Origines de la toxémie – La toxémie endogène et exogène

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Origines de la toxémie

Fumer est une origine exogène de la toxémie.

La toxémie est l’état morbide que court l’organisme lorsqu’il ne peut se débarrasser des déchets qu’il produit lui-même naturellement ainsi que de toutes les molécules chimiques venant de l’extérieur qu’il absorbe. Les origines de la toxémie peuvent être variées, mais tout généralement, elles se définissent par la présence de substances incompatibles avec la santé : ces molécules se trouvent dans le sang, dans la lymphe, dans tous les liquides organiques du corps (intracellulaires et extracellulaires), dans les organes, dans les tissus et dans les cellules. 

Tout élément peut devenir toxique et potentiellement dangereux en fonction de certains seuils comme la quantité, la répétition de l’exposition, la qualité (plus ou moins proche de son état naturel) ou la concentration.

 

Origines de la toxémie: toxémie endogène et exogène

Classiquement, et pour faire simple, la naturopathie définit deux grands groupes d’origines de la toxémie :

La toxémie endogène :

La toxémie exogène :

  • Aliments : excès de sucres raffinés, de céréales raffinées, de sel raffiné, de graisses/huiles saturées, trans et raffinées, de protéines animales, de produits laiters etc. Mauvaises associations alimentaires. Excès d’additifs alimentaire synthétiques sous toutes les formes.
  • Boissons : alcool, café, thé noir, sodas, boissons sucrées, jus industriels.
  • Tabagisme, drogues.
  • Bactéries : flore intestinale perturbée provoquant des fermentations et des putréfactions.
  • Toutes sortes de pollutions : alimentaires, chimiques, environnementales ou aériennes.
  • Exposition électromagnétique et/ou électrique, lignes de haute-tension ou de basse-tension, radiations de toutes sortes.
  • Stress : tensions, surmenage, émotions.
  • Manque de sommeil

Origines de la toxémie: la toxémie endogène

La toxémie endogène résulte tout simplement de l’activité normale du métabolisme : la digestion, la respiration, les multiples voies métaboliques de notre organisme produisent naturellement des « déchets » : acide urique, radicaux libres, Métabolites Intermédiaires Toxiques (MIT), mais aussi cadavres cellulaires, molécules issues des fermentations et putréfaction dans le colon, etc.

Lorsque l’aliment est transformé en nutriment et qu’il est absorbé au niveau intestinal par la voie sanguine (veine porte) ou lymphatique, il est ensuite transporté vers les cellules, afin d’être utilisé par celles-ci. Si la qualité du sang et de la lymphe est modifiée par des surcharges de toutes natures comme les acides, radicaux libres, cholestérol LDL (mauvais cholestérol), triglycérides etc., l’acheminement des nutriments est perturbé et leur cible difficilement atteinte.

La sous-oxygénation par manque d’exercices physiques, la mauvaise qualité de l’eau consommée, le sous-fonctionnement des organes d’élimination sont autant facteurs supplémentaires qui ralentissent les échanges entre la cellule et son milieu. Les carences ou la non-biodisponibilité en catalyseurs comme les vitamines et les oligoéléments perturbent également l’assimilation des nutriments au niveau cellulaire, provoquant une lente asphyxie. La cellule meurt prématurément, produisant des radicaux libres ou des déchets qui doivent être évacués. Si le processus d’élimination est déjà ralenti, ces déchets supplémentaires augmentent le niveau de la toxémie.

Origines de la toxémie: la toxémie exogène

Le café et d'autres aliments en excès peuvent être une source de toxémie exogène.

Le café et d’autres aliments en excès peuvent être une source de toxémie exogène.

La toxémie exogène nous est à priori plus familière. Nous y retrouverons les toxiques qui viennent de l’extérieur, tels que l’alcool, le tabac, le café, le thé noir, etc. mais aussi tout simplement une alimentation trop copieuse, déséquilibrée, industrielle et faible en nutriments.

Certains de ces substances que notre alimentation contient sont qualifiés de « Poisons Overtoniens » (après le physiologiste suédois Overton), à la fois solubles dans l’eau et dans les graisses. Cette double solubilité les rend particulièrement dangereuses. Ces substances sont en effet capables de pénétrer la cellule nerveuse et parfois occasionner des dégâts irrémédiables. Ces poisons à double solubilité traversent les parois cellulaires dans les deux directions.

Les principaux « Poisons Overtoniens » se trouvent un peu partout dans notre alimentation ou notre vie moderne. En font partie par exemple toutes les boissons qui contiennent de la caféine, de l’alcool ou de la théobromine, les additifs alimentaires dans nos plats et préparations industriels (conservateurs, colorants, antioxydants artificiels, agents de texture, agents d’enrobage, acidifiants, exhausteurs de goût etc.), la nicotine (et les autres composants chimiques d’une cigarette), la cocaïne ou la morphine.

