Lipides

Les lipides sont des graisses qui sont composés d’acides gras. Ils font partie des macronutriments et sont les composants les plus caloriques (les plus énergétiques) de ces derniers. Ils peuvent être d’origine végétale ou animale. 1 g de lipides représente 9 kcal, contre 4 kcal pour 1 g de glucides ou de protéines

Pendant les dernières décennies, les graisses sont devenus l’ennemi juré numéro 1 de tout le corps médical et de tous ceux qui souhaitent perdre du poids. Pendant des années, ces macronutriments étaient tenus responsables pour des maladies cardiovasculaires, le diabète et beaucoup d’autres pathologies – mais ce point de vue est en train de changer, puisque beaucoup d’études commencent à prouver que les lipides ne sont pas néfastes, mais au contraire très bénéfique pour notre organisme – en juste quantité et qualité. On verra par la suite que ce n’est pas tant la quantité que la qualité qui fait la différence entre santé et maladie.

Les lipides sont des nutriments essentiels et indispensables

Les lipides sont des nutriments essentiels au fonctionnement de l’organisme. Cela veut dire que notre organisme en a besoin pour la survie puisqu’il n’arrive pas à les fabriquer à partir d’autres composants ou macronutriments. C’est également le cas des acides aminés essentiels (protéines), contrairement aux glucides que le corps sait fabriquer à partir des graisses et des protéines. 

Les lipides se caractérisent par leur insolubilité dans l’eau : on dit qu’ils sont hydrophobes.

Ils exercent des rôles majeurs au sein de notre organisme : ils participent à la structure et à la fonction des membranes cellulaires et interviennent dans de nombreuses fonctions biologiques (hormones, vitamines, transport, réserve etc.). Ils règlent la température corporelle et interviennent dans l’activité musculaire. De plus, les lipides servent de transporteurs indispensables, notamment pour les vitamines liposolubles A, D, E et K tandis que d’autres sont essentiels au déroulement de certaines réactions enzymatiques.

Comme on peut donc constater, les lipides sont essentiels à la vie !

Pour mieux comprendre la différence entre les graisses saines et moins bonnes, il faut se pencher un peu sur leur composition moléculaire.

95 % des lipides alimentaires sont des triglycérides – et c’est normal !

Tout généralement, on peut constater que 95 % des lipides alimentaires sont des triglycérides. Les triglycérides sont les constituants principaux des graisses animales et de l’huile végétale. Ils sont donc absolument inévitables et même vitaux quand on consomme un aliment gras.

Les triglycérides sont des molécules qui comportent 3 acides gras fixés sur une molécule de glycérol. Le glycérol a peu d’intérêt nutritionnel pour l’organisme. Ce sont les acides gras qui sont importants pour l’équilibre de l’organisme et ce sont eux qui donnent leurs propriétés aux graisses.

Tout est une question de saturation 

Dans les triglycérides, les chaînes des acides gras peuvent comporter de 4 à 22 atomes de carbone, mais celles de 16 et 18 atomes sont les longueurs les plus courantes. A une extrémité, on trouve un groupement acide (COOH) et à l’autre, un groupement méthyle (CH3).

La plupart des corps gras naturels sont constitués d’un mélange complexe de triglycérides ; à cause de cela, ils fondent progressivement sur une large plage de température. Les triglycérides peuvent être saturés, monoinsaturés et poyinsaturés. Ces termes désignent la saturation en hydrogène des acides gras.

On distingue donc les acides gras en fonction du nombre d’atomes de carbone et du nombre de doubles liaisons. En effet ces paramètres conditionnent la forme générale de la molécule et ses propriétés, notamment quand elle est incluse dans une membrane biologique. Ainsi il y a des acides gras à chaîne courte (moins de 18 carbones), longue (18 carbones) et très longue (20 à 24 carbones).

Alors, en conséquence :

  • Lorsque un acide gras ne comporte aucune double liaison, il est dit « saturé ».
  • Lorsqu’il comporte une double liaison, il est dit « monoinsaturé ».
  • Quand il contient plusieurs doubles liaisons, il est dit « polyinsaturé ».

Les acides gras courts (de 4 à 6 carbones) et à chaîne moyenne (8 à 10 carbones) n’ont jamais de double liaison. Seuls les acides gras à longue chaîne, à partir de 18 atomes de carbone, peuvent être insaturés.

