La résistivité de l’eau et la conductivité de l’eau – des facteurs essentiels pour déterminer sa pureté


Pour nettoyer notre organisme, l’eau doit être la plus pure possible

La pureté de l'eau dépend entre d'autres facteurs de sa résistivité et de sa conductivité.

La pureté de l’eau dépend entre d’autres facteurs de sa résistivité et de sa conductivité.

La qualité d’une eau que nous consommons régulièrement est entre autres définie par sa pureté. Cette pureté est liée à des notions concernant des propriétés physiques telles que la résistivité de l’eau et la conductivité de l’eau.

Pour anticiper le résultat de cet article un peu technique :  idéalement, la résistivité de l’eau devrait avoir des valeurs élevées (à partir de 6 000 Ω), la conductivité des valeurs basses. Pour comprendre les raisons et les corrélations entre ces valeurs et la pureté de l’eau, je vous invite à continuer de lire.

Nous avons vu dans l’article précédant : l’être humain est de type hétérotrophe. Cela veut dire qu’il se nourrit d’aliments organiques, issus d’autres organismes vivants ou morts. En conséquence, il devrait éviter les matériaux inorganiques qui le rendent malade ou qui peuvent même le tuer : pierres, minéraux inorganiques, verre, métaux inorganiques, métaux lourds, (et bien sûr tout qui sort de l’industrie comme par exemple les pesticides, les produits chimiques, le plastique, etc.).

Pour cette raison, il serait peut-être plus intéressant de considérer l’eau comme un élément vital qui nettoie, qui échange, qui élimine – et abandonner en grande partie la vision que l’eau doit nous nourrir par ses composants en minéraux et en oligo-éléments.

Les minéraux et les oligo-éléments présents dans l’eau et dans les eaux minérales sont inorganiques, donc seulement très difficilement assimilables pour notre corps ; seulement une infime partie peut être utilisée sous un effort métabolique énorme.

L’humain étant hétérotrophe a besoin des minéraux organiques qui sont préparés pour leur meilleur biodisponibilité. Cela peuvent être des minéraux chelatés, ionisés ou colloïdaux ; dans les eaux minérales, ces groupes ne sont pas représentés.

Il n’y a rien à dire contre une légère minéralisation telle que l’on trouve dans les eaux qui sont proches de pH neutre ou les eaux de source, mais une forte teneur peut être contraproductive et peu indiquée. Comme on l’a déjà vu dans le l’article sur le pH des eaux, cette valeur est également dépendante de la minéralisation et peut s’éloigner fortement de l’idéal pour notre organisme.

Comment peut-on maintenant déterminer la pureté de l’eau ? Pour cela, il y plusieurs valeurs physiques qui sont nécessaires.

Ces valeurs et paramètres qui déterminent la qualité et la pureté de l’eau

La pureté de l’eau dépend essentiellement de :

  • sa valeur de pH ;
  • sa conductivité (ou, à l’inverse, de sa résistivité) ;
  • son résidu à sec qui peut être considéré comme indicateur de minéralisation ;
  • sa dureté totale et sa dureté carbonatée ;
  • son potentiel d’oxydoréduction (redox / rH2) ;
  • sa teneur en nitrites ;
  • sa teneur d’ammonium ;
  • sa teneur en nitrates ;
  • sa teneur en phosphore et phosphates ;
  • sa teneur en métaux lourds et autres polluants ;
  • sa teneur en substances indésirables, telles que le fluor ou le chlore.

Et bien sûr, il y a les critères microbiologiques, toxiques et organoleptiques qui ne font pas sujet de cette série d’articles ; autant l’eau du robinet que les eaux en bouteilles sont bien contrôlées et normalement quasiment irréprochables de ces points de vue.

La conductivité de l’eau

Pour commencer : l’eau pure est peu conductrice du courant électrique car elle ne contient que très peu de particules chargées électriquement (ions), susceptibles de se déplacer dans un champ électrique. Qu’est-ce que cela veut dire ?

