Maladie aiguë individuelle et collective – Quelle différence avec la maladie chronique?

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La grippe est une maladie aiguë./Pixabay CC0 Public Domain, libre de droits

En présence d’une affection quelconque, la première question se pose toujours :

S’agit-il d’une maladie aiguë ? S’agit-il d’une maladie chronique ?

Tout généralement, on peut également classer les maladies en trois stades :

Stade aigu : la force vitale a atteint son maximum. Ce stade concerne généralement les personnes jeunes, dynamiques et sujettes à des maladies infantiles centrifuges avec des symptômes aigus. En général, la médecine classique préconise des traitements de type antibiotique ou anti-inflammatoire en fonction de l’affection. Si l’administration de tels médicaments est indispensable, il convient par la suite d’analyser et de corriger son hygiène de vie pour ne pas réitérer ces épisodes.

Stade chronique : la force vitale est moins importante. Il existe des périodes de maladies récurrentes. Elles durent quelques fois plusieurs jours ou plusieurs semaines et nécessitent les traitements médicamenteux de plus en plus lourds avec des arrêts de travail plus ou moins longs. L’approche holistique, en augmentant le capital vital de chacun de nous, permet de prévenir ces épisodes récurrents.

Stade lésionnel ou dégénératif: la force vitale est à son plus bas niveau. De fait, les maladies dites de civilisation apparaissent : diabète, infarctus, arthrose, arthrite, hypertension, Parkinson etc.

 

La maladie aiguë naturelle

Les manifestations aiguës sont classées en deux catégories :

  • La maladie aiguë individuelle et
  • la maladie aiguë collective.

L’approche thérapeutique est différente dans l’un et l’autre cas.

 

La maladie aiguë individuelle

Les maladies aiguës individuelles se produisent chez les êtres humains isolément. Elles sont le résultat des causes nuisibles extérieures au sujet et toujours occasionnelles. Elles sont toujours passagères, bien que la durée de l’évolution soit variable.

Dans cette catégorie on trouve :

  • Les traumatismes: on parle ici de toutes sortes des blessures par accident (fractures, brûlures, contusions, foulures, efforts, luxations etc.). Il s’agit de troubles pathologiques par effets mécaniques. Quelques traumatismes sont bénins (par exemple luxation), des autres peuvent affecter sévèrement l’organisme tout entier (par exemple un choc sur la tête). Elles ne justifient plus le qualificatif de local. Elles peuvent également être à l’origine d’un trouble profond. Les traumatismes sont de toute évidence du domaine de la chirurgie réparatrice : on peut choisir entre des interventions chirurgicales ou entre le seul traitement médicamenteux (extraction de corps étrangers dans les tissus vivants ponctions diverses pour l’évacuation d’épanchements, etc…). Cependant, il faut retenir que « à l’occasion de pareilles altérations l’organisme entier réclame toujours pour amorcer la guérison, l’intervention d’un agent dynamique », c’est à dire d’un médicament prescrit sur les symptômes de l’état du blessé au moment de l’examen : fièvre traumatique, tissus dilacérés, blessures de tissus divers (muscles, vaisseaux, nerfs, os) donnent l’indication de médicaments différente suivant chaque cas individuel.
  • Les indispositions momentanées : celles-ci proviennent des causes variées, mais toujours occasionnelles. La liste est longue, depuis des refroidissements jusqu’aux émotions, soucis, impulsions diverses, etc. Ces indispositions appellent le plus souvent des corrections dans le régime ou dans le genre de vie. Elles ne justifient pas une prescription médicamenteuse. Par exemple, celui qui souffre d’une bonne indigestion suivie de vomissements, sans manifester d’autres complications, a simplement présenté une altération légère de la santé que nous appelons une indisposition. De tels états provoquée par des causes extérieures n’ont rien à faire avec les miasmes, les substances qui passent par le tube digestif et provoquent aussi malaises et vomissements, agissent soit en exacerbant quelques troubles anciens, soit comme cause mécanique de perturbation. Elles ne nécessitent donc pas de médicaments, mais sont justiciables de conseils d’hygiène et de diététique.
  • Les cas urgents : ce n’est que dans les cas extrêmement urgents où le danger que la vie court et imminence de la mort ne laisseraient point le temps d’agir à un remède homéopathique ou d’un soin naturopathe / holistique, et n’admettraient ni des heures ni des quarts d’heure, ont parfois même des minutes de délai, dans les accidents survenus subitement chez des hommes cependant bien portants qu’il est indiqué de recourir aux soins allopathiques, chirurgicaux et palliatifs.  Il y a lieu également d’utiliser des antidotes et/ou médicaments chimiques contre les cas d’intoxications ou d’empoisonnements subits.

