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Créativité

La créativité est la capacité de chaque personne à imaginer ou construire et à mettre en œuvre une idée neuve, inconnue et peut-être inexistante auparavant. La créativité nous donne l’aptitude de créer un objet, une idée ou une solution originale qui sort des chemins battus.

Il s’agit d’un processus complexe qui inclut des aptitudes variées : émotionnelles, psychologiques, sociales et même spirituelles.

La créativité est un pilier fondamental de notre progrès intérieur et extérieur. Sans elle, le progrès scientifique, mais également technologique ne serait pas possible. En même temps, notre développement personnel stagnerait également, nous n’avancerions pas dans notre vie. 

Mais d’où vient cette créativité ? Pourquoi une personne est plus créative que l’autre ? Est-elle vraiment située dans l’hémisphère droit de notre cerveau, ou peut-être ailleurs ?

La créativité – seulement pour les artistes ?

Art et musique
La créativité est un processus complexe, nécessaire pour le progrès de chacun et pour le développement d’une société. Elle n’est aucunement réservée aux artistes !

On peut décrire la créativité comme la capacité de chaque personne à imaginer, à construire et à mettre en œuvre une idée neuve, inconnue et peut-être inexistante auparavant. La créativité nous donne l’aptitude de créer un objet, une idée ou une solution originale qui sort des chemins battus.

La créativité est un processus complexe. Elle réunit des aptitudes psychologiques, sociales, émotionnelles, énergétiques et même spirituelles. De cette raison, elle est une expression directe et un outil très important pour le développement personnel de chacun de nous, et ceci sur tous les plans énergétiques.

La créativité est une nécessité pour tout le monde – sinon aucune évolution personnelle et aucun progrès de la société ne sont possibles !

Tous les aspects de la vie sont des expressions de créativité. On peut constater une évolution créative dans la manière d’associer et d’exprimer des idées, des imaginations, des objets ou des situations. Par la réalisation d’un processus créatif, nous modifions la perception du monde, chez nous-mêmes, mais également chez d’autres personnes impliquées ou des spectateurs simples.

On peut voir ce processus créatif dans beaucoup de domaines de la vie, même quotidienne. Bien sûr dans l’art comme la peinture, la sculpture, la poésie, la littérature, la musique, le cinéma, mais également dans l’architecture, les travaux manuels, le design, la décoration, la technologie ou encore dans la science comme les mathématiques, l’astronomie, la psychothérapie ou la médecine.

Pas de progrès scientifique et technologique sans réflexion créative …

Sans créativité, le progrès scientifique, mais également technologique ne serait pas possible.

Même dans l’industrie, un progrès ne serait pas faisable sans la créativité – sans créativité, pas d’idées nouvelles et donc pas de nouveautés sur le marché ! Tout qui nous entoure, les applications et programmes informatiques et qui font fonctionner le quotidien de l’homme moderne, internet, nos nouveaux appareils … voient le jour parce qu’une ou plusieurs personnes créatives les inventent et les développent, ayant des idées plus ou moins brillantes et donc créatives !

… et, sans créativité, pas de progrès personnel non plus

Bien sûr, on trouve également le processus créatif dans le quotidien, dans la façon comment nous affrontons le monde extérieur et intérieur : l’humour, la sociabilité d’une personne, son originalité, son efficience de résoudre des problèmes, ses aptitudes dans l’éducation des enfants ou des animaux, etc., ses approches à des domaines inconnus, tout dépend de ses capacités créatives de trouver une solution pour chaque problème, bien sûr associées à ses capacités intellectuelles et sociales.

On peut donc constater que la créativité est omniprésente, et nous avons donc plutôt intérêt à l’intégrer dans notre vie ! Notre créativité est notre moteur de modifier notre monde.

Pas de créativité = stagnation dans la vie, donc pas de satisfaction profonde !

Les deux univers dans notre cerveau

Hémisphères cérébraux
Les deux hémisphères cérébraux : le gauche avec la dominance intellectuelle et le droit avec la dominance émotionnelle et créative

Notre cerveau est constitué de deux hémisphères, gauche et droite, qui communiquent entre eux en permanence et nous sont tous deux indispensables.