Tout d’abord, il faut définir l’expression « conductivité ».

Tout généralement, on appelle « conductivité électrique » l’aptitude d’un matériau à laisser les charges électriques se déplacer librement, autrement dit à permettre le passage du courant électrique. Concernant l’eau (et tous les autres matériaux), cela veut dire que cette conductivité électrique représente sa capacité à conduire le courant électrique. Cette notion est inversement proportionnelle à celle de résistivité électrique.

L’unité de mesure communément utilisée est le Siemens (S/cm), exprimé souvent en micro-siemens/cm (µs/cm) ou millisiemens (mS/cm).

La conductivité est directement proportionnelle à la quantité de solides (les sels minéraux et non les matières organiques) dissous dans l’eau. Ainsi, plus la concentration en minéraux et en oligo-éléments dissous est importante, plus la conductivité sera élevée. Il existe également une relation avec la dureté de l’eau : une eau douce affiche normalement une conductivité basse, et une eau dure une conductivité élevée.

Ions, cations et anions

Ion

En interagissant avec d’autres molécules et atomes, un atome peut perdre ou gagner un ou plusieurs électrons.
Dans ce cas, le nombre de protons dans le noyau n’est plus égal au nombre d’électrons autour du noyau. La charge électrique de l’atome est alors positive ou négative. Il devient un ion ou un anion. Les ions influencent la résistivité de l’eau.

La conductivité électrique ou, à l’inverse, la résistivité de l’eau, donnent une bonne indication sur la minéralisation globale et, en même temps, sur la pureté de cette eau.

Souvent, quand nous consultons l’étiquette sur la qualité de l’eau, la résistivité, ou parfois la conductivité, sont indiquées. Ces valeurs sont influencées par la teneur en ions.

En première approche, on peut déjà signaler que toutes les eaux continentales contiennent naturellement des ions, en quantité plus ou moins importante. Mais qu’est-ce un ion exactement ?

On se rappelle des cours en physique/chimie que l’atome est le plus petit élément indivisible qui compose la matière. Les atomes reliés entre eux forment les molécules qui sont la base de toute matière vivante ou inorganique.

Un atome se compose d’un noyau, formé de protons et de neutrons, autour duquel gravitent des électrons. Le terme généraliste nucléon est utilisé pour désigner les éléments du noyau, les protons comme neutrons. On récapitule :

  • Électron : particule en dehors du noyau de charge électrique négative ;
  • Proton : particule du noyau de charge électrique positive ;
  • Neutron : particule du noyau de charge électrique neutre.

Un atome possède le même nombre de protons et d’électrons. Il a donc une charge électrique nulle. 

En interagissant avec la matière, il arrive qu’un atome perde ou gagne un ou plusieurs électrons, ces électrons étant cédés ou captés par les atomes environnants. Dans ce cas, le nombre de protons dans le noyau n’est plus égal au nombre d’électrons autour du noyau. La charge électrique de l’atome est alors positive ou négative. Il devient un ion. 

  • Dans le cas d’un gain d’électron, c’est un anion, un ion chargé négativement.
  • Dans le cas d’une perte d’électron, c’est un cation, un ion chargé positivement .

Pour mieux comprendre, prenons l’exemple de la formation du cation Sodium symbolisé Na+ et de l’anion Chlorure symbolisé Cl-.

Les molécules de sels se dissocient en paires d’ions lorsqu’elles entrent en solution dans l’eau.  La conductivité d’une eau indique donc également son caractère plus ou moins salin (pour l’eau de mer). Cette dernière possède une conductivité très élevée.

Ces paires d’ions sont porteuses de charges électriques et, de ce fait, autorisent le passage du courant dans l’eau. Plus l’eau est minéralisée, plus il y a d’ions et, par conséquent, plus la conductivité sera élevée. Et même temps, la résistivité de l’eau sera basse, comme on verra par la suite.

