Maladies

Les maladies peuvent être classées en trois stades : les maladies aiguës, les maladies chroniques et les maladies lésionnelles ou dégénératives.

D’un point de vue naturopathique et holistique, les maladies chroniques trouvent leur racine dans l’encrassement qui est la toxémie. Cette dernière peut être une surcharge colloïdale qui se définit par un excès en colles et/ou une surcharge cristalloïde qui se définit par un excès en cristaux. Les deux états peuvent cumuler ou se présenter séparément. Dans le cas de toxémie avérée, les émonctoires ne sont plus capables d’éliminer correctement les déchets métaboliques exogènes et endogènes, et une dégradation du terrain est la conséquence. C’est le début de la pathologie chronique qui se présente au début par des maladies récurrentes : prédiabète, premiers marqueurs du bilan sanguin élevés (cholestérol, triglycérides), hypertension légèrement élevée, etc.

Quand peut-on recourir aux soins naturels, holistiques et énergétiques ? Dans quels cas précis, les méthodes dites alternatives peuvent-elles aider à combattre une pathologie, et dans quels cas elles peuvent seulement accompagner en arrière-plan le traitement chirurgical et médicamenteux allopathique ?

Les trois stades des maladies 

Tout généralement, on peut également classer les maladies en trois stades qui sont le stade aigu, le stade chronique et le stade lésionnel ou dégénératif.

Stade aigu

La force vitale a atteint son maximum. Ce stade concerne généralement les personnes jeunes, dynamiques et sujettes à des maladies infantiles centrifuges avec des symptômes aigus.

En général, la médecine classique préconise des traitements de type antibiotique ou anti-inflammatoire en fonction de l’affection. Si l’administration de tels médicaments est indispensable, il convient par la suite d’analyser et de corriger son hygiène de vie pour ne pas réitérer ces épisodes.

Stade chronique

Si on atteint un stade chronique d’une maladie, cela montre que notre force vitale est moins importante.

Il existe aussi des périodes de maladies récurrentes. Elles durent quelques fois plusieurs jours ou plusieurs semaines et nécessitent les traitements médicamenteux de plus en plus lourds avec des arrêts de travail plus ou moins longs.

Dans ce stade, on peut également constater les premiers signes des grandes maladies de nos jours, souvent appelées maladies de civilisation. On pourrait donc présenter les signes d’un pré-diabète (qui peut aboutir dans un diabète manifeste), d’une légère hypertension (qui peut continuer à augmenter pendant les années à suivre et provoquer des pathologies cardiovasculaires), ou d’une première hyperlipidémie (cholestérol et/ou triglycérides légèrement élevés). Peut-être, on remarquera également quelques premières raideurs ou douleurs dans les articulations ou des douleurs lombaires (qui peuvent mener à des arthroses ou arthrites manifestes), etc.

L’approche holistique et la naturopathie permettent de prévenir et d’atténuer ces épisodes, en augmentant le capital vital, le taux vibratoire et en activant le pouvoir d’auto-guérison de chacun parmi nous.

Stade lésionnel ou dégénératif

Dans ce dernier stade, la force vitale est à son plus bas niveau.

De fait, des pathologies chroniques et lourdes qui apparaissent. Ces dernières peuvent nous accompagner jusqu’à la fin de notre vie. On pourrait citer : diabète, infarctus, arthrose, arthrite, hypertension manifeste, athérosclérose, insuffisance veineuse, Parkinson, démence, Alzheimer, etc. Avec quelques-unes de ces maladies chroniques, on pourra (et on devra) apprendre à vivre ; des autres seront difficiles à assumer et à supporter.

Ces troubles de santé très importantes que l’on peut également appeler la genèse des maladies traduisent les efforts de l’organisme pour se débarrasser des déchets qui l’encombrent et qui se sont accumulés au fil du temps. 

Notre corps se trouve donc dans un état de toxémie. Dans ce type de situation, les émonctoires vont être sollicités pour évacuer hors du corps les éléments indésirables issus des surcharges humorales et cellulaires.

Mais il arrive parfois que le niveau d’épuisement de l’organisme est tel, que les émonctoires naturels perdent leur efficacité et sont relayés par ce que l’on appelle des émonctoires de substitution ou émonctoires relais.

