Le diabète n’est pas une fatalité


Le diabète n'est pas une fatalité!

Le diabète n’est pas une fatalité! On peut l’inverser avec des changements drastiques de comportement et d’alimentation.

La bonne nouvelle tout d’abord : non, le diabète n’est pas une fatalité ! Même s’il s’agit d’une maladie chronique avec des conséquences qui peuvent être néfastes, même fatales, on peut la combattre ! Il y a beaucoup de fronts sur lesquels on peut agir pour améliorer la maladie, la freiner dans son développement, et on peut même réussir à la faire régresser drastiquement et abaisser son taux de glycémie sur des valeurs normales.

Comment? Retenons de suite qu’à partir de maintenant, tout doit changer! Il faut devenir un patient responsable, il faut être (très) bien informé sur les rapports complexes entre nos habitudes de vie, notre alimentation et les effets que ces deux ont dans notre organisme, sur l’anatomie, un peu de biochimie – et agir en conséquence.

Cela vous semble trop compliqué ! Soit, je ne peux pas vous promettre le chemin facile. Mais le choix est clair : une vie en bonne santé, plein de vitalité, de bonne humeur et libre de peurs (des prochains bilans sanguins par exemple), ou une vie plein de complications de santé, de douleurs, d’anxiété et de reproches … à vous de choisir ! 

Je répète encore une fois : le diabète n’est pas une fatalité, il faut seulement agir en conséquence ! Ce site est dédié exactement à ce but – à vous montrer le comment.

Le diabète est une pathologie du système endocrinien

Pour commencer, il faut retenir que le diabète est une pathologie du système endocrinien qui comprend les glandes et les tissus qui sécrètent des hormones. Ces glandes contrôlent le fonctionnement correct du corps humain, et les hormones régulent d’autres organes et systèmes de l’organisme. Le système nerveux a également un rôle primordial dans ce processus : il coordonne les activités et les réponses de l’organisme à des événements habituels et inhabituels.

Le diabète est une maladie chronique qui ne se guérit pas complètement, mais que l’on peut traiter avec l’aide de médicaments conventionnels, des habitudes de vie changées, une alimentation saine. On peut la contrôler et même la faire régresser de façon importante.

Il existe différents types de diabète :

  • Pré-diabète ou insulinorésistance;
  • diabète de type 1 ;
  • diabète de type 2 ;
  • diabète gestationnel ou de grossesse ;
  • autres types plus rares comme le diabète insipide.

Sur ce site, je me concentre surtout sur le pré-diabète, le diabète de type 2 et le diabète gestationnel. Ces types représentent environ 90 % des cas, contre 5 – 10 % de cas de type 1. Ce sont surtout ces types-là que l’on peut influencer nous-même par notre alimentation et nos habitudes de vie.

Le pancréas et ses hormones sont à l’origine des maladies diabétiques

Pancréas

Le dysfonctionnement du pancréas est la cause du diabète – il sert à régler le métabolisme du glucose (sucre).

 

Dans le cas du diabète, la glande (ou organe sécréteur d’hormones) qui fonctionne peu, mal ou pas du tout est le pancréas. Le pancréas sécrète entre autres l’insuline pour régler la quantité de sucre dans le sang, mais il joue également un rôle primordial dans la digestion et produit des enzymes essentielles à l’assimilation des aliments. Les hormones sécrétées par le pancréas permettent à l’organisme de métaboliser la nourriture que nous ingérons. C’est donc évident que ses fonctions importantes font du pancréas un organe vital de l’organisme.

 

Pancréas

Le pancréas se situe à l’arrière de l’estomac.

En ce qui concerne le diabète, le pancréas sécrète des hormones qui règlent les besoins de l’organisme en glucose, forme simple de sucre. Lorsque le pancréas fonctionne normalement, la concentration en glucose dans le sang qui est appelée « glycémie » varie, s’adapte et répond aux diverses situations qui peuvent être l’alimentation, le stress, le sport et activités physiques, une maladie, une infection ou autres.