La mesure ne permet toutefois pas de déterminer quels sont les ions qui produisent cette conductivité ni dans quelle mesure ils y contribuent. Il ne s’agit donc, en l’occurrence, que d’une mesure globale de tous les constituants dissous dans l’eau.

Les sels et minéraux qui causent généralement la salinité dans le milieu aqueux sont donc divisés en cations et en anions. Parmi les cations et anions identifiés dans les eaux, il y a ceux qu’on qualifie de majeurs, parce que presque toujours présents, comme le calcium (Ca+2) ou les bicarbonates (HCO3-), et les mineurs, présents évidemment en faible quantité et souvent le reflet d’eaux particulières ou polluées.

Dans le groupe des cations majeurs, on trouve :

  • magnésium (Mg+2),
  • calcium (Ca+2),
  • sodium (Na+)
  • potassium (K+)

Dans le groupe des anions majeurs, on trouve :

  • bicarbonates (HCO3-),
  • sulfates (SO4-2)
  • chlorures (Cl-)

Ce sont les minéraux que l’on retrouve généralement aussi dans les eaux minéralisées et que font leurs « vertus » pour la santé.

Il faut également retenir que l’activité ionique de l’eau varie en fonction de la température. Il convient donc, pour effectuer des mesures précises, de tenir compte de la température dans les mesures de conductivité. Les températures standards sont généralement prises à 20 °C.

Le résidu sec d’une eau dépend de ses ions

Les ions contribuent aussi au résidu sec, affiché sur les bouteilles d’eau, qui s’évalue en pesant les composés restant après évaporation et séchage à 180°C d’un échantillon préalablement filtré. On parle aussi de solides totaux dissous (TDS) ou de résidu sec « filtrable ». A noter que les TDS et la conductivité sont liés et que la mesure d’un des paramètres peut déterminer la valeur de l’autre.

Les eaux peu minéralisées contiennent moins de 150 mg/l de sels dissous, provenant souvent de régions granitiques, alors que certaines eaux minérales (par exemple de régions calcaires) peuvent en contenir jusqu’à 4 000 mg/L et plus.

Les eaux plus ou moins chargées en ions seront qualifiées suivant leurs teneurs en ions. Elles seront bicarbonatées calciques, chlorurées sodiques, etc. reflétant le dépôt dans lequel elles ont baignées.

En conclusion, les cations et les anions nous donnent une bonne image de l’eau que l’on boit, en définissent le caractère et nous informent de son origine. Par contre, la teneur ionique et donc la conductivité ne nous renseigne en rien sur la pollution organique des eaux naturelles, traitées ou usées ni sur sa qualité microbiologique qui reste le critère primordial pour les eaux de consommation.

La résistivité de l’eau

La résistivité est la valeur inverse de la conductivité. De moins une eau possède d’ions, de plus sa résistance sera importante.

La résistivité, généralement symbolisée par la lettre grecque rho (ρ), représente sa capacité à s’opposer à la circulation du courant électrique. La résistivité correspond à la résistance d’un tronçon de matériau d’un mètre de longueur et d’un mètre carré de section et est exprimée en ohms-mètres (Ωm) ou en ohms (Ω). 1 Ωm = 1000 Ω.

Dans la théorie, une eau ultra-pure possédant 0 µS/cm de conductivité aura un maximum de résistivité (28 m omega). Très souvent, on mesure plutôt la conductivité que la résistivité.

Comment mesure-t-on la conductivité de l’eau ?

Tous ces ions, issus de minéraux, d’oligo-éléments et d’autres substances qui se sont plus ou moins dissouts dans l’eau, engendrent une certaine conductivité que s’identifie comme K.