Ces émonctoires relais déclenchent des troubles qui sont en rapport direct avec le terrain de chaque individu (tempérament, prédispositions morbides, diathèses).  

 


Pour approfondir, la rédaction vous propose sur NHA Naturolistique :

Glucides simples Toxémie – Une surcharge de l’organisme avec des conséquences
Pommes frites Colles et cristaux

 


Les maladies aiguës 

Maladie aigue

Les manifestations aiguës sont classées en deux catégories :

  • Maladies aiguës individuelles et
  • maladies aiguës collectives.

L’approche thérapeutique est différente dans l’un et l’autre cas.

Les maladies aiguës individuelles

Les maladies aiguës individuelles se produisent chez les êtres humains isolément. Elles sont le résultat des causes nuisibles extérieures au sujet et toujours occasionnelles. Elles sont toujours passagères, bien que la durée de l’évolution soit variable.

Par contre, les maladies aiguës individuelles peuvent tout à fait aboutir dans des pathologies chroniques qui s’installent dans le temps.

Dans cette catégorie, on peut citer :

Traumatismes

Les traumatismes sont toutes sortes de blessures par accident, telles que les fractures, brûlures, contusions, foulures, efforts démesurés, luxations etc.).

Il s’agit de troubles pathologiques par effets mécaniques. Quelques traumatismes sont bénins (par exemple luxation), des autres peuvent affecter sévèrement l’organisme tout entier (par exemple un choc sur la tête). Dans ce dernier exemple, le traumatisme ne justifie plus le qualificatif de local.

Les traumatismes peuvent également être à l’origine d’un trouble profond, physiologique ou psychologique.

En médecine allopathique, les traumatismes sont de toute évidence du domaine de la chirurgie réparatrice qui excelle ici sur tous les niveaux. Le médecin choisira, dépendant de la situation, entre des interventions chirurgicales ou entre le seul traitement médicamenteux (extraction de corps étrangers dans les tissus vivants ponctions diverses pour l’évacuation d’épanchements, etc.).

Cependant, il faut retenir qu’à l’occasion de pareilles altérations, l’organisme entier est engagé pour amorcer la guérison, et non seulement la partie du corps qui a été blessée. Cela veut dire qu’un médicament prescrit sur les symptômes de l’état du blessé au moment de l’examen (fièvre traumatique, tissus dilacérés, blessures de tissus divers tels que muscles, vaisseaux, nerfs, os) donnent l’indication de médicaments différente suivant chaque cas individuel.

Mais même pour la guérison d’un traumatisme, un suivi holistique pour la personne dans sa globalité (physique, psychique, émotionnel) peut être recommandé ou même nécessaire pour soutenir une guérison sans séquelles à long terme.

Indispositions momentanées

Les indispositions momentanées proviennent des causes variées, mais toujours occasionnelles.

La liste est longue : en commençant par les refroidissements, petits rhumes ou le syndrome prémenstruel jusqu’aux émotions négatives, soucis, impulsions psychologiques et émotionnelles diverses, etc. Ces indispositions appellent le plus souvent des corrections dans le régime ou dans le genre de vie.

Normalement, dans la grande majorité des cas, ces indispositions ne justifient pas une prescription médicamenteuse. Par exemple, celui qui souffre d’une bonne indigestion suivie de vomissements, sans manifester d’autres complications, a simplement présenté une altération légère de la santé.

Elles ne nécessitent donc pas de médicaments, mais sont justiciables de conseils d’hygiène, de diététique et de repos. Un accompagnement naturel ou holistique peut être utile pour soulager les effets des indispositions.

Urgences

Dans les cas extrêmement urgents où le danger que la vie court et imminence de la mort ne laisseraient point le temps d’agir à un remède homéopathique ou d’un soin naturopathe / holistique, il est indiqué de recourir aux soins allopathiques, chirurgicaux et palliatifs.

Ces cas n’admettraient ni des heures ni des quarts d’heure ; parfois on ne dispose que de quelques minutes pour agir. Ces urgences peuvent survenir chez des individus bien portants (par accident ou par pathologies subjacentes non diagnostiquées), ou, bien sûr, chez des personnes qui souffrent d’une pathologie quelconque.

