Excès alimentaire
Les mauvaises habitudes de vie telles que les excès alimentaires, surtout les excès en mauvaises graisses et mauvais glucides, peuvent provoquer une surcharge colloïdale ou cristalloïde.

Les connaissances sur les colles et les cristaux sont primordiales dans la naturopathie et dans le combat efficace de la toxémie. Les colles et les cristaux sont en principe les causes principales de toute genèse de maladie chronique. On parle donc de surcharge colloïdale et de surcharge cristalloïde.

La liste des pathologies chroniques telles que notre société les connaît de nos jours et qui sont dues à une telle surcharge est plus que longue. On y trouve les maladies respiratoires chroniques, les inflammations chroniques, les maladies cardiovasculaires qui sont dues à des dépôts pathologiques dans les artères, les maladies rénales, le surpoids ou encore les maladies auto-immunes qui sont toujours inflammatoires.

L’intérêt pratique de cette conception naturopathique colles / cristaux se trouve dans le choix des méthodes de drainage et de détoxication à employer. L’alimentation sera également guidée de façon différente si on connaît la source de la surcharge alimentaire qui crée la toxémie.

 

Signes évidents d’une surcharge colloïdale ou cristalloïde

Surcharge colloïdale - Dépôt de lipides
Les dépôts de lipides comme le cholestérol ou les triglycérides font partie de la surcharge colloïdale.

Voici quelques exemples qui montrent si on souffre d’une éventuelle surcharge colloïdale ou cristalloïde :

  • Les personnes qui souffrent de maladies respiratoires chroniques. Elles se mouchent, toussent ou expectorent pour se débarrasser de substances qui encombrent leurs alvéoles (ex. asthme), leurs bronches (ex. bronchites), leur gorge (ex. toux), leurs sinus (ex. sinusite) ou leur nez (ex. rhume chronique). Il y a donc une production importante de glaires qui est toujours un signe d’une surcharge colloïdale. Ces glaires qui sont chroniques n’ont rien à voir avec une infection virale, telles que le rhume ou la grippe classique. 
  • La présence de substances alimentaires en excès au niveau de l’estomac et des intestins provoque les régurgitations, les indigestions, les nausées, les vomissements ou les diarrhées. Lorsque ces substances fermentent et putréfient, l’inflammation des muqueuses digestives (gastrite, entérite, colite), ou la production de gaz (aérophagie, ballonnements) peuvent survenir. Des intolérances alimentaires peuvent s’installer (ex. gluten, lactose, fodmaps), ou bien on souffre d’un intestin poreux (Leaky Gut Syndrom) ou irritable.
  • Toutes les maladies cardiovasculaires sont dues à la présence des substances excédentaires (toxémie) qui est une surcharge du système concerné : cholestérol, acides gras, triglycérides, AGE’s et produits de glycation épaississent le sang, se déposent sur les vaisseaux (ex. artériosclérose, mais également hypertension), enflamment leurs parois (ex. phlébite, artérite, varices), les déforment (ex. varices) et les bouchent (ex. infarctus du myocarde, attaque cérébrale AVC, embolie). Ces pathologies sont typiques en cas e présence importante de colles.
  • Dans les maladies rénales, les substances incriminées sont les déchets protéiques. Il s’agit d’une surcharge cristalloïde.
  • En cas d’obésité ou de surcharge pondérale, ce sont les mauvaises graisses et les mauvais glucides en excès qui sont à la source de la surcharge complet de l’organisme.
  • On connaît encore d’autres surcharges, par exemple les substances cancérigènes dans les cas de cancer ou les allergènes dans les cas d’allergies. Toujours, il y a un « trop » dans l’organisme, et pratiquement toujours, une toxémie endogène et/ou exogène est détectable. 
  • Tous les problèmes de peau sont dus au rejet, soit de substances acides par les glandes sudoripares (ex. eczéma sec, crevasses), soit de déchets colloïdaux par les glandes sébacées (ex. acné, furoncles, peau grasse, eczémas suintant).

