigne par le terme général de toxines.

Ces substances métaboliques empêchent le corps de fonctionner et de se régénérer 

Toutes ces substances, toxiques ou non, qui se trouvent en excès dans l’organisme, empêchent ce dernier de fonctionner correctement et sont considérées comme la cause principale de la dégradation du terrain, et donc de l’éclosion des maladies. Le corps d’un adulte moyen peut contenir jusqu’à 5 kg de toxines !!! Dont 2-3 kg de matières fécales dans le gros intestin, jusqu’à 800 g dans le foie, 500 g de calculs biliaires, quelques centaines de grammes dans les reins et articulations (processus impliqué dans l’arthrose, arthrite, la goutte).

Retenons donc que toutes les substances que l’on ingère par voie orale ou respiratoire, mais également par la peau (cosmétiques) peuvent devenir des toxines potentielles ! Mais c’est surtout l’équilibre, la quantité et les combinaisons qui font la différence si le corps arrive encore à éliminer les toxines ou pas.

Les toxines de la médecine ont une autre signification !

Par contre, il est très important à noter une grande différence entre la naturopathie et la médecine allopathique.

La médecine conventionnelle et la science en général ne comprennent pas sous le terme de “toxines” des déchets de métabolisme, mais plus généralement un poison (toxique) sécrété par des organismes vivants.

Une biotoxine est un poison produit par les activités métaboliques de certains êtres vivants, plus particulièrement des bactéries. Parmi les toxines les plus importantes qui affectent l’Homme, on trouve par exemple celles du botulisme, de la dysenterie, du tétanos et de la diphtérie.

Quelques exemples de toxines en science :

  • Une neurotoxine est une toxine agissant sur le système nerveux ;
  • une myotoxine agit sur la contraction des muscles (notamment les cardiotoxines sur le cœur et d’autres comme la strychnine sur les muscles respiratoires) ;
  • une hémotoxine agit sur le sang ;
  • une cytotoxine agit sur les cellules.

Sources possibles de toxines

Toxines
C’est la quantité qui fait le poison … chaque aliment peut se convertir en toxines s’il est consommé en excès !

Comme on l’a vu auparavant, chaque substance consommée en trop grande quantité peut se convertir en toxines, même des aliments qui sont considérés comme sains. Si on mange par exemple chaque jour 100 g de noix du Brésil qui sont en principe une source de premier choix pour le sélénium, on se retrouve très vite dans un état d’intoxication de sélénium et plein de déchets issus de cette surcharge que notre organisme n’arrivera pas à utiliser, donc à éviter (dans cette quantité).

En détail, les sources possibles des toxines peuvent être multiples .

L’alimentation contient une panoplie de matières qui ne sont pas assimilables par l’organisme ou qui sont en excès.

Notre métabolisme les séparé, achemine puis stocke avant de les évacuer. Une partie importante des bactéries du côlon participent à leur dégradation. L’activité physique et les fibres alimentaires participent à leur évacuation (fèces).

Une grande partie des déchets alimentaires ont leur source dans un excès. Le corps n’a pas besoin la quantité apportée et la substance en suralimentation crée des toxines qui doivent être ou éliminées ou stockées.

Quelles substances alimentaires peuvent se convertir en toxines ?

Tout généralement, chaque élément nutritif peut se convertir en toxine, s’il est apporté en excès.

L’équilibre nutritionnel maintient l’homéostasie cellulaire et tissulaire et attribue au maintien du bon fonctionnement de tout l’organisme. Mais si l’équilibre est bouleversé par une surcharge, toutes les substances nutritives peuvent se convertir en toxines. Ces éléments peuvent être des macronutriments (protéines, lipides, glucides, fibres), mais également des vitamines, minéraux, oligo-éléments, enzymes, etc. Tous ces composants de notre alimentation nécessaires dans une certaine quantité, mais pas en surcharge.

Par contre, d’autres substances toxiques venant de nos habitudes de vie ou de notre environnement peuvent créer des toxines dans notre organisme dès la première consommation : tabac, cigarettes, alcool, additifs chimiques, compléments alimentaires synthétiques, peu biodisponibles et / ou surdosés, médicaments, substances issues de la pétrochimie comme des pesticides ou herbicides, ou encore drogues, etc. Le stress, le manque de sommeil, les émotions négatives comme la colère ou l’angoisse peuvent également créer des toxines au sein de notre organisme.

Ces toxines créées forment des substances, physiologiques ou non, qui nuisent à notre santé. Ces substances peuvent être, par exemple : l’urée, l’ammoniaque, les purines, les acides, l’acide pyruvique, l’acide oxalique, l’acide lactique, l’acide galactique, les acides gras saturés, le cholestérol, les triglycérides, les alcaloïdes, les hormones stéroïdiennes, les métaux lourds (venant des poissons, du chocolat, du café ou de l’amalgame dentaire contenant du mercure), etc. Comme on peut constater, il s’agit ici de substances qui sont à la source de nos maladies chroniques, dites de civilisation.

En naturopathie, on parle également d’une surcharge colloïdale et d’une surcharge cristalloïde.

Les macronutriments – Source importante de toxines vue la quantité consommée chaque jour

Les toxines provenant des protéines 

Protéines

Beaucoup de voix scientifiques (et écologiques) réclament une réduction drastique de la consommation des protéines, surtout d’origines animales.

Mis à part l’aspect écologique, éthique et climatique, qu’en est-il vraiment ? Quels sont exactement les dangers d’une surconsommation en protéines ?

Les dangers potentiels peuvent être :

Acidification et, parallèlement, la déminéralisation de l’organisme 

Beaucoup de voix disent que les protéines peuvent potentiellement acidifier l’organisme. Pour compenser ce processus biochimique, l’organisme est obligé à extraire le calcium des os. En conséquence, les os se fragilisent, le squelette se déminéralise, et l’ostéoporose pourrait s’installer.

Bien que des études montrent une augmentation de court terme de l’excrétion de calcium suite à la consommation de protéines, l’effet ne se poursuit pas sur le long terme. Les études de long terme montrent le contraire de cette théorie.

