La norme ISO 22000 domine le secteur agroalimentaire et donc toute l'alimentation

 

L'assurance qualité et les normes ISO (comme la norme ISO 22 000 qui réglemente l'agroalimentaire) sont un ensemble de mesures systématiques et de gestion dont l'application et le contrôle donnent confiance au client et qui assurent la qualité du produit.

Par contre, ces normes ISO ne jouent pas vraiment un rôle d'un point de vue naturopathique, dans l’alimentation vivante ou encore dans la santé holistique. Mais elles peuvent être essentielles pour garantir au consommateur l’hygiène, les processus de fabrication, les ingrédients et la tenue des promesses de marketing.

Quel est l'objectif ?

Depuis 1985, de nombreuses entreprises alimentaires et non-alimentaires s'engagent volontairement dans une démarche d'assurance qualité.

L'objectif est de pouvoir obtenir un certificat attestant que l'organisation de leur assurance qualité est conforme à un modèle donné (une norme).

Un but fort des normes de qualité, notamment ISO 9000, c'est la prévention et le repérage des produits non-conformes, pour donner confiance aux clients. L’ISO 22000 qui nous intéresse tout spécialement dans cet article est la norme qui vise la sécurité des denrées alimentaires et de tous les secteurs qui y sont impliqués.

L'assurance de qualité (A.Q.)

La mise en place de l'assurance de qualité (A.Q.) permet de mobiliser les acteurs de l'entreprise et d'optimiser les processus (économies). La démarche de l'assurance de qualité demande un travail important à l'entreprise (environ deux ans). Il s'agit donc d'un processus cher et chronophage qui exige de ressources importantes.

C'est l'entreprise qui définit elle-même ces standards de qualité

Beaucoup d'entreprises peuvent tout-à-fait produire de la qualité sans avoir de certification. Inversement, les produits d'une entreprise certifiée ne sont pas forcément meilleurs que les autres.

Mais le consommateur a l'assurance que ces produits sont conformes aux objectifs de l'entreprise. Il faut bien retenir à ce point que c'est l'entreprise elle-même qui qui définit ce qu'elle veut comme « qualité Par exemple, si l'objectif est de produire des tomates vertes, l'A.Q. assure qu'elles seront alors vertes. Les tomates rouges ne rentrent plus dans le cadre de leurs normes.

Ainsi, on peut voir que la définition d’une norme est très individuelle et pas du tout standardisée.

On peut donc définir : l'assurance qualité est l'ensemble des mesures préétablies et systématiques dont l'application et le contrôle donnent confiance (= assurent) qu'un produit répond à ce qu'on en attend (= qualité).

Comment l'entreprise peut-elle prouver l'application de ses standards établis ?

Mais comment peut-on être « sûr » ?

Tout simplement en demandant une certification des normesLa certification est l'attestation par un organisme indépendant que l'organisation qualité de l'entreprise est conforme à une norme (par exemple, Norme ISO 9001 ou Norme ISO 22000).

En France, cet organisme indépendant est l'AFAQ Association Française pour l'Assurance de la Qualité, lui-même conforme à une norme.

L'AFAQ va certifier une entreprise après vérification par un auditeur (compétent et indépendant) que les dispositions sont conformes aux exigences de la norme. La certification est valable 3 ans, renouvelable après nouvel audit.

Les entreprises se servent de la certification ISO comme d'une garantie de qualité vis-à-vis des clients.

Une norme est alors un document écrit qui est accessible au public. La norme établit une « règle du jeu » facultative (contrairement à une réglementation qui quant à elle est obligatoire).

Les trois normes ISO qui dominent l'agroalimentaire

Le blé fait partie des aliments soumis aux normes ISO 22000.
Le blé fait partie des aliments soumis aux normes ISO 22000.

Regardons trois normes ISO primordiales de plus près qui jouent des rôles essentiels dans l’agro-alimentaire et dans la production alimentaire :

Norme ISO 9001 - Une norme concernant le système de management de la qualité

Cette norme définit des exigences pour la mise en place d'un système de management de la qualité pour les organismes souhaitant améliorer en permanence la satisfaction de leur client et fournir des produits et services conformes.

La norme ISO 9001 s'adresse à tous les organismes, quels que soient leur taille et leur secteur d'activité. Elle est donc également d’actualité dans le secteur de la santé et de l’alimentation, mais elle n’est aucunement réservée exclusivement à ces secteurs.

Actuellement, un organisme (entreprise) peut demander une certification ISO 9001 selon les versions 2008 ou 2015.

Norme ISO 22000 - Une norme concernant le Sysème de Management de la Sécurité des Aliments

La norme ISO 22000 vise à créer et maintenir un Système de Management de la Sécurité des Aliments (SMSDA), pour l'industrie agroalimentaire.