Trois hormones sont synthétisées par le pancréas et concernent directement l’évolution du diabète :

  • L’insuline est sécrétée lorsqu’il y a une élévation de la glycémie suite à une consommation de glucides. Une hausse de la glycémie a généralement lieu très peu de temps après un repas. L’insuline stimule les cellules musculaires et adipeuses à utiliser l’énergie libérée par le glucose. Le glucose excédentaire est conservé dans le foie sous forme de glycogène ou dans les tissus adipeux. L’insuline est donc une hormone hypoglycémiante, c’est-à-dire elle descend le taux de glycémie après l’ingestion de glucides. Retenons que n’importe quelle forme de glucide, complexe (dans les céréales complètes par exemple) ou simple (sucres, fruits) est transformé en glucose dans l’organisme pour pouvoir être métabolisé.
  • Le glucagon est une hormone hyperglycémiante et est alors l’antagoniste de l’insuline. Il régule en permanence la glycémie trop basse en utilisant le glycogène stocké dans le foie. Cette hormone est à la source des glycémies trop élevées matinales à jeun.
  • La somatostatine est la troisième hormone produite par le pancréas. Elle règle la production et le débit sanguin d’insuline et de glucagon.

Chez le diabétique, ce système de contrôle et d’autorégulation est défaillant, l’équilibre homéostatique est fortement dérangé et ne peut plus être tenu. Lorsque la glycémie s’élève, sans que l’organisme puisse utiliser le sucre libéré, il en résulte une hyperglycémie (trop de sucre dans le sang). Lorsque la glycémie chute, parfois rapidement, sous un certain seuil, on parle de l’hypoglycémie.

Les deux états sont graves et peuvent entraîner des complications, parfois néfastes et dangereuses ; ils sont à éviter à tout prix.

Pourquoi le diabète survient-il ?

Le diabète est donc considéré comme un trouble de l’assimilation, de l’utilisation et du stockage des sucres ou glucides apportés par l’alimentation. C’est donc la définition du diabète : le patient a trop de sucre dans le sang et dans tout son organisme. Ceci est dû à un mauvais fonctionnement entre l’insuline, les cellules et le pancréas.

La glycémie doit être suffisamment élevée pour fournir les cellules de l’organisme et les muscles qui ont besoin du sucre comme carburateur. Mais il y a un certain taux à tenir, au-delà duquel le glucose devient néfaste et toxique pour notre organisme. Ce taux est déréglé chez le diabétique ; il peut mener à des complications sévères, à court terme comme à long terme.

Les anciens Grecs et les Romains connaissaient déjà le diabète – donc, ce n’est pas un phénomène tout récent de nos jours. Les Romains avaient découvert que les urines des personnes malades étaient sucrées, d’où l’expression latine « diabetes mellitus » qui veut dire diabète sucré.

Tout généralement, notre alimentation est composée de macronutriments tels que les lipides (graisses), les protéines (acides aminés) et les glucides (sucres, féculents), et de micronutriments tels que les vitamines, minéraux, enzymes, oligo-éléments etc. Les glucides sont le macronutriment qui intéresse le plus les diabétiques, suivi par les lipides. Tout généralement, le diabète est caractérisé par la mauvaise maîtrise des apports glucidiques et lipidiques, accompagnée d’un apport déficient ou parfois même inexistant en antioxydants et micronutriments. En plus, surtout chez les diabétiques, la surproduction de radicaux libres joue un rôle primordial dans l’évolution des maladies secondaires. Le sucre en trop dans le sang qui ne peut pas être utilisé par les cellules se convertit partiellement en radicaux libres qui eux, endommagent les organes, les nerfs et les vaisseaux sanguins. Ces radicaux libres sont autant à combattre que la surconsommation de glucides et de mauvaises graisses. D’où l’importance des antioxydants et tous les autres micronutriments.

Que devient le sucre dans l’organisme ?

Les glucides fournissent l’essentiel de l’énergie dont a besoin le corps pour fonctionner ; ils jouent donc un rôle important dans notre organisme. Cette source d’énergie permet le fonctionnement correct des muscles et intervient dans des innombrables réactions chimiques et métaboliques. Retenons à ce point que les protéines et les lipides peuvent également servir comme sources d’énergie en cas de besoin.

Les sucres passent dans l’intestin, puis rejoignent la circulation sanguine. Quand on mange, le taux de sucre dans le sang augmente, les glucides sont alors transformés essentiellement en glucose. Le pancréas détecte l’augmentation de la glycémie. Les cellules bêta du pancréas, regroupées en amas appelés îlots de Langerhans, secrètent de l’insuline. L’insuline permet au glucose de pénétrer dans les cellules de l’organisme : muscles, tissus adipeux, et le foie où il va pouvoir être transformé et stocké.

