Naturopathie

Les composants du terrain dans la naturopathie et dans les approches holistiques sont la constitution (physique, psychique et mentale), le tempérament et les diathèses qui dépendent la toxémie. 

L’article précédent « Le terrain en naturopathie – Quels facteurs ont une influence sur notre santé » de cette série a présenté la nature du terrain en naturopathie, les causes de perturbation et les facteurs de constitution. Dans cet article présent, on verra quelles approches possibles existent pour déterminer l’ensemble des typologies de constitution, avant de se pencher plus précisément sur les typologies du sanguino-pléthorique et du neuro-arthritique selon Pierre-Valentin Marchesseau.

Les autres pistes possibles pour classifier les typologies de la constitution peuvent être les classifications hippocratiques, homéopathiques, sanguins, iridologiques, digitaux, morpho-psychologiques ou encore phrénologiques.

Définition du terme « constitutions » dans la santé holistique

La constitution dans les domaines de la santé holistique (naturopathie, homéopathie, etc.) est notre expression génétique et héréditaire, comme déjà expliqué dans l’article précédent.

La constitution est transmise par hérédité et/ou génétique et le milieu humoral avec les milieux cellulaire et tissulaire qui sont les deux influencés par l’hérédité, les prédispositions et le mode de vie. Cette information génétique ne contient pas uniquement d’aspects physiques, mais également psychiques, mentaux et émotionnels. Ces éléments sont stables dans la durée, très souvent innés.

Le terrain en naturopathie est composé de trois éléments :

  • Constitution qui répond à la question : « Avec quelles dispositions suis-je né ? ». On peut définir la constitution comme la structure de l’individu.
  • Tempérament qui répond à la question : « Qu’est-ce que je fais avec la constitution dont je dispose ? ».
  • Diathèses qui répondent à la question : « Quelle est ma situation actuelle selon mon chemin de vie que j’ai emprunté, en me servant activement ou passivement de ma constitution et de mon tempérament ? ».

Pourquoi ces catégories ou typologies ?

Ces différentes typologies n’ont aucunement pour but d’étiqueter les patients, ni à les faire entrer dans des cases rigides qui diminueraient la complexité de leur personne, par définition unique.

C’est juste le contraire. La définition des typologies (constitutions, tempéraments et diathèses) propose des pistes et servent comme lignes directrices permettant au professionnel de santé holistique, mais également à chaque personne individuellement, de comprendre des tendances physiques, psychiques, mentales et émotionnelles.

Bien utilisées, ces typologies ne réduisent pas l’individu à un numéro anonyme, mais lui permettent de mieux se connaître et de mieux se comprendre. Et – la compréhension profonde de sa pathologie est au cœur de l’autoguérison. Sans compréhension et sans travail approfondi, une guérison n’est guère possible et sera réduite sur un traitement symptomatique tel que la médecine allopathique pratique régulièrement.

Cette connaissance accrue et profonde de soi-même permet au patient de mieux s’accepter tel qu’il est, et d’augmenter son amour de soi et sa confiance en soi, ce qui est bénéfique sur tous les plans vibratoires (émotionnel, physique, spirituel).

Les classifications possibles de la constitution

Dans la santé holistique, plusieurs approches sont possibles pour classifier les constitutions en groupes. En voici les principales classifications :

  • Naturopathique selon Pierre-Valentin Marchesseau :
    • Sanguino-pléthorique,
    • neuro-arthritique.
  • Hippocratique (classification originale selon Hippocrate) :
    • Lymphatique,
    • sanguin,
    • bilieux,
    • nerveux.
  • Classification homéopathique selon Samuel Hahnemann :
    • Fluorique,
    • phosphorique,
    • carbonique.
  • Classification selon le groupe sanguin selon Léone Bourdel :
    • Groupe A,
    • groupe B,
    • groupe 0,
    • groupe AB.
  • Classification iridologique (étude de l’iris) :
    • Lymphatique-fibrillaire LF (iris bleu),
    • hématogène-pigmentaire HP (iris brun),
    • constitution mixte (iris vert, noisette ou mixte).
  • Classification digitale :
    • Réalisateur-double spirale,
    • mobile-boucle,
    • penseur-arc,
    • sédentaire-tourbillon ou goutte d’eau.
  • Classification phrénologique (étude des différentes formes du crâne) :
    • Hypophysaire,
    • thyroïdien,
    • pinéalien,
    • surrénalien.
  • Classification morpho-psychologique selon Louis Corman 
  • Classification astro-planétaires.