Dans une étude de neuf semaines sur des personnes âgées en bonne santé, où les participants ont remplacé les glucides par de la viande, l’excrétion de calcium n’a pas fluctué et les hormones qui renforcent la santé des os, comme l’IGF-1, ont augmenté. Une revue d’études publiée en 2017 a conclu qu’augmenter sa consommation de protéines n’abîmait pas les os. Au contraire, les conclusions indiquaient plutôt une amélioration de la qualité du squelette : augmentation de la densité osseuse chez les femmes, diminution du risque de fracture chez les hommes, augmentation de la masse maigre (1).

Surtout chez la femme ménopausée, une augmentation de la consommation des acides aminés est primordiale pour maintenir la santé osseuse et musculaire. Les protéines aident également (avec l’activité physique) à réduire le risque de sarcopénie (réduction des muscles liée à l’âge).

Endommagement des reins et insuffisance rénale

Cette thèse est le deuxième grand danger de l’excès protéique. Beaucoup de scientifiques et médecins prétendent qu’un surplus en protéines abîme les reins qui sont responsables de la filtration des déchets, comme un organe émonctoire principal.

Selon eux, les reins pourraient s’épuiser en éliminant les métabolites protéiques. Cet épuisement conduirait à  l’insuffisance rénale.

Heureusement, ce n’est qu’une vérité partielle. Manger plus de protéines augmente, en effet, un peu le travail des reins. Mais cette augmentation est insignifiante par rapport à l’immense travail que les reins font déjà. Environ 20 % du sang pompé par le cœur est envoyé dans les reins. Chez les adultes, les reins filtrent ainsi environ 180 litres de sang par jour.

Une haute consommation de protéines peut effectivement causer des problèmes de santé chez les personnes qui ont déjà une pathologie rénale. Mais cela ne s’applique pas aux personnes qui n’ont pas de problèmes de santé et qui sont actives physiquement. Les principaux facteurs d’insuffisance rénale sont l’hypertension et le diabète (1).

Alors, en conclusion, on peut retenir qu’une personne saine qui n’a pas de problèmes avec les reins peut sans problème consommer des protéines, même en quantités un peu plus élevées. Par contre, si quelqu’un souffre d’une maladie ou une pathologie telle que l’hypertension chronique, les reins doivent être surveillés par un professionnel de la santé pour s’assurer de leur bon fonctionnement.

Des protéines : oui – mais en quantité et qualité raisonnables

Les protéines procurent de nombreux bienfaits. Elles construisent notre masse musculaire et préviennent la perte de muscles, surtout pendent un régime ou avec l’âge.  Les acides aminés sont la base de toute vie, et nous ne pouvons pas renoncer à leur apport. Pour plus d’informations sur les protéines, veuillez consulter l’article sur les Protéines et acides aminés – Des briques indispensables qui construisent la vie.

Remplacer les protéines par des lipides (graisses) et / ou les glucides (sucres lents et rapides) n’est pas une bonne solution. Ces deux derniers macronutriments peuvent également mener à une toxémie élevée et à des pathologies importantes, encore beaucoup plus que les protéines !

Combien de protéines sont idéales sans effet néfaste pour la santé ?

Comme déjà mentionné plus haut, le besoin en protéines augmente avec l’âge. La quantité en protéines ne doit être ni trop haute, ni trop basse. Idéalement, elle se situe

  • chez la femme enceinte :  au moins en moyenne à 1,2 g/kg/jour. Par contre, il faut souligner qu’un enrichissement excessif du régime maternel en protéines au-delà de ces valeurs peut se révéler nocif pour le fœtus.
  • Pour les jeunes adultes : environ 1 g/kg/jour.
  • Chez les personnes âgées : le besoin en protéines est au moins aussi élevé que celui des jeunes adultes. L’apport nutritionnel conseillé est également légèrement augmenté, de l’ordre de 1 g/kg/jour.
  • Chez les sportifs pratiquant des sports d’endurance : les besoins en protéines peuvent être évalués à 1 – 1,4 g/kg/jour. Les apports nutritionnels conseillés peuvent ainsi être compris entre 1,2 et 1,4 g/kg/j.
  • Pour augmenter la masse musculaire, on doit également augmenter l’apport en protéines. Les scientifiques ont évalué la plus grande progression en terme de masse musculaire et de force aux alentours de 2 g/kg de poids de corps et par jour.
  • Chez les personnes atteintes d’une pathologie rénale, les besoins doivent être ajustés vers le bas. En effet, une fonction rénale altérée perd ses capacités de filtration et les reins ne peuvent éliminer les déchets issus de la dégradation des protéines de manière optimale. Le médecin doit ainsi contrôler individuellement avec beaucoup d’attention les apports afin de ne pas sur-solliciter la fonction rénale.
Quelles protéines pour éviter la toxémie ?

Les protéines, qu’elles soient animales ou végétales, ne sont qu’un assemblage plus ou moins long d’acides aminés, dont seuls diffèrent l’ordre et la longueur.

Les protéines animales ont la caractéristique d’être très digestibles et d’avoir surtout une teneur en acides aminés indispensables élevée. Elles sont donc d’une grande efficacité pour satisfaire les besoins en protéiques du corps.

Les protéines végétales proviennent essentiellement des céréales (blé, orge, avoine, seigle, maïs, millet, riz, épeautre etc.) et des légumineuses (haricots rouges, haricots cocos, petits pois, pois chiches, lentilles, soja, fèves, lupin, etc.). Mais d’autres sources ne sont pas à négliger : légumes (brocoli, pomme de terre), fruits oléagineux (noix de cajou, amandes, graines de chia, de courges ou de tournesol), certaines algues (spiruline) et le quinoa.

Malheureusement, les protéines animales ont pratiquement toutes un facteur limitant : elles ne contiennent pas tous les acides aminés essentiels en même temps. Les seules exceptions sont le quinoa et le soja qui contiennent eux tous les acides aminés essentiels.