C’est donc une des normes les plus importantes dans l’alimentation. Toute la filière agroalimentaire, au sens large, est concernée par cette norme.

On inclut donc les producteurs d'aliments (dont aliments pour animaux) et de tous les ingrédients, mais également les entreprises responsable de la logistique, du stockage, du transport, de la distribution, de l’emballage ou encore du nettoyage et de la lutte contre les nuisibles.

Retrouvez plus de détails concernant cette norme importante dans le secteur de l’alimentation plus bas.

Norme ISO 14000 - Un ensemble de normes pour le management environnemental

La série des normes ISO 14000 désigne l'ensemble des normes qui concernent le management environnemental.

Dans le contexte actuel, on peut considérer cette norme comme très importante. Cette norme règle le système de management global et inclut la structure organisationnelle, les activités de planification, les responsabilités, les pratiques, les procédures, les procédés et les ressources pour établir, mettre en œuvre, réaliser, passer en revue et maintenir la politique environnementale de l’entreprise.

Plus courtement, elle intervient dans l’amélioration des performances de l'entreprise par rapport à l'eau, l'air, les déchets, les bruits, les odeurs.

Aucune de ces normes ne garantit pas la valeur nutritionnelle d'un aliment, dans le sens naturopathique ou holistique

Comme on aura très vite compris, ces normes ISO susmentionnées ne jouent pas vraiment un rôle dans la naturopathie, dans l’alimentation vivante ou encore dans la santé holistique. Par contre, elles peuvent être essentielles pour garantir au consommateur l’hygiène, les processus de fabrication, les ingrédients et la tenue des promesses de marketing.

La qualité de l’aliment qui est soumis aux normes ISO 9001, ISO 22000 ou encore ISO 14000 n’a que très peu à voir avec ses ingrédients en nutriments, en micronutriments, en antioxydants, etc.

L’aliment est considéré sous un point de vue strictement industriel et doit satisfaire des exigences bien définies par un cahier des charges industriel. Par exemple, les normes pour le nougat de Montélimar (rien contre ce nougat délicieux, il s’agit seulement d’un exemple) n’ont aucun incident sur sa valeur nutritive d’un point de vue naturel ou holistique : il contient beaucoup de sucre et ne possède pas vraiment une valeur nutritive précieuse, mais c’est sa raison d’être, et qui peut-y résister ?

Qu'est-ce que l'ISO (Organisation mondiale de normalisation) ?

Une norme est un document officiel réalisé par un organisme agréé. La normalisation est la rédaction de ces normes. Les établissements qui rédigent les normes sont appelés organisme de normalisation. Les normes ISO font partie des plus connues.

D'après l'ISO, International Organization for Standardization, la définition officielle de la norme est la suivante :

« Document établi par consensus et approuvé par un organisme reconnu, qui fournit, pour des usages communs et répétés, des règles, des lignes directrices ou des caractéristiques, pour des activités ou leurs résultats garantissant un niveau d'ordre optimal dans un contexte donné. »

La norme doit impérativement :

  • lister les méthodes pour reproduire un produit ou un service ;
  • être reconnue par les professionnels du milieu concerné.

Il existe de différents types de normes ISO :

Types de normes Rôle des normes
Normes fondamentales Réglementent les sigles, symboles et la terminologie.
Normes de spécifications Renseignent sur les caractéristiques et les performances que l'on peut attendre d'un produit ou d'un service.
Normes d'analyses et d'essais Renseignent sur les tests à effectuer avant la sortie d'un produit ou d'un service.
Normes d'organisation Concernent le management de la qualité et le processus qualité.

ISO - le plus grand organisme de normalisation

ISO, est un organisme de normalisation international composé de représentants d'organisations nationales de normalisation de 165 pays. Cette organisation créée en 1947 a pour but de produire des normes internationales dans les domaines industriels et commerciaux appelées normes ISO.

Les normes ISO sont utiles aux organisations industrielles et économiques de tout type, aux gouvernements, aux instances de réglementation, aux dirigeants de l’économie, aux professionnels de l’évaluation de la conformité, aux fournisseurs et acheteurs de produits et de services, dans les secteurs tant public que privé et, en fin de compte, elles servent les intérêts du public en général lorsque celui-ci agit en qualité de consommateur et utilisateur.

Genève
Le secrétariat central de l'ISO se trouve à Genève (Suisse).

 

Le secrétariat central de l'ISO est situé à Genève, en Suisse. L'ISO est le plus grand organisme de normalisation au monde. C’est une organisation non gouvernementale représentant un réseau d’instituts nationaux de 165 pays, selon le principe d’un membre par pays.