Il s’agit de deux structures quasi symétriques qui sont reliées entre elles par des fibres nerveuses. Du fait de la décussation des voies nerveuses (en médecine, il s’agit d’un croisement en X), chaque hémisphère reçoit des informations sensorielles et commande les réponses motrices de la moitié opposée du corps. Par exemple, la main droite domine le côté gauche du cerveau, la main gauche son côté droit.

Une asymétrie visible dans le traitement des informations

Symétrie ou asymétrie
Une symétrie totale dans les deux hémisphères cérébraux ? Pas vraiment …

Le cerveau est organisé selon un plan de symétrie. Mais jusqu’où va exactement cette symétrie – avant de devenir une asymétrie ?

Une symétrie dans la physiologie cérébrale

Les deux hémisphères partagent le volume intracrânien en deux compartiments égaux. Ces derniers sont reliés par des ponts fibreux, qui sont le corps calleux et les commissures.

La structure générale de chaque hémisphère est similaire, en surface (scissures et circonvolutions) et en profondeur (noyaux gris centraux, thalamus), quoiqu’une asymétrie soit déjà apparente, macroscopiquement. Chaque hémisphère reçoit des informations sensorielles venant de récepteurs situés du côté opposé. Ces informations sont produites par des stimuli tels que les odeurs, les sons, le goût, le toucher, la douleur, la température, la lumière… À ce niveau, on peut parler d’une certaine symétrie, bien que certaines informations (sons, douleur par exemple) soient traitées de façon plus distribuée au sein des deux hémisphères.

Une asymétrie cérébrale dans le traitement des informations reçues

Par contre, cette symétrie physiologique et fonctionnelle disparaît au-delà des régions du cortex dites « primaires ». Ces régions sont branchées directement sur les voies de projection ascendante (influx sensoriel) ou descendante (influx moteur). En effet, pour la majeure partie de l’organisation du cerveau, il est plus juste de parler d’ « asymétrie cérébrale ».

L’« asymétrie cérébrale » signifie que les régions du cerveau qui sont impliquées dans le traitement d’une information ne réalisent pas les mêmes étapes, dépendant dans quel hémisphère cérébral ces régions se trouvent. L’asymétrie cérébrale est présente autant chez l’être humain que chez certains animaux, comme les mammifères.

Chez l’Homme, un signe de cette asymétrie est la dominance manuelle. La plupart des gens préfèrent utiliser une main plutôt que l’autre dans le quotidien. De fait, on sait aujourd’hui que de nombreuses fonctions sont davantage réalisées par un hémisphère que par l’autre. Ces constatations sont statistiques, il existe bien sûr d’exceptions, soit que l’hémisphère concerné est l’opposé (par exemple, une dominance hémisphère droite pour le langage), soit que les deux hémisphères sont requis pour la réalisation correcte de la fonction (par exemple, une activation cérébrale liée à une tâche linguistique implique les deux hémisphères).

Par conséquent, tout le monde n’est pas égal vis-à-vis de ces deux hémisphères. Pour la plupart des gens, c’est l’hémisphère gauche qui domine. Pourquoi ?

L’hémisphère gauche est dominant chez la plupart d’entre nous

Anatomiquement et physiologiquement, les deux hémisphères cérébraux ne sont pas identiques mais symétriques : chaque hémisphère comporte des aires visuelles et motrices. Chaque hémisphère reçoit des informations de nos sens et du reste de notre corps par l’intermédiaire de neurones.

Mais les similarités s’arrêtent à ce point-là. Chaque hémisphère ne traite que les informations qui lui sont destinées. Par exemple, le cortex moteur de l’hémisphère gauche commande les mouvements des muscles de la moitié droite du corps. Entre les deux hémisphères, les aires homologues communiquent par l’intermédiaire de fibres.

Chez l’être humain, il existe une spécialisation hémisphérique dans diverses fonctions dont la plus connue et la mieux caractérisée est celle du langage. Ce dernier est, chez 95 % des humains droitiers, pris en charge par l’hémisphère gauche, qui est dit alors hémisphère dominant. L’hémisphère droit est dit hémisphère non-dominant.

À cette asymétrie fonctionnelle s’ajoute une asymétrie anatomique. En effet, les aires du cortex auditif impliquées dans le traitement des sons du langage, sont plus développées dans l’hémisphère gauche que dans le droit.