Ainsi avec ce mécanisme, la glycémie augmente légèrement chez la personne saine, et revient grâce à l’insuline très vite à un taux normal. Le glucose est converti en réserves dans les cellules adipeuses et en énergie. Mais malheureusement, chez les personnes atteintes de diabète, ce système ne fonctionne pas ou pas suffisamment.

L’insuline – L’élément-clé du diabète

La tâche de l’insuline est d’ouvrir le passage au glucose et à lui permettre d’entrer dans les cellules où il est nécessaire dans le métabolisme cellulaire, en outre pour la production de l’ATP qui est l’énergie cellulaire – sans la production de l’ATP, pas de vie possible.

Si le sucre ne peut pas entrer dans les cellules, il ne peut pas fournir d’énergie du corps. Ce sucre (glucose) est normalement de provenance glucidique, mais le corps peut tout à fait également produire du glucose à partir de molécules protéiques ou lipidiques. L’organisme n’a donc pas besoin d’apport en glucides alimentaires en grande quantité comme on le connaît dans notre régime alimentaire moderne, il peut s’en sortir avec nettement moins !

L’insuline est une hormone essentielle à la croissance. Elle contribue à la formation des tissus musculaires et adipeux. En même temps, elle permet le stockage du sucre sous forme de glycogène pour un apport énergétique ultérieur en cas de nécessité (ce qui peut également mener à un surpoids en cas de surconsommation de glucides). Il s’agit d’une hormone vitale, sans laquelle on ne survivrait pas longtemps.

L’insuline règle le taux de glucose dans le sang et essaie à le maintenir entre des valeurs de 0.7 g/l à 1.16 g/l ou  70 mg/dl à 116 mg/dl.

Quand est-on considéré comme diabétique ?

Le diabète est diagnostiqué par prise de sang avec dosage de la glycémie qui est le taux de sucre dans le sang. La prise de sang est effectuée à jeun et est vérifiée à deux reprises.

Les critères sur lesquels se repose le diagnostic de diabète sont :

  • Pour une glycémie à jeun supérieure ou égale à 1.26 g/l (126 mg/dl) à deux reprises, le diabète est confirmé.
  • Pour une glycémie à jeun comprise entre 1.10 g/l (110 mg/dl) et 1.26 g/l (126 mg/dl), on parle d’une anomalie de la glycémie à jeun : le patient est en train de développer une résistance à l’insuline (insulinorésistance). Il s’agit d’un état pré-diabétique. Une surveillance soutenue du patient et des changements alimentaires et d’habitudes de vie sont nécessaires pour éviter le développement du diabète. A ce stade, on constate très souvent le syndrome métabolique qui est accompagné par des perturbations importantes de la glycémie, des triglycérides, du cholestérol et de la tension artérielle (hypertension). Les personnes souffrant du syndrome métabolique sont en plus souvent en surpoids ou obèses. Le syndrome métabolique est à l’origine du risque de survenu du diabète manifeste et des maladies cardio-vasculaires.
  • Un taux supérieur à 2.00 g/l (200 mg/dl) à n’importe quel moment de la journée suffit également pour un diagnostic positif.
  • Il existe également le « test d’hyperglycémie provoquée (HGPO) ». On fait boire au patient 75 g de glucose, et l’on mesure sa glycémie 2 heures après. Le diagnostic d’intolérance au glucose est retenu si la glycémie dépasse 40 g/l (140 mg/dl). Le diabète est retenu si la glycémie dépasse 2.00 g/l (200 mg/dl).

Le diabète n’est pas une fatalité

Le diagnostic du diabète est pour chaque personne un choc, car il s’agit d’une maladie chronique et potentiellement mortelle par le biais des complications qu’elle cause. On l’a à vie – et ceci change tout ! Les conséquences sur la santé à long terme sont importantes et font peur, c’est normal. En plus, cette maladie demande des changements drastiques dans les habitudes alimentaires, même si on ne compte que suivre un traitement conventionnel, sans plus. Et de loin pas tout le monde n’a envie de changer …

Mais chaque patient peut aller plus loin et décider de ne pas accepter cette maladie.

LE DIABETE N’EST PAS UNE FATALITE ! On peut le combattre sur plusieurs fronts et arrêter ainsi sa progression. Il est même possible de retrouver des valeurs de glycémie normales et réduire ainsi drastiquement les conséquences néfastes pour la santé !