Cette conductivité (K) peut être facilement mesurée avec un conductimètre, parfois également appelé conductivimètre. Cet appareil est muni d’une sonde pré-étalonnée. Ainsi, des contrastes de conductivité permettent de mettre en évidence la quantité des minéraux et substances dissouts, des pollutions éventuelles, les zones de mélange, les infiltrations, etc.

On mesure la conductivité en faisant passer un courant alternatif de très basse tension entre deux électrodes. On plonge la cellule de mesure dans l’eau et on lit la valeur. Le résultat de mesure est le plus souvent indiqué en micro-siemens (µS/cm). Une élévation de la température augmente la mobilité des ions dans l’eau, la valeur mesurée est alors plus élevée. La température de référence est normalement de 20°C. Beaucoup de conductimètres possèdent une sonde de température incorporée et corrigent automatiquement la valeur obtenue en fonction de la température de l’eau.

Le conductimètre détermine donc la concentration en ions d’une solution par mesure de sa conductance. Il utilise la capacité des ions à conduire le courant électrique dans un milieu aqueux ; on mesure alors la conductance de la solution grâce à une électrode. Comme chaque ion conduit le courant différemment, la conductance varie pendant le dosage. La conductance est directement liée à la concentration des ions dans la solution. Pour pouvoir faire une mesure conductimétrique, il est donc nécessaire d’être en présence d’une solution conduisant le courant électrique, ce qui est le cas de l’eau du robinet ou d’une eau minérale. Les entités chimiques qui ne conduisent pas le courant sont celles ne contenant pas d’ions ; ces matériaux peuvent être utilisés comme isolants (bois, plastique, béton sec).

Etonnement, l’eau chimiquement pure à 100 % (sans aucun ion détecté) est un isolant puisqu’elle ne contient pas de ions, par contre, dans la nature et dans le quotidien, cette eau pure n’existe pas. Cette pureté peut uniquement être produite en laboratoire. Pour cette raison, l’eau doit toujours être considérée comme porteuse de ions et donc comme élément conducteur.

Les conductimètres se trouvent facilement sur internet. Pour connaître la résistivité de l’eau à partir d’une valeur de conductivité, il y a des tableaux de conversion sur internet.

Le conductimètre peut également servir pour contrôler la pureté de l’eau osmosée. Un osmoseur permet de séparer les impuretés de l’eau en utilisant une membrane semi-perméable. Ce procédé est capable d’éliminer 95 – 99 % des solides dissous, fournissant une eau dépourvue de la majorité des substances et minéraux. L’usage d’un osmoseur est très controversé d’un point de vue écologique ; son apport pour la santé est également douteux.

Quelles valeurs ?

Voici quelques valeurs physiques générales qui peuvent servir de repère. Pour la conductivité, il s’agit de milli-siemens (mS/cm)  et de micro-siemens/cm (µS/cm), la résistivité de l’eau est exprimée en ohms (Ω). :

SOLUTION CONDUCTIVITÉ RÉSISTIVITÉ
Eau ultra-pure (théorique) à 20°C 0.0 µS/cm 28 000 000 Ω
Eau pure 0.055 µS/cm 20 000 000 Ω
Eau distillée ou déminéralisée 0.5 – 2 µS/cm 500 000 – 2 000 000 Ω
Eau de pluie campagne et montagne 20 – 30 µS/cm 33 000 – 50 000 Ω
Eau de montagne 30 – 45 µS/cm 22 000 – 50 000 Ω
Eau osmosée 30 – 50 µS/cm 14 000 – 25 000 Ω
Eau de pluie région industrielle et ville +/- 60 µS/cm 10 000 – 20 000 Ω
Eau idéale pour la santé (par Pr Vincent, voir plus bas) Max. 160 µS/cm (ou moins) Min. 6 000 Ω (ou plus)
Eau du robinet, variations possibles en UE 100 – 2 500, parfois même 3 000 µS/cm 400 – 10 000, parfois même 333 Ω
Eau du robinet, valeurs recomman-dées en France 180 – 1 000 µS/cm 1 000 – 5 555 Ω
Eaux en bouteilles (eaux minérales, eaux de source, etc.), sauf quelques exceptions 200 – 2 000 µS/cm 500 – 5 000 Ω
Eau du robinet, valeurs recomman-dées en UE 400 µS/cm 2 500 Ω
Maximum pour une eau potable 2 500 µS/cm 400 Ω
Eau de mer 56 mS/cm 17.8 Ω
Eau salée NaCl à 5 % 70 mS/cm 14.3 Ω
Eau saumure 100 mS/cm 10 Ω
Soude à 30 % 222 mS/cm 4.5 Ω
Acide chlorydrique à 10 % 700 mS/cm 1.5 Ω