On peut en déduire que les protéines végétales peuvent remplacer les protéines animales, mais uniquement en bonne association et en les consommant en quantité suffisante. Ceci est très important pour les personnes qui suivent un régime végétalien et qui excluent en conséquence tous les apports en protéines animales.

Les nutritionnistes, eux, recommandent généralement un apport en protéines qui est se compose à 50 % de protéines animales et à 50 % de protéines végétales.

La qualité est primordiale – pour ne pas manger les “cadeaux” associés aux protéines !

Il ne faut pas oublier à veiller sur la qualité des protéines, surtout de source animale et le soja.

Parce que ce ne sont pas seulement les protéines en excès qui peuvent causer la toxémie, mais également – et surtout – les “atouts” que l’on consomme avec ces produits. On peut citer les OGM, les antibiotiques, les hormones et une panoplie d’autres additifs toxiques. Ces substances dangereuses ne sont pas présentes que dans les viandes, volailles et poissons, mais également dans les produits industriels végans style steak haché végan, protéines reconstituées à partir du soja, et beaucoup d’autres.

Dans le choix des protéines, l’agriculture biologique, le critère “naturel” et le bien-être animal devraient donc être une priorité !

Les toxines provenant des graisses (lipides) 

Comme pour les protéines, la question se pose : les graisses, sont-elles nos amies ou nos ennemies ? Et, comme pour les protéines, la réponse est identique – c’est la qualité et la quantité qui feront la différence !

Pendant des décennies, les graisses étaient l’ennemi juré numéro 1 de tous les médecins, des scientifiques de tous ceux qui souhaitent perdre du poids. Mais entre-temps, les attitudes changent ! On commence à différencier entre les acides gras saturés, les acides gras trans, les acides gras mono-insaturés (oméga 9) et poly-insaturés (omégas 3 et 6) – tous ces lipides ne sont pas du tout identiques concernant notre santé ! 

Le rôle des lipides au sein de l’organisme est essentiel. Suivant leur nature, les graisses participent au stockage, à la synthèse des hormones, ou encore au transport de vitamines. Pour plus de détails, sur les lipides, veuillez consulter l’article Lipides – Macronutriments essentiels et indispensables.

Alors, pour vous donner un résumé en vitesse : oui, certaines graisses, surtout les acides gras trans, mais parfois aussi les acides gras saturés, sont mauvais, inutiles et clairement dangereux pour notre santé (en ce qui concerne les graisses trans), surtout en excès ! Mais ce n’est pas le cas des acides gras mono-insaturés ou poly-insaturés qui sont énormément nutritifs et ont le pouvoir de nous guérir.

Le corps a besoin de bonnes graisses pour équilibrer notre système immunitaire, pour nous donner un sentiment de satiété après un repas, pour protéger notre coeur ou  pour garder notre cerveau en pleine santé. Notre cerveau qui est le principal demandeur en graisses de notre corps : il est composé à 60% de graisses insaturées ! Ces 60% de graisses insaturées maintiennent la flexibilité des membranes qui reçoivent et transmettent les informations. Elles ont également pour fonction d’augmenter nos capacités de lecture et de mémorisation. A l’inverse, les graisses saturées rigidifient ces membranes et compromettent les échanges d’information qui ont lieu dans le cerveau.

Les bonnes graisses sont donc cruciales pour notre équilibre !

Partir à la chasse des toxines dans les acides gras

En ce qui concerne les toxines, il faut observer certains points.

Acides gras saturés de source naturelle : réduire et veiller sur la qualité
Fromages
Les fromages et les produits laitiers crus ou fermentés contiennent des acides gras saturés naturels qui peuvent être bénéfiques pour notre santé, en quantité raisonnable.

Une certaine quantité journalière d’acides gras saturés et naturels est nécessaire pour le bon fonctionnement du corps.

On parle ici des graisses saturées STRICTEMENT NATURELLES : viande et volaille non-élaborées et non-traités (biologiques), abats, poissons (ils en contiennent également), fromages (idéalement crus), produits laitiers (fermentés ou crus), oeufs bio, huile de coco vierge, etc.

Ces acides gras saturés doivent obligatoirement provenir d’une source excellente et d’un aliment naturel pour porter un effet bénéfique à notre santé. Il faut surtout éviter les graisses qui contiennent des produits toxiques issus de l’agriculture intensive et de l’industrie chimique, de traces OGM ou des hormones. Ce sont ces composants qui sont particulièrement nocifs et qui augmentent la toxémie ; les critères sont identiques comme pour les protéines animales.

Les acides gras saturés devraient représenter idéalement 10 à 20 % de la ration lipidique journalière, au grand maximum 30 %.

Acides gras saturés ajoutés, transformés et industriels : à éliminer complètement
Graisses ajoutées
Les aliments industriels contiennent souvent des acides gras ajoutés et/ou des acides gras trans. Les deux sont néfastes pour la santé.

Ces acides gras saturés sont à éliminer complètement de nos assiettes ! Contrairement aux acides gras saturés naturels (fromages crus, yaourt et autres produits laitiers entiers et si possible crus, oeufs, viandes non traitées, huile de noix de coco vierge et non-désodorisée) qui possèdent tout à fait des atouts pour notre santé,  les acides gras saturés ajoutés sont des produits industriels, transformés (ou même ultra-transformés) et ils sont TOUJOURS NÉFASTES.

On les trouve dans la charcuterie, les fromages fondants et/ou industriels, les viennoiseries et dans les préparations avec du beurre industriel tels que les biscuits au beurre. Autre graisse saturée dont l’industrie adore s’en servir est l’huile de palme, à éliminer également. Cette dernière n’est pas seulement néfaste pour notre santé, mais aussi pour l’environnement : de grandes surfaces de l’Amazonie sont détruites par les industries agro-alimentaires pour cultiver les palmiers qui servent à sa production.

Les acides gras saturés ajoutés et industriels finissent toujours comme toxines dans notre métabolisme – notre corps n’en a pas besoin, il ne peut pas les servir comme les acides gras saturés naturels. 

