Le tissu épithélial qui recouvre les surfaces et constitue nos glandes


Peau

Le peau – autant chez les êtres humains que chez les animaux – est composée d’un tissu épithélial et agit comme barrière contre des agressions extérieures.

Le tissu épithélial ou l’épithélium est un ensemble de cellules formant un tissu fondamental recouvrant la surface externe et les cavités internes de l’organisme. Le tissu épithélial constitue également les glandes.

Le tissu épithélial est constitué d’un ou plusieurs feuillets (ou couches). Les cellules formant le tissu épithélial sont serrées comme des sardines et sans interposition de substance fondamentale ou d’autres fibres afin de remplir leur fonction de barrière, permettant ainsi à l’organisme d’être protégé contre les intrusions de microorganismes, les lésions mécaniques et les pertes de liquides.

Vers l’extérieur, il s’agit de la peau et des muqueuses (couche de cellules recouvrant l’intérieur des organes creux) des orifices naturels. Vers l’intérieur, ce sont les cavités du cœur, du tube digestif, etc.

Plusieurs types d’épithéliums sont spécialisés dans des rôles de sécrétion ou d’absorption. Par exemple, les cellules épithéliales tapissant les voies respiratoires sécrètent un mucus permettant de les lubrifier et de les garder humides, facilitant ainsi les échanges gazeux. Tout comme pour les parois du tube digestif, on nomme cette couche de cellules épithéliales, la muqueuse (la muqueuse intestinale par exemple).

On classe le tissu épithélial en deux grands groupes selon leur fonction:

  • le tissu épithélial de revêtement spécialisés dans la fonction de protection et
  • le tissu épithélial glandulaire ou glandes, spécialisés dans la fonction de sécrétion.

Un tissu épithélial peut être innervé, mais il n’est pas vascularisé. Les tissus épithéliaux sont clairement séparés du tissu conjonctif par la membrane basale. C’est le tissu conjonctif qui le soutient qui est richement vascularisé et qui par conséquence le nourrit par diffusion des nutriments et du O2 à travers la membrane basale.

La membrane basale comme constituant du tissu épithélial

 

Membrane basale

La membrane basale sépare le tissu épithélial du tissu conjonctif sous-jacent.

Tous les tissus épithéliaux reposent sur une membrane basale qui les sépare du tissu conjonctif sous-jacent. Son épaisseur varie d’un épithélium à un autre selon sa localisation de 50nm à 800nm.

Sa perméabilité régule les échanges de molécules, en particulier de nutriments, entre les deux tissus. Elle contribue également à la cohésion structurale du tissu épithélial.

La membrane basale est constituée d’une lame basale d’origine épithéliale et d’une lame réticulaire d’origine conjonctive. Cette lame réticulaire peut être plus ou moins épaisse; quand elle est trop fine, on ne peut pas voir la membrane basale en microscopie optique, mais elle est toujours visible en microscopie électronique.

La membrane basale sert de moyen d’ancrage aux cellules épithéliales; elle intervient comme filtre pour leur nutrition, mais elle est également indispensable pour leur survie et leur cicatrisation. De plus la membrane basale est perméable et représente une barrière physiologique extrêmement importante (en particulier dans le domaine de la pathologie tumorale).

Classification des différents épithéliums

Il existe différentes variétés de tissus épithéliaux dépendant du nombre et de la forme des cellules le constituant.

Formes de cellules du tissu épithélial

Les cellules d’une même couche sont toujours de même forme. On distingue :

  • Cellules pavimenteuses: plus larges que hautes, étalées et le noyau suivant la forme de la cellule ;
  • cellules cubiques : aussi larges que hautes, avec un noyau central ;
  • cellules prismatiques, cylindriques ou palissadiques: plus hautes que larges, avec un noyau situé au 1/3 basal ;
  • cellules polymorphes: lorsque les cellules peuvent changer de forme (selon, par exemple, l’état de vacuité ou de réplétion de la vessie dans le cas de l’urothélium (épithélium des appareils urinaires)).