Valeurs recommandées pour la santé

Comme on l’a vu plus haut, la conductivité et la résistivité de l’eau dépendent essentiellement des ions dissous qui agissent comme conducteurs.

Mais il existe d’autres facteurs qui influent sur la conductivité électrique de l’eau, tels que les solides dissous totaux (TDS) qui représentent la concentration de sels dans l’eau, la pureté du minéral et la température de l’eau.

Mais comment la conductivité et la résistivité de l’eau influencent notre santé ?

« L’eau parfaite pour la vie humaine » vu par le Pr Louis-Claude Vincent

La conductivité de l’eau du robinet est de 180 – 1 000 µS/cm ; cela veut dire que sa résistivité n’est parfois que de 1 000 W. La quasi-totalité des eaux en bouteille (eaux minérales, eaux de sources) est comprise entre 500 et 5 000 W à cause d’une forte teneur en minéraux inassimilables et non biodisponibles pour l’organisme.

A ce point, impossible de continuer sans mentionner les travaux des ingénieurs hydrologues Pr Louis-Claude Vincent et le Dr Jeanne Rousseau qui ont tenté de définir « l’eau parfaite pour la vie humaine » via la notion de bioélectronique.

Le Pr Louis-Claude Vincent (1906 – 1988) est le fondateur de la bioélectronique en 1948 et co-fondateur de la Société Internationale de Bio-Électronique Vincent (S.I.B.E.V) avec le médecin allemand Dr. Franz Morell.

Les travaux et recherches de Louis-Claude Vincent s’inscrivent dans le cadre des recherches de deux autres voix éminentes qui prenaient position quant à l’importance de la notion de terrain : Claude Bernard et Louis Pasteur.

Claude Bernard énonçait son fameux précepte : « le microbe n’est rien, le terrain est tout » ; quelques décennies plus tard, le célèbre chercheur Louis Pasteur, qui avait défendu toute sa vie le « microbisme », confiait à ses proches, au crépuscule de sa vie : « Bernard avait raison… le microbe n’est rien, le terrain est tout ». Ces chercheurs reconnaissaient donc l’importance du terrain concernant les maladies chroniques.

L’approche de la notion du « terrain » est primordiale dans la naturopathie et tout généralement, dans la santé holistique et naturelle. La définition du terrain n’est pas une chose aisée, il existe beaucoup d’approches possibles, par exemple, les terrains homéopatiques, les terrains naturopathiques, etc. Par contre, on peut dire que dans la notion des terrains, chaque patient est différent, dépendant de sa constitution, de son tempérament qui se façonne et qui est également héréditaire, et de son milieu humoral et tissulaire.

Le terrain est finalement notre capacité à nous adapter aux différentes situations de la vie : l’environnement, les agressions extérieures, les traumatismes physiques et psychiques, les microbes (bactéries, virus, champignons, etc.). Et bien sûr, le terrain est très unique et très différent d’une personne à l’autre.

Sachant cela, c’est très évident que l’eau (et les autres liquides) que l’on boit en relativement grande quantité chaque jour a une influence importante sur notre terrain, dans le positif ou dans le négatif, dépendant de sa qualité.