Classification naturopathique de la constitution, selon Marchesseau

Pierre-Valentin Marchesseau (1911 – 1994) qui est considéré comme père de la naturopathie moderne, créateur de l’Institut d’Hygiène Vitale et auteur d’une cinquantaine d’ouvrages sur la naturopathie, a enseigné dès les années 1930 une classification de la constitution simple et binaire. Même si un peu dépassée aujourd’hui, cette classification possède le grand avantage d’être synthétique, simple et de permettre une conclusion et donc une classification rapide.

Marchesseau classifie la constitution dans deux grands groupes, définis par la souplesse et l’ossature.  Mais l’acidose joue en autre également un rôle important. Ces deux groupes sont :

Constitution sanguino-pléthorique

Constitutions
Les typologies de constitution selon le père de la naturopathie, Pierre-Valentin Marchesseau : neuro-arthritique (gauche) vs. sanguino-pléthorique (droite), très schématisées

Le groupe du sanguino-pléthorique évoque le sang, la congestion, la surabondance et la pléthore. Les personnes appartenant à cette typologie sont également considérées comme sujettes à la congestion.

Caractéristiques de la constitution sanguino-pléthorique

Morphologie  du sanguino-pléthorique

Le sujet sanguino-pléthorique est un sujet bréviligne, trapu, bien charpenté et avec une masse osseuse importante, avec force remarquable. Il a souvent une pilosité importante. Il possède un visage carré ou rectangulaire, membres plutôt courts.

Avec l’âge, les personnes appartenant à cette catégorie sanguino-pléthorique ont la tendance à l’embonpoint et à l’obésité.

Physiologie du sanguino-pléthorique

Tout généralement, le sanguino-pléthorique possède une vitalité glandulaire forte. Il ne craint pas le travail (surtout physique), possède une peau chaude et bien vascularisée qui ne craint pas l’eau froide. Par contre, cette personne craint le chaud et aime le froid ; le col souvent ouvert malgré le froid et les joues vite rougies.

Elle se couche tôt et se lève tôt. Les émonctoires (peau, intestins) sont en bon fonctionnement. Congestif dans les sens que ce sujet transpire rapidement et souffle à l’effort physique.

Cet individu apprécie tout généralement l’effort physique, mais surtout les sports d’équipe pour leur convivialité et les sports de force. Il aime toutes les activités au grand air. Sommeil profond et très bonne faculté de récupération.

Le sangiono-pléthorique est généralement plus résistant à la maladie et a tendance à prendre rapidement du poids.

Psychologie du sanguino-pléthorique

Avec le sanguino-pléthorique, il s’agit d’un sujet jovial, sociable, passionnel, communicatif et naturellement extraverti.

Il a un sourire ouvert et franc, un regard direct, et parle avec une voix forte. Par contre, parfois bourru et même rustique …

Quelles tendances pathologiques pour la typologie sanguino-pléthorique ?

Le sanguino-pléthorique qui est un bon-vivant apprécie les joies charnelles que ce monde lui offre, et – malheureusement – très souvent en excès !

Donc, par conséquent, les systèmes cardiovasculaire et circulatoire sont les premiers à être en danger, parfois très subitement et brutalement. Hypertension, infarctus du myocarde, AVC, ischémies transitoires, artères bouchées, varices, hypercholestérolémie, un excès en triglycérides et beaucoup d’autres problèmes de santé seront au rendez-vous.

En second lieu, c’est le système digestif qui risque d’être surchargé. On notera le diabète, un foie affaibli, les cirrhoses du foie, la stéatose du foie (foie gras chez l’humain), des colites, etc. Les fonctions éliminatoires, freinées et mêmes bloquées par une surcharge toxémique permanente, peuvent gravement être affectées. Cela mènera à des pathologies telles que l’épuisement rénal, surcharge en purines et urée, calculs, kystes ou encore la goutte ou les polyarthrites.

Les régulations hormonales seront également fragilisées (problèmes de pancréas, thyrroïde).

A la fin, des cancers du système digestif (œsophage, estomac, côlon, pancréas, foie) peuvent être la conséquence fatale d’une vie sans restrictions.