Parfois, il y a lieu également d’utiliser des antidotes et/ou médicaments chimiques contre les cas d’intoxications ou d’empoisonnements subits.

Exacerbations des maladies chroniques

La dernière manifestation morbide aiguë individuelle est caractérisée par les exacerbations des maladies chroniques.

La maladie chronique a pour caractéristique d’être latente. Ces manifestations aiguës sont la recrudescence passagère d’une maladie chronique : soit la maladie latente s’éteint spontanément, soit sous l’action du remède qui sert à encadrer cette manifestation aiguë, le malade retrouve son état antérieur quand l’accès aiguë n’a pas été trop violent et lorsqu’il a été rapidement guéri.

Ces manifestations aiguës peuvent se présenter sous l’aspect d’une affection locale ou d’une maladie générale. Elles peuvent affecter le caractère d’un cas urgent qui réclame un soin immédiat bien adapté.

Conclusion – Les méthodes alternatives en cas de maladies aiguës individuelles

Dans les cas cités des maladies aiguës, le recours à la médecine conventionnelle (allopathique) est bien nécessaire et peut aider à sauver la vie. Dans ces situations, les soins naturels et holistiques peuvent uniquement être accompagnateurs. Ces derniers peuvent par contre aider à soulager et à éviter la perduration des pathologies chroniques dans le temps.

Les maladies aiguës collectives

Les maladies collectives sont caractérisées par le fait qu’elles atteignent plusieurs individus à la fois, de quelques personnes à un très grand nombre de gens.

On y trouve :

Maladie aiguë sporadique

En général, les maladies aiguës sporadiques ressemblent à une petite épidémie, dont les cas sont assez éloignés les uns des autres dans l’espace, mais dont l’apparition est groupée dans un temps réduit.

Ces maladies sporadiques sont habituellement le fait d’influences météorologiques ou climatiques nocives. C’est dans de telles manifestations que le symptôme déclenchant prend réellement le caractère de symptôme étiologique.

Affectation massive : épidémies et pandémies

Pandémie

Dans le cas d’une épidémie ou d’une pandémie, il s’agit d’un grand nombre de personnes à la fois.

Ces maladies présentent un caractère épidémique ou pandémique et se manifestent le plus souvent sous forme contagieuse. Les épidémies ont en général une propagation géographique étendue, pouvant affecter le globe entier sous la forme de pandémie (telle la grippe dite espagnole de 1918 et années suivantes ou, bien sûr).  

Très souvent, ce sont des maladies fébriles qui se reproduisent chaque année avec des exacerbations dont la périodicité n’est pas exactement établie. Ces maladies dépendent d’une même cause, très souvent virale ou bactérienne. Du fait de cette étiologie unique, les individus atteints de la maladie épidémique présentent tous le même processus morbide. 

Par le fait de l’intensité de l’invasion infectieuse, la similitude des symptômes observés chez des malades différents conduit à la détermination d’un remède. Ce dernier, individualisé sur des symptômes caractéristiques des manifestations épidémiques générales, devient le remède individualisé de l’épidémie. Il n’est pas question de rechercher pour chaque cas individuel un remède particulier.

Au cours de chaque épidémie différente, la symptomatologie est différente. Le remède est donc différent d’une épidémie à la suivante. 

Maladies contagieuses

Dans cette catégorie, on trouve toutes les maladies le plus souvent contagieuses. Elles affectent le plus souvent un nombre important, mais limité, de sujets, souvent par tranche d’âge bien délimitée.

Ces maladies sont le fait d’agents infectieux spéciaux, de virus, selon la terminologie contemporaine – spécifiques de chacune de ces maladies. C’est pourquoi elles sont connues sous un nom traditionnel : rougeole, scarlatine, oreillons, varicelle, peste, polio, variole, etc.

La plupart de ces maladies infectieuses contagieuses procurent une immunité après une première atteinte. 

Conclusion – Les méthodes alternatives en cas de maladies aiguës collectives

Dans les cas cités des maladies collectives, le recours à la médecine conventionnelle (allopathique) et au progrès médical moderne est également absolument nécessaire. On ne peut aucunement combattre et arrêter une épidémie seulement par des soins naturels. Comme pour les maladies aiguës individuelles, ces soins peuvent uniquement être accompagnateurs pour alléger les symptômes.

