Hypertrophie cellulaire – Augmentation du volume des cellules ou d’un organe


Hypertrophie cellulaire

Le goitre peut être une hypertrophie ou une hyperplasie thyroïdienne globale.

L’ hypertrophie est l’augmentation réversible ou irréversible de volume d’un organe en rapport avec les modifications anatomiques dues à des altérations de son fonctionnement et ceci de manière variable.

L’hypertrophie cellulaire est une augmentation réversible ou irréversible de la taille d’une cellule en rapport avec une augmentation de la taille et du nombre de ses constituants. Cette hypertrophie va habituellement de pair avec une augmentation des stimuli et de l’activité de la cellule.

Le contraire de l’hypertrophie est l‘atrophie cellulaire.

L’hypertrophie tissulaire est une augmentation réversible ou irréversible du volume d’un tissu ou d’un organe, liée soit à une hypertrophie cellulaire, soit à une hyperplasie, soit aux deux à la fois.

Comme chez l’atrophie, on distingue entre hypertrophie physiologique et pathologique.

On distinguera bien entre l’hypertrophie et l’hyperplasie qui, quant à elle, est une augmentation du volume par le nombre cellulaire.

Causes possibles de l’hypertrophie

L’hypertrophie peut être due à une surstimulation d’une partie du corps comme dans le cas d’une hypertrophie musculaire. L’hypertrophie d’une glande est souvent en rapport avec une augmentation de son travail de sécrétion. Une inflammation peut également être en cause dans cette augmentation de volume.

L’hypertrophie relève de deux mécanismes :

  • Augmentation de l’activité mécanique ou métabolique de la cellule, par exemple :
    • Hypertrophie cardiaque par hypertrophie des cellules myocardiques (réponse à une surcharge de pression ou de volume, et impossibilité pour les cellules musculaires de se multiplier).
    • Hypertrophie des muscles squelettiques du sportif.
  • Stimulation hormonale accrue, par exemple :
    • Hypertrophie musculaire lisse du myomètre au cours de la grossesse sous l’effet des œstrogènes.
    • Hypertrophie mammaire lors de la lactation sous l’effet de la prolactine et des œstrogènes.
    • Hypertrophie thyroïdienne par hypersécrétion d’hormone thyréotrope.

 Exemples de pathologies dues à une hypertrophie

Hypertrophie hormonale

  • Goitre thyroïdien : un goitre est une hypertrophie ou une hyperplasie thyroïdienne globale et non fonctionnelle. C’est-à-dire qu’aucune fonction n’est assurée par cette protubérance : elle ne produit pas d’hormones. C’est l’augmentation diffuse de volume du corps thyroïde. Le goitre se manifeste par un gonflement de la région antérieure du cou. Cette affection est très fréquente. Le goitre n’est pas toujours synonyme de maladie, car l’hypertrophie de la thyroïde peut également être causée par des états physiologiques tels que la puberté et la grossesse.
  • Hypertrophie mammaire : l’hypertrophie mammaire peut être physiologique pendant la puberté et la grossesse (donc naturelle) ou pathologique si le volume des seins est trop important par rapport à la morphologie d’une femme. Ce volume excessif peut être dû à un développement anormal d’une glande mammaire. Il peut également causer un surpoids qui, par la suite, posera problème dans la posture du dos et des épaules.
  • Hypertrophie de l’endomètre (muqueuse de l’utérus) : il s’agit d’un épaississement physiologique (au cours du cycle menstruel ou pendant la ménopause) ou d’un épaississement pathologique de la muqueuse de l’utérus. Il est dû à un déséquilibre hormonal.
  • Hypertrophie ou hyperplasie bénigne de la prostate HBP : c’est une tumeur bénigne qui se développe aux dépens de la partie crâniale de la prostate. Elle touche les sujets âgés de plus de 50 ans. En cas de HBP, la prostate devient plus grande et exerce plus de pression sur l’urètre et la vessie, interférant ainsi avec l’écoulement normal de l’urine. Les glandes prostatiques sont en nombre augmenté. L’HBP n’augmente pas le risque de cancer prostatique.

Hypertrophie d’activité 

  • Cardiomyopathie hypertrophique : c’est l’un des problèmes de santé associés à l’hypertrophie du cœur. Il s’agit habituellement d’une maladie héréditaire caractérisée par l’épaississement du muscle cardiaque. Dans cet état, le cœur a de la difficulté à pomper le sang.
  • Hypertrophie ventriculaire ou cardiaque HVG : l’hypertrophie ventriculaire gauche ou HVG est reconnaissable à l’augmentation du volume du ventricule gauche. Le patient atteint de cette affection cardiaque présente un électrocardiogramme modifié. Parmi les causes de l’hypertrophie ventriculaire gauche, on trouve l’âge, la pratique intensive d’un ou plusieurs sports, l’obésité, l’hypertension artérielle prolongée.
  • Hypertrophie musculaire : l’hypertrophie musculaire est la réaction du corps à susciter une croissance musculaire suite à des exercices appropriés et continus. L’hypertrophie musculaire est l’un des objectifs de la musculation, c’est aussi un effet secondaire du développement musculaire comme la congestion musculaire, la brûlure ou la courbature musculaire.

 Hypertrophie compensatrice 

  • Régénération hépatique après hépatectomie partielle : l’hépatectomie est synonyme de résection hépatique ; c’est le geste chirurgical qui permet l’ablation d’une partie du foie. Après une hépatectomie importante, le foie se régénère. Il reçoit des stimuli de division cellulaire et, en multipliant le nombre de ses cellules et en augmentant la taille des segments laissés en place (hypertrophie), il tend à remplacer le volume hépatique enlevé. Ce phénomène de régénération hépatique se réalise en 2 à 6 semaines après l’hépatectomie, et permet des résections importantes (avec le risque de dysfonction hépatique transitoire) ou des résections répétées. A noter, il existe également l’hypertrophie hépatique qui est pathologique.

 

L’hypertrophie est à distinguer d’autres causes d’augmentation de la taille d’un organe, liée à la dilatation de cavités ou à l’accumulation d’un tissu interstitiel fibreux, lipomateux (adipeux) ou d’une substance anormale comme l’amylose (ex : lipomatose pancréatique, gliose cérébrale, amylose cardiaque). Ces modifications du tissu interstitiel peuvent masquer une réelle atrophie (ex : lipomatose musculaire).

 

 

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Credits/Source Image: Wikimedia Creative Commons, CC BY-SA 3.0


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