L’hémisphère gauche – Cerveau de la logique bien adapté aux technologies modernes

Cerveau gauche
Le cerveau gauche, siège de la logique, de l’analytique et de la déduction linguistique, est parfaitement adapté à notre monde scientifique et technologique.

Tout généralement, on peut dire que le cerveau gauche est le cerveau de la raison et le cerveau de l’intellect.

Le cerveau gauche est logique, spécifique, cartésien et séquentiel : il ne traite qu’une seule donnée à la fois, il analyse point par point. Pour le cerveau gauche, une question = une réponse. Il fonctionne en binaire, ce qui implique qu’il n’y a qu’une seule façon de faire les choses (juste ou faux, noir ou blanc).

Beaucoup de personnes disaient pendant longtemps que l’hémisphère gauche dominant était celui qui nous séparait de l’animal, tandis que son opposée, secondaire, sinon inutile, était le siège de l’instinct, des émotions et autres intuitions…

L’hémisphère gauche vivait alors son heure de gloire. Elle dura plus d’un siècle, jusqu’aux travaux qui valurent au neurophysiologiste américain Roger W. Sperry (le prix Nobel de médecine en 1981) pour avoir démontré que les deux cerveaux étaient aussi intelligents l’un que l’autre, mais que leurs raisonnements étaient différents.

L’hémisphère gauche serait le lieu traitant des

  • chiffres et des mathématiques,
  • réflexions et créations logiques et analytiques,
  • raisonnements et déductions scientifiques,
  • paroles et du langage,
  • lettres et de l’écriture.

Par déduction, on peut donc assez bien résumer que l’hémisphère gauche possède les qualités très demandées dans notre société occidentale d’aujourd’hui : rationnelle, neutre, pragmatique, s’adaptant parfaitement aux technologies modernes et au progrès galopant de l’informatique – mais tout en faisant abstraction d’autres valeurs importantes telles que les émotions et les intuitions. Et ces dernières deviennent vitale dans notre monde qui change sans cesse et qui devient d’une complexité ingérable par l’hémisphère gauche tout seul !

L’hémisphère droit – Un multitalent holstique et en même temps à l’origine de la créativité

Cerveau droit
Le cerveau droit est un multitalent holistique : créativité, imagination, spiritualité, émotions pour une vision globale du monde et des solutions innovantes.

L’hémisphère droit par contre est le lieu où le cerveau perçoit la notion d’espace et la pensée sans langage. Il a la capacité du traitement visuo-spatial, il peut donc aborder des situations et des informations qui s’expriment sans mots et sans logique, par exemple par :

  • les émotions et la sensibilité,
  • l’imagination,
  • la perception,
  • la créativité dans toutes ces formes (musique, art, lettres, expression, etc.),
  • la perception des couleurs,
  • les rêves,
  • l’intuition,
  • les problèmes sociaux et leur expression de toutes formes,
  • l’empathie et
  • la spiritualité.

Il peut sans problème associer simultanément plusieurs concepts, et procède par association d’éléments disparates. 

L’hémisphère droit du cerveau est un multitalent global et holistique. Il ne se focalise pas, comme l’hémisphère gauche analytique, sur un point précis, mais il s’approche des informations de façon holistique et parallèle : tout en même temps. C’est toute la différence entre inspecter le terrain et sentir l’ambiance… Et ce n’est pas pour rien que nous commençons souvent par l’ambiance.

C’est en effet l’hémisphère droit qui gère – avec son approche globale – la nouveauté et tous les apprentissages, comme l’explique Elkhonon Goldberg (In Prodiges du cerveau – Robert Laffont, 2007), professeur de neurologie à l’école de médecine de l’université de New York, aux États-Unis. Toutes les informations nouvelles passent donc par l’hémisphère droit, le gauche servant au stockage et à l’organisation plus précise et systématique de nos savoirs… De quoi faire taire ceux qui avaient trop vite mis de côté notre cerveau droit.

L’hémisphère droit gagne de l’importance dans notre monde incertain et complexe

A présent, l’hémisphère droit de notre cerveau est dans le centre des recherches neuroscientifiques.