Inflammation du dos

  • Un autre signe d’une surcharge importante et chronique est l’inflammation des articulations. Il s’agit de toute la palette des maladies inflammatoires chroniques qui détruisent les articulations (dos, genoux, hanches, mains, épaules, etc.) : ces dernières sont une source de douleurs permanentes, se déforment, peuvent se bloquer ou perdre leur usage (au pire des cas). On pourrait citer les rhumatismes, les arthrites et polyarthrites, les arthroses (qui ont des phases inflammatoires dites “activées”) ou encore la fibromyalgie. Dans touts ces pathologies chroniques et très douloureuses, c’est la présence de « cristaux » qui cause les douleurs.
  • Plus généralement, on peut constater que chaque douleur inflammatoire devenue chronique a ses origines dans une surcharge ou colloïdale ou cristalloïde. Et, en conséquence, chaque pathologie inflammatoire chronique (ne concerne pas les infections et inflammations aiguës qui ont leur source dans une infection bactérienne, virale, fongique, parasitaire ou toxique et qui sont très souvent accompagnées d’une fièvre plus ou moins élevée) est une surcharge due à un excès quelconque qui est à chercher dans nos habitudes de vie. Font partie de ces inflammations chroniques également toutes les maladies auto-immunes.

La toxémie est toujours due à une surcharge

La toxémie se manifeste donc de diverses façons, en menant à une panoplie de maladies et de pathologies.

D’un point de vue naturopathique, la toxémie peut se traduire comme résultat final par des maladies dites à  « colles » (surcharge colloïdale) et/ou des maladies dites à « cristaux » (surcharge cristalloïde). La nature des déchets produits est différente selon l’origine de la toxémie. Chaque type de déchet emprunte une voie d’élimination spécifique à travers des émonctoires qui leur sont dédiés.

Surcharge colloïdale ou cristalloïde

Du simple mal de tête aux maladies les plus graves, la toxémie se manifeste de multiples façons, à travers des symptômes tels la langue chargée, des douleurs articulaires, des selles nauséabondes, etc. témoignant souvent de l’effort de l’organisme pour l’éliminer… tant que la vitalité est suffisante.

Mais au-delà d’un catalogue infini de ces maladies, la naturopathie propose donc un modèle de classification des troubles de santé :

  • Les maladies à « colles » de nature « colloïdale » (surcharge colloïdale) : les déchets qui restent en suspension dans le milieu humoral (les humeurs sont les liquides de l’organisme) en font partie. Ce sont les mucus, les glaires, les écoulements gras, les mucosités, les expectorations, les kystes. Toutes ces substances sont sont appelées « colles ». Leur source est la surconsommation de glucides (amidons et sucres) et de lipides (graisses).
  • Les maladies à « cristaux » de nature « cristalloïde »  (surcharge cristalloïde) : les déchets de nature acide circulant dans le milieu humoral qui doivent être rapidement éliminés ou neutralisés sous forme de sels, forment de dépôts cristalloïdes qui sont appelés « cristaux ». Leur source est la surconsommation de protéines, mais pas seulement.

Ce modèle, entériné par Pierre V. Marchesseau a été repris entre autres par Christian Brun et Christopher Vasey, naturopathes et auteurs de nombreux ouvrages de la naturopathie moderne.

Intérêt pratique de la notion surcharge colloïdale / surcharge cristalloïde

L’intérêt pratique de cette conception naturopathique colles / cristaux se trouve dans le choix des méthodes de drainage et de détoxication à employer. L’alimentation sera également guidée de façon différente si on connaît la source de la surcharge alimentaire qui crée la toxémie. Ces méthodes seront différentes selon la prédominance de colles ou de cristaux dans les affections considérées. 

Pour mieux comprendre, regardons un peu plus près ce que notre organisme fait avec les aliments que nous ingérons et les autres éléments qui l’influencent.

Nous pouvons comparer le corps à un transformateur énergétique à travers lequel circulent différentes sortes d’énergies, qui fonctionne en 3 étapes :

  • Réception des énergies et des éléments externes (aliments, air, soleil, soins corporels, eau, pollutions etc.) : cela peut être par voie digestive, par voie respiratoire ou par voie cutanée.
  • Transformation de ces énergies de façon à les rendre utilisable pour l’organisme : cela se passe tout généralement par toutes sortes de métabolismes, par exemple la digestion ou la respiration.
  • Dépense des énergies transformées et élimination des déchets: l’organisme est confronté à deux situations différentes. Ou il peut utiliser les éléments qu’il a reçu (parce qu’ils ont une valeur pour son fonctionnement), ou il doit les éliminer, parce qu’ils sont en excès et/ou toxiques. L’élimination se passera par les émonctoires.