Les maladies chroniques

Maladie chronique

D’après l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les maladies chroniques sont tout généralement des affections de longue durée qui évoluent avec le temps.

Ces affections peuvent être plus ou moins graves et invalidantes. La liste des maladies chroniques est longue, et très souvent, on y trouve les maladies dites “de civilisation”, comme par exemple le diabète, les maladies vasculaires et cardiovasculaires (hypertension, cardiopathies, AVC etc.), certaines maladies respiratoires comme l’asthme, les cancers (tous types), les arthrites et polyarthrites, l’arthrose, la fibromyalgie, l’Alzheimer et beaucoup d’autres.

En santé holistique, on peut dire que pratiquement toutes les maladies chroniques sont considérées comme des manifestations différentes d’un terrain troublé. Ce terrain troublé vient essentiellement des habitudes de vie qui ne conviennent pas à maintenir la santé : mauvaises alimentation, sédentarisme, tabagisme, rythme de sommeil perturbé, problèmes psycho-sociaux, perturbations énergétiques et beaucoup d’autres.

Le but principal est donc de rétablir l’équilibre de ce terrain en corrigeant la cause des perturbations pour permettre à l’organisme de fonctionner à nouveau correctement.

Maladies chroniques apparentes

Il est primordial de prendre conscience que les maladies chroniques apparentes ne nécessitent aucun traitement médicamenteux, mais que leur cause doit être supprimée.

Parmi ces influences pathologiques on trouve toutes sortes de mauvaises habitudes de vie qui ne restent malheureusement jamais sans conséquences, comme par exemple :

  • la consommation prolongée (souvent pendant des années) d’aliments ou de boissons nuisibles, biostatiques et biocidiques, au lieu d’une alimentation biogénique et bioactive ;
  • l’alimentation morte, industrielle et ultratransformée, pleine de substances chimiques et ingrédients nocifs pour notre organisme qui s’accumulent avec les années dans les tissus et dans les organes ;
  • l’apport insuffisant en micronutriments naturels, tels que des vitamines, minéraux, oligo-éléments, antioxydants ou encore anti-inflammatoires dans leur état naturel (et non en forme de compléments synthétiques) ;
  • le manque de fibres dans l’alimentation qui aident à combattre la toxémie en chélatant les toxiques et toxines présents dans les intestins ;
  • la dérégulation par un excès en macronutriments : trop de (mauvais) glucides à index glycémique élevé, trop de (mauvais) lipides comme graisses trans, et/ou trop de protéines dénaturées ;
  • la glycation élevée au sein de notre organisme qui est due à une glycémie élevée permanente par une présence perpétuelle de sucres rapides (et ce phénomène concerne tout le monde, pas seulement les diabétiques) ;
  • la consommation de toxiques, telles que du tabac, de l’alcool, des drogues, des compléments alimentaires synthétiques (qui ne sont guère biodisponibles et assimilables contrairement aux molécules naturelles et vivantes), des médicaments, etc. ;
  • l’environnement quotidien peu sain voire toxique, avec une pollution (air, eau, terre, alimentation) élevée ;
  • les excès ou privations du jeune enfant ou de l’adolescent (alimentation, activités physique, mais également excès/privations émotionnels et mentaux) ;
  • la sédentarité et le manque d’activités physiques ;
  • Stressle déconnexion de la nature et le manque de séjours à l’extérieur (montagnes, mer, forêts, champs) ;
  • la mauvaise gestion des émotions négatives (colère, frustration, anxiété, peur, énervement, mécontentement, manque de bonheur extérieur et intérieur, etc.) ;
  • le sommeil irrégulier et insuffisant ;
  • le stress professionnel et/ou privé quotidien, mal géré et non-compensé ; 
  • etc.

Cet angle de vue – de considérer la maladie chronique comme une dégradation du terrain qui est au plus souvent due à ses propres habitudes –  est très souvent difficile à accepter pour la plupart des patients atteints d’une pathologie chronique. 

Pourquoi ? Parce que cela implique notre propre responsabilité ! Fini les excuses creuses (société, notre temps, parents, famille, stress, circonstances difficiles, manque de temps, manque d’argent, ou autres). 

