Hypercholestérolémie : trop de mauvais cholestérol dans le sang


Hypercholestérolémie

Hypercholestérolémie: quand il y a trop de “mauvais” cholestérol dans le sang

Les colles d’origine lipidique (Partie 4)

L’hypercholestérolémie correspond, dans le langage courant, à une augmentation (excès) du cholestérol LDL, donc du « mauvais cholestérol », qui est un facteur de risque cardiovasculaire. Il peut être responsable de maladies cardiovasculaires telles qu’un infarctus du myocarde, un accident vasculaire cérébral ou une artériopathie des membres inférieurs.

Les valeurs qui représentent une hypercholestérolémie ont été présentées dans cet article sur les taux de cholestérol. 

L’hypercholestérolémie fait partie de la famille des hyperlipidémies ou dyslipidémies dont fait également partie l’hypertriglycéridémie qui est un excès de triglycérides dans le sang avec des conséquences relativement similaire à l’hypercholestérolémie.

Dans la naturopathie, l’hypercholestérolémie est considérée comme une surcharge colloïdale.

L’hypercholestérolémie est un facteur qui est modifiable – mais seulement en partie – par le régime alimentaire et les habitudes de vie (voir plus bas). Mais il faut encore une fois préciser que le cholestérol endogène (fabriqué par l’organisme lui-même) représente environ 70 % du cholestérol total, et c’est seulement sur le reste (environ 30 %) qui est du cholestérol exogène, donc apporté par l’extérieur (alimentation), nous pouvons intervenir par un changement alimentaire. Cette disproportion notable entre le cholestérol endogène et le cholestérol alimentaire est un élément clé qu’il faut toujours avoir à l’esprit pour bien comprendre la subtilité de la régulation de la cholestérolémie.

La médecine conventionnelle la combat également par l’administration de médicaments hypolipémiants (statines principalement).

L’hypercholestérolémie représente en France et dans le monde un enjeu majeur de Santé Publique.

Les complications possibles et les facteurs de risque de l’hypercholestérolémie

Le cholestérol LDL (Low Density Lipoprotein) en excès se dépose dans la paroi des artères, notamment sur celles du cœur ce qui les obstrue, diminue l’apport de sang au muscle cardiaque (angine de poitrine) et favorise la formation d’un caillot (= thrombose) à l’origine d’un infarctus du myocarde. Les plaques comprennent également du calcium et d’autres composés. Il s’agit de plaque d’athérome.

L’hypercholestérolémie est l’un des principaux facteurs de risque des maladies coronariennes avec le tabac et l’hypertension artérielle mais… ce peut être réversible.

Statistiquement, une baisse de 1% du cholestérol réduit le risque cardiovasculaire de 2% !

L’augmentation de l’épaisseur de ces plaques entraine une réduction de l’espace des artères dans lesquelles circule le sang et ainsi provoque une diminution du flux sanguin. A l’extrême, ces plaques peuvent occlure totalement les artères. Par ailleurs, dans certaines conditions, ces plaques d’athéromes peuvent se détacher de la paroi artérielle, souvent en se fragmentant. Ces petits morceaux de plaques sont propulsés par le flux sanguin jusque dans des tous petits vaisseaux où ils vont être piégés et ainsi boucher ces petits vaisseaux.

Ces phénomènes d’artériosclérose ou d’athérosclérose sont un facteur de risque cardiovasculaire, c’est-à-dire qu’ils sont potentiellement responsables, avec d’autres facteurs, d’évènements grave tels que :

  • Artères coronaires obstruées : angine de poitrine (angor) et infarctus du myocarde.
  • Artères cérébrales obstruées : accidents vasculaires cérébraux (AVC) par thrombose d’une ou plusieurs artères irriguant le cerveau.
  • Aorte : anévrisme aortique,dissection
  • Infarctus du myocarde pouvant causer la mort ou l’insuffisance cardiaque.
  • Accidents vasculaires cérébraux fréquemment responsable de lourdes séquelles altérant la qualité de vie voire le décès.
  • Artères rénales obstruées:hypertension artérielle rénale par néphroangiosclérose (obstruction des artères et artérioles rénales).
  • Artériopathie oblitérante des membres inférieurs avec pour conséquence d’abord une difficulté à la marche puis des lésions des jambes pouvant conduire à l’amputation.
  • Insuffisance rénale chronique qui a son stade terminal peut nécessiter le recours à la dialyse.

Facteurs de risque ou facteurs aggravants en cas d’un taux de cholestérol élevé

En cas d’un taux de cholestérol LDL élevé, il y a des facteurs de risque cardiovasculaires qui jouent un rôle important et qui se rajoutent au danger de développer une pathologie. Les facteurs de risque sont de deux types :

  • Les facteurs non modifiables, par exemple :
    • Age > 50 ans ;
    • être de sexe masculin ;
    • facteurs génétiques et héréditaires ;
    • antécédents familiaux de maladies cardio-vasculaires.
  • Les facteurs modifiables (au moins en partie), par exemple :
    • Alimentation trop riche en acides gras saturés ;
    • alimentation trop riche en acides gras trans ;
    • alimentation trop riche en mauvaises glucides (agissant sur les triglycérides) ;
    • alimentation dévitalisée, industrielle, sans micronutriments (aliments biostatiques et biocidiques) ;
    • trop de céréales raffinées, de sucres raffinées, d’huiles végétales raffinées ;
    • hypertension artérielle HTA ;
    • diabète ;
    • obésité ;
    • sédentarité ;
    • tabagisme ;
    • consommation d’alcool (même une consommation modérée peut jouer un rôle) ;
    • médicaments tels que diurétiques, contraceptifs, traitements hormonaux, anaboliques, corticoïdes, bêtabloquants, antidépresseurs ;
    • contraceptifs oraux ;
    • certaines maladies influencent directement le cholestérol, par exemple hypothiroïde, maladie hépatique, tumeur ;
    • stress émotionnel.