Louis Claude Vincent poursuivait donc ses recherches en développant la méthode et en concevant des appareils permettant la mesure de ces paramètres et, s’appuyant sur des centaines de cas de patients, établissait des relations précises entre les déviances de l’état du terrain et diverses maladies de toutes origines. 

La bioélectronique de l’eau utilise, à température donnée les mesures du pH, du potentiel d’oxydo-réduction (rH2) et de la résistivité électrique (rô) des solutions aqueuses qui permettraient de caractériser les milieux liquides d’après leurs potentiels bio-physiques ainsi que les êtres vivants (humains et animaux) avec des mesures réalisées sur l’urine (« eau libre »), sur le sang (« eau circulante ») et sur la salive (« eau liée »).

Selon la bioélectronique,

  • le pH (acide-alcalin) idéal est de 7 à 7.2, afin qu’il y ait un « équilibre magnétique », où le nombre de protons positif et négatif seraient donc en équilibre ;
  • le Rh2 (oxydé-réduit) de 28 à 23 provoquerait un équilibre électrique où le nombre d’électron positif et négatif seraient en équilibre ;
  • la résistivité idéale serait de 6 000 à 30 000 ohms.

Les travaux du Pr Louis-Claude Vincent ont permis d’établir également le fait que les reins fonctionnent suivant des principes d’osmose et de contre osmose ce qui engendre la nécessité de boire de l’eau très pure à très haute résistivité (ou basse conductivité) pour éliminer parfaitement les toxines et purifier le sang.

La valeur de la résistivité de l’eau est depuis deux décennies devenue fondamentale dans la santé holistique, car elle permet d’apprécier sa perméabilité par rapport à l’induction de la pollution environnementale électromagnétique artificielle (electrosmog).

Mais que fait l’eau qui ne rentre pas dans les critères idéaux indiques par Pr Louis-Claude Vincent dans notre organisme ? Tout généralement, on peut retenir quelques chiffres :

VALEURS DE CONDUCTIVITÉ DE L’EAU EFFET DE L’EAU SUR L’ORGANISME HUMAIN
0 – 89 µS Eau fortement détoxifiante et très nettoyante
90 – 129 µS Eau bien détoxifiante et bien nettoyante
130 – 199 µS Passablement détoxifiante et nettoyante avec un résultat satisfaisant
200 – 299 µS Aucun effet de détoxification ou de nettoyage ; eau neutre sans augmentation de la toxémie
300 – 499 µS Eau avec des premiers effets négatifs : premiers déchets et surcharge de toxémie débutante
500 – 1 299 µS Déchets et toxémie importants, eau non recommandée
1 300 – 2 500 µS Déchets et toxémie très importants, eau absolument à éviter

Conclusion

Pour rester en bonne santé et soutenir notre organisme par une eau bien nettoyante et détoxifiante, celle-ci doit être pure et idéalement présenter une conductivité de 160 µS/cm au maximum et une résistivité de 6 000 Ω au minimum.

Où peut-on trouver une telle eau ?

Premièrement, il faudra éviter de boire de l’eau du robinet, sauf quelques rares exceptions. En cas de doute, un conductimètre peut aider. Un filtre à charbon actif peut aider.

Choisissez des eaux faiblement minéralisées, donc avec une valeur faible de conductivité et une valeur élevée de résistivité. Vous verrez que le choix de ces eaux est très, très limité !

Voici quelques exemples :

NOM RÉSIDU A SEC (180°C) RÉSISTIVITÉ
Mont Roucous 18.1 mg/L 30 670 Ω
Rosée de la Reine 18.1 mg/L
Montcalm 32 mg/L 30 000 Ω
Spa Reine 33 mg/L
Isabelle (Eau de source des Montagnes Noires) 31 – 42mg/L
Volvic 130 mg/L 5 263 Ω
Wattwiller (des valeurs déjà moins favorables) 155 mg/L 3 623 Ω

 

 

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