L’avenir appartient « aux cerveaux droits », clame même le journaliste Daniel Pink, auteur d’un best-seller sur le sujet, L’Homme aux deux cerveaux (Robert Laffont, 2007). Spécialiste en créativité au sein du Boston Consulting Group, cabinet international de conseil en stratégie et en management, Luc de Brabandere, auteur de Pensée magique, Pensée logique (Éditions du Pommier, 2008), explique :

« Une pensée linéaire et rationnelle marche bien dans un monde certain, dans lequel nous pouvons planifier notre avenir ; mais dans un monde incertain, complexe et en mouvement comme le nôtre, c’est fini. Ce qui fait la différence, désormais, c’est l’audace de s’ouvrir à la nouveauté, à l’imagination, à la capacité à sortir du cadre de ses compétences, avant d’y retourner et d’y appliquer raisonnablement ses nouvelles idées … grâce à notre hémisphère gauche ».

La société prend du retard … et privilégie encore toujours l’hémisphère gauche de la logique

Si nos « deux » cerveaux semblent enfin reconnus dans leurs différences et leur interdépendance par la science, c’est encore loin d’être le cas dans la société, qui continue à privilégier l’hémisphère gauche.

En nous obligeant à un traitement analytique et logique du savoir plutôt que global ou créatif, nos programmes scolaires en donnent une preuve. Or, notre préférence cérébrale dépend principalement de notre éducation.

« Si, aux États-Unis, des écoles commencent à proposer des programmes adaptés aux “cerveaux droits”, en France, nous en sommes loin : la majorité des gens ignore cette distinction des hémisphères et ne pense donc pas à lui imputer ses difficultés d’adaptation », remarque la psychothérapeute Béatrice Millêtre.

Et si vos petits – ou gros – soucis d’adaptation à votre environnement intellectuel tenaient à votre usage intempestif de l’hémisphère droit ?

L’intelligence émotionnelle (QE) est située dans l’hémisphère droit de notre cerveau

Intelligence émotionnelle
Concept de l’Intelligence émotionnelle selon Mayer et Salovey (1997)

En revenant sur notre concept des deux hémisphères cérébraux, on peut dire qu’il y a d’un côté, du côté gauche, le Quotient Intellectuel (QI) qui correspond au savoir-faire et de l’autre, du côté droit, le Quotient Emotionnel (QE) qui peut être définit comme le savoir-être.

L’intelligence émotionnelle aide à comprendre notre fonctionnement intérieur et à gérer nos émotions

L’intelligence émotionnelle qui est mesurée par le Quotient Émotionnel (QE) est la capacité à comprendre notre fonctionnement intérieur, à voir l’impact de nos émotions sur la communication, et à appréhender cet impact sur les autres. Le QE aide également à gérer le stress dans des périodes difficiles et à prendre les bonnes décisions qui découlent aussi des émotions.

L’intelligence émotionnelle ou un QE élevé est devenu un atout professionnel aujourd’hui. Longtemps, l’intelligence émotionnelle a eu une connotation négative, véhiculant les clichés du salarié ou travailleur émotif et sensible. Désormais, cette intelligence un peu particulière se révèle être un avantage considérable dans un parcours professionnel.

A l’instar du QI (Quotient Intellectuel), chaque individu possède une intelligence émotionnelle avec des niveaux différents. Le QI est une valeur plutôt figée et stable, par contre, le QE peut toujours s’améliorer et se développer pendant toute notre vie, même à la retraite. Cette évolution dépende du développement personnel de chaque individu, et surtout, si on prend conscience de la gestion profonde des émotions, des sentiments et de « l’intangible », avec leur impact sur un niveau personnel et social.

En cas de prise de conscience, l’hémisphère droit du cerveau est activé et développé, avec la possibilité réelle de dépasser l’hémisphère gauche qui est – comme décrit plus haut – figé et enfermé dans le cadre rigide de la logique et de l’analyse.

Naissance d’une nouvelle branche scientifique : la psychologie affective

Ces connaissances récentes ont fait naître les sciences « affectives », nouvelle branche de la psychologie traitant spécifiquement des émotions.

La psychologie affective a permis d’établir que les émotions jouent un rôle essentiel dans la mémoire, la capacité d’attention, l’apprentissage, la prise de décision et les dans l’aptitude de gérer les contacts sociaux avec les autres.