En cas d’hypercholestérolémie, le patient doit jouer sur les facteurs modifiables (et donc sur la part de 30 %) et essayer de les éliminer ou de les corriger au plus possible pour abaisser les taux.

Par contre, les facteurs d’augmentation ou de baisse du cholestérol HDL sont différents. On y retient pour l’augmentation :

  • Age ;
  • être de sexe féminin ;
  • activité physique ;
  • prise de médicaments hypolipémiants (surtout les fibrates) ;
  • vitamine C (supplémentation à hautes doses) ;
  • prise d’anti-épileptiques;
  • prise d’insuline(diabétiques) ;
  • utilisation d’oestro-progestatifs ;
  • prédisposition génétique.

Facteurs de diminution du HDL (« bon cholestérol ») :

  • Tabagisme ;
  • utilisation de progestatifs.

Symptômes et signes de l’hypercholestérolémie

Il n’y a aucun symptôme ou signe de l’hypercholestérolémie. Seules les conséquences cardiovasculaires précédemment citées sont symptomatiques. Mais dans ce cas, il est déjà trop tard pour éviter une pathologie lourde.

Les patients hypercholestérolémiques ne ressentent pas ce problème et ne vont donc pas consulter leur médecin, laissant l’athérosclérose se développer pour aboutir à ses conséquences potentiellement gravissimes, d’où l’importance du dépistage et d’une prévention systématique de cette anomalie.

Hypercholestérolémie iatrogène ou due aux médicaments

Un certain nombre de médicaments sont susceptibles d’augmenter la cholestérolémie :

  • Contraceptif oral (pilule) : en l’absence de facteur de risque associé (tabac y compris) et avec une alimentation pauvre en graisses saturées, lapilule peut normalement être prescrite jusqu’à un niveau de cholestérolémie totale égal à 3.00 g/L. Une pilule très faiblement dosée est toutefois recommandée. La pilule reste contre-indiquée en cas d’hypertriglycéridémie > 2.00 g/L.
  • Certains traitements hormonaux substitutifs de laménopause (THS).
  • Certains bêtabloquants.
  • Certains diurétiques thiazidiques.
  • Rétinoïdesutilisés dans le traitement de l’acné.
  • Corticoïdes.

L’influence des triglycérides sur l’hypercholestérolémie

Les triglycérides (TG) sont essentiellement portés par les VLDL (Very Low Density Lipoproteins) et dépendent en grande partie du métabolisme des sucres (glucides) ; ils sont délétères car pourvoyeurs d’athérome.

La teneur en cholestérol est d’environ 10 %. Mais en assumant ces fonctions de transport, le VLDL peut à nouveau se convertir en LDL.

En conclusion, des taux élevés de triglycérides peuvent avoir une influence sur la cholestérolémie. Et puisque les triglycérides sont directement influencés par les glucides, c’est la consommation en glucides qui a également, sur un chemin indirect, impact sur le taux de cholestérol.

Le taux normal des triglycérides est :

  • Chez l’homme : 0,5 à 1,5 g/L ou 0,6 à 1,7 mmol/L ;
  • chez la femme : 0,4 à 1,6 g/L ou 0,45 à 1,5 mmol/L.

Une hypertriglycéridémie isolée ne constitue pas un facteur indépendant de risque coronarien. Une hypertriglycéridémie doit toujours faire évoquer ou rechercher en combinaison avec d’autres facteurs à risque, comme par exemple:

  • Obésité;
  • consommation d’alcool, parfois même modérée ;
  • trouble du métabolisme des glucides : diabète et/ou trouble de l’insuline ;
  • insuffisance rénale;
  • hypothyroïdie;
  • origine médicamenteuse (contraceptif oral, dérivés de la vitamine A, diurétiques thiazidiques, bêtabloquants, corticothérapie) ;
  • plus rarement : stress, hépatite virale, sida,pancréatite.

Hypocholestérolémie – Le contraire de l’hypercholestérolémie

L’hypocholestérolémie est rare et touche seulement 2 à 5 % de la population.

Il s’agit d’une baisse du cholestérol. Elle porte le plus souvent sur le taux de cholestérol global, mais peut, parfois, n’affecter que l’une de ses composantes (cholestérol HDL ou LDL).

On parle d’hypocholestérolémie lorsque le taux sanguin est au-dessous de 1,50 g/L (sans médicaments ou autre intervention extérieure).

L’hypocholestérolémie, quand elle est secondaire, sera un signe d’appel ou de gravité pour un certain nombre de pathologies :

  • Cancer,
  • hyperthyroïdie,
  • insuffisance hépatocellulaire (cellules du foie),
  • dénutrition,
  • malabsorption de nutriments,
  • un signe d’accompagnement dans les états fébriles ou inflammatoires,
  • dépressions.

 

 

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