En évitant une surcharge des émonctoires, on évitera la toxémie

Pour que notre organisme fonctionne correctement et qu’il maintienne un niveau de santé élevé, il faut donc que :

  • l’apport énergétique soit adapté à ses capacités de transformation ;
  • cette transformation se fasse correctement ;
  • ces énergies transformées soient toutes dépensées ou éliminées correctement.

Sinon les énergies ne circulant pas convenablement, provoquent une accumulation de déchets dans notre organisme.

Tant que la quantité de déchets produits quotidiennement reste dans les limites de la capacité d’élimination de l’organisme, la circulation des énergies peut se faire correctement. Mais dès que la production de déchets dépasse la capacité d’élimination, il s’ensuit une accumulation de toxines dans l’organisme, avec, comme conséquence, un fonctionnement organique perturbé.

Élimination des colles et cristaux par les émonctoires

Poumons
Les poumons et tout le système respiratoire font partie des émonctoires qui aident à éliminer les colles en excès.

Pour éliminer les déchets qui se présentent comme surcharge colloïdale ou surcharge cristalloïde, et empêcher une accumulation dangereuse de toxines au sein de l’organisme, notre corps dispose de « portes de sorties » pour les toxines, les émonctoires.

La naturopathie distingue 5 émonctoires principaux et 4 émonctoires secondaires. 

Les émonctoires principaux

Les émonctoires principaux sont :

  • Voie hépatique (foie, vésicule biliaire) : le foie est notre émonctoire le plus important. Il neutralise les substances toxiques contenues dans le sang, filtre le sang de ses déchets et les élimine.
  • Voie rénale (reins, vessie) : les reins pompent continuellement les déchets qui se trouvent dans le sang, les diluent dans du liquide et les éliminent sous forme d’urine. En cas de surcharge, une partie des déchets s’accumulent dans le filtre émonctoriel. Le reste pénètre dans le sang, lequel à défaut d’être épuré normalement, laisse les déchets s’accumuler dans les tissus organiques.
  • Voie cutanée / peau (glandes sudoripares et glandes sébacées) : la peau est une double voie d’élimination. Elle élimine la sueur par les glandes sudoripares et le sébum par les glandes sébacées. Ces éliminations sont en général discrètes, mais permettent par l’étendue de cet émonctoire cutané de libérer l’organisme d’une masse importante de toxines. Si la transpiration ne peut s’effectuer ou se fait mal, l’organisme est contraint de conserver des déchets qui auraient pu s’effectuer par cette voie.
  • Voie intestinale (intestin grêle, côlon) : les résidus alimentaire inutilisables ou non assimilés sont expulsées. Un dysfonctionnement peut perturber sévèrement la flore intestinale (ou microbiote intestinal), puisqu’en cas d’excès alimentaire et défaillance d’élimination, les déchets toxiques peuvent s’accumuler sur les parois des intestins et causer de sérieuses pathologies.
  • Voies respiratoires (poumons, bronches, nez) : les voies respiratoires éliminent principalement les déchets gazeux qui résultent des combustions organiques (gaz carbonique). Lorsqu’une personne est trop sédentaire et/ou ne prend pas assez l’air frais, le gaz carbonique n’est pas entièrement éliminé et l’organisme s’asphyxie lentement. Mais les voies respiratoires servent également à éliminer des déchets qui s’accumulent dans l’arbre bronchique, par exemple les résidus toxiques du tabagisme.

Les émonctoires secondaires

Les émonctoires secondaires sont les glandes salivaires, l’utérus, les glandes lacrymales et les amygdales. Les émonctoires secondaires sont moins importants, mais également plus difficiles à drainer.

Chaque fois qu’un émonctoire ne travaille pas correctement, des toxines s’accumulent dans l’organisme et empêchent celui-ci dans son travail.

La surcharge en colles ou la surcharge colloïdale

La surcharge colloïdale est un excès en colles. Que sont les colles ?

Les colles sont des substances qui n’ont pas de forme définie et persistante. Ce sont des substances sans structure fixe. Elles sont molles, arrondies et malléables. Leur consistance élastique fait qu’elles ne résistent pas aux pressions et qu’elles modifient leur aspect au gré des circonstances.