Nombre de couches cellulaires du tissu épithélial

  • Unistratifié (ou simple): une couche. On distingue alors épithélium unistratifié cubique (voies biliaires et canaux pancréatiques), d’épithélium unistratifié cylindrique (ou prismatique) : entérocytes, bronchioles, épithélium de l’intestin grêle et canal épididymère. Les épithéliums simples pavimenteux correspondent à des cellules aplaties (plus larges que hautes) que l’on retrouve dans les endothéliums et les enveloppes des alvéoles pulmonaires.
  • Pluristratifié (ou stratifié): plusieurs couches. Dans ce cas, on ne caractérise que la forme des cellules de la couche superficielle.
  • Pseudostratifié: les cellules paraissent stratifiées car les noyaux ne sont pas tous au même niveau, mais en fait elles sont toutes en contact avec la basale (En revanche, elles n’atteignent pas toutes la lumière). ex. : épithélium de la trachée.

Spécialisations membranaires du tissu épithélial

Les spécialisations membranaires permettent à la cellule épithéliale de s’adapter à une fonction spécialisée. Certaines permettent d’accroître la surface membranaire. C’est le cas, par exemple, chez:

  • Les microvillosités: fins prolongements cellulaires de forme cylindrique d’environ 1 à 2 micromètres ;
  • les stéréocils: sortes microvillosités très longues, immobiles et ramifiées ;
  • les replis baso-latéraux: invaginations profondes de la membrane.

La spécialisation cellulaire des tissus épithéliaux

Types d'épithéliums

Types de tissu épithélial

Le tissu épithélial simple

Les épithéliums simples sont définis comme épithélium de surface composés d’une seule couche de cellules. Les épithéliums simples sont presque toujours au niveau des interfaces impliquées dans la diffusion sélective, absorption et / ou de la sécrétion. Ils offrent peu de protection contre l’abrasion mécanique et donc ne se trouvent pas sur des surfaces soumises à de telles contraintes.

Les cellules du tissu épithélial simple varient de hauteur selon leur fonction. Elles peuvent être très aplaties ou hautes cylindriques. Par exemple, les épithéliums simples aplaties sont parfaitement adaptés à la diffusion et se retrouvent donc dans les sacs aériens des poumons (alvéoles), la paroi des vaisseaux sanguins (endothélium) et les revêtements des cavités du corps (mésothélium). En revanche, les cellules épithéliales très actives, telles que les cellules qui tapissent l’intestin grêle, sont généralement hautes, car elles doivent contenir les organites appropriées.

Les épithéliums simples peuvent présenter une variété de spécialisations de surface, comme les microvillosités et les cils, ce qui facilite leurs fonctions spécifiques de surface.

Epithélium pavimenteux simple – Epithélium squameux

L’épithélium pavimenteux est également appelé épithélium squameux, terme qui dérive de la comparaison des cellules aux écailles d’un poisson. L’épithélium pavimenteux simple est composé de cellules aplaties, de forme irrégulière, formant une surface continue.

L’épithélium pavimenteux simple couvre les surfaces assurant le transport passif (diffusion) soit de gaz (comme dans les poumons) ou des liquides (comme dans les parois des capillaires sanguins). Les épithéliums pavimenteux simples forment également le revêtement délicat des cavités pleurale, péricardique et péritonéale où il permet le passage du fluide tissulaire dans et hors de ces cavités. Bien que ces cellules apparaissent de forme simple, elles ont des rôles importants et variés.

L’épithélium pavimenteux simple assure essentiellement des fonctions d’absorption, de filtration et de sécrétion. Il est habituellement très mince, et ne présente pas de rôle protecteur. L’exemple le plus courant est l’épithélium simple squameux constitué de cellules aplaties que l’on retrouve par exemple au niveau de la couche unique de cellules recouvrant l’intérieur.

Localisation :

  • Poumons, bronches ;
  • vaisseaux sanguins, capillaires sanguins ;
  • vaisseaux lymphatiques ;
  • cavités pleurale, péricardique et péritonéale ;
  • séreuses (qui constituent le revêtement de la cavité abdominale).

Epithélium cubique simple

L’épithélium cubique simple est constitué d’une couche unique de cellules cuboïdes qui possèdent un gros noyau central de forme sphérique. Il possède une fonction de sécrétion et d’absorption.

