Homéostasie cellulaire – Maintenir des conditions idéales dans le corps


Homéostasie cellulaire

L’homéostasie cellulaire est la balance et l’harmonie parfaite au sein de l’organisme par des mécanismes précises.

L’homéostasie est tout généralement la capacité que peut avoir un système quelconque (ouvert ou fermé) à conserver son équilibre de fonctionnement en dépit des contraintes qui lui sont extérieures. L’homéostasie est l’équilibre dynamique qui nous maintient en vie.

L’homéostasie cellulaire est la maintenance de l’ensemble des paramètres physico-chimiques de l’organisme qui doivent rester relativement constants (glycémie, température, taux de minéraux et sels dans le sang, etc.). D’ailleurs, la stabilité du milieu intérieur (équilibre hydrique, équilibre électrolytique, équilibre acido-basique) est la condition d’une vie libre et indépendante : c’est-à-dire que nous ne devons pas trop nous préoccuper de l’environnement pour évoluer.

 

La maintenance d’un équilibre stable est le but principal de l’homéostasie cellulaire 

L’homéostasie représente les conditions relativement stables du milieu intérieur, qui résultent des réponses compensatrices produites par les systèmes de régulation homéostatiques.

L’homéostasie ne correspond pas vraiment à un état statique ou sans changement. Il s’agit plutôt d’un état d’équilibre dynamique dans lequel les conditions internes varient, mais toujours dans des limites relativement étroites.

Le système nerveux autonome ainsi que le système endocrinien, jouent un rôle incontournable dans le maintien de l’homéostasie. Ce sont les seuls capables de détecter et de corriger les anomalies de composition du milieu intérieur.

Quelques constants importants de l’homéostasie

Quelques constants importants de l’homéostasie sont :

  • La température ;
  • le fonctionnement du coeur et des vaisseaux ;
  • la concentration du sang, de la lymphe et du liquide céphalo-rachidien (liquide contenu dans les ventricules cérébraux, et dans le canal épendymaire qui se trouve au centre de la moelle épinière) ;
  • la pression artérielle.

L’ensemble de la régulation de l’homéostasie, se fait par l’intermédiaire du système nerveux végétatif (système nerveux autonome) et des glandes endocrines (hormonales).

Les paramètres de l’homéostasie 

Pour les animaux homéothermes dont l’humain (organisme dont le milieu intérieur conserve une température corporelle constante), un des paramètres principaux de l’homéostasie est la régulation de la composition du sang et de ses paramètres dynamiques (mécanique des fluides), pour éviter les déficits ou les excès, notamment :

  • en ions :
    • sodium Na+: natrémie (hyponatrémie, hypernatrémie) ;
    • calcium Ca2+: calcémie (hypocalcémie, hypercalcémie) ;
    • potassium K+: kaliémie (hypokaliémie, hyperkaliémie) ;
  • en sucre : glycémie (hypoglycémie, hyperglycémie) ;
  • l’acidité, le pH, et notamment la quantité de gaz carbonique ou capnie (hypocapnie, hypercapnie) ;
  • l’osmolarité ;
  • la circulation sanguine ;
  • la température (hypothermie, hyperthermie).

Cette régulation se fait entre autres par

  • le rythme cardiaque et le rythme ventilatoire, qui régulent la diffusion du dioxygène, des ions, des nutriments etc. à travers le corps ;
  • l’ouverture ou la fermeture des vaisseaux sanguins (vasodilatation, vasoconstriction), qui fait varier la pression artérielle et influe sur les pertes de chaleur ;
  • la miction, l’élimination par les urines des excès (en eau, en ions) ;
  • la sudation, élimination par la sueur des excès et abaissement de la température par évaporation;
  • la contraction musculaire, qui produit de la chaleur (seule 15 à 25 % de l’énergie produite sert au mouvement, les 75 à 85 % restants sont dégagés sous forme de chaleur) ;
  • la faim et la soif, qui poussent à boire et à manger et donc permettent des apports pour combler les déficits.

L’intégration de tels paramètres dont on sait qu’ils sont très sensibles à des facteurs psychologiques, incline à élargir la notion d’homéostasie pour y inclure par exemple le maintien d’un poids corporel stable. La pathologie de cette stabilité invite à envisager la notion de « degrés » dans l’homéostasie. Cette notion concernera dès lors aussi bien l’humeur (via la stabilité homéostatique des neuromédiateurs) que tous les autres paramètres évoqués (stabilité de la régulation de la tension artérielle, du pouls, du rythme respiratoire, etc.).

Fonctionnement de la régulation homéostatique par des stimuli

Comme on l’a vu, l’homéostasie est le maintien du milieu intérieur stable face à des changements extérieurs. Les changements extérieurs sont traduits en stimuli que la cellule peut déceler.

Un stimulus est donc un changement décelable du milieu intérieur ou de l’environnement (= milieu extérieur). Ex. : une variation de température corporelle ou du milieu ambiant, de la concentration plasmatique de potassium, de la pression sanguine, etc.

Quel que soit le facteur contrôlé (= la variable), tous les mécanismes de régulation comportent au moins trois éléments :

  • Un récepteur : c’est un capteur qui détecte le changement dans le milieu intérieur ou l’environnement et réagit à ce stimulus, en envoyant des informations (= entrée) au centre de régulation (= centre d’intégration).Ces informations vont du récepteur au centre de régulation en suivant la voie afférente.
  • Le centre de régulation : il fixe la valeur de référence (niveau ou intervalle) où la variable doit être maintenue. Il analyse aussi les données qu’il reçoit et détermine la réaction appropriée. La réaction résultante (= output) du centre de régulation est transmise à l’effecteur via la voie efférente.
  • L’effecteur : il permet la réponse du centre de régulation (= sortie) vis à vis du stimulus. La réponse de l’effecteur correspond à un changement de son activité.

La réponse produit une rétroaction sur le stimulus pouvant être de 2 types :

  • Soit une rétro-inhibition qui a pour effet de le réduire de sorte que le mécanisme de régulation cesse son activité.
  • Soit une rétro-activation qui a pour effet de le renforcer de sorte que la réaction se poursuit avec une intensité croissante.

 

Le fonctionnement correct de l’homéostasie cellulaire est un élément clé pour maintenir la santé. En cas de dysfonctionnement, l’organisme devient vulnérable, le système immunitaire défaillant et les maladies ou certains pathologies peuvent s’installer.

 

Renouvellement cellulaire – Des changements permanents dans notre organisme

Les besoins de la cellule – Métabolisme cellulaire

Maladie – Terrain et causes de la maladie

Genèse des maladies – Développement des pathologies

Maladie chronique – Une question de terrain

 

En cas de malaise ou de maladie, nous vous prions de consulter en tout cas un médecin ou un professionnel de la santé en mesure d’évaluer correctement votre état de santé. Le contenu de ce site et de ses pages annexées ne remplace en aucun cas le diagnostic d’un médecin. Ce site ne permet pas de faire de diagnostic médical ou une recommandation de traitement médical pour aucune pathologie ou affection quelconque. Nous déclinons toute responsabilité en cas de mauvaise interprétation des conseils donnés.

En utilisant ce site, vous reconnaissez avoir pris connaissance de l’avis de désengagement de responsabilité et vous consentez à ses modalités.


Taggé , , .Mettre en favori le Permaliens.

Laisser un commentaire

avatar

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

  Notifications  
Me notifier des