Les acides gras saturés sont d’origine animale. On les trouve dans le beurre, le lait, la viande. Les acides gras insaturés sont essentiellement d’origine végétale.

Rôles biologiques des triglycérides dans notre corps

Les triglycérides sont essentiels et vitaux ! Cela est une information importante à retenir, puisque beaucoup de personnes les évitent comme la peste pour garder leur forme.

Ils ont un rôle fondamental pour de différentes raisons, comme :

  • Ils constituent la principale réserve d’énergie de l’organisme et sont donc très importants. L’énergie provient des acides gras, la réserve grâce au glycérol. Cela est essentiel pour l’organisme, à condition que les taux dans le sang soient normaux.
  • Les triglycérides sont hydrolysables, les acides gras peuvent donc être libérés. De plus, les triglycérides sont une réserve d’énergie anhydre, donc il n’y a pas de surpoids pour l’organisme.
  • Stockés au niveau des adipocytes, les triglycérides sont hydrolysés pour libérer des acides gras. Une fois libres, ces derniers peuvent être utilisés pour la production d’adénosine triphosphate (ATP), une molécule qui fournit l’énergie nécessaire à de nombreuses réactions de l’organisme. Permettant la production d’ATP, les triglycérides constituent la principale source d’énergie de l’organisme (et non les glucides).
  • Les triglycérides assurent le transport des vitamines A, D, E et K dans le sang. Ce sont des vitamines liposolubles. Elles ne peuvent pas être absorbées en présence de l’eau. Les personnes qui font des régimes qui sont très bas en lipides peuvent souffrir de carences nutritionnelles plus ou moins graves concernant ces micronutriments.
  • Les acides gras sont des constituants structurels des membranes des cellules, c’est le cas en particulier des neurones.
  • Le cerveau, le thymus et la rétine sont les organes les plus riches en acides gras.
  • Certains triglycérides sont transformés en molécules messagères comme les thromboxanes (cytokines à effet vasoconstricteur, engendrant l’augmentation de la tension artérielle), les prostaglandines (médiateurs chimiques importants) ou les leucotriènes (médiateurs d’inflammation et de douleur).

Différence entre triglycérides et cholestérol

On a compris que les triglycérides constituent la principale réserve énergétique de notre corps et qu’ils sont stockés dans les tissus adipeux (adipocytes). Un excès des triglycérides stockés dans ces cellules est néfaste et peut avoir une action hormonale importante qui, elle, peut également conduire à des problèmes de santé indirects. 

Cet excès vient d’une surcharge ou surconsommation calorique et de mauvais éléments nutritionnels (sucres rapides, gras trans, aliments ultratransformés). Cette surcharge doit donc être surveillée et, au cas échéant, corrigée par un changement alimentaire, une réduction calorique et une augmentation de l’activité physique.

Par contre, il y a des triglycérides qui sont également présents dans le sang. Ceux-ci proviennent essentiellement de l’assimilation des sucres, de l’alcool et de la mauvaise graisse (surtout gras trans et un excès en graisses saturées) et sont responsables de l’hypertriglycéridémie.

De son côté, le cholestérol est produit par le foie. Il passe ensuite dans la bile puis est absorbé par l’intestin. En fait, les deux tiers du cholestérol présent dans l’organisme proviennent de la bile et un tiers de notre alimentation.

 


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Les lipides saturés – Acides gras saturés: nécessaires, mais sans excès

Aliments riches en acides gras saturés
Quelques aliments riches en acides gras saturés. Les aliments contenant des acides gras saturés naturels sont nettement à privilégier.

Une certaine quantité journalière d’acides gras saturés est nécessaire pour le bon fonctionnement du corps. Mais ils doivent provenir d’une source excellente et d’un aliment naturel.

Les acides gras saturés ajoutés,  transformés et industriels sont néfastes (charcuterie, fromages fondants et/ou industriels, préparations avec du beurre industriel tels que les biscuits au beurre, huile de palme, etc.), contrairement aux acides gras saturés naturels (fromages crus, yaourt et autres produits laitiers entiers et si possible crus, oeufs, viandes non traitées, huile de noix de coco vierge et non-désodorisée).