Les sucres et les graisses produisent des colles qui ne sont pas solubles dans les liquides humoraux (liquides de l’organisme telles que le sang, la lymphe, les liquides intra- et extracellulaires, etc.). Les colles sont composées principalement d’eau, mais également de glycoprotéines à haute masse moléculaire, de protéines plasmatiques et de polysaccharides (sucres).

Très proches dans leur composition des mucus sécrétés par les différentes muqueuses (digestives, pulmonaires, nasales, vaginales etc.), elles sont naturellement éliminées par celles-ci. Cela veut dire que les muqueuses prennent en charge l’excès de colles produit à la suite de la dégradation d’aliments trop riches en sucre et en graisse. Une surproduction de mucus quelconque et toujours un signe de surcharge colloïdale.

Effet des colles sur l’organisme

Miel
La surcharge colloïdale épaissit les liquides de l’organisme (humeurs, ex. sang et lymphe), qui deviennent moins fluides et sont surchargées en colles.

A cause de leurs caractéristiques, les colles et la surcharge colloïdale ne sont pas agressives pour les tissus, mais gênent et entravent l’organisme par leur présence et leur masse.

Mais même si elle n’est pas agressive, la surcharge colloïdale mène à une grande quantité de pathologies et maladies.

Les colles agissent à long terme

Normalement, les effets néfastes des colles sur la santé ne sont pas sensibles toute de suite. La surcharge colloïdale agit plutôt à moyen et à long terme. Par exemple, si l’on a abusé d’un repas copieux, le sang ne s’épaissit pas tout de suite, et le cholestérol de ce repas-là est éliminé par le corps sain. Il faut que les repas lourds et copieux soient une habitude pour faire accumuler les toxines et réagir l’organisme par une pathologie, et ceci pendant des mois et des années.

Par principe, la surcharge colloïdale chronique épaissit les liquides dans lesquels les colles se trouvent, le sang et la lymphe par exemple. Cela a pour conséquence de ralentir la circulation, voire boucher des vaisseaux. Les colles encombrent les voies respiratoires, plus précisément les  bronches, les bronchioles et les alvéoles. Elles congestionnent les organes et y provoquent des stases, entravant ainsi le fonctionnement de ceux-ci.

On observe alors des écoulements visqueux et chargés de matière dont la texture est semi-élastique et semi-liquide. Ce sont des mucosités évacuées par les bronches et la zone rhino-pharyngée, mais également par les selles, des écoulements, des pertes blanches en dehors de la période d’ovulation, des glaire, des furonculoses, des eczémas suintants, du sébum en excès (peau grasse).

Tout le monde peut reconnaître une surcharge colloïdale

L’existence d’une surcharge colloïdale est aisée à constater par chacun. Les matières visqueuses éliminées lorsque l’on se mouche sont des colles. Le sont également les crachats, les glaires et les mucosités expectorées, dont les caractéristiques sont bien l’absence de forme fixe. Les boutons à tête blanche, comme ceux de l’acné, sécrètent des déchets-colles. Le pus, ce liquide épais, souvent jaunâtre, produit lors d’infections et d’inflammations (furoncle, otite, plaies, etc.) sont également des colles.

Parfois, les selles contiennent des mucosités grises ou brunes dont la texture s’approche de celle du blanc d’œuf et est capable de s’étirer comme lui. Ce sont également des colles. L’enduit blanc qui recouvre la langue lorsque nous avons « la langue blanche » est aussi fait de colles, tout comme le sont les pertes blanches pour les femmes. Les athéromes, que l’on ne peut pas observer directement mais dont on entend beaucoup parler à propos des maladies cardiovasculaires, sont des dépôts lipidiques, jaunâtres et grumeleux. Ils se forment sur les parois internes des vaisseaux sanguins et, de par leurs caractéristiques, appartiennent également aux déchets colles.

Comme dit plus haut, les colles n’agressent pas l’organisme directement, mais le gênent de plus en plus, de plus longtemps les mauvaises habitudes (alimentaire et hygiène de vie) durent. On peut l’imaginer comme une chaussure trop serrée pendant une randonnée qui frotte la peau. Au début, c’est un gène, sans plus. Ensuite, tout gentiment, la peau est affectée, elle rougit, elle enfle, peut-être une ampoule se formera ou encore pire, la blessure s’ouvrira. Si l’on avait changé de chaussures au début de la randonnée, on aurait pu évité les douleurs de la blessure ouverte.