Et honnêtement : quel malade abandonnera son travail parce que l’atelier lui provoque des troubles ? Quel P.D.G. reconnaîtra que son mode de vie dangereux pour sa santé peut être modifié sans risque de précipiter sa famille et ses associés dans la misère ? Quel médecin n’allègera pas la demande de la clientèle et son devoir pour vivre des journées moins surchargées ?

Chacun trouve ses excuses – très souvent valables – mais néfastes pour sa propre santé ! Les conseils qui devraient rétablir d’une façon durable la santé sont rarement écoutés. Cependant, il faut toujours garder à l’esprit que par une approche corrective et holistique appropriée, la maladie chronique apparente peut être améliorée et même mise en rémission.

Maladies chroniques définitives 

Quand une maladie chronique prend une allure définitive, elle ne se manifeste que par un très petit nombre de symptômes voire par un seul symptôme.

Ce symptôme unique ou ces rares symptômes se présentent avec une intensité telle au milieu d’un tableau vide, qu’ils semblent constituer à eux seule toute la maladie. Il sera nécessaire, en présence de tels cas de bien avoir présent à l’esprit qu’il s’agit de manifestations d’une maladie chronique.

La manifestation des maladies chroniques dépend de la dégradation de notre terrain 

La manifestation de la maladie chronique dépendant du niveau de la dégradation du terrain. Tout généralement, on peut retenir les niveaux suivants :

  • Niveau 1 : la maladie aiguë dite énergétique qui s’apparente à une forte vitalité et que l’on retrouve en particulier chez les enfants et chez les adultes attentifs et responsables de leur état de santé. Notre terrain de base est encore bien intact.
  • Niveau 2 : la maladie d’adaptation qui correspond aux premières réactions de l’organisme face aux attaques exogènes et endogènes et qui peut apparaître entre 30 et 50 ans. Le corps reconnait l’intrus et possède encore suffisamment de vitalité pour le combattre. Le terrain commence à s’abîmer, les premières conséquences de nos habitudes de vie et leur influence sur nos cellules et tissus se montrent.
  • Niveau 3 : la maladie chronique semble installée depuis quelques temps (plusieurs années). Le corps s’est habitué à vivre avec et n’engage pas de réaction violente pour s’en débarrasser. L’état de santé est irrégulier, l’organisme passe par des hauts et des bas et s’affaiblit progressivement jusqu’à abandonner toute action de défense. Cet état signe une chute de la vitalité due à une perte progressive d’énergie. La cause peut être rapportée la plupart du temps, soit à des traitements agressifs et répétitifs qui en chassant les effets ont fini par enraciner les troubles, ou les déplacer (effets rebonds), soit par simple négligence, ou un refus de la personne à modifier ses mauvaises habitudes de vie. Il en ressort accoutumance de la situation, un système immunitaire déficient, des fonctions émonctorielles qui ne sont plus à même d’éliminer les toxines en excès, une physiologie modifiée, et une ouverture sur les maladies dégénératives. Notre terrain se dégrade visiblement ; cela devient de plus en plus difficile à récupérer le terrain de base sain ; d’importants changement dans notre vie sont nécessaires.
  • Niveau 4 : la maladie d’incrustation ou maladie de dégénérescence. A ce niveau d’évolution, les tissus sont atteints en profondeur et l’encrassement superficiel circulant, puis déposant, a fini par s’incruster dans les organes cibles. La place de la naturopathie ou d’autres approches alternatives n’est plus prioritaire car insuffisante à ce degré d’évolution de la maladie. Mais les approches holistiques restent néanmoins accompagnatrices des traitements lourds qui fatiguent un organisme déjà épuisé et durement sollicité pour supporter les soins prodigués. Le terrain est très endommagé et difficile à récupérer. Très souvent, l’individu malade n’a plus l’énergie et la motivation d’entamer des changements profonds.

Maladies chroniques locale

Une maladie chronique peut avoir une apparence subjective, c’est-à-dire complètement individualisé.