Ce qui suit vous semblera peut-être un peu dur et j’en suis désolée, mais malheureusement, c’est la vérité, et tous les diabétiques s’y reconnaîtront probablement un peu.

Le diagnostic “diabète” peut être considéré comme une sonnette d’alarme du corps à changer la vie, changer tous les aspects qui ne conviennent pas. Pour atteindre ce but, le diabétique doit agir activement et reconnaître ses responsabilités. Le médecin est là pour aider : il expliquera les bases, il prescrira les traitements médicamenteux nécessaires, il vous enverra chez un nutritionniste, chez un cardiologue ou un autre spécialiste, mais il ne pourra jamais reprendre votre part de responsabilité pour vaincre cette maladie.

Mais c’est à vous de faire les véritables changements : votre alimentation, vos attitudes, vos habitudes de vie, votre seuil de toxémie (due à des toxiques de la vie quotidienne comme le fast-food, les aliments morts, les additifs, le tabagisme, les troubles de sommeil, le stress privé et professionnel, etc.), votre inactivité physique – la liste est longue et pourrait se poursuivre.

Le diabète de type 2 a eu des années pour se développer, soutenue par les innombrables erreurs quotidiennes que l’on fait. Il faut donc chercher les causes du diabète et les combattre à la racine – pas seulement les symptômes, ce qui est malheureusement le cas avec les traitements médicamenteux. Les médicaments baissent la glycémie et aident dans la vie quotidienne, mais ils ne combattront jamais le diabète et ne pourront pas le guérir ! Si on se repose uniquement sur un traitement médicamenteux, sans aucun changement d’habitudes, le diabète progressera incessamment et poursuivra son chemin de destruction de l’organisme.

Vous l’aurez compris entre-temps : pour combattre efficacement, il faut du savoir et des connaissances approfondies.

Pour gérer la maladie convenablement et même la faire régresser, il est donc primordial pour le diabétique de :

  • Faire diagnostiquer sa maladie par un médecin. Il faut connaître ses taux pour pouvoir agir.
  • S’informer au maximum de sa maladie, parce que LE DIABETE N’EST PAS UNE FATALITÉ. Le savoir est une clé essentielle pour combattre et pour vaincre cette maladie, parce que l’on connaîtra les rapports complexes qui jouent un rôle dans l’organisme. Le savoir aidera également à vaincre la peur et à juger les conséquences de chaque pas que l’on fait.
  • Connaître tous les composants qui jouent un rôle et qui influencent positivement ou négativement le développement de la maladie. Il s’agit d’une maladie complexe, et chaque élément de la vie quotidienne comme alimentation, habitudes de vie, toxiques, manque d’antioxydants et de fibres, manque de micronutriments (vitamines, minéraux, enzymes, oligo-éléments etc.), sédentarité, stress, autres maladies, émotions, problèmes psychologiques et beaucoup d’autres facteurs ont une influence importante sur l’évolution du diabète.
  • Changer activement ses habitudes de vie. Il faut reconnaître que le diagnostic du diabète marque une nouvelle étape dans la vie d’un malade. TOUT EST A CHANGER, vraiment tout. Cette étape est probablement la plus difficile, parce que le savoir théorique ne sert strictement à rien, si on ne FAIT pas. Il faut analyser chaque pas dans la vie quotidienne sous un nouvel angle, sous un aspect très critique, en réfléchissant quelle sont les conséquences produites dans l’organisme (par exemple quelle réaction du corps sur un aliment, sur un antioxydant, ou même sur une émotion ou du stress par le biais des hormones qui elles, influencent à nouveau la production des hormones dans le pancréas).

Oui je sais, cela semble très compliqué à réaliser, même parfois impossible. Mais le patient responsable qui veut prendre sa vie et sa maladie en main n’a pas d’autre choix.

Mais je peux vous parler d’expérience que c’est faisable, et il n’y a rien de plus satisfaisant de voir descendre ses valeurs de glycémie au moment des contrôles trimestriels et de se sentir mieux, soulagé, en paix avec soi-même et heureux – bref, en bonne santé !

 

 

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Crédits/sources images:

  • Diabète : Pixabay, CC0 Public Domain
  • Pancréas 1 : Wikimédia Commons, CC BY-SA 3.0, by Blausen.com
  • Pancréas 2 : Wikimedia Commons, Public Domain, by MattMoissa

 

 


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