C’est la même chose avec les colles. Au début, ce n’est rien de grave, tout simplement un gêne par ici ou par là. Mais sans réaction de notre part (changement d’habitudes), le gène devient une maladie chronique d’un organe affecté.

La conséquence la plus courante de la surcharge colloïdale : l’épaississement du sang

Une manifestation très courante de cette gène est l’épaississement du sang dans lequel se retrouvent les colles d’origine lipidique et glucidique. Le sang s’épaissit.

A ce moment-là, le sang transporte plus de corps solides qu’il ne le devrait. Cet état est très répandu de nos jours. Pour lutter contre l’augmentation de la viscosité sanguine et les risques de thrombose qui en résulte, c’est-à-dire le risque de formation d’un caillot avec les dangers que cela représente pour la santé, très souvent des médicaments appelés « fluidifiants sanguins » sont prescrits. La désignation du remède décrit bien la situation : le sang est trop épais, dense. Il l’est à cause de la présence de déchets, en l’occurrence des colles. Pour lutter contre cela, il faut le rendre plus liquide, plus fluide.

Si ces colles ne sont pas évacuées correctement, l’organisme tentera de les circonscrire à des zones bien délimitées en formant des kystes de toutes sortes. Ceci peut donner des kystes, des fibromes, des polypes, des dépôts adipeux (graisse), et surtout, du cholestérol en excès. Ce sont tous des signes d’un état de surcharge du corps.

Si cette situation perdure et en absence de toute réforme de l’hygiène de vie et de l’alimentation, les maladies chroniques vont s’installer. Les colles se réduiront et se fixeront avec les cristaux profondément dans les tissus, engendrant des processus dégénératifs : cirrhose, arthrose, fibrose, cancer etc.

L’origine de la surcharge colloïdale

Colles d’origine lipidique : hyperlipidémie, cholestérol, triglycérides

Graisses ajoutées
L’excès de mauvaises graisses alimentaires, surtout de graisses trans ou saturées, peut créer des colles, si elles sont consommées trop régulièrement.

En terme médical, une des surcharges colloïdales dont la naturopathie parle est l’hyperlipidémie. L’hyperlipidémie est un taux élevé de lipides dans le sang. Il s’agit donc d’un excès de graisse dans le sang qui ralentit son flux et l’épaissit dangereusement.

De ces lipides font partie :

  • Le cholestérol : dans cette famille, on distingue le « mauvais » cholestérol (LDL-C, transporté par les lipoprotéines LDL)  et le « bon » cholestérol (HDL-C, transporté par les lipoprotéines HDL). On y trouve parfois également les VLDL (lipoprotéines de très basse densité). Dans le bilan sanguin, le tout sera exprimé sous l’expression « cholestérol total ».
  • Les triglycérides: elles forment la majeure partie des lipides absorbés avec la nourriture. Le tissu adipeux de l’organisme est principalement constitué de triglycérides.

Le danger des lipides sanguins est le fait qu’ils « collent » (d’où la dénomination « colles ») aux parois des artères pour former les athéromes qui eux, bloquent la circulation sanguine, jusqu’à boucher complètement le passage.

La présence de ces lipides sanguins dans l’organisme à un taux élevé est une manifestation très révélatrice d’un état de surcharge de l’organisme. Si cette situation perdure et en l’absence de toute modification de l’alimentation et de l’hygiène de vie, des maladies cardiovasculaires peuvent s’installer.

Colles d’origine glucidique 

Glucides simples
Les glucides simples et rapides ou glucides à index glycémique élevé sont également une source de colles.

Les colles glucidiques proviennent de sources assez variées qui peuvent être endogènes ou exogènes. Elles peuvent originaire 

  • de résidus de cellules mortes ;
  • d’un mauvais métabolisme d’amidon (céréales, féculents) et de sucres simples à index glycémique élevé (sucre blanc, miel, sirop, confiseries, fructose) ;
  • d’une surconsommation de glucides de tous types, surtout de glucides raffinés comme le sucre blanc raffiné (et les produits qui en contiennent) ou les céréales raffinées (et les produits qui en contiennent) ;
  • d’une consommation régulière de produits industriels et ultratransformés qui combinent les mauvais glucides et les mauvaises graisses (trans, saturées) ;
  • d’une surconsommation ou d’un mauvais métabolisme de produits laitiers industriels (qui contiennent du lactose, un glucide présent dans le lait et ses produits dérivés) ; 
  • de produits chimiques (pesticides, herbicides ou médicaments) ;
  • d’une flore intestinale perturbée avec un blocage du foie (dû à un abus d’alcool, de stress, ou plus simplement à l’hérédité, etc.).