Les acides gras saturés devraient représenter idéalement 10 à 20 % de la ration lipidique journalière, au grand maximum 30 %. En cas d’excès, les acides gras saturés – surtout de source industrielle – favorisent les maladies cardiovasculaires, la prise de poids et le cholestérol. D’autre côté, le corps en a besoin pour un bon fonctionnement, il ne faut donc pas du tout les bannir de l’alimentation.

Les graisses saturées se présentent sous forme solide à la température ambiante. Ils sont généralement moins susceptibles de rancir que les gras insaturés et supportent donc mieux la chaleur de la cuisson. Par le biais de l’hydrogénation, l’industrie agro-alimentaire transforme une partie des acides gras insaturés en acides gras saturés.

Les acides gras saturés sont apportés essentiellement par des produits d’origine animale et quelques plantes. Ils sont contenus dans :

  • Viandes : surtout viandes rouges, viandes hachées, viandes grasses, peau de volaille, lard, canard, grattons, etc.;
  • Charcuterie ;
  • Graisses d’origine animale : graisse de canard, graisse d’oie, saindoux etc. ;
  • Produits laitiers : crème fraîche, beurre, fromages, crème fraîche et chantilly, œufs, lait entier, yaourts ;
  • Quelques huiles végétales : huile de palme, de coco ou de coprah (extrait de la pulpe de noix de coco). L’industrie utilise souvent l’huile de palme raffinée qui est très pratique à cause de son point de fumée très élevé de env. 232°C;
  • Pratiquement toutes les préparations industrielles : viennoiseries, pâtisseries, crèmes, desserts etc. Presque toutes ces préparations industrielles contiennent des huiles de palmes hydrogénées. On y trouve les biscottes, les biscuits, les desserts, les crèmes, les croissants, les gâteaux industriels, les barres de chocolat, les chocolats fourrés etc.
  • Margarine : la margarine peut également être une source d’acides gras saturées, jusqu’à 15 g/100 g.
  • Produits frits ou panés.
  • Plats préparés industriels.

Comme mentionné plus haut, il faut bien veiller à consommer des graisses saturées de sources naturelles et non industrielles.

Les lipides mono-insaturés – Acides gras mono-insaturés: les omégas 9

Olives

Les acides gras qui sont appelés « mono-insaturés » sont des acides gras dont la molécule ne comprend une seule liaison double. Le principal acide gras oméga 9 est l’acide oléique.

50 % des matières grasses que nous consommons devraient provenir des gras omégas 9. L’organisme peut fabriquer les omégas 9 à partir des gras saturés, mais il les puise aussi directement dans plusieurs aliments cités ci-dessous. Ainsi, ils ne font pas partie des acides gras dits « essentiels » (puisque l’organisme peut les fabriquer lui-même).

Les huiles riches en gras mono-insaturés peuvent supporter la chaleur, car elles ont un point de fumée relativement élevé ; mais ces huiles ne conviennent pas à la friture. Elles sont donc idéales pour la cuisson, surtout à basse température.  L’huile d’olive vierge par exemple a un point de fumée de 216º C, tandis que celui de l’huile d’olive extra-vierge est de 160º C. Il faut veiller de garder la température de cuisson plus basse que leur point de fumée pour éviter l’altération des molécules qui peut s’avérer cancérigène.

Les acides gras mono-insaturés ont pour effet de faire baisser le taux de LDL-cholestérol (connu également comme “mauvais cholestérol”). Une alimentation riche en omégas 9 a un effet préventif contre l’hypertension, les maladies cardiovasculaires, le syndrome métabolique, l’obésité et le diabète. Mais ces effets sont seulement valables pour des huiles vierges, non-raffinées et non-chauffées.

Les acides gras mono-insaturés sont, par exemple, contenus dans :

  • Huiles d’olive vierges et extra-vierges: 76 % d’oméga 9 ;
  • huile de noisette: 75 % d’oméga 9 ;
  • huile de colza : 58 % d’oméga 9 ;
  • huile d’arachides : 49 % d’oméga ;
  • huile de sésame : 41 % d’oméga 9 ;
  • huile de maïs : 25 % d’oméga 9 ;
  • huile de soja : 21 % d’oméga 9 ;
  • huile de tournesol : 20 % d’oméga 9 ;
  • huile de noix : 19 % d’oméga 9 ;
  • huile de lin : 19 % d’oméga 9 ;
  • avocats ;
  • olives ;
  • oléagineux : noisettes, amandes, noix, de macadamia, noix de cajou, noix de pécan, pistache, arachide ;
  • et dans une moindre mesure : les viandes.