L’épithélium cubique simple représente une forme intermédiaire entre l’épithélium pavimenteux simple et cylindrique simple. La distinction entre cubique haut et cylindrique bas est souvent arbitraire, et elle a une valeur seulement descriptive. L’épithélium simple cuboïde tapisse généralement les petits canaux et les tubules qui peuvent avoir des fonctions d’excrétion, sécrétoires ou d’absorption.

Localisation :

  • Tubules rénaux ;
  • canaux excréteurs des glandes salivaires ;
  • canaux excréteurs du pancréas
  • petits canaux et tubules avec fonction d’excrétion, sécrétoires ou d’absorption ;
  • vésicule biliaire ;
  • ovaires.

Epithélium cylindrique simple ou épithélium prismatique   

L’épithélium cylindrique simple est semblable à l’épithélium cubique simple, sauf que les cellules sont plus hautes et apparaissent cylindriques sur les sections perpendiculaires à la membrane basale. La hauteur des cellules peut varier de faible à élevée en fonction du site et / ou du degré d’activité fonctionnelle. Les noyaux sont de forme allongée et peuvent être située en bas, au centre ou à l’occasion au sommet du cytoplasme: c’est ce qu’on appelle la polarité du noyau. L’épithélium cylindrique  peut contenir des glandes, à l’origine de la sécrétion du mucus (cellules caliciforme).

L’épithélium cylindrique simple tapisse le plus souvent les surfaces absorbantes telles que dans l’intestin grêle, mais elle peut constituer le revêtement de surfaces sécrétoires comme celui de l’estomac.

Sa fonction est l’absorption et la sécrétion de mucus, d’enzymes et d’autres substances. Le rôle des cils est de propulser ce mucus.

Localisation :

  • Intestins ;
  • estomac ;
  • vésicule biliaire ;
  • conduits excréteurs de certaines glandes ;
  • Petites bronches ;
  • trompes utérines ;
  • certaines régions de l’utérus.

Epithélium cylindrique simple cilié

Certains épithéliums cylindriques simples ont les cils de surface sur la majorité des cellules. Parmi les cellules ciliées sont dispersés cellules non ciliées qui ont généralement une fonction sécrétrice.

Les cils sont beaucoup plus grands que microvillosités et sont facilement visibles au microscope photonique. Chaque cil est constitué d’une saillie en forme de doigt de la membrane plasmique, le cytoplasme à ce niveau contenant des microtubules modifiés. Chaque cellule peut avoir jusqu’à 300 cils qui battent de manière ondulatoire synchronisée avec les cellules  adjacentes. Le mouvement ondulant des cils propulse les particules fluides ou les microparticules sur la surface épithéliale.

L’épithélium simple cilié se trouve principalement dans le tractus génital féminin.

Le tissu épithélial stratifié

Le tissu épithélial stratifié est défini comme un épithélium comprenant deux ou plusieurs couches de cellules.

Les épithéliums stratifiés ont surtout une fonction de protection. Le degré et la nature de la stratification sont liés aux types de contraintes physiques auxquelles la surface est exposée. En général, les épithéliums stratifiés sont mal adaptées à l’absorption et la sécrétion par la vertu de leur épaisseur, bien que certaines surfaces stratifiées soient modérément perméables à l’eau et d’autres petites molécules.

La classification du tissu épithélial stratifié est basée sur la forme et la structure des cellules à la surface.

L’épithélium pavimenteux stratifié ou épithélium stratifié squameux

L’épithélium pavimenteux stratifié ou épithélium stratifié squameux est constitué d’un nombre variable de couches de cellules qui présentent la maturation de la couche basale cuboïde, adhérente à la membrane basale sous-jacente, à une couche de surface, aplatie.

Les cellules basales sont des cellules souches en division continue. Les cellules filles migrent vers la surface où elles desquament.