Acides gras trans : à bannir de nos assiettes

Les gras trans sont des lipides dangereux et de loin les éléments les plus dangereux dans notre alimentation moderne (directement suivis par les sucres raffinés et farines raffinées) !

Les gras trans sont le résultat du raffinage et de l’hydrogénation industrielle des huiles végétales qui modifie les molécules d’acides gras insaturés (huiles végétales insaturées comme par exemple huile de tournesol, maïs, soya etc.).  Le meilleur exemple de l’hydrogénation des huiles est la margarine. Le but de ce procédé est d’obtenir des graisses solides à la température ambiante qui peuvent supporter des hautes températures de cuisson et qui se conservent très longtemps.

Les acides gras trans peuvent également se former pendant la cuisson des huiles végétales à hautes températures comme la friture (pommes frites ou beignets, par exemple). Dans tous les cas de friture conventionnelle –  il ne joue aucun rôle si c’est fait industriellement ou à la maison – le résultat est le même, c’est-à-dire la formation de gras trans.

Il existe aussi des gras trans dites « naturels » que l’on trouve dans la viande et le lait des ruminants. Mais ils sont de très faible quantité, possèdent une structure moléculaire différente et n’apportent quasiment aucun risque pour la santé, consommés en quantités raisonnables. Les pays où la population consomme traditionnellement beaucoup de produits laitiers depuis des centaines d’années, comme la France, la Suisse ou les Pays-Bas, ont une longévité reconnue – cela malgré (ou peut-être à cause?) de la graisse contenue dans ces produits. Les produits laitiers écrémés et light ont vu le jour il y a seulement quelques décennies – et n’ont pas vraiment fait leurs preuves comme bienfait pour la santé.

Les gras trans industriels, donc pas les naturels issus des produits laitiers, sont à tout prix à éviter, chaque gramme de ces lipides artificiels est de trop. Ils ont un effet inévitablement néfaste sur notre santé : ils augmentent le « mauvais » cholestérol (LDL) et les triglycérides et mènent directement dans des maladies cardiovasculaires. Ils provoquent également la prolifération des cellules cancérigènes et tumorales, et augmentent drastiquement le risque du cancer de sein.

Omégas 6 : veiller sur une quantité raisonnable et un rapport correct entre omégas 6 et 3
Tournesol
Huile et graines de tournesol sont une source importante d’oméga 6.

Contrairement à l’acide alpha-linolénique ALA (oméga 3), l’acide linoléique est abondamment présent dans l’alimentation moderne.  On le trouve dans les huiles de maïs, de tournesol, de soya, de carthame, de pépins de raisin, et dans tous les produits qui en contiennent.

Vu le fait que beaucoup de nos aliments industriels sont préparés avec ces huiles (raffinées), on peut facilement comprendre que nous consommons trop d’omégas 6 de nos jours. Idéalement, le rapport entre les acides gras oméga 3 et oméga 6 devrait être entre 3 :1 à 6 :1 (oméga 6 : oméga 3) au maximum.

Un surplus en oméga 6 peut s’avérer néfaste et provoquer une multitude de pathologies, surtout des maladies liées à une inflammation chronique comme l’asthme, des problèmes cardiovasculaires, la goutte, l’arthrite ou encore les maladies auto-immunes comme polyarthrite rhumatoïde, le lupus, la sclérose en plaques, la maladie de Crohn ou encore le diabète de type 1.

Omégas 3 : une oxydation rapide et dangereuse à surveiller de près
Graines
Beaucoup de graines ont un profil en oméga 3 intéressant : graines de lin, chia, chanvre, pavot, etc.

Les Omégas 3 se trouvent dans les poissons gras ou dans des huiles végétales vierges comme le lin, le chanvre, le colza. On en trouve également en quantité importante dans les noix.

Ces acides gras sont excellents pour notre santé et nous font du bien – c’est absolument incontestable !

Mais, ces acides gras sont très fragiles et particulièrement sensibles à l’oxydation. Ils peuvent oxyder (rancir) avec la chaleur (même déjà à température ambiante), à la lumière ou en contact avec l’air (oxygène). Ils peuvent également se détruire au contact de l’eau ou de minéraux tels que le fer ou le cuivre.

Les conséquences sont l’altération de l’odeur et du goût, mais aussi de la couleur, voire de la texture de ces produits ainsi que dégradation des qualités nutritionnelles. En oxydant, les Omégas 3 se convertissent dans des sources très importantes de radicaux libres néfastes, causant du stress oxydatif important à notre corps.

Alors, il faut bien veiller de jamais chauffer ces huiles et de les garder dans le frigo, dans une bouteille foncée et bien fermée. Ces huiles devraient idéalement être consommées dans les 3 mois après l’ouverture.

Une méthode intéressante pour freiner le stress oxydatif au sein de notre organisme est de consommer simultanément des antioxydants puissants, tels que les vitamine A, C ou E, ou encore le sélénium et le zinc.

Les toxines provenant des glucides

Glucides

Notre organisme sait remplacer les glucides

Les glucides sont considérés comme le carburant idéal du corps : ils constituent notre principale source d’énergie. Par contre, contrairement aux acides aminés (protéines) et aux lipides (graisses), les glucides ne sont pas des nutriments essentiels. Notre corps sait les fabriquer à partir des autres nutriments.

Les glucides sont considérés comme un carburant vital pour le cerveau et les muscles. Pourquoi dit-on que les glucides sont vitaux ? Tout simplement parce que les glucides sont directement et facilement assimilables par les cellules, sans détour métabolique. C’est une énergie rapide.

Tous les glucides – simples ou complexes, les monosaccharides ou les polysaccharides, sont transformés dans notre organisme en glucose. La seule exception sont les fibres, qui ne sont pas assimilables et passent le transit sans transformation digestive. Les fibres ont d’autres bienfaits importants dans notre corps, mais elles ne servent pas comme combustible.