Les symptômes visibles de cette maladie chronique sont donc différents chez tous les individus et peuvent se manifester comme une maladie localisée. C’est le cas de certaines névralgies invétérées qui paraissent parfaitement isolées, ou du diabète qui se manifeste par l’hypertension ou des névralgies. Dans ce cas précis, l’hypertension ou la névralgie sont seulement les symptômes locaux d’un diabète et non une maladie indépendante.

Très souvent, ces signes sont des affections localisées à certaines parties externes du corps qui, par leur persistance et l’absence de cause traumatique directe, sont la manifestation d’une maladie chronique. Autres exemples : une plaie banale et bénigne qui ne se cicatrise pas (par exemple à cause d’un diabète), une suppuration anormalement prolongée, etc.

Ces maladies localisées sont particulièrement difficiles à guérir en raison de l’absence de symptômes caractéristiques permettant de déterminer le remède de leur cause étiologique, c’est à dire de la maladie chronique.

Une approche par la définition du terrain naturopathique peut être recommandée. Elle aura pour objectif de chercher les causes profondes de cette manifestation locale. Celles-ci aideront à déterminer la nature locale ou globale de l’affection.

Maladies chroniques périodiques

Les maladies chroniques périodiques se manifestent souvent sous la forme de maladies aiguës typiques. Mais ces symptômes surviennent régulièrement à la suite d’un intervalle assez régulier.

C’est le cas des fièvres intermittentes et des maladies apyrétiques, dont la plus typique est le rhume des foins, bien que son nom de Pollinose évoque une étiologie périodique non moins évidente (toujours en printemps).

Il n’en demeure pas moins vrai que l’on ne guérira jamais un rhume des foins sur les symptômes de la crise. Les causes profondes qui peuvent être un terrain dégradé ou encore des émotions traumatisantes doivent être recherchées pour prendre le chemin de l’amélioration.

Les maladies périodiques se manifestent également sous l’aspect de maladies alternantes. L’alternance la plus connue est celle de l’eczéma et de l’asthme. Le remède de la diathèse doit être recherché. Le remède de la poussée eczémateuse, ou le remède de la crise d’asthme ne peuvent que pallier la manifestation aiguë. Ils ne guérissent pas la maladie chronique.

La génèse des maladies chroniques

La naturopathie holistique connaît deux types d’encrassement qui, selon leur nature, vont donner naissance à des troubles différents et sont responsable à la genèse des maladies, en grande partie chroniques.

  • Le premier type est du groupe mucus/glaires qui sont des colles. Ces maladies se présentent sous la forme de déchets colloïdaux (ou colloïdes) et sont dues à une surcharge colloïdale. Cette surcharge correspond à un encrassement basique, avec dépôts liposolubles, souvent à l’origine de maladies respiratoires, suintantes, pas ou peu douloureuses.
  • Le second type est du groupe acidose qui est provoquées par des cristaux. Ces pathologies se présentent sous la forme de déchets cristalloïdes (ou cristaux).  Cette surcharge en cristaux correspond à un encrassement acide, avec dépôts hydrosolubles, à l’origine des maladies inflammatoires, rénales ou articulaires, souvent très douloureuses.

Certaines personnes peuvent cumuler les deux types de déchets qui vont à tour de rôle, ou en même temps, se traduisant soit par des écoulements ou colles (rhumes, bronchites, dermatoses suintantes etc.) soit par la formation de cristaux (lithiases, calcifications, inflammations etc.).

La fonction émonctorielle, par son travail d’élimination des toxines de toutes natures ou origines, est indispensable, pour assurer l’équilibre des échanges humoraux (liquides) et contribuer au bon fonctionnement du métabolisme.

Il sera fait appel aux émonctoires assez régulièrement, au rythme des erreurs alimentaires qui seront commises, en fonction des périodes de stress, en l’absence d’une hygiène de vie bien structurée, et particulièrement lors des périodes d’épidémies ou le système de défense immunitaire sera le plus sollicité.

Voici un schéma très simplifié du processus de la genèse des maladies chroniques et des troubles de santé tout généralement :

Stress psychologique ou physique (généré par les habitudes de vie, l’environnement, le psycho-social etc.).

Excitation et surmenage physique, mental et / ou émotionnel.                 

Enervation : réduction de l’énergie.

Insuffisance d’élimination : l’élimination par les poumons, les intestins, les reins et la peau est réduite.       