Avec notre alimentation quotidienne, nous surchargeons notre organisme de trop de mauvais glucides et graisses

Nous sommes habitués de consommer en grande quantité de pain qui est devenu, avec les pâtes et les céréales, des aliments de base. Et malheureusement, pour beaucoup de personnes, même le sucre est quasiment devenu un aliment de base qui ne doit aucunement manquer dans le ménage.

Les glucides raffinés – Une histoire récente dans les archives de l’humanité
Pain complet
Le pain complet – idéalement fait maison quand on connaît tous ces composants et consommé en quantités raisonnables – est un aliment précieux plein de valeur nutritive, contrairement au pain blanc.

Avant la révolution industrielle, les hommes consommaient des glucides complets en forme de pain complet ou de pâtes complètes.

Ces céréales complètes contiennent beaucoup d’éléments nutritifs et des fibres pour bien nourrir notre organisme. Les fibres qui se trouvent surtout dans l’enveloppe extérieure du grain empêchent une montée importante de la glycémie et maintiennent le microbiote intestinal en bonne santé.

Auparavant, les céréales raffinées ou le sucre n’étaient pas encore consommées à grande échelle, et elles n’ont pas encore commencé leur conquête néfaste de notre alimentation.

Le sucre était considéré comme produit rare, presque exotique. Il s’agissait d’un produit de luxe qui était d’abord réservé aux apothicaires et aux élites chez qui il était utilisé comme monnaie d’échange, épice et médicament, et cela jusqu’au 17e siècle. Il est devenu réellement un ingrédient pour la cuisine qu’au 18e siècle ; et ce n’est qu’au début du 19e siècle que le sucre de betterave issu des raffineries allait connaître un réel essor et s’est démocratisé un peu partout.

Aujourd’hui, les glucides rapides, avec un index glycémique élevé, ont remplacé les glucides lents ou complets

De nos jours, la situation s’est bien empirée.

Aujourd’hui, au plus souvent, le pain est blanc et raffiné : le meilleur exemple est la baguette. Certes, délicieuse pour notre palais, mais absolument néfaste pour notre santé, surtout consommée quotidiennement et à long terme. Pire encore, même la baguette est souvent remplacée par des viennoiseries industrielles qui combinent les mauvais glucides simples (farine blanche et sucres) ET les mauvaises graisses industrielles.

Les farines blanches et les sucres sont partout accessibles, bon marché et omniprésents. Il n’y a aucun défi financier pour s’en procurer, et le résultat sur la santé est accablant. Ces produits sans aucune valeur nutritive se trouvent dans tous les aliments et préparations, surtout industriels, pour remplacer les ingrédients de valeurs beaucoup plus chers, comme les protéines ou les légumes. L’industrie agroalimentaire a bien compris comment nous attirer avec le goût sucré qui est omniprésent …

Plus récemment, les glucides remplacent également les protéines
Veggie Burger
Même si ce Veggie Burger renonce à la viande rouge et se veut végétarien, il n’a rien de sain : pain blanc industriel à partir de farine blanche raffinée, burger ultratransformé à partir de farines protéiques et glucidiques et additifs artificiels … Les composants n’ont rien de naturel et vivant !

Le dernier cri de l’industrie : les steaks à base de glucides et additifs bon marché pour un public croissant de végétariens et végans qui imitent ont parfois (pas toujours) la viande. Ce sont les fameux steaks veggie ou veggie burgers, très appréciés et à la mode pour leur image “propre”.