Le glucose est le seul glucide que toutes nos cellules peuvent utiliser comme énergie. Le glucose est aussi l’unique source d’énergie du cerveau (ce dernier ne peut pas utiliser les graisses à cet effet). C’est pour cette raison que le taux de glucose sanguin (ou glycémie) doit être maintenu au-dessus d’un niveau minimum.

Et comment fait notre corps s’il ne dispose pas d’assez de glucides ? C’est une situation qui peut souvent parvenir quand 

  • nous faisons du jeûne ;
  • nous ne mangeons pas régulièrement (en sautant des repas)
  • nous faisons un régime hypoglucidique, comme le fameux Low Carb ou un régime cétogène.

Dans ces cas, notre organisme est tout à fait capable de remplacer les glucides … par les lipides (graisses). De même que la dégradation du glucose permet une production d’énergie dans la cellule, sous forme d’ATP, la dégradation des acides gras (des lipides) permet aux cellules d’obtenir l’énergie nécessaire à leur survie. Cette dégradation se réalise dans la mitochondrie.

Un excès en glucides est donc à éviter … 

On peut donc constater qu’un excès en glucides, c’est-à-dire du glucose non-utilisé intracellulairement, peut rapidement mener à une surcharge glucidique et créer des toxines en quantité très importante dans notre organisme.

Et cela devient un vrai problème si on apporte à notre organisme plus d’énergie (= glucides) qu’il a réellement besoins, par exemple, par manque d’activité physique ou intellectuel (puisque le cerveau est un grand consommateur d’énergie).

En cas d’excès en glucose, notre organisme est bien obligé de stocker tous ces glucides superflus quelque part. L’hormone indispensable à ce stockage est l’insuline, produite par les cellules β des îlots de Langerhans au sein du pancréas, selon la concentration du glucose et des acides gras dans le sang. Son rôle principal est l’entrée du glucose dans les cellules, contribuant ainsi à la réduction de la glycémie.

Une toute petite partie des glucides peut être stockée sous forme de glycogène dans le foie ou dans les muscles. Mais cette réserve se limite à seulement 300 g, soit 1200 calories. Cette petite réserve a un objectif bien précis : puisque nos apports en sucres sont discontinus (nous n’en mangeons pas de façon continue tout au long de la journée), le foie joue un rôle régulateur. Il est capable de libérer de façon diffuse et continue du glucose, ce qui permet de maintenir le taux de sucre dans le sang constant, et du coup d’approvisionner les organes correctement, même pendant les pauses entre les repas.

Et que se passe-t-il avec le (grand) reste du glucose non-utilisé ?

Dans les adipocytes (cellules du tissu adipeux), l’insuline va stimuler la lipogenèse (synthèse d’acide gras) à partir du glucose en excès. Ces acides gras sont ensuite stockés sous forme de triglycérides.

On aura donc bien compris, nos cellules de graisse corporelle se nourrissent de glucides, et non de lipides !

La stéatose hépatique ou le foie gras humain – un excès en toxines glucidiques, mais également en mauvaises graisses

La stéatose hépatique, également connu sous le terme “foie gras”, est un trouble lié à l’accumulation de lipides dans le foie, formant des dépôts importants de graisse.

Un peut retenir que c’est une forme très explicite d’un excès de toxines d’origine glucidique. Il est démontré qu’un régime riche en glucides aggrave les dommages du foie. Comme vu plus haut, la surcharge en glucides est convertie en graisses qui doit être stockée : dans les tissus adipeux et dans le foie.

C’est un stade de maladie réversible, qui peut cependant évoluer vers la fibrose voire la cirrhose si aucune mesure n’est prise. Il est recommandé de suivre un régime spécial stéatose hépatique qui a pour objectif d’améliorer la santé du foie en réduisant la résistance à l’insuline et en régulant le taux de lipides sanguin, surtout celui des triglycérides.

La stéatose hépatique touche 7 à 35% des adultes aux Etats unis et en Europe. Elle est la cause la plus commune de maladies chroniques du foie et semble étroitement liée à la résistance à l’insuline et au syndrome métabolique – qui sont, eux, les deux liés à une surconsommation de glucides industriels possédant un index glycémique élevé.

Les scientifiques recommandent d’intervenir en priorité au niveau alimentaire. Le but est alors d’adopter un régime permettant de réduire la résistance à l’insuline et le risque cardiovasculaire tout en favorisant le retour à un poids santé. Une alimentation à index glycémique bas peut être très bénéfique en cas de stéatose hépatique. En effet, elle permettrait de diminuer le taux de sucre dans le sang et de ne pas stimuler la sécrétion d’insuline de manière trop importante. En même temps, on veillera à consommer des aliments riches en acides gras mono-insaturés et en Oméga-3, en évitant absolument les graisses industrielles et transformées.

Comment éviter une surcharge ? Les bons glucides vs. les mauvais glucides

Aujourd’hui, la notion entre glucides simples ou complexes est plutôt dépassée et obsolète. Pourquoi ?

Auparavant, il y a encore quelques années, les scientifiques pensaient que les sucres simples (glucose, fructose, saccharose, etc.), formés de petites molécules, étaient rapidement absorbés, et qu’à l’inverse, les sucres de structure chimique plus complexe (comme l’amidon des pâtes ou du pain) étaient digérés lentement et libéraient progressivement leur glucose dans le sang.

Or, on a découvert depuis qu’il n’en est rien ! On s’est aperçu par exemple que, contrairement à une croyance populaire encore bien ancrée dans les esprits, les pommes de terre cuites ou le pain blanc, bien que composés de glucides complexes, n’étaient pas des sucres lents mais provoquaient une élévation rapide et brutale du taux de sucre dans le sang. A l’inverse, les légumes et les légumineuses (lentilles, pois, haricots, etc.) passent lentement dans le sang et ne provoque pas de pic important de la glycémie.

Ceci est en réalité principalement dû à la différence de structure de ces différents types d’amidons, qui sont découpés par nos enzymes digestives plus ou moins vite pour être digérés.

Mais en résumé, ce qu’il est important de retenir, c’est que les termes de « sucre simple » ou « sucre complexe » ne représentent pas une réalité physiologique.