L’épithélium pavimenteux stratifié est bien adapté pour résister à l’abrasion, par la perte des cellules de surface ne compromet pas le tissu sous-jacent. Il est mal adapté pour résister à la dessiccation. Ce type d’épithélium borde la cavité buccale, le pharynx, l’œsophage, le canal anal, le col utérin et le vagin. Ces parties du corps sont soumises à une abrasion mécanique. Elles sont maintenues humides par des sécrétions glandulaires un épithélium pavimenteux stratifié kératinisé (constitue la surface épithéliale de la peau: l’épiderme) et est adapté pour résister à l’abrasion et à la dessiccation constante de la surface exposé du corps. Pendant la maturation, des filaments intermédiaires de cytokératine s’accumulent dans les cellules épithéliales, processus appelé kératinisation, qui entraîne la formation d’un couche ferme en surface de structures mortes, les squames (couche cornée). Elle est constituée d’une protéine, la kératine K, enveloppée dans une membrane plasmique résiduelle.

L’épithélium stratifié kératinisé, contient des cellules les plus superficielles, mortes et remplies de kératine (protéine). On le trouve surtout dans la peau.

La kératinisation peut être induite dans l’épithélium pavimenteux normalement stratifiée non kératinisé, telle que celle de la cavité buccale lorsqu’il est exposé à une abrasion excessive (p.ex. dentier mal adapté).

Localisation :

Epithélium stratifié non-kératinisé (non-corné) :

  • Cavité buccale ;
  • pharynx ;
  • œsophage ;
  • canal anal ;
  • col utérin ;
  • vagin ;
  • cornée et conjonctive de l’œil ;
  • urètre masculine.

 Epithélium stratifié kératinisé (corné) :

  • Epiderme.

Epithélium cubique stratifié

L’épithélium stratifié cuboïde est composé généralement de deux couches de cellules de forme cuboïde. Il a une fonction de protection.

Localisation :

  • Glandes sudoripares ;
  • glandes salivaires ;
  • glandes mammaires.

Epithélium de transition ou Urothélium

L’épithélium de transition (ou urothélium) est une forme d’épithélium stratifié trouvé uniquement dans le tractus urinaire chez les mammifères, où il est hautement spécialisée pour subir un grand degré d’étirement, et de résister à la toxicité de l’urine. Ce type épithélial est ainsi nommé parce qu’il a des caractéristiques intermédiaires (de transition) entre les épithéliums squameux stratifiés et stratifiés cubique.

Son rôle est de permettre la distension des organes qui contient l’urine, car il s’agit d’un tissu qui possède une capacité d’étirement importante.

Dans l’état non distendu, l’épithélium de transition semble être environ quatre à cinq couches de cellules d’épaisseur. Les cellules basales sont à peu près cuboïdes, les cellules intermédiaires sont polygonales et les cellules de surface sont larges et arrondis, et peuvent contenir deux noyaux. Dans l’état étiré, l’épithélium de transition apparaît souvent deux ou trois cellules d’épaisseur (même si le nombre réel de couches reste constant) et les couches intermédiaires et de surface sont extrêmement aplaties.

Localisation :

  • Uretères : canaux transportant l’urine des reins vers la vessie.

Les deux groupes de tissu épithélial et leurs fonctions

Épithélium de revêtement

Le corps humain est entièrement limité par le revêtement cutané (la peau) qui constitue une interface fondamentale entre l’organisme (« monde intérieur ») et le milieu extérieur (« monde extérieur »). 

A l’intérieur du corps, existent de nombreuses cavités de plusieurs types : les unes représentent des prolongements du monde extérieur à l’intérieur du corps (par exemple, les voies aériennes, le tube digestif, les voies urinaires et les voies génitales), le revêtement de ces cavités s’appelle une muqueuse ; les autres sont entièrement closes et correspondent soit aux cavités cardio-vasculaires (dont le revêtement s’intitule endocarde pour le cœur et intima pour les vaisseaux), soit aux cavités cœlomiques (cavités pleurales, péritonéale et péricardique) dont le revêtement porte le nom de séreuse.

Tous ces ensembles tissulaires qui bordent la surface externe du corps et ses cavités intérieures ont en commun d’être constitués par un tissu épithélial de revêtement reposant par l’intermédiaire de sa membrane basale sur une couche de tissu conjonctif sous-jacent.