L’intelligence émotionnelle est essentielle pour le développement personnel et pour la réussite au travail

L’intelligence émotionnelle peut donc être définie comme

« un ensemble d’habiletés verbales ou non verbales permettant à un individu de générer, reconnaître, exprimer, comprendre et évaluer ses propres émotions et celles des autres de manière à orienter les pensées et les actions permettant d’affronter efficacement les exigences et les pressions de l’environnement. »

Les travaux du Dr Daniel Goleman, psychologue américain et diplômé de Harvard, sont particulièrement à souligner. Mais il n’est pas le premier à traiter ce thème : déjà Charles Darwin (1809 – 1882), connu pour sa théorie sur l’origine et l’évolution des espèces, fut l’un des premiers à s’intéresser aux émotions, leur caractère universel et leur impact sur l’évolution et le développement de l’individu. En même temps, il s’est appuyé sur la similitude entre les émotions humaines et animales.

Après des années de recherche, le Dr Daniel Goleman a écrit en 1995 « L’intelligence émotionnelle » qui est encore toujours un ouvrage de référence dans ce domaine.

Les compétences associées à l’intelligence émotionnelle contribuent non seulement à la qualité de l’expérience au travail, mais au développement du sentiment de réussite. Ainsi, pour devenir plus émotionnellement intelligent au travail, nous devrons développer et intégrer les compétences associées.

Les composantes de l’intelligence émotionnelle

Les composantes de l’intelligence émotionnelle sont donc définies comme suit :

  • Conscience de soi : il s’agit de la capacité de prendre conscience de nos états intérieurs, préférences, ressources et intuitions. En fait, celui qui est ignorant à ce qu’il ressent est à la merci de ses sentiments. En reconnaissant et en acceptant nos émotions et leurs effets (sur nous-mêmes et sur les autres), on apprend à reconnaître nos forces et limites, ce qui nourrit la confiance en soi.
  • Maîtrise de soi : c’est notre capacité de gérer et de diriger nos émotions et pulsions, en les adaptant aux différentes situations. Cette aptitude inclut également la capacité de retarder la satisfaction d’une pulsion personnelle, au bénéfice d’autres objectifs jugés plus importants ou plus « nobles ». Cela peut inclure notre capacité de nous montrer fiables, honnêtes envers notre entourage, de s’acquitter de son travail de façon responsable à l’encontre de nos envies, de faire preuve de souplesse et de flexibilité devant les changements et d’être à l’aise avec les approches, les idées et les informations nouvelles ou différentes. Comme on peut constater, c’est un point très important dans le monde d’aujourd’hui qui change en permanence et qui demande une flexibilité accrue de chaque individu.
  • Motivation : ce point regroupe les compétences émotionnelles qui nous permettent d’atteindre nos buts. La motivation s’exprime par l’effort et par l’engagement face à soi-même, face à son travail, face aux objectifs d’un groupe, d’une entreprise. La motivation est également l’aptitude d’une personne de faire preuve d’initiative, c’est-à-dire être prêt à saisir les opportunités, ou encore l’aptitude à l’optimisme, comme le fait de poursuivre ses objectifs avec ténacité, malgré les obstacles et les revers. Les compétences associées à la motivation sont nécessaires à quiconque aspire à développer un projet d’affaires et lancer une entreprise. Mais pas seulement – elles sont également nécessaires pour n’importe quel autre projet privé ou pour le développement personnel qui demande une motivation importante pour une durée indéterminée, très souvent sans résultat visible à court terme.
  • Empathie : ici, il s’agit des compétences en lien avec la compréhension d’autrui, C’est donc la capacité de capter les sentiments et les points de vue des autres et éprouver un intérêt réel pour leurs préoccupations. Dans le monde des affaires, on peut dire c’est la passion du service, c’est-à-dire, anticiper, reconnaître et satisfaire les besoins des clients et des tiers. Dans la vie personnelle, il s’agit d’identifier les besoins et les limites d’autrui et stimuler leurs capacités. Dans le sens politique, on pourrait parler de la capacité à déchiffrer les enjeux des groupes et ses relations de pouvoir. Les personnes empathiques sont plus réceptives aux signaux subtils liés aux besoins et désirs d’autrui. Ces personnes sont douées pour l’enseignement, la vente, la gestion et les autres métiers où l’intérêt pour autrui est primordial.
  • Maîtrise des relations humaines : ce dernier point réunit les compétences de persuasion. Il s’agit d’envoyer des messages clairs et convaincants aux autres, à inspirer et guider les groupes, à initier ou gérer des changements, à négocier et résoudre des conflits, à cultiver des relations et travailler avec les autres à des objectifs communs. Les personnes qui savent se rendre populaires aiment diriger efficacement leurs relations. Elles réussissent dans toute entreprise fondée sur des rapports constructifs.