Un classement des glucides plus efficace : index glycémique, charge glycémique, index insulinique

On classe les glucides d’après leur index glycémique, c’est-à-dire en fonction de leurs effets hyperglycémiants. En effet, si tous les glucides sont source de glucose, ils n’augmentent pas la glycémie de façon équivalente. Dans l’ensemble, les glucides simples ont tendance à faire monter rapidement la glycémie, quant aux glucides complexes cela varie.

L’index glycémique (IG) d’un aliment permet d’évaluer le taux d’absorption de son glucose. Pour mieux mesurer l’impact des glucides sur notre organisme, on peut également utiliser la notion de la charge glycémique (CG) ou encore l’index insulinique (II).

Quelles sont les différences ?

  • Index glycémique (IG) : ce facteur renseigne sur la qualité de ses glucides. L’IG indique la vitesse comment le glucose contenu dans un aliment  se retrouve dans le sang après ingestion. Son point faible est qu’il ne tient pas compte de la quantité de glucides. Or l’impact d’un aliment sur l’organisme dépend à la fois de son IG et de la quantité que l’on ingère.
  • Charge glycémique (CG) : la charge glycémique prend à la fois en compte l’IG de l’aliment et la quantité de glucides. Cette valeur peut être obtenue avec le calcul suivant : CG = [IG x quantité de glucides d’une portion d’aliment (g)]/100. On considère qu’une charge glycémique par jour (somme de toutes les CG des portions ingérées dans la journée) est basse si elle est inférieure à 80. En revanche, elle est élevée si elle est supérieure 120. Par portion, la CG d’un aliment ne devrait pas dépasser 10.
  • Index insulinique (II) : cet index mesure la production d’insuline occasionnée par la consommation d’un aliment ou d’un repas complet. C’est un outil très utile qui complète de façon efficace les deux autres, l’index glycémique et la charge glycémique. L’usage de l’index insulinique apporte un vrai plus dans la compréhension des mécanismes conduisant à l’obésité ou à diverses maladies, comme l’obésité, le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires, l’hypertension artérielle, triglycérides et cholestérol élevés, etc.

Comment choisir les glucides pour éviter une toxémie ?

Glucides sains
Les glucides sains ont toujours une haute teneur en fibres, en vitamines, en minéraux et en antioxydants. Par contre, ils n’ont JAMAIS du sucre ajouté artificiellement.

Les glucides peuvent être très sains et sont donc indispensables pour le corps – pas pour leur apport glucidique, mais pour leur apport en fibres et micronutriments.

Les bons glucides viennent toujours d’une source naturelle, ne possèdent pas le goût sucré (sauf fruits et fruits secs), et ont une teneur élevée en fibres. Ils possèdent une panoplie de micronutriments (vitamines, minéraux, oligo-éléments, antioxydants).

Et, en aucun cas, ils ne sont raffinés ! Les glucides sains possèdent encore toujours toutes leurs vertus et n’ont pas été élaborés par l’industrie agro-alimentaire.

Ce sont toujours des sucres naturels et non ajoutés !

Il s’agit essentiellement des :

  • Légumes sous toutes les formes ;
  • céréales et produits céréaliers (complets, non industriels et naturels) : avec gluten comme le blé complet, seigle complet, flocons et son d’avoine, ou sans gluten comme le riz complet ;
  • légumes secs : haricots blancs et rouges, pois, pois chiches, lentilles, pois cassés, haricots soja, etc. ;
  • pseudo-céréales : quinoa, amarante, sarrasin, chia, etc. ;
  • oléagineux (noix et graines) : noix, noisettes, cajou, noix de pécan, noix du Brésil, cacahuètes (famille des arachides), graines comme tournesol, courges, lin, chanvre, sésame, pavot etc. ;
  • tubercules : pommes de terre, topinambour, crosne, patate douce, igname, manioc, toujours sous leur forme naturelle, c’est-à-dire une pomme de terre à la vapeur, avec la peau, et pas comme pommes frites ;
  • fruits frais et secs ;
  • céréales et graines germées ;
  • produits laitiers naturels (sans sucres ajoutés et sans additifs) : yaourt nature, fromage blanc, faisselle, lait. Les fromages ne contiennent plus de glucides ; les micro-organismes présents pendant la fermentation et lors de l’affinage les ont utilisés et transformés.

La teneur en glucides des fruits et légumes varie en fonction d’un certain nombre de facteurs. Cela peuvent être le mode de cuisson (aliment cru ou cuit), la provenance, le degré de maturité, ou encore la façon de les consommer (isolée ou en combinaison avec d’autres aliments, avant ou après le repas, etc.).

De plus, ces glucides susmentionnés ont pour la plupart (hormis quelques fruits) les points suivants en commun :

  • Index glycémique bas à moyen ;
  • Charge glycémique basse ;
  • Index insulinique bas (à part les produits laitiers qui ont un II élevé, tout comme les viandes).

En choisissant ces sources naturelles de glucides, on ne risque pas de carences, mais pas de surcharges en toxines non plus !

Par contre, la teneur de glucides et l’index glycémique peuvent parfois être importants, même avec les produits naturels (ex. pommes de terre, fruits tropicaux, haricots rouges). Les diabétiques et les personnes qui contrôlent de près leur apport glucidique doivent en tenir compte.

Combien de glucides pour éviter la surcharge et la transformation en toxines ?

Il n’y a pas de réponse unique et définitive à cette question. Chaque individu est différent et possède donc un autre profil énergétique. Une personne sportive ou avec un travail physique aura un besoin en glucides plus élevé qu’une personne sédentaire ; le cerveau d’une personne accomplissant un travail intellectuel important utilisera plus de glucose que celui qui n’a pas d’efforts à faire. Par contre, on peut retenir :

  • Les protéines et les lipides sont des nutriments essentiels, qui doivent être intégrés à l’alimentation quotidienne. Nous ne pouvons pas nous en passer !
  • Les glucides ne sont pas essentiels. Ils peuvent, en cas de besoin calorique avéré (ex: adolescents en pleine croissance, sportifs, etc.), être un moyen économique d’ajouter des calories à votre apport quotidien. Notre consommation de glucides peut donc varier de façon significative.