La rétention des métabolites (déchets et toxines) et de poisons (toxiques) de l’extérieur se met en place.       

Formation de colles et de cristaux toxémie.                            

Réactions organiques de défense / réaction des systèmes entiers (ex. système immunitaire ou digestif).

Crise de désintoxication : par exemple diarrhées, vomissements, urines chargées de toxines, maladies cutanées, fièvre, intolérances alimentaires etc.                 

Etats de chronicités et atteinte lésionnelle des organes et des tissus. La nature des troubles dépend du terrain et des prédispositions individuelles.                 

Chute des défenses immunitaires. Vulnérabilité envers les bactéries, les virus, les parasites et autres microbes.   

Apparition des maladies dégénératives et / ou chroniques qui peuvent être irréversibles pas.

Une prise en main responsable et holistique (globale) de la santé peut aider à ralentir et à combattre la maladie.

Que font la médecine holistique ou la naturopathie en cas de maladie chronique ?

Terrain troublé

En santé holistique, on peut dire que pratiquement toutes les maladies chroniques sont considérées comme des manifestations différentes d’un terrain troublé Le terrain, c’est entre autres l’ensemble des liquides organiques dans lesquels baignent les cellules, le sang, ou la lymphe que le naturopathe connaît dans le cadre de l’humorisme.

Le milieu intérieur devrait avoir une composition idéale pour éviter les maladies chroniques et pour pouvoir fonctionner correctement. On parle également de la homéostasie cellulaire et tissulaire. Dans ce cas idéal, le terrain est sain, tous les organes font leur travail comme il se doit.

Tout changement trop important de ce terrain et des humeurs en qualité ou en quantité entraîne la maladie chronique.

Dans le cas d’un déséquilibre constant, les forces vitales de l’organisme luttent constamment afin de maintenir le terrain en équilibre parfait et pour activer le processus d‘auto-guérison. L’épuration s’effectue par des organes « filtres et éliminateurs », les émonctoires : le foie, les intestins, les reins, la peau, les poumons.

Lorsque le corps est déséquilibré et que le terrain est encrassé par une surcharge en colles et/ou en cristaux, les organes responsables ne peuvent plus éliminer suffisamment ces déchets. En plus, ces déchets empêchent l’organisme de métaboliser correctement les éléments nutritifs essentiels tels que les vitamines, les minéraux, les oligo-éléments, les enzymes : les carences plus ou moins sérieuses s’installent.

Tout généralement, on peut dire qu’en médecine holistique, il n’y a pas de maladies locales mais il n’existe que des maladies générales. Même si une maladie chronique se manifeste localement (par exemple dans le système respiratoire), la cause est à chercher globalement. La localisation des symptômes de surface (appelés maladies en médecine conventionnelle), dépend des faiblesses organiques individuelles.

 


Pour approfondir, la rédaction vous propose sur NHA Naturolistique :

Terrain Le terrain en naturopathie – Quels facteurs ont une influence sur notre santé ?
Naturopathie Le terrain selon Marchesseau – Sanguino-pléthorique vs. Neuro-arthritique

 


Le but le plus important est de restaurer l’homéostasie intérieure pour combattre la maladie chronique

La naturopathie et l’approche holistique s’attachent à restaurer l’homéostasie, un processus physiologique permettant de maintenir certaines constantes du milieu intérieur de l’organisme nécessaires à son bon fonctionnement.

Prenons la fièvre, par exemple. Communément, la fièvre, est un « effort de la nature » pour éliminer les toxines, les toxiques et les microbes néfastes. C’est une réaction aigüe qui permet souvent au corps de se débarrasser d’un intrus, d’une bactérie ou d’un virus. Si on empêche ce mécanisme d’auto-régulation de se faire, le corps va tenter de le répéter à plusieurs reprises et s’il se trouve toujours autant empêché, son alerte devient chronique, et on tomberait alors dans la maladie chronique. Le corps s’exprime et il est important de l’entendre et de le comprendre.