La norme ISO 22000 - une conséquence de la globalisation

Aujourd’hui, plus que jamais, les produits alimentaires franchissent régulièrement les frontières des territoires nationaux d’un bout à l’autre de la chaîne d’approvisionnement. C’est un des effets directs de la globalisation. A moins que l'on ne se nourrisse et que l'on ne consomme entièrement local, personne n’y échappe à cet effet. On est donc plus ou moins tous concerné par la globalisation et la normalisation internationale.

Tout généralement, les normes internationales de l’ISO sont un gage de confiance envers les produits et les boissons que nous consommons. Ces normes veillent à ce que la recette certifiée soit respectée pour assurer la qualité, la sécurité sanitaire des aliments, et cela soit la même chose partout dans le monde.

Par contre, on se souvient qu’il s’agit strictement de normes agroindustrielles. Aucune norme, même pas la norme ISO 22000, ne nous garantira un aliment vivant ou sain d’un point de vue global et holistique.

Les normes ISO offrent une plateforme pour la mise en place d’outils concrets, fruits de l’entente et de la coopération entre toutes les parties prenantes concernées – producteurs agricoles, fabricants de produits alimentaires, laboratoires, autorités de réglementation, consommateurs, etc.

Il existe plus de 20 500 Normes internationales de l’ISO, et près d’un millier d’entre elles sont consacrées spécifiquement aux denrées alimentaires. La norme ISO 22000 est une norme internationale, relative à la sécurité des denrées alimentaires. Elle est applicable pour tous les organismes de la filière agroalimentaire.

La norme ISO 22000 est très rare en France

Par contre, il est important à noter que la norme ISO 22000 est une norme volontaire ; elle n’est aucunement imposée aux entreprises (2019).

Dans l’Union européenne, la réglementation relative à l’hygiène de l’alimentation humaine et animale est regroupée dans le Paquet Hygiène. Cette réglementation impose à presque tous les organismes de la chaîne alimentaire d’appliquer un Plan de maîtrise sanitaire (PMS).

Le plan de maîtrise sanitaire (PMS) doit être composé de 4 grandes parties :

  • la maîtrise des bonnes pratiques d’hygiène générales et spécifiques ;
  • le plan HACCP validé et mis à jour régulièrement ;
  • le système de traçabilité ;
  • la gestion des produits non-conformes.

Ces exigences sont bien sûr également au cœur de l’ISO 22000. L’ISO 22000 amène l’entreprise à avoir une vision structurée des exigences réglementaires en matière de gestion de la sécurité des denrées alimentaires. Lors de l’analyse des dangers, l’organisme détermine la stratégie à mettre en œuvre pour assurer leur maîtrise en combinant les programmes prérequis (PRP), les PRP opérationnels (PRPO) et les points critiques pour la maîtrise (CCP). Il intègre également les 12 étapes et les 7 principes d’application du Codex alimentarius.

Des différences importantes entre les pays

A la fin de l’année 2010, il y avait 18 630 d’entreprises certifiées ISO 22 000 au niveau mondial ; ces certificats ont été délivrés dans 138 pays.

En Extrême-Orient, la norme ISO 22000 est très courante, avec près de 45 % des certificats délivrés. L’Extrême-Orient est suivi par l’Europe avec 38% des certificats, ensuite par l’Afrique et l’Asie de l’Ouest (14%).

La Chine est le pays où la certification est la plus répandue avec près de 5600 entreprises. C’est également dans ce pays que l’augmentation est la plus forte avec plus de 2200 entreprises certifiées en 2010.

Parmi les pays européens, la Grèce, avec 1197 certifications, la Roumanie (641), la Pologne (629) et l’Espagne (364), font partie des 10 pays les plus certifiés. Dans ce top 10, aucune trace de la France, l’Allemagne ou du Royaume-Uni.

Cette absence montre bien que la normalisation internationale a encore du mal à trouver sa place en Europe de l’Ouest.

Quel est l'objectif de la norme ISO 22000 ?

La norme 22000 vise à créer et maintenir un système de management de la sécurité des Aliments (SMDA).

Cette norme met l'accent sur les compétences du personnel, sur la recherche continue d'informations concernant les produits alimentaires (nouvelles lois, normes, règlements, etc.) et sur un retour au système HACCP, tel qu'exposé par le Codex Alimentarius.

Elle est compatible avec la norme ISO 9001 : Systèmes de management de la qualité - Exigences ainsi que la norme ISO 14001 : Systèmes de management environnemental - Exigences et lignes directrices pour son utilisation. 

Elle vise à faciliter la gestion de la sécurité en :

  • reconnaissant les guides de bonnes pratiques d’hygiène (des interprofessions ou des entreprises) ;
  • imposant une obligation de résultats, mais en laissant le libre choix des moyens ;
  • limitant la redondance des moyens de maîtrise et en favorisant la communication entre les acteurs ;
  • prenant en compte certaines exigences particulières des clients sur la sécurité des denrées ;
  • imposant un système d'amélioration continue.