Par contre, si on analyse les ingrédients de ces steaks veggie, on constate très vite qu’il n’ont pas beaucoup d’ingrédients nutritifs et sains. On trébuche sur des composants comme des  :

  • Amidons modifiés (E1403) : Ces amidons qui ont subi des modifications physiques, enzymatiques ou chimiques en vue d’améliorer leurs propriétés intrinsèques. Ces modifications visent à conserver leurs propriétés texturantes ou leur rôle d’épaississants sous des températures excessives ou dans les milieux acides au cours des procédés de transformations des aliments.
  • Stabilisants comme la gomme de guar (E412) ou autres un polysaccharide.
  • Gélifiants, comme par exemple, la méthyl cellulose (E461).
  • Épaississants comme l’E414 gomme d’acacia. Il peut également stabiliser les arômes.
  • Édulcorants et agents de charge comme le maltodextrine, obtenu après hydrolyse de l’amidon de blé ou de maïs.
  • Sucres et glucose.

Jusqu’ici, pas beaucoup de valeur nutritive, ni de composants naturels. Les burgers végétaux contiennent également souvent de l’amidon (ou de la fécule de pomme de terre) pour les propriétés liantes – mais cette fécule possède un index glycémique très élevé.

Et les protéines ? Les protéines végétales, sensées être des remplaçants sains pour la viande, sont souvent apportées par des céréales réhydratées ou des extraits d’aliments (protéines de soja, farine protéique de soja, protéines de blé…). Mais ces céréales et les extraits protéiques n’ont plus rien à voir avec l’aliment naturel de base qui est complet, ce sont des produits industriels !

Par exemple, une farine protéique de soja ou les protéines de soja ne sont aucunement identiques aux haricots de soja dont on connaît la qualité (ex. sans OGM, origine française et non asiatique), et que l’on peut tremper à la maison pour éliminer les composants toxiques comme les anti-nutriments. Dans le soja, on trouve parmi autres les inhibiteurs enzymatiques, les lectines, les phytates ou encore les saponines. Le soja est un aliment intéressant et sain s’il subit un traitement adéquat pour éliminer ces anti-nutriments (comme le trempage prolongé ou la germination), mais dans l’industrie, nulle certitude pour le consommateur que ces composants étaient éliminés.

Et, un élément important, les teneurs en protéines des burgers végétaux sont généralement assez faibles (moins de 20g de protéines pour 100g), et leur profil en acides aminés est souvent incomplet. 

On peut donc constater que ces burgers veggie n’ont strictement rien de naturel et sont des produits très artificiels, industriels et ultratransformés. Donc aucunement un gain pour notre santé !

Mais est-ce que le système de digestion humain est vraiment préparé pour consommer ces glucides et graisses en très grande quantité ?

Une  forte consommation de céréales (toutes formes confondues) produit l’hémogliase, un épaississement du sang. Tout le système circulatoire qui se ralentit, le métabolisme qui est réduit, notre corps fonctionne au ralenti, tous les organes peinent pour effectuer leur travail. Mais c’est surtout au niveau de l’intestin que cette colle s’agglutine, ralentissant ainsi le transit et favorisant l’encrassement de l’organisme.

Il en résulte que l’alimentation riche en céréales est à l’origine de beaucoup de maladies car elles sont présentes chaque jour sur nos tables. Comme on l’a vu plus haut, même les steaks veggies qui remplacent la viande en contiennent généralement.

Les céréales se transforment en sucres (glucose), et en plus avec les céréales raffinées dépourvues de tout minéral, vitamine et oligo-élément, les céréales sont autant néfastes pour la santé que les sucres rapides tels que les sucreries, le sucre blanc etc. Les céréales raffinées possèdent un index glycémique très élevé et se comportent dans notre corps comme du sucre blanc.

Les céréales et le sucre peuvent être la cause de beaucoup de pathologies, par exemple : raideurs musculaires, crampes, gonflements aux articulations, rhino- pharyngites à répétition et/ou chroniques, muqueuses fréquemment encombrées, sueurs intempestives, dermatoses diverses, diarrhées, troubles du transit, fatigue, nausées, certains troubles neurologiques comme irritabilité, dépression, mauvaise humeur, anxiété, nervosité, migraines, etc…

Comme on peut l’imaginer, la présence de colles d’origine glucidique est autant néfaste comme celle des colles d’origine lipidique.

 

Les deux types de colles (lipidiques et glucidiques) doivent être réduites dans l’organisme pour maintenir ou améliorer la santé, par les mesures accessibles à tout le monde, comme le changement alimentaire et les modifications de l’hygiène de vie.

 

 

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