Voici un autre exemple de maladie devenue chronique : la diarrhée. La diarrhée est l’effort du corps pour éliminer un virus ou une bactérie et restaurer un système digestif normal. Si on empêche la diarrhée avec des médicaments, on ne supprimerait pas la cause de la diarrhée, mais on aurait plutôt tendance à pousser le corps à relancer l’alerte un peu plus tard. Pourquoi ? Parce que ce que le corps cherche à éliminer est toujours dans le corps. La naturopathie accepte l’expression aigüe du corps, elle l’encourage parfois même, elle pousse les symptômes à parler, plutôt que de chercher à les faire taire, tout en accompagnant le processus de restauration de l’homéostasie.

La maladie chronique est le résultat de la suppression répétitive des épisodes aigus

Le Dr Henry Lindlahr (1862–1924), médecin et naturopathe américain, auteur de livres clés sur la médecine naturopathique, a établi des définitions précises des maladies aigües et chroniques. Selon lui, la maladie chronique est le résultat de la suppression répétitive des épisodes aigus.

Une pathologie chronique peut se déclarer dans des systèmes différents de ceux dans lesquelles la maladie aigüe s’est manifestée plusieurs fois. Par exemple, un problème intestinal aigu peut déclencher un problème de peau ou de mycoses vaginales. Pour guérir, il convient de laisser les premières maladies s’exprimer jusqu’au bout.

Les médicaments effacent les symptômes, alors qu’on doit plutôt encourager le corps à utiliser ses ressources propres ou l’eau, les plantes alentour, la respiration, le sommeil, pour retrouver sa vitalité et sa capacité d’auto-guérison.

C’est exactement l’inverse de ce que propose la médecine allopathique (= qui englobe les traitements médicamenteux et les médecines naturelles telles que la phytothérapie ou l’aromathérapie par exemple).

 


Pour approfondir, la rédaction vous propose sur NHA Naturolistique :

Harmonie Auto-guérison – La force naturelle de guérir
Vitalisme Vitalisme – La force vitale est à la base de toute vie

 


Exemple d’une approche holistique

La naturopathie prend en considération toutes les possibilités qui pourraient changer le terrain et donc l’homéostasie : les habitudes de vie, l’environnement, les allergies, les parasites, les bactéries pathogènes, l’environnement socio-culturel, l’équilibre spirituel et l’équilibre énergétique etc. Le thérapeute en santé holistique cherchera donc toujours les causes de la maladie.

Par exemple, dans le cas d’une constipation, il posera beaucoup de questions, comme par exemple :

  • Depuis combien de temps cette constipation s’est installée ?
  • Y a-t-il eu un événement déclencheur ?
  • Quelle est l’alimentation de la personne ?
  • Est-ce qu’elle mâche bien ?
  • Boit-elle suffisamment ?
  • Est-ce qu’elle fait autre chose en mangeant (télévision, ordinateur, etc.) ?
  • Est-ce qu’elle mange suffisamment de fibres ?
  • Quelle est la fréquence de ses selles ? A quoi ressemblent-elles ?

Le praticien holistique laissera le temps au patient pour s’exprimer sur ce sujet qui n’est pas toujours facile à aborder. Il sera également  attentif à ne pas poser de questions qui guideraient des réponses déterminées, la question restera toujours ouverte.

Il pourrait également demander au patient de tenir un journal de son alimentation. Ce journal est utile: il aidera à poser des questions, telles que “Pourquoi vous ne prenez pas de petit-déjeuner ?”, “Pourquoi mangez-vous si tard le soir ?”, “Pourquoi n’allez-vous jamais aux toilettes hors de chez vous ?”, etc. Ensuite, nous voyons les remèdes en fonction des informations recueillies.

Comme on a donc compris, la naturopathie ou la médecine holistique avec toutes leurs thérapies alternatives et leur point de vue globale et holistique sont le chemin idéal pour traiter les maladies chroniques et les manifestations aiguës et / ou localisées causées par la maladie chronique.

Les approches alternative sont également parfaites pour tout qui concerne les maladies psychosomatiques.

Par contre, ces approche ne sont pas adaptées en cas d’urgences, épidémies ou maladies virales collectives. La naturopathie soutien le corps dans son processus d’auto-guérison, mais pour ceci, il faut du temps. Si ce temps manque, cette voie n’est pas vraiment adaptée.

 

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Le terrain selon Marchesseau – Sanguino-pléthorique vs. neuro-arthritique

 

 

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