A chaque type de localisation de ce tissu épithélial s’associe une terminologie différente :

  • L’épithélium de la peau s’appelle l’épiderme et le tissu conjonctif sous-jacent le derme ;
  • l’épithélium de l’endocarde du cœur et de l’intima des vaisseaux s’appelle un endothélium et le tissu conjonctif sous-jacent la couche sous-endothéliale
  • l’épithélium d’une séreuse s’appelle un mésothélium et le tissu conjonctif sous-jacent la couche sous-mésothéliale ;
  • les muqueuses sont constituées d’un épithélium de revêtement reposant sur du tissu conjonctif qui prend le nom de chorion.

La lame basale sépare l’épithélium toujours du tissu sous-jacent. Ils marquent une bordure entre un tissu, souvent un tissu conjonctif, et l’air ambiant (exemple : l’épiderme).

Fonctions de l’épithélium de revêtement 

Le tissu épithélial de revêtement possède plusieurs fonctions :

  • Mouvement: certaines cellules épithéliales sont munies de cils qui battent de façon synchrone et permettent, par exemple, de faire remonter le mucus vers les voies aériennes supérieures de l’appareil respiratoire.
  • Echanges : la présence de plateaux striés, de microvillosités banales permet à certaines cellules intestinales de multiplier leur surface d’échange par 20, qui atteignent ainsi 200 m2 de surface, ce qui facilite la captation des nutriments par les cellules épithéliales.
  • Protection chimique: le mucus qui recouvre certains épithéliums et la kératine qui remplit le cytoplasme des cellules kératinisées confèrent tous deux une fonction de protection chimique à l’épithélium.
  • Protection mécanique: les jonctions intercellulaires qui lient les cellules épithéliales à la fois entre elles et à la lame basale, confèrent aux épithéliums une grande résistance aux stress mécaniques.

Voici quelques exemples de tissu épithélial de revêtement :

  • L’épiderme est un épithélium pavimenteux stratifié (pluristratifié) malpighien kératinisé composé de cellules appelées kératinocytes. La couche la plus profonde en contact avec la lame basale contient des cellules en mitose. Les cellules générées sont repoussées vers les couches périphériques et meurent en accumulant de la kératine, créant une couche protectrice; par exemple la couche cornée de l’épiderme.
  • L’épithélium gastrique est un épithélium prismatique simple à cellules muqueuses à pôle muqueux fermé, jouant un rôle de protection contre le suc gastrique. Elles sécrètent de l’acide chlorhydrique dans la lumière de l’estomac.
  • L’épithélium intestinal est un épithélium prismatique simple, comportant des cellules à plateau strié qui absorbent les nutriments, et des cellules caliciformes (ou cellules muqueuses à pôle muqueux ouvert) sécrétant un mucus qui englue les microvillosités et aide à l’absorption de certaines substances.
  • L’épithélium du côlon intervient dans la réabsorption de liquides. Une dérégulation de cette fonction, par infestation bactérienne par exemple, entraîne l’apparition de diarrhées, première cause de mortalité infantile dans les pays en voie de développement.
  • L’épithélium des voies respiratoires est un épithélium prismatique pseudostratifié, comportant des cellules à cils vibratiles et des cellules caliciformes (à pôle muqueux ouvert), sécrétant un mucus où les poussières et bactéries sont piégées et évacuées par les cils au cours du phénomène de clairance mucociliaire. Ce mucus est épais car imparfaitement hydraté chez les patients atteints de mucoviscidose. Les bactéries ne sont plus évacuées, provoquant une inflammation de ce tissu. L’une des conséquences de cette inflammation est la fermeture des alvéoles pulmonaires et la difficulté respiratoire qui s’ensuit.
  • L’épithélium de la vessie, l’urothélium, est un épithélium pseudostratifié polymorphe à cuticule. Il présente des cellules à la forme caractéristique en raquette qui sont en contact avec la lumière et la membrane basale, capables de s’aplatir pour agrandir le volume disponible dans la vessie, ainsi que des cellules de renouvellement, qui elles, n’affleurent pas à la surface.
  • Les trompes de Fallope ou trompes utérines sont constituées intérieurement par un épithélium cylindrique simple et cilié. Il est caractérisé par la présence simultanée de deux types cellulaires, des cellules à cils vibratils et des cellules sécrétantes. Cet épithélium présente une importance capitale pour la fécondation, les cellules sécrétantes permettant la production de liquide tubaire qui véhicule les gamètes des deux sexes, et les cellules à cils vibratils ou kinocils, qui par leur battements propulsent le zygote fécondé vers la cavité utérine.