Néanmoins la norme ISO 22000 répondant aux principales exigences communautaires alimentaires, elle devrait diminuer les contrôles externes et faciliter les contrôles de la conformité à la loi du pays.

Quelles entreprises sont concernées par la norme ISO 22000 ?

La norme ISO 22000 concerne donc toute la filière agroalimentaire, au sens large, c'est-à-dire incluant :

  • les producteurs d'aliments (dont aliments pour animaux) et ingrédients au point de vente final ;
  • la logistique (stockage/transport/distribution) ;
  • les fournisseurs d’équipements, d’appareils et de machines destinés à la production alimentaire ;
  • les filières travaillant sur l'emballage alimentaire ;
  • la filière gastronomique : la norme ISO 22000 complète le Plan de maîtrise sanitaire imposé par la nouvelle réglementation (Paquet Hygiène) en application depuis janvier 2006. Une révision complète du plan HACCP est systématiquement nécessaire ;
  • le nettoyage (et les produits de nettoyage et désinfection) ;
  • la lutte contre les nuisibles ;
  • les cabinets de conseil et formation intervenant dans le domaine de la sécurité des aliments.

La norme ISO 22000 évolue. Sa version 2018 propose des exigences renforcées en matière de management et conserve le même objectif : aider les entreprises agroalimentaires à garantir des produits et des aliments sûrs.

La grande nouveauté de la norme ISO 22000 est la révision complète de  certaines exigences concernant la maîtrise opérationnelle de la sécurité alimentaire. La norme devient assez prescriptive concernant la méthode HACCP.

Conclusion : la norme ISO 22000 est intéressant pour le management, mais pas pour la santé !

Les certifications ISO relèvent d’une démarche volontaire de la part des entreprises. La norme ISO 22000 ne fait pas exception à cette règle.

Ce volontariat est donc un véritable problème pour le consommateur. Comment savoir si une entreprise est certifiée, sauf si elle en fait ouvertement la publicité ? Si on prend en considération les étapes à accomplir qui sont couteux, nécessitent du personnel et qui sont très complexes et chronophages, on peut partir de l’idée que ce n’est pas la petite entreprise d’à côté ou l’agriculteur biologique local qui en aura les moyens nécessaires pour se faire certifier.

Des aliments produits par de petites structures locales sans certification sont souvent de meilleure qualité nutritionnelle !

Mais, concernant notre santé, ces petites entreprises produisent-elles une qualité moindre, seulement parce qu’elles ne possèdent pas une certification ISO internationale ? Permettez-moi d’en douter !

La globalisation et l’internationalisation des grandes entreprises, des holdings et des chaînes n’aident en rien à nous maintenir en meilleure santé ou à protéger l’environnement ! Cela commence, par exemple, par le transport qui détruit autant la valeur nutritive de l’aliment (qui perd chaque jour un peu de sa fraîcheur et en même temps de ses micronutriments) que l’environnement par des déplacements longs et parfois absolument inutiles.

De plus, il faut bien noter que dans le cadre d’une alimentation saine, vivante, biogénique et bioactive, pleine de micronutriments et d’antioxydants, la certification ISO ne joue pas le moindre rôle. Le consommateur responsable peut être rassuré que d’un point de vue hygiénique et sécuritaire, les aliments doivent de toute façon être conformes à la réglementation Européenne susmentionnée. La normalisation internationale des processus internes n’affectera en rien la qualité nutritionnelle du produit final !

Si nous cherchons une alimentation saine, aucune entreprise agroalimentaire ne pourra confirmer ce point important, certifiée ou non. C’est à nous – les consommateurs – de faire les justes choix et de consommer des aliments non transformés qui regorgent de vitalité et qui nous font du bien !

 

 

 

En cas de malaise ou de maladie, nous vous prions de consulter en tout cas un médecin ou un professionnel de la santé en mesure d’évaluer correctement votre état de santé. Le contenu de ce site https://naturolistique.fr et de ses pages annexées ne remplace en aucun cas le diagnostic d’un médecin.

https://naturolistique.fr ne permet pas de faire de diagnostic médical ou une recommandation de traitement médical pour aucune pathologie ou affection quelconque. Nous déclinons toute responsabilité en cas de mauvaise interprétation des conseils donnés.

En utilisant ce site https://naturolistique.fr , vous reconnaissez avoir pris connaissance de l’avis de désengagement de responsabilité et vous consentez à ses modalités.

 

Crédits/sources images : Pixabay, CC0 Public Domain

 

 

 

Comments are closed, but trackbacks and pingbacks are open.