L’intelligence émotionnelle est donc aussi un art d’être. Comme tous les arts, celui-là est très précieux, non seulement pour la qualité de la vie professionnelle, mais aussi pour le développement d’une société responsable et fondamentalement plus humaine. Et – comme tous les arts – l’intelligence émotionnelle doit être développée individuellement, elle doit s’apprendre, s’exercer et croitre pendant toute notre vie ! 

L’intelligence créative et la créativité :  gauche … droit … ou les deux ?

Qu’est-ce que l’intelligence créative ?

La théorie triarchique de l’intelligence du psychologue américain Robert Sternberg définit l’intelligence créative comme la capacité à gérer des situations nouvelles et à trouver des solutions en abordant les problèmes sous un nouvel angle.

L’intelligence créative est donc une aptitude à utiliser des voies inattendues et inventives pour proposer des solutions originales, nouvelles et efficaces aux problèmes qu’une personne rencontre. C’est une forme d’intelligence qui n’est mesurée ni par le test niveau intellectuel, ni par le Quotient Émotionnel.

L’intelligence créative est issue de la notion de « créativité » ; ces deux concepts ne sont pas indépendants, mais très interdépendants et ne peuvent pas exister sans l’autre. On peut dire que l’intelligence créative est le « résultat » logique, très recherché dans le monde informatisé d’aujourd’hui.

Alors qu’il est d’usage d’opposer l’intelligence à la créativité, on peut dire que l’intelligence créative connecte ces deux notions opposées : elle s’appuie sur une logique inventive et intègre une composante d’imagination et d’intuition.

Dans ce contexte, on peut distinguer entre

  • la créativité intelligente, parfois également appelée créativité appliquée ou imagination raisonnée. Les meilleurs exemples sont l’architecture, le design, mais également le graphisme ou le développement informatique demandant une créativité pour ses applications (comme les jeux complexes) ;
  • la créativité pure ou artistique qui inclut les arts plus traditionnels, tels que peinture, écriture, musique, arts visuels, etc.

Vive la notion de la connectomique !

La créativité est sur un plan physiologique une meilleure connectivité

Pendant très longtemps, on a considéré le siège principal de la créativité (ou de l’intelligence créative) étant située dans l’hémisphère droit du cerveau.

Les limites de cette théorie des deux cerveaux (gauche pour l’intellect et droit pour les émotions, la créativité et la spiritualité) ont été avancées ces dernières années. Tout particulièrement le classement et l’étiquetage des qualités ou des défauts d’un individu en personne « intellectuelle » ou « créative » pose des problèmes.

 Après, diverses recherches ont mis en avant l’importance des connexions entre ces deux hémisphères. Des études ont démontré que ce qui fait notre personnalité ne pouvait être réduit à l’usage de l’un ou de l’autre hémisphère cérébral !

De nouvelles études confortent ce point de vue en démontrant que les personnes créatives présentent de meilleures connexions cérébrales. Donc, les personnes hautement créatives ont nettement plus de connexions nerveuses entre les hémisphères droit et gauche du cerveau que les autres.

La naissance de la connectomique

Une recherche a été réalisée par R. Jung et ses collègues (Université du Nouveau Mexique) : grâce à une technique IRM particulière, les neuroscientifiques ont pu établir des cartes en 3D des réseaux neuronaux pendant des activités créatives. D’autres comme Daniele Durante de l’Université de Padoue (Italie) et David B. Dunson de l’Université de Duke (États-Unis) ont étudié le réseau de connexion de la matière blanche. Cette dernière est l’ensemble des fibres de neurones qui connecte les différentes aires du cerveau. La matière blanche connecte les mouvements des neurones, dans les 68 régions cérébrales distinctes. Ces études ont été menées en créant et en utilisant des algorithmes capables d’analyser ces connexions et de les combiner avec les scores de créativité des participants.