Cela signifie que sur le total de nos apports énergétiques via les trois types de macronutriments (protéines, lipides et glucides), les glucides seront un levier simple à actionner, en particulier si on veut perdre du poids ou diminuer l’apport en glucides pour des raisons de santé (diabète, etc.).

On pourrait calculer le besoin comme suit :

Apport protéines (valeur fixe et nécessaire) + Apport lipides (valeur fixe et nécessaire) + Apport glucides (valeur variable) = Métabolisme total

Autres sources possibles de toxines qui mènent à une toxémie

Bien sûr, il n’y a pas que les macronutriments qui créent des toxines métaboliques et qui augmentent ainsi la toxémie de notre organisme, si nous les consommons en trop grande quantité ou en mauvaise qualité.

Mais ce n’est pas le thème de cet article qui risquerait de se prolonger ad vitam aeternam … tant les sources sont innombrables ! Par contre, à titre informatif et pour compléter cette image très inachevée, j’aimerais courtement mentionner les autres sources possibles de toxines.

Additifs alimentaires – il y a de grandes différences

Oeufs colorés

Il existe un très grand nombre d’additifs alimentaires tous différents les uns des autres. Ils peuvent être différent par leur composition, par leur usage et par la quantité utilisée.

Dans ce contexte, ils sont aussi très différents comment ils agissent dans notre corps et créent des toxines.

Tout généralement, on peut distinguer entre les additifs alimentaires naturels et les additifs alimentaires synthétiques.

Il existe cinq grandes familles d’additifs alimentaires :

  • Colorants : ils permettent de donner une couleur attirante au produit (de E100 à E199) ;
  • conservateurs (E200 à E299) : ils sont indispensables car ils empêchent la prolifération des moisissures ;
  • antioxydants (E300) : ils empêchent les fruits de foncer ;
  • agents de texture (E400) : ils donnent son aspect à un produit ;
  • exhausteurs de goût (E600) : qui intensifient le goût d’un produit.

Les additifs alimentaires naturels sont connus de l’homme depuis des millénaires

Les additifs naturels sont connus depuis des millénaires. Il s’agit très souvent d’anciennes méthodes naturelles pour conserver les aliments et les protéger contre la chaleur, l’air, l’eau ou l’oxydation.

On utilisait par exemple le sel pour conserver la viande et le poisson. Fumer était également un procédé connu. Les Égyptiens aussi avaient leurs techniques ils se servaient de colorants et des arômes pour agrémenter certains de leurs aliments. Les Romains eux avaient recours au salpêtre, aux colorants, et aux épices pour augmenter la conservation ainsi qu’améliorer l’aspect visuel des aliments.

Les additifs d’origine naturelle sont généralement issus de végétaux. Par exemple la Curcumine (E100) qui est un colorant jaune-orange provient de racine de curcuma longa.

Mais ils peuvent aussi être des extraits de substances animales. Dans ce cas, ils proviennent d’une partie du corps ou d’un extrait de l’animal. Nous pouvons prendre l’exemple des insectes comme la cochenille que l’on tue dans de l’eau chaude. On lui prélève ses œufs et des parties grasses, à partir desquelles nous obtenons du carmin de cochenille ou colorant alimentaire (E120). Cet additif alimentaire est utilisé dans la charcuterie, les boissons alcoolisées, les pâtisseries, les yaourts… Il est souvent sous forme de poudre de couleur rouge.

Les additifs alimentaires naturels peuvent provenir de la modification chimique d’un produit naturel. La couleur caramel par exemple se développe en chauffant du sucre. Cet additifs alimentaire améliore l’aspect des produits.

On ne peut aucunement dire que les additifs alimentaires naturels ne sont pas nocifs, mais leur seuil de toxémie n’est aucunement comparable avec les additifs alimentaires artificiels.

Les additifs alimentaires synthétiques et/ou chimiques sont toujours nocifs

Les additifs synthétiques ou chimiques sont complètement différents des additifs naturels – et ils sont toujours (plus) nocifs.

La particularité de ce type d’additifs est qu’ils n’existent pas dans la nature. Ils ont été fabriqués en laboratoire par l’homme. Par exemple, les arômes synthétiques imitent souvent une odeur et/ou une saveur connue, mais ils disposent d’un pouvoir aromatisant largement supérieur à ce qui existe dans la nature, ce qui explique la composition chimique différente. Il suffit alors de quelques gouttes pour aromatiser une boisson, ce qui représente un intérêt économique depuis longtemps exploité par les industriels.

Ces molécules peuvent être identiques à une substance naturelle déjà existante ( ex : l’acide ascorbique) ou elles peuvent être entièrement artificielles et synthétiques ( ex : l’aspartame).

Par exemple, la différence entre la vitamine C (ou l’acide ascorbique) synthétique ou naturelle est que la vitamine C présente dans les fruits et légume est entourée d’un ensemble de substances biochimiques comme les flavonoïdes qui jouent un rôle dans l’absorption par le corps de la vitamine C. Elles ont aussi une différence de goût. Dans ce cas précis, il s’agit donc d’une différence en biodisponibilité (très important dans les cas de compléments alimentaires synthétiques).

Un autre exemple : l’aspartame qui est un édulcorant artificiel il est issu de 2 acides aminés existants. L’aspartame est le produit de la liaison de l’acide aspartique et de la phénylalanine, acides aminés qui sont des éléments constituants normaux des protéines.

Notre corps réagit différemment sur un additif naturel et sur un additif synthétique. L’additif naturel contient des molécules naturelles. En effet, pour être dit “naturel”, l’additif a dû être obtenu selon l’une des méthodes suivantes : extraction, distillation, concentration, fermentation, torréfaction, réaction enzymatique. Ces molécules sont reconnues par notre organisme et peuvent être métaboliser.