Constitution neuro-arthritique

Ce groupe évoque le système nerveux et l’arthritisme. Ce sont des personnes sujettes à l’acidose.

Caractéristiques de la constitution neuro-arthritique

Morphologie du neuro-arthritique 

Les personnes appartenant à cette classification sont des individus avec une morphologie longiligne et naturellement fine. Leur ossature est moins développée, les membres sont plutôt longs. Pour la plupart, il n’y a pas de pilosité excessive.

Le visage est souvent d’une forme triangulaire ou rectangulaire (allongée verticalement).

Avec l’âge, on peut observer un degré plus ou moins fort d’assèchement des tissus et une déminéralisation suite à l’acidose permanente.

Physiologie du neuro-arthritique

Tout généralement, on peut constater que le type neuro-arthritique est plus fragile que le type sanguino-pléthorique. Le type neuro-arthritique a un système nerveux toujours en éveil, avec un système sympathique hyperactif. Il peine à se détendre.

Cette personne aime l’effort intellectuel et mental. Elle craint le froid et aime le chaud, de façon excessive. Sa frilosité peut devenir légendaire, surtout avec un travail sédentaire.

Elle se couche tard, se lève tard et a un sommeil léger. La peau est plutôt pale, parfois jaunâtre. Elle se sent très rapidement stressée qui augmente l’hyperactivité du nerf sympathique.

Les émonctoires de cet individu fonctionnent mal ou irrégulièrement (pas ou peu de transpiration, transit long voire constipation, respiration limitée).

De plus, le stress, la surcharge nerveuse et hormonale, l’insomnie chronique et la frilosité chronique qui fait crisper l’organisme entier (y compris les vaisseaux) mènent très souvent à un diaphragme bloqué – le cercle vicieux est enclenché ! Très souvent, c’est surtout en hiver que ce  blocage se fait douloureusement remarquer, quand le froid s’installe et fait profondément souffrir cette typologie.

Psychologie du neuro-arthritique

Cette personne est souvent plus délicate et se surveille en permanence. Elle est plutôt introvertie et hypersensible.

Elle est souvent très émotionnelle, ressent excessivement et elle a la tendance de s’émouvoir hors mesures pour chaque détail de la vie. Elle a une stratégie de fuite qui consiste à mentaliser, cérébraliser ou à spiritualiser la vie.

Ce sujet somatise facilement, il convertit des blocage mentaux et émotionnels en pathologies physiques.

Quelles tendances pathologiques pour la typologie neuro-arthritique ?

Les individus ce groupe perdent plus facilement leurs minéraux en vieillissant. Cela mène à une prédisposition idéale pour les pathologies arthritiques et de déminéralisation.

L’acidose tissulaire très répandue dans ce groupe est responsable pour le grand spectre de l’arthritisme, y compris toutes les affections rhumatismales et inflammatoires chroniques. La déminéralisation affaiblit le terrain complet et peut amener à des pathologies chroniques concernant les dents, os, articulations, ongles, etc. Son terrain donne à ce sujet l’aspect de maigreur, car ses muscles sont souvent très fins et longilignes.

Les insuffisances chroniques des émonctoires et le manque d’élimination des déchets métaboliques affaiblit les organes concernés : foie, vésicule, intestin, reins, poumons, peau, glandes, etc.

Par ailleurs, ce sujet peut souffrir de faiblesses digestives et être sujet à des dérèglements nerveux chroniques (insomnie, angoisse). Les problèmes hormonaux et les glandes affaiblies, dus à la présence massive des hormones de stress (adrénaline, cortisol, etc.) sont très répandus.

L’acidose – un déséquilibre acido-basique néfaste que ne touche tout le monde !

Acidose
Acidose – Quand l’organisme devient de plus en plus acide par une fausse alimentation, le stress, le manque d’activités physique, la pression sociale, une surcharge au travail … L’acidose concerne tout le monde, même si le type neuro-arthritique est tout particulièrement touché.

L’acidose est un trouble de l’équilibre acido-basique. Ce terme désigne un état pathologique dû à une baisse du pH du sang, qui devient inférieur à la normale.