Les résultats de ces études ont été publiés en 2017 dans la revue Bayesian analysis. Ils ont démontré que les connexions de la substance blanche entre les hémisphères droit et gauche du cerveau sont beaucoup plus importantes chez les personnes hautement créatives que chez les personnes moins inventives.

Ainsi est né le terme scientifique de « connectomique ». Sous ce terme se cache donc l’étude et la cartographie du connectome qui est l’ensemble des connexions cérébrales.

Les connectrogrammes – Représentation graphique de connectomique

Les connectogrammes sont des représentations graphiques de connectomique. Il s’agit donc d’une cartographie et de son interprétation de toutes les connexions de fibre de matière blanche du cerveau. Les connectrogrammes ont été dévéloppés pour la première fois en 2012.

Ces graphiques circulaires sont basés sur des données d’IRM de diffusion et utilisent la théorie des graphes pour représenter les connexions de la matière blanche et les caractéristiques corticales pour des structures cérébrales simples, des sujets ou des populations.

Les connectogrammes sont de forme circulaire, la moitié gauche représentant l’hémisphère gauche et la moitié droite représentant l’hémisphère droit. Les hémisphères sont décomposés en lobe frontal, le cortex insulaire, le lobe limbique, lobe temporal, le lobe pariétal, lobe occipital, les structures sous-corticales et le cervelet. En bas, le tronc cérébral est également représenté entre les deux hémisphères.

Au sein de ces lobes, chaque zone corticale est étiqueté avec une abréviation et une couleur propre lui est attribué. Cette couleur peut être utilisée pour désigner ces mêmes régions corticales dans d’autres figures, comme les surfaces parcellaires du cerveau dans l’image adjacente, de sorte que le lecteur puisse trouver les zones corticales correspondantes sur une surface géométriquement précise et voir exactement à quel point les régions connectées peuvent être disparates.

À l’intérieur de l’anneau de surface corticale, les cercles concentriques représentent chacun des attributs différents des régions corticales correspondantes. De l’extérieur à l’intérieur, ces anneaux métriques représentent le volume de la matière grise, la surface, l’épaisseur corticale, la courbure ainsi que le degré de connectivité (la proportion relative de fibres initiant ou se terminant dans la région par rapport à l’ensemble du cerveau). À l’intérieur de ces cercles, des lignes relient les régions qui sont structurellement reliées.

La densité relative (nombre de fibres) de ces connexions se reflète dans l’opacité des lignes, de sorte que l’on peut facilement comparer les différentes connexions et leur importance structurelle.

Voici un exemple de connectogramme (Wikipédia) :

Connectogramme

Les personnes débordant de créativité font beaucoup de choses différemment …

La neuroscience nous propose une image très complexe de la créativité.

Tels que les scientifiques le comprennent aujourd’hui, la créativité est bien plus complexe que la distinction entre les deux hémisphères du cerveau.

En fait, on peut dire que la créativité implique un certain nombre de processus cognitifs, de voies neuronales et d’émotions.

Les personnes créatives sont des personnages complexes et paradoxales

Psychologiquement parlant, les types de personnalités créatives sont difficiles à repérer, car elles sont en général complexes, paradoxales et qu’elles ont tendance à éviter l’habitude ou la routine.

S’il n’existe pas de profil créatif “typique “, on trouve cependant des caractéristiques et des comportements révélateurs chez les personnes extrêmement créatives. Voici quelques points qu’une personne créative fera toujours différemment des autres, peut-être plus intellectuelles et analytiques :