Contrairement aux additifs naturels, les additifs synthétiques qui sont entièrement artificiels n’ont rien que notre organisme puisse reconnaître comme “mangeable”. Pour lui, dès la première consommation, il s’agit de déchets nocifs. Ces additifs peuvent s’accumuler (puisqu’ils ne sont pas digérés comme un aliment naturel) et sont toujours toxiques. 

Cigarettes et tabac

Tabagisme
Le tabagisme est un facteur de risque majeur qui contribue à la toxémie de notre organisme.

A part la nicotine, les cigarettes peuvent contenir plus de 600 additifs nocifs, du goudron, l’acétone, des métaux lourds tels que le cadmium, le nickel, le plomb ou l’arsenic, des hydrocarbures aromatiques polycycliques ou le formaldéhyde, ainsi que du cyanure d’hydrogène ou du monoxyde de carbone.

Dans la fumée de la cigarette, on trouve plus de 4000 substances nocives (donc le danger pour des non-fumeurs présents). Allumer une cigarette entraîne la formation de benzène, de monoxyde de carbone, d’oxyde d’azote, d’acide cyanhydrique et d’ammoniac ainsi que des métaux lourds dont le plomb, le mercure et le chrome.

Chaque cigarette encombre toutes les cellules un peu plus, mais surtout celles de toutes les muqueuses (nez, sinus, bronches, poumons, gorge), du foie et des autres émonctoires (poumon, peau, intestin, reins). Le tabagisme provoque la présence d’une quantité incroyable de radicaux libres dans l’organisme qui endommagent les cellules (non seulement de l’appareil respiratoire), aussi par le manque d’oxygène.

De plus, il y a une augmentation notable d’ammoniac. Et, pour donner un exemple concret, fumer une cigarette « vole » au corps 20 – 30 mg de vitamine C.

Pour plus d’informations sur le danger du tabagisme, veuillez consulter l’article sur le Tabagisme.

Et la liste continue …

Ce n’est pas encore fini. Les substances qui peuvent créer des toxines et une toxémie peuvent encore être :

  • Compléments alimentaires synthétiques et non ou peu biodisponibles : les compléments alimentaires sont des sources concentrées de nutriments. Cela peuvent être des vitamines, des minéraux, des oligo-éléments, des antioxydants ou autres substances à but nutritionnel ou physiologique. Bien qu’un régime alimentaire équilibré soit nécessaire pour être en bonne santé, nos rythmes de vie actuels ont parfois tendance à gêner cet équilibre. Dans ce cas, il peut être judicieux d’opter pour des compléments alimentaires afin de pallier aux possibles déficits d’apports. Le problème se pose par contre dans la qualité et la quantité de ces compléments. La majorité des compléments alimentaires sont fortement concentrés en vitamines et sels minéraux, mais de loin pas toujours biodisponibles. Cela veut dire que notre organisme ne peut pas les utiliser comme prévu, seulement une infime petite partie de la quantité ingérée finit véritablement dans nos cellules comme prévu. Le reste se convertit en déchets et donc en toxines. Une consommation importante et non avisée peut donc être dangereuse pour la santé. Cela est surtout le cas des compléments qui contiennent de molécules synthétiques ; la biodisponibilité est nettement plus élevée en cas de molécules naturelles ou chelatées.
  • Métaux lourds (plomb, mercure, cadmium, arsenic etc.) présents dans les grands poissons prédateurs péchés (thon, saumon, brochet, espadon etc.), le cacao, le chocolat et le café. Mais également dans nos amalgames dentaires (mercure).
  • Résidus plus ou moins importantes d’engrais chimiques, pesticides, herbicides, fongicides utilisés dans l’agriculture conventionnelle non-biologique.
  • Toxines dans les viandes issues d’élevages intensifs : traces de médicaments (par exemple des antibiotiques) et d’hormones administrés aux animaux d’élevages destinés à la boucherie et même des germes pathogènes, en cas d’élevage non-biologique.
  • Alcool, drogues et autres substances nocives.
  • Les médicaments contiennent tous un ou plusieurs principes actifs (molécules qui aident à combattre une certaine pathologie). Utiles en cas de maladie, ceux-ci peuvent empoissonner l’organisme, et ceci non seulement en cas d’automédication ou de surdosage. Les médicaments aident uniquement à combattre ou à soulager un certain symptôme, mais ils ne soutiennent pas l’organisme dans son travail quotidien. Les effets secondaires des médicaments montrent à quel point le corps combat ces molécules sur un autre niveau et qu’il essaie de s’en débarrasser. Les toxines provoquées par les médicaments synthétiques peuvent être multiples et à plusieurs niveaux, dépendant de la molécule du médicament.
  • L’exercice physique (surtout démesurée) génère des déchets métaboliques (urée, acide urique, ammoniaque, acides lactiques) qui sont transportés des cellules au foie via le sang avant d’être éliminés.
  • Le contraire, la sédentarité, empêche l’élimination correcte des toxines dans le corps. L’exercice physique quotidien facilite l’élimination des toxines, surtout des protéines toxiques qui ne sont pas fonctionnelles dans les muscles. Lorsque ces molécules s’accumulent, elles deviennent toxiques et contribuent à la détérioration et à la mort des cellules musculaires saines. L’exercice physique régulier est donc indispensable à la santé.
  • Le stress est un grand générateur de toxines. Il s’agit en fait d’hormones (adrénaline, cortisol), qui lorsqu’elles sont libérées massivement dans l’organisme provoquent des lésions du cœur, des reins, du pancréas et des gonflements inflammatoires des articulations etc.
  • Les polluants extérieurs : gaz d’échappement ou d’usine, produits d’entretien ménager, poussières etc. se convertissent également en radicaux libres.

Comme on l’a vu, les toxiques exogènes provoquent pendant et après leur métabolisme dans notre organisme la création de toxines endogènes que le corps doit éliminer pour limiter les pathologies.

On peut également parler des radicaux libres qui créent du stress oxydatif et qui doivent être combattus par des antioxydants.

 

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Sources :

  1. https://www.healthline.com/nutrition/is-too-much-protein-bad-for-you#section6

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