Le tissu épithélial glandulaire

L’épithélium glandulaire possède un rôle de sécrétion et constitue la majeure partie des glandes endocrines (à sécrétion interne), ou exocrines (à sécrétion externe), selon la façon dont leur sécrétion est acheminée.

Définition d’une glande

Glandes

Une glande est un organe des êtres humains et des animaux ou des plantes qui synthétise une substance qui sera sécrétée. Elle est un organe plus ou moins grand ayant pour rôle de fabriquer diverses substances utiles à l’organisme.

Le foie, par exemple, est une glande très importante dans la digestion. Il sécrète notamment la bile, un liquide aidant à absorber les graisses alimentaires. Le pancréas est une glande mixte, puisqu’elle est à la fois glande endocrine et glande exocrine. Ses principales fonctions sont de synthétiser des enzymes digestives dans le tube digestif et de réguler la glycémie sanguine. Pour ces fonctions multiples, il s’agit d’une glande vitale. Les glandes salivaires quant à elles déversent la salive dans la bouche. Pour donner un dernier exemple, les glandes sudoripares, présentes un peu partout dans la peau, excrètent la sueur. Ce phénomène permet d’abaisser la température corporelle.

La substance libérée peut avoir un rôle dans la communication intercellulaire, comme les hormones qui sont émises dans la circulation sanguine (dans ce cas, on parle de glande endocrine).

Les glandes peuvent également produire des substances qui seront libérées dans des cavités corporelles, ou à l’extérieur : ce sont les glandes exocrines chez les êtres humains et les animaux, ou les nectaires des fleurs, etc.

Les glandes exocrines et endocrines chez l’Homme

L’être humain possède une grande variété de glandes. 

Une glande exocrine est une glande qui sécrète des substances destinées à être expulsées de l’organisme dans le milieu extérieur, c’est-à-dire par exemple au niveau de la peau, du tube digestif ou de l’arbre respiratoire. Les glandes exocrines délivrent leur sécrétion par l’intermédiaire d’un canal excréteur, cela les distingue des glandes endocrines qui libèrent directement leurs sécrétions dans la circulation sanguine au niveau des capillaires sanguins. Certaines glandes exocrines ont également un rôle de glande endocrine, elles sont dénommées glandes amphicrines (comme, par exemple, le pancréas).

Quelques exemples de glandes exocrines : 

  • Le pancréas est une glande amphicrine : c’est une glande exocrine élaborant le suc pancréatique déversé dans la lumière du tube digestif par des canaux excréteurs, il contient aussi des formations glandulaires endocrines (îlots de Langerhans) responsables de l’excrétion dans le sang circulant d’hormones comme l’insuline et le glucagon pour la régulation de la glycémie. On dit que c’est une glande mixte, une glande amphicrine hétérotypique.
  • Les testicules sont également des glandes amphicrines : la fonction endocrine étant assurée par les cellules de Leydig (production de testostérone) et la fonction exocrine par les cellules de Sertoli (Production de spermatozoides).
  • Le foie est une autre glande amphicrine. Ses fonctions endo- et exocrines sont réunies dans la même cellule : c’est une glande amphicrine homotypique.
  • Les glandes sudoripares sécrètent la transpiration.
  • Les glandes salivaires sécrètent la salive.
  • Les glandes lacrymales sécrètent les larmes des yeux.
  • Les glandes mammaires sécrètent le lait maternel.
  • Les glandes sébacées sont présentes dans le derme moyen, annexées aux poils, sécrètent le sébum qui limite le dessèchement de la peau.
Une glande endocrine est une glande interne qui sécrète des hormones dans la circulation sanguine directement, plutôt que via un canal comme une glande exocrine. Ces hormones exercent alors leur action spécifique sur des organes cellules ou récepteur distants. On trouve des glandes endocrines chez les êtres humains et la plupart des animaux, y compris chez les invertébrés.