  • Elle rêvasse : contrairement à des personnes très intellectuelles, les personnes créatives rêvassent souvent – et ce n’est pas une perte de temps. Laisser son esprit vagabonder peut faciliter le processus de « l’incubation créative ». Et bien sûr, nous savons par expérience que nos meilleures idées ont souvent l’air de sortir de nulle part, quand nous avons l’esprit ailleurs. Rêvasser implique les mêmes processus cognitifs que ceux associés à l’imagination et la créativité.
  • Elle observe son environnement et les gens : les personnes créatives voient des possibilités partout et recueillent constamment des informations qui deviennent un prétexte à l’expression créative. Elles observent avec une curiosité naturelle qui est innée.
  • Elle travaille aux heures parfois impossibles qui l’arrangent : très tôt le matin ou tard le soir, n’importe. C’est l’esprit créatif qui dicte.
  • La solitude ne dérange pas – au contraire, elle est nécessaire. Les artistes et les personnes créatives sont souvent caractérisées comme des personnes solitaires. Ce n’est pas toujours le cas, mais la solitude peut être le secret qui leur permet de produire leurs plus belles idées créatives. La solitude permet la connexion avec son intérieur, son esprit et son âme – un processus nécessaire pour la créativité.
  • Elle contourne les obstacles de la vie : un nouveau domaine de psychologie appelé la « croissance post-traumatique » suggère que beaucoup de gens sont capables de transformer leurs épreuves et les traumatismes de leur enfance en un développement créatif important. Précisément, les chercheurs montrent que le traumatisme peut aider les gens à développer les domaines des relations interpersonnelles, de la spiritualité, de l’appréciation de la vie, ou encore de la force personnelle, et – ce qui importe le plus pour la créativité – leur permettre d’entrevoir de nouvelles possibilités de vie.
  • Elle est à la recherche de nouvelles expériences : les personnes créatives adorent s’exposer à de nouvelles expériences ou sensations et à de nouveaux états d’esprit – et cette ouverture est un indicateur important de la production créatrice.
  • Elle craint moins l’échec : la persévérance est presque une condition préalable au succès créatif. Faire un travail créatif est souvent décrit comme un processus d’échecs répétitifs jusqu’à ce que l’on trouve quelque chose qui convienne. Les personnes créatives apprennent à ne pas considérer l’échec comme quelque chose de personnel, mais comme quelque chose de nécessaire pour réussir.
  • Elle pose les bonnes questions : les personnes créatives ont une curiosité insatiable – elles choisissent généralement de vivre la vie en la décortiquant en permanence. La curiosité dominera toujours, même à un âge avancé. La recherche perpétuelle du « pourquoi ? » …
  • Elle aime s’exprimer, à chaque occasion : Nietzsche estimait que la vie et le monde devraient être vus comme des œuvres d’arts. Les personnes créatives ont peut-être plus tendance à voir le monde de cette façon, et à chercher constamment des occasions de s’exprimer dans la vie de tous les jours. La créativité n’est rien de plus qu’une expression individuelle de vos besoins, de vos désirs et de votre singularité.
  • Elle réalise ses vraies passions : la personne créative a tendance à être intrinsèquement motivée. Ses motivations à agir viennent d’un désir interne, plutôt que d’un désir de reconnaissance extérieure ou de récompense. Elle peut négliger entièrement l’opinion publique et le « que dira-t-on ». Les psychologues ont démontré que les personnes créatives trouvent leur énergie dans les activités difficiles, signe de leur motivation intrinsèque, et les chercheurs suggèrent que le fait de simplement penser à des raisons intrinsèques lorsqu’on fait une activité peut suffire à booster la créativité.
  • Elle perd la notion du temps : lorsqu’elle écrit, dessine, peint, sculpte, danse, chante ou s’exprime d’une autre manière, la personne créative se trouve dans un état quasi-transe, ce qui peut les aider à créer. La transe est un état mental qui se produit quand un individu dépasse la pensée consciente pour atteindre un état plus intense de concentration facile et de sérénité. Quand une personne est dans cet état, elle ne craint quasiment aucune pression interne ou externe ni les distractions qui pourraient gêner sa performance. Vous entrez en transe quand vous pratiquez une activité dans laquelle vous êtes bon mais qui vous met aussi au défi – comme tout projet créatif.
  • Elle s’entoure de beauté extérieure : la personne créative a tendance à avoir d’excellents goûts. Elle aime être entourée de beauté et d’objets de valeur esthétique.
  • Elle fait bouger les choses : la diversité des expériences, plus que n’importe quoi d’autre, est essentiel à la créativité. Les personnes créatives aiment faire bouger les choses, vivre de nouvelles choses, et surtout éviter tout ce qui rend la vie plus monotone ou ordinaire. Elles sont à la racine de nouvelles inventions, expériences, habitudes. Elles peuvent également faire transformer des traditions anciennes.
  • Elle est méditative et contemplative : La personne créative comprend la valeur de l’esprit et du spirituel, sans aucun dogme ou règles des religions. C’est la liberté de l’esprit et de l’âme qui est mise en avant. La méditation augmente et accentue l’énergie créative.

 

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Crédits/sources images:

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