Dans le contexte de cet article, l’acidose est particulièrement associée aux pathologies de la typologie neuro-arthritique. Mais bien sûr, l’acidose ne concerne pas que les neuro-arthritiques, mais également les sanguino-pléthoriques ! Ce dernier type aime bien cumuler les saveurs gustatifs de toute sortes (glucides, lipides, protéines) et en excès ; et tend ainsi à augmenter considérablement son acidose, même s’il est moins sensible à ce phénomène que le groupe neuro-arthritique.

Pourtant, l’équilibre acido-basique de l’organisme est un pilier fondamental pour la santé – pour tout le monde. Une grande partie de la population est en acidose, non seulement par le fait de posséder une typologie neuro-arthritique, mais également par le fait de se nourrir essentiellement avec des aliments acidifiants (trop de protéines en forme de viandes, volailles et poissons, trop de céréales raffinées, trop de sucres simples, trop de plats préparés et produits agro-alimentaires) et moins avec des aliments alcalinisants qui sont les légumes, fruits ou herbes.

Les conséquences de l’acidose peuvent être assez dramatiques :

  • Déminéralisation des tissus, provoquant l’ostéoporose, arthrites, polyarthrites, arthrose, fragilisation de la colonne vertébrale (inflammation chronique du nerf sciatique, hernies), vieillissement prématuré de la peau, parodontose et caries, irritation des muqueuses, perméabilité intestinale et beaucoup d’autres pathologies.
  • Perturbations du système digestif et métabolique, avec l’apparition d’ulcères, colites, difficultés de transit, ballonnements, champignons (Candida albicans et Helicobacter pylori, les deux aimant fortement un milieu acide, souvent provoqué par la présence importante des sucres), etc.
  • Formation de cristaux et de colles dans les tissus. Peuvent s’installer l’hypertension, dislipidémie (trop de cholestérol et de triglycérides), goutte, rhumatismes, arthrites, lipomes, obésité, kystes, calculs (reines et vésicule biliaire), varices, maux de tête chroniques, migraines, crampes musculaires, fibromyalgie, etc. L’omniprésence des colles affecteront les voies respiratoires, entraînant des troubles ORL (rhumes, laryngites et pharyngites, sinusites, otites, bronchites chroniques).
  • Déséquilibre du système nerveux. Par conséquent, une hyperactivité cérébrale, suractivation du système nerveux sympathique entraînant un dérèglement important de la production des hormones de stress (ACTH ou hormone corticotrope, cortisol, adrénaline, vasopressine, ocytocine), entraînant à son tour le dérèglement de tout l’organisme.
  • Baisse importante du système immunitaire. Les premiers signes peuvent être une sensibilité accrue à la météo, aux infections, aux microbes, des difficultés de cicatrisations, des allergies nouvelles etc.
  • L’excès d’évacuations et de sécrétions provoquera beaucoup de mucosités, transpirations, abcès, verrues, psoriasis, ulcères variqueux, perte vaginales, hémorroïdes, acnés, etc.

L’acidose doit donc être prise en considération dans l’alimentation des deux constitutions !

Conseils d’alimentation selon la constitution

Que faire si on appartient au groupe sanguino-pléthorique ?

Le point de départ si on appartient à la typologie sanguino-pléthorique

Repas lourd
Une personne de type sanguino-pléthorique n’a rien contre les repas riches et lourds, même chaque jour … Ces excès permanents ne restent malheureusement pas impunis au fil des années.

Sur le plan alimentaire, le type sanguino-pléthorique aime les plaisirs de la table. Il apprécie les plats riches et arrosés, parfois plusieurs fois par jour.

Dans sa jeunesse et en cas d’activité sportive, sa digestion et son métabolisme ne sont pas affectés. Le type sanguino-pléthorique a une vitalité en abondance. Dans cette époque de sa vie, il possède encore de bons organes éliminatoires (émonctoires). Son foie et pancréas réagiront en conséquence et permettront à l’intestin d’évacuer au rythme nécessaire, sans aucun retard de transit.

Mais après quelques décennies d’excès, les premières défaillances dans ce système se présenteront. Les faiblesses de cette typologie seront, par conséquent, surtout dans les domaines du cardiovasculaire et du métabolique. Les excès alimentaires, souvent pendant des décennies, sollicitent tout particulièrement le foie qui doit assurer une filtration accrue et le pancréas qui doit fournir une surproduction en insuline pour traiter l’avalanche en sucres et en graisses qui arrive sans cesse. Les métabolismes se fatiguent, les premières pathologies chroniques telles que le diabète, l’hypercholestérolémie, l’excès en triglycérides, l’obésité ou des pathologies cardiovasculaires plus ou moins lourdes peuvent s’installer.