Les hormones agissent comme des sortes de messagers biochimiques, régulant une multitude de fonctions de l’organisme telles que la croissance et le développement, la différenciation sexuelle, la reproduction, le métabolisme, la pression artérielle, la glycémie et assure l’homéostasie de nombreux paramètres corporels

Quelques exemples de glandes endocrines : 

  • Comme mentionné plus haut, le pancréas, le foie et les testicules sont des glandes amphicrines. Ces glandes possèdent donc à la fois une ou plusieurs fonctions exocrines et une ou plusieurs fonctions endocrines. 
  • La thyroïde est située à la face antérieure du cou. Elle peut être considérée comme “usine hormonale” qui règle de nombreux systèmes hormonaux qui en dépendent. Un dérèglement de cette glande peut causer une multitude de symptômes. 
  • L’hypothalamus : c’est une structure du système nerveux central, située sur la face ventrale de l’encéphale, en dessous du thalamus. Cette glande est responsable de plusieurs processus métaboliques et d’autres activités du système nerveux autonome. 
  • L’hypophyse se situe dans l’os sphénoïde. Elle produit des hormones qui gèrent une large gamme de fonctions corporelles, dont les hormones trophiques (hormones qui concernent la nutrition des organes et des tissus) qui stimulent les autres glandes endocrines. 
  • Les glandes surrénales sont situées au-dessus des reins et sont principalement responsables de la gestion des situations de stress, en secrétant les corticoïdes et les catécholamines.
  • Les parathyroïdes sont de petites glandes, généralement au nombre de quatre, parfois jusqu’à huit, situées en proximité de la thyroïde qui règlent les taux de calcium et de phosphore dans le sang.
  • Les ovaires font partie du système endocrinien par la synthèse des hormones sexuelles.
  • Le thymus est situé dans la partie supérieure du thorax. Il joue un rôle important dans l’auto-immunité, surtout au cours de la puberté, quand le système immunitaire chez l’enfant est mis en place.
  • L’épiphyse ou glande pinéale est située dans l’épithalamus du cerveau. À partir de la sérotonine, elle sécrète la mélatonine et joue donc un rôle central dans la régulation des rythmes biologiques (veille/sommeil et saisonniers). C’est également une glande importante d’un point de vue spirituel.

Les épithéliums glandulaires

La fonction glandulaire est assurée par un tissu de cellules capables de sécréter une substance qui sera excrétée hors de l’organe où elle est produite : soit dans le sang ou la lymphe (glande endocrine), soit en dehors de l’organisme (glande exocrine comme les glandes sudoripares, les glandes mammaires par exemple) ou dans une lumière de l’organisme (exemple: sécrétion séreuse de la glande parotide). Ces cellules n’utilisent pas elles-mêmes ce produit de sécrétion mais le mettent à disposition d’autres éléments de l’organisme par excrétion.

Le produit de sécrétion est excrété soit:

  • à la surface du corps (épiderme), ou
  • à la surface d’une cavité du corps en communication avec l’extérieur (muqueuse) par
    • l’intermédiaire d’un canal excréteur ==> glande exocrine
    • dans la circulation sanguine ==> glande endocrine

La fonction de sécrétion s’effectue en 4 phases:

  • Phase d’assimilation: consiste en la captation de métabolites nécessaires à la synthèse du produit depuis les vaisseaux sanguins.
  • Phase de synthèse ou d’élaboration du produit.
  • Phase de stockage (inconstante): Le produit de sécrétion peut être stocké intracellulairement sous forme de grains de sécrétion.
  • Phase d’excrétion: le produit est expulsé de la cellule peut être réglée par effet nerveux ou hormonal.

 

L’épithélium glandulaire sera traité à part dans le un chapitre sur les glandes – un thème très complexe qui explosera le cadre de cet article.

 

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Crédits/sources images :  

  • Pixabay, Public Domain CC0, libre de droits
  • Membrane basale: Wikimedia Commons, Creative Commons, CC BY-SA 3.0, by Solitchka
  • Types d’épithéliums : Wikimedia Commons, Creative Commons, Public Domain, libre de droits
  • Schéma glandes : Wikimedia Commons, Creative Commons, CC BY-SA 3.0, by FuelBottle

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