Dans les cas cités, le recours à la médecine conventionnelle (allopathique) est bien nécessaire et que les soins naturels peuvent uniquement être accompagnateurs.

  • La dernière manifestation morbide aiguë individuelle est caractérisée par les exacerbations des maladies chroniques. La maladie chronique a pour caractéristique d’être latente. Ces manifestations aiguës sont la recrudescence passagère d’une maladie chronique : soit la maladie latente s’éteint spontanément, soit sous l’action du remède de cette manifestation aiguë, le malade retrouve son état antérieur quand l’accès aiguë n’a pas été trop violent et lorsqu’il a été rapidement guéri. Ces manifestations aiguës peuvent ne présenter sous l’aspect d’une affection locale ou d’une maladie générale. Elles peuvent affecter le caractère d’un cas urgent qui réclame un soin immédiat bien adapté.


La maladie aiguë collective

Les maladies collectives sont caractérisées par le fait qu’elles atteignent plusieurs individus à la fois, de quelques personnes à un très grand nombre de gens.

On y trouve :

  • Maladie aiguë sporadique : en général, cela ressemble à une petite épidémie, dont les cas sont assez éloignée les uns des autres dans l’espace, mais dont l’apparition est groupée dans un temps réduit. Ces maladies sporadiques sont habituellement le fait d’influences météorologiques ou climatiques nocives. C’est dans de telles manifestations que le symptôme déclenchant prend réellement le caractère de symptôme étiologique.
  • Affectation massive d’un grand nombre de personnes à la fois: elles affectent un caractère épidémique et se manifestent le plus souvent sous forme contagieuse. Les épidémies ont en général une propagation géographique étendue, pouvant affecter le globe entier sous la forme de pandémie (telle la grippe dite espagnole de 1918 et années suivantes).  Ce sont des maladies fébriles qui se reproduisent chaque année avec des exacerbations dont la périodicité n’est pas exactement établie. Ces maladies dépendent d’une même cause, très souvent virale ou bactérienne. Du fait de cette étiologie unique, les individus atteints de la maladie épidémique présentent tous le même processus morbide qui, abandonné à lui-même se termine en un assez court espace de temps par la guérison ou par la mort.

Par le fait de l’intensité de l’invasion infectieuse, la similitude des symptômes observés chez des malades différents conduit à la détermination d’un remède, qui individualisé sur des symptômes caractéristiques des manifestations épidémiques générales, devient le remède individualisé de l’épidémie. Il n’est pas question de rechercher pour chaque cas individuel un remède particulier. Au cours de chaque épidémie différente, la symptomatologie est différente. Le remède est donc différent d’une épidémie à la suivante. La grippe constitue de nos jours l’essentiel des maladies épidémiques.

  • Toutes les maladies le plus souvent contagieuses: elles affectent le plus souvent un nombre important, mais limité de sujets, souvent par tranche d’âge bien délimitée. Elles sont le fait d’agents infectieux spéciaux, de virus, selon la terminologie contemporaine – spécifiques de chacune de ces maladies. C’est pourquoi elles sont connues sous un nom traditionnel : rougeole, scarlatine, oreillons, varicelle etc. La plupart de ces maladies infectieuses contagieuses procurent une immunité après une première atteinte. On retrouve ces maladies également dans les maladies aiguës.

 

A chacune de ces maladies, bien que les symptômes pathognomoniques qui permettent de les définir, soient constants et identiques d’une épidémie à l’autre et d’un sujet à l’autre, les réactions propres au malade sont souvent différentes. On ne peut dire qu’il existe un remède de la rougeole, un remède de la scarlatine, etc. Il semble d’ailleurs qu’au cours de ces dernières années certaines de ces maladies infectieuses prennent des formes atypiques. La rougeole et la scarlatine notamment ne se présentent pas avec l’ensemble des signes décrits il y a quelques dizaines d’années encore. Le traitement de ces maladies aiguës infectieuses nécessite un remède individualisé pour chaque cas.

 

 

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