Les lipides polyinsaturés – Acides gras polyinsaturés: les omégas 3 et 6

Les acides gras polyinsaturés sont des acides gras essentiels. Ceci veut dire que notre corps n’arrive pas à les fabriquer à partir d’autres nutriments. Il a donc besoin qu’on lui apporte la quantité nécessaire en acides gras polyinsaturés.

Lipides polyinsaturés – Le rapport entre oméga 3 et oméga 6 est primordial

Le rapport entre les acides gras oméga 3 et oméga 6 est très important. Le ratio devrait être entre 3 :1 à 6 :1 (oméga 6 : oméga 3) au maximum.

Dans notre alimentation moderne, ce ratio est environ à 20 : 1 (parfois même plus) qui s’avère néfaste pour notre organisme et est la cause de nombreuses maladies. La proportion entre les acides gras insaturés oméga 3 et oméga 6 a changé substantiellement dans l’alimentation occidentale au cours des 100 dernières années

Jusqu’en 1920 environ, la fabrication des huiles de consommation se faisait à petite échelle. Les huiles étaient pressées à froid et on se les procurait en petites quantités, car elles ne se conservaient pas longtemps. En effet, les gras oméga 3 rancissent rapidement lorsqu’ils sont exposés à l’oxygène et à la lumière.

Les impératifs de la production alimentaire de masse ont donc poussé l’industrie à privilégier les huiles les plus stables. Ces huiles sont aussi les moins riches en oméga 3, et elles sont raffinées –  avec beaucoup de raffinement, diminuant encore un peu plus leur teneur en oméga 3. De plus, tandis que la consommation de poisson a diminué, celle des produits transformés riches en oméga 6 a augmenté. La mise au point de techniques intensives d’agriculture et d’élevage a également mené à la réduction de la teneur en oméga 3 de nombreux aliments comme les légumes verts à feuilles, les viandes, les œufs et même les poissons.

Cet excès d’oméga 6 nuit à l’utilisation optimale des omégas 3 par l’organisme. En effet, afin d’être métabolisés, les omégas 3 et les omégas 6 entrent en compétition pour plusieurs enzymes et, dans une moindre mesure, pour plusieurs vitamines (vitamines B3, B6, C, E) et minéraux (magnésium et zinc).

Un excès d’omégas 6 dans l’assiette empêche donc l’organisme d’exploiter adéquatement ses sources d’oméga 3. Ce déséquilibre induit, entre autres, un état physiologique propice aux maladies cardiovasculaires ainsi qu’aux troubles allergiques et inflammatoires. Pour couronner le tout, si une maladie nuit au métabolisme des acides gras, le problème s’accentue. Le diabète ainsi que l’excès d’alcool, de tabac ou de stress peuvent entraîner une difficulté ou une incapacité à transformer les omégas 3.

De manière générale, nous devons augmenter notre consommation d’acides gras polyinsaturés omégas 3 et essayer de mettre notre consommation d’oméga 6 dans  une relation correcte.

Lipides polyinsaturés – Les omégas 3

Graines
Beaucoup de graines ont un profil en oméga 3 intéressant : graines de lin, chia, chanvre, pavot, etc.

Les acides gras omégas 3 sont dits polyinsaturés car leur chaîne carbonée comprend plusieurs doubles liaisons.

Les principaux acides gras du groupe oméga 3 sont :

  • Acide alpha-linolénique ALA ;
  • acide eicosapentaénoïque EPA ;
  • acide docosahexaénoïque.

Les acides EPA et DHA peuvent être synthétisés par l’organisme humain à partir de l’acide ALA. On peut considérer l’ALA comme oméga 3 végétal et l’EPA et le DHA comme oméga 3 marin.

Les oméga-3 et leurs propriétés font l’objet de nombreuses recherches chaque année, ce qui entraîne une évolution rapide et des mises à jour fréquentes dans les recommandations nutritionnelles à leur sujet.

Plusieurs pays, ainsi que l’Organisation mondiale de la Santé, ont émis des recommandations au sujet de l’apport en oméga 3, qui se résument ainsi :

  • ALA : de 0,8 g à 1,2 g/jour ;
  • EPA + DHA : de 0,3 g à 0,8 g/jour ;
  • un total de 2 g/jour est considéré comme idéal.