Quelques conseils d’alimentation pour le sanguino-pléthorique 

Nous ne pouvons pas changer notre typologie. Mais il y a des moyens et solutions pour contrecarrer l’évolution prévisible et pour empêcher de plonger dans les problèmes de santé lourds !

Le mot d’ordre pour le sanguino-pléthorique :

Éviter les excès en aliments qui créent la toxémie et augmenter les aliments riches en antioxydants qui combattent cette même toxémie et les radicaux libres.

Pour cette typologie, on peut donc conseiller comme suit de :

  • Augmenter
    • les poissons et les fruits de mer pour augmenter en même temps l’apport des omégas 3 ;
    • les bons glucides à index glycémiques bas qui épargnent le pancréas ;
    • les aliments contenant beaucoup de fibres (céréales complètes, légumes, fruits, légumineuses, graines) qui équilibrent la glycémie et facilitent l’évacuation intestinale des toxines et toxiques ;
    • la consommation générale de légumes et fruits qui sont très bénéfiques et combattent avec leur teneur importante en micronutriments et en fibres la source des pathologies du sanguino-pléthorique qui est la toxémie (toxines et toxiques) ;
    • les protéines issues de viande blanche, de poissons et de produits laitiers naturels (sans sucres, biologiques, si possible artisanaux et crus), tout en incluant également les protéines végétales (céréales compètes, céréales germées, légumineuses, quinoa, etc.) en plus grande quantité ;
    • l’utilisation des épices colorées et des herbes aromatiques qui regorgent de polyphénols, d’antioxydants et micronutriments pour combattre les radicaux libres (bien sûr en qualité bio).
  • Diminuer drastiquement, si possible éviter
    • les viandes rouges qui ont un effet néfaste sur le système cardiovasculaire et éliminatoire (surcharge en purines) ;
    • les charcuteries (saucisses, saucissons, salami, jambons, etc.), très riches en sel et en mauvaises graisses ;
    • les mauvais glucides à index glycémique élevé qui sollicitent le pancréas pour produire une grande quantité d’insuline ;
    • les céréales raffinées (farine blanche, pâtes blanches, viennoiseries, gâteaux) et les remplacer par des céréales complètes et parfois un peu oubliées comme l’épeautre, le sarrasin, le seigle, l’orge ou l’avoine ;
    • toutes les graisses trans et les produits qui en contiennent (fritures, beignets, viennoiseries et pâtisseries industrielles, biscuit industriels, plats préparés, etc.) ;
    • la combinaison simultanée de mauvaises graisses et mauvais glucides (style steak-frites) qui chargent le métabolisme démesurément et augmente la toxémie faute d’élimination correcte ;
    • les produits laitiers industriels ; choisir la qualité et non la quantité en privilégiant, si possible, les produits laitiers crus qui contiennent encore tous leurs nutriments précieux et les fromages brebis ou chèvre ;
    • les chocolats industriels et les remplacer d’un peu de chocolat noir (70 % de cacao au min.), de temps en temps, ou du cacao cru ;
    • le vin rouge qui se limitera à un verre par jour ;
    • l’alcool qui devrait devenir une exception absolue, pour permettre au foie de travailler et de se remettre après des excès alimentaires

Que faire si on appartient au groupe neuro-arthritique ?

Le point de départ si on appartient à la typologie neuro-arthritique

Repas léger
Le type neuro-arthritique fuit les repas lourds et a une préférence presque innée pour les assiettes légères. Mais s’il exagère et les repas deviennent trop légers pendant trop longtemps, une déminéralisation de tous les tissus de l’organisme en peut être la conséquence dramatique.

Le sujet neuro-arthritique est un type nerveux. Le système nerveux est surchargé en permanence, toujours actif et toujours en travail.

Le type neuro-arthritique est incapable de se nourrir comme le sujet sanguino-pléthorique, en considérant l’envie des repas lourds de ce dernier. Il en mourrait littéralement ! Un simple excès alimentaire rendra sa digestion lente, pénible et douloureuse, en provoquant une constipation importante.

Il est donc de nature plus raisonnable ; il mange moins en quantité, en évitant les excès et les repas lourds. Il recherche par lui-même les réglages alimentaires qui s’imposent à lui pour mieux vivre, en suivant très régulièrement des régimes ou des restrictions alimentaires quelconques. Ainsi, on reconnaît le neuro-arthritique (presque) de loin : il mange lentement, n’a pas vraiment l’intérêt pour les plaisirs alimentaires, et ne manifeste pas très souvent une faim importante. Comme enfant, il doit être surveillé pour qu’il finisse ses assiettes.

Les personnes appartenant à ce groupe ont la tendance à se surmener sur le plan mental, ce qui met l’organisme complet en acidose.

Quelques conseils d’alimentation pour le neuro-arthritique 

Comme pour le type sanguino-pléthorique, nous ne pouvons pas changer notre typologie. Mais ici aussi, il y a des moyens et solutions pour combattre l’évolution parfois dramatique du déclin de santé !

Le mot d’ordre pour le neuro-arthritique :

Éviter à tout prix la déminéralisation, l’acidose et la surexcitation de l’organisme complet !

Pour cette typologie, on peut donc conseiller comme suit de :

  • Augmenter
    • les repas très riches en nutriments, surtout en micronutriments, tout en évitant un excès en macronutriments qui provoquent la toxémie (surcharge en colles et cristaux) ;
    • les végétaux colorés (légumes, fruits, champignons, herbes, légumineuses, graines, oléagineux), si possibles crus (sauf légumineuses), qui tous contiennent une multitude d’antioxydants primordiaux pour combattre les radicaux libres, tout en étant légers ;
    • les fruits qui n’augmentent pas l’acidose (pommes, bananes, fruits rouges, poires, mangues, melons, pêches, abricots, prunes) ;
    • la consommation des graines et des oléagineux (lin, chia, sésame, tournesol, courge,  chanvre, pavot, noix, noisettes, amandes, noix de macadamia, pin, etc.) qui nourrissent l’organisme avec d’acides gras sains en évitant la production de colles ;
    • les protéines (si possible qualité bio), surtout de source végétale et marine, mais surtout en évitant la viande rouge en grandes quantités ;
    • les légumineuses, avec un trempage minimal de 8h pour éliminer les antinutriments présents dans la plupart de ces végétaux, comme l’acide phytique, les lectines, les oxalates, les saponines, les goitrogènes, le soufre ou encore le cyanure ;
    • les céréales complètes, idéalement aussi après un trempage, pour éliminer les mêmes antinutriments cités ci-dessus ;
    • les fruits secs (pruneaux, abricots secs, raisins secs, dates, figues, cranberries, gojis) très riches en potassium et autres minéraux, sans excès (pour leur teneur élevée en sucres) ;
    • les algues de mer, qui possèdent une teneur excellente en micronutriments ;
    • les boissons végétales (amandes, soja, riz, avoine, noisette, coco) en diminuant la consommation de lait industriel.
  • Diminuer drastiquement, si possible éviter
    • tout généralement tout qui acidifie l’organisme ;
    • le sucre blanc et raffiné qui est un élément très acidifiant et donc un ennemi principal ;
    • les farines blanches et raffinées, également ennemis principaux de cette typologie ;
    • tous les produits qui contiennent alors du sucre blanc et la farine blanche (pain blanc, biscuits, chocolats, pâtisseries, viennoiseries, crèmes de dessert, confiseries, mais aussi plats préparés style pizza, lasagne, etc.) ;
    • toutes les graisses trans et les produits qui en contiennent (fritures, beignets, viennoiseries et pâtisseries industrielles, biscuit industriels, etc.) ;
    • toutes les huiles végétales raffinées , en les remplaçant par des huiles vierges pressées à froid ;
    • les produits laitiers industriels (sucrés ou non) qui acidifie l’organisme ;
    • les viandes rouges et les volailles, les deux issues d’élevages de masse, en les remplaçant par la qualité bio qui contient plus des omégas 3 ;
    • le riz blanc, les galettes de riz soufflé par exemple possédant un index glycémique excessif ;
    • les agrumes et citrons qui resteront acides chez le sujet neuro-arthritique, contrairement au sujet sanguino-pléthoriques qui les transforme en aliment alcalin ;
    • les fruits trop sucrés et riches en fructose comme les raisins ;
    • les chocolats au lait, en les remplaçant par du chocolat noir (70 % de cacao au min.).

 

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