L’absorption d’omégas 3 contribue à un taux de cholestérol normal. Parallèlement, les omégas 3 diminuent le taux de triglycérides sanguins. Ils semblent diminuer légèrement le niveau de pression artérielle ainsi que la fréquence cardiaque. Ils diminueraient également l’agrégabilité plaquettaire et limitent ainsi le risque de thrombose et la formation de caillots. Plusieurs études montrent qu’ils ont un effet anti-inflammatoire. On peut donc dire qu’ils ont un effet préventif contre les maladies cardio-vasculaires.

Sources d’oméga 3 peuvent être :

  • Poissons gras, surtout d’eau froide : saumon (surtout sauvage), flétan, hareng, maquereau, anchois, sardines etc. Ces poissons sont riches en EPA et DHA. Ces poissons contiennent env. 7 fois plus d’oméga 3 que d’oméga 6. Le thon en contient également, mais peut être pollué par des métaux lourds.
  • Huile de chanvre : 17 – 19% d’oméga 3 (ALA) ;
  • graines de chia : 20 – 25 % d’oméga 3 (ALA) ;
  • graines de lin : 23 % d’oméga 3 (ALA) ;
  • huile de lin : 58 % d’oméga 3 (ALA) ;
  • noix : 5 % d’oméga 3 (ALA). 59 % d’oméga 6 ;
  • huile de noix : 3 % d’oméga 3 (ALA). Pour l’oméga 3, cet apport n’est pas très intéressant car il contient 70 % d’oméga 6).
  • Légumes verts à feuilles : par exemple choux, épinard, mâche, laitue. Ces légumes contiennent entre 200 – 375 mg d’ALA / 100g.

Les omégas 3 de source végétale – Une biodisponibilité plus faible

Il existe de nombreuses sources d’oméga 3. On peut regrouper en deux catégories :

  • Omégas 3 d’origine animale et
  • Omégas 3 d’origine végétale.

Les deux groupes n’ont pas les même propriétés et la même biodisponibilité. Cela est surtout très important pour les personnes suivant un régime végétarien ou végan.

Comme on l’a vu plus haut, notre organisme ne sait pas fabriquer ces acides gras, ils sont essentiels. Par contre, il peut les synthétiser à partir d’un oméga 3 “précurseur” : l’acide alpha linolénique ou ALA.

Malheureusement, il y a un souci important : l’ALA possède une biodisponibilité assez faible dans l’organisme humain. Malheureusement, une grande partie va entrer dans d’autres réactions chimiques que celles qui permettent de fabriquer les EPA et DHA. Il est donc essentiel d’en consommer beaucoup pour parvenir aux taux nécessaires en oméga 3.

Il faut donc favoriser la consommation de végétaux qui en contiennent beaucoup, par exemple sous forme d’huiles végétales notamment, pour qu’ils soient concentrés : huiles de lin vierge, de chanvre, de colza, de soja ou encore de noix (toutes vierges). A noter : les huiles contenant des oméga 3 ne doivent jamais être chauffées !

Les graines crues, telles que les graines de chia, de lin, de caméline, de courge ou de soja, possèdent un profil d’oméga 3 intéressant, tout comme les fruits secs (surtout la noix).

Les autres végétaux intéressant sont les légumineuses (haricots, lentilles), le pourpier, la mâche, la salade ou les épinards. Mais malheureusement, comparés aux sources animales, leurs apports restent assez faibles en quantité, mais leur consommation régulière participe aux apports.

Lipides polyinsaturés – Les omégas 6

Tournesol
Huile et graines de tournesol sont une source importante d’oméga 6.

Le corps utilise les omégas 6 pour élaborer des acides gras hautement insaturés et des eicosanoïdes de séries 1 et 2. Ces substances jouent un rôle important dans le bon fonctionnement des systèmes nerveux, cardiovasculaire, immunitaire, ainsi que dans les réactions allergiques et inflammatoires et la guérison des blessures.

Consommés en excès, les acides gras oméga 6 peuvent contrecarrer les effets bénéfiques (en particulier cardiovasculaires). Un excès d’oméga-6 peut aussi provoquer des douleurs et des maladies inflammatoires comme l’asthme ou l’arthrite.

Parmi les omégas 6, seul l’acide linoléique (AL) est qualifié d’« essentiel ». En effet, les autres gras omégas 6 peuvent être fabriqués par le corps à partir de l’AL. Autres omégas 6 sont :

  • Acide gamma-linolénique ;
  • acide dihomo-gamma-linolénique ;
  • acide arachidonique.

Contrairement à l’acide alpha-linolénique ALA (oméga 3), l’acide linoléique est abondamment présent dans l’alimentation moderne : on le trouve dans les huiles de maïs, de tournesol, de soya, de carthame, de pépins de raisin, et dans tous les produits qui en contiennent. Vu le fait que beaucoup de nos aliments industriels sont préparés avec ces huiles (raffinées), on peut facilement comprendre pourquoi nous consommons autant d’omégas 6 de nos jours.

L’apport adéquat en AL a été fixé à 2 % des kilocalories quotidiennes, soit 4 – 6 g pour une alimentation fournissant 2 000 kilocalories par jour. D’autres sources conseillent un apport en AL de 4 % /j. de l’apport énergétique total, soit environ 9 g pour les femmes, 11 g pour les hommes.

Sources d’omégas 6 peuvent être:

  • Huile et graines de tournesol ;
  • huile de pépins de raisin ;
  • huile de noix ;
  • huile de germe de blé ;
  • huile de maïs ;
  • huile de soja ;
  • huile de carthame ;
  • huile d’arachides.

Comme déjà mentionné plus haut, il ne faut jamais perdre le rapport entre les acides gras oméga 3 et oméga 6 des yeux. Le ratio de ces lipides devrait être entre 3 :1 à 6 :1 (oméga 6 : oméga 3) au maximum.

 Les gras trans – Chaque gramme est dangereux et à éviter!

Viennoiseries
Les viennoiseries, pâtisseries et biscuits industriels contiennent une grande quantité en acides gras trans et devraient être évités.

Pour commencer : les gras trans sont des lipides dangereux et de loin les éléments les plus dangereux dans notre alimentation moderne (directement suivis par les sucres raffinés et farines raffinées) !

Les gras trans sont le résultat du raffinage et de l’hydrogénation industrielle qui modifie les molécules d’acides gras insaturés (huiles végétales insaturées comme par exemple huile de tournesol, maïs, soya etc.).  Le meilleur exemple de l’hydrogénation des huiles est la margarine. Le but de ce procédé est d’obtenir des graisses solides à la température ambiante qui peuvent supporter des hautes températures de cuisson et qui se conservent très longtemps.

Il y a aussi des gras trans dites « naturels » que l’on trouve dans la viande et le lait des ruminants. Mais ils sont de très faible quantité, possèdent une structure moléculaire différente et n’apportent quasiment aucun risque pour la santé, consommés en quantités raisonnables.

Les acides gras trans peuvent également se former pendant la cuisson des huiles végétales à hautes températures comme la friture (pommes frites ou beignets, par exemple). Dans tous les cas de friture, il ne joue aucun rôle si c’est fait industriellement ou à la maison, le résultat est le même, c’est-à-dire la formation de gras trans.

Les gras trans sont à tout prix à éviter, chaque gramme de ces lipides industriels est de trop. Ils ont un effet inévitablement néfaste sur notre santé : ils augmentent le « mauvais » cholestérol et les triglycérides et mènent directement dans des maladies cardiovasculaires. Ils provoquent également la prolifération des cellules cancérigènes et tumorales, et augmentent drastiquement le risque du cancer de sein.

Conclusion

Ce sont donc les gras trans qui provoquent les maladies et qui font grossir, pas les autres lipides.

Les graisses saturées, monoinsaturées et polyinsaturées sont bénéfiques pour la santé, si on surveille leur qualité. Ces lipides doivent venir de sources naturelles, de produits vivants et non-transformés, et surtout pas d’aliments ultra-transformés tels que l’industrie nous prépare.

Les gras trans industriels qui sont ou ajoutés ou transformés par contre sont toujours à éviter ! Ils se trouvent partout où l’industrie agro-alimentaire ajoute ou retravaille de la graisse, c’est à-dire dans la quasi-totalité des pâtisseries industrielles, les viennoiseries industrielles, les barres chocolatées, les margarines, les conserves, les plats surgelés, les pizzas, les lasagnes et beaucoup d’autres.

La seule façon d’éviter les gras trans est d’éviter ces produits et de préparer ces plats et ces pâtisseries soi-même.

 

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