Comme nous le verrons par la suite, la nature des aliments, leur qualité, les associations alimentaires, la cuisson, la conservation ou  la transformation ont une incidence directe sur la qualité de ces aliments et de ce qu’ils deviennent dans notre organisme. La difficulté d’assimilation, la mobilisation excessive d’enzymes pour la digestion, la non-reconnaissance d’aliments modifiés ou de produits de synthèse inconnus, engendrent des déchets que l’on retrouve en suspension dans le milieu intérieur sous forme de mucus ou d’acides. Chaque organe d’élimination prend en charge un type de toxique bien spécifique et doit normalement en assurer l’évacuation régulière.

Une autre source de toxémie exogène, moins évidente à contrôler, provient des bactéries au contact desquelles nous nous trouvons en permanence et que nous abritons par millions dans notre intestin. Tant qu’un certain équilibre règne et que le passage aux frontières de l’intestin et des bronches est maîtrisé, tout va bien. Dès lors que l’organisme est affaibli et que son énergie est anormalement mobilisée pour assurer d’autres fonctions comme la digestion, l’élimination, l’équilibre biochimique du milieu acido-basique, la régulation du système neuro-endocrinien (soutien en cas de stress) ou l’homéostasie cellulaire tout généralement, les bactéries se multiplient et débordent très vite notre système immunitaire.

Toute sollicitation quelconque du système immunitaire provoque immanquablement une production de déchets qui sont normalement éliminés par les muqueuses, au niveau de l’intestin, des bronches, des sinus et de la peau.

Une autre source de toxiques exogènes, et non des moindres, est la pollution environnementale. Depuis une décennie, la prise de conscience de ces pollutions a pris une certaine ampleur et nous savons aujourd’hui qu’elle touche largement l’eau, l’air et la terre, en principe toute la planète ; personne n’est vraiment à l’abri. Ces éléments principaux, indispensables à notre vie sur terre, sont profondément affectés et nous ne pouvons plus en ignorer les conséquences sur notre santé. Nous devons donc essayer d’en réduire l’impact sur notre santé en traquant dans notre vie quotidienne les produits de synthèse tels que les pesticides, les conservateurs, les traitements, les engrais chimiques, les additifs alimentaires etc. – plus généralement tout produit chimique et synthétique – qui sont présents dans l’alimentation, les cosmétiques, les produits de nettoyage, l’habillement, l’habitation, le jardin, la place de travail etc.

Enfin, le stress que nous subissons de la part de notre environnement familial, professionnel et social est un facteur aggravant qui participe à l’élévation du niveau de la toxémie. Le stress provoque une réaction d’adaptation et des comportements qui sont exprimés par des émotions négatives comme la peur, la colère, la tristesse ou la frustration. Ces états provoquent des réactions physiologiques qui sont sensées permettre à notre organisme de s’adapter et de faire face à la situation. Le milieu intérieur peut connaître de brusques variations : modification du pH sanguin, élévation du rythme cardiaque, tension nerveuse, mobilisation de certains muscles et déplacement de l’énergie indispensable à certaines fonctions physiologiques importantes. Lorsqu’un stress est ponctuel, ces réactions sont sans conséquence. Ce qui pose problème est la récurrence du stress, car l’organisme se place en situation permanente d’adaptation et délaisse les autres fonctions essentielles.

Le stress produit aussi des radicaux libres et est donc oxydatif. Un individu stressé en permanence augmente son niveau de toxémie beaucoup plus rapidement qu’une personne qui gère bien ses émotions. Attention, gérer ne veut pas dire contrôler ou supprimer. Et n’oublions pas que le stress peut être très souvent un facteur d’insomnies.

Les mécanisme de l’organisme pour lutter contre la toxémie 

Face à cette offensive toxique endogène et exogène permanente qui sont les origines de la toxémie, notre organisme dispose de mécanismes de détoxications et d’élimination : les émonctoires.

Le roi de la détoxication en l’occurrence, est le foie qui pratique l’art de rendre « inoffensives » les molécules dangereuses (dans une certaine mesure naturellement…). Les reins, le colon, les poumons et la peau jouent aussi leur rôle notamment dans l’élimination vers l’extérieur des toxines, en collaboration avec le foie et la vésicule biliaire.

Mais on l’aura compris, tout est alors une question d’équilibre. Si l’afflux de toxines dépasse les capacités de détoxication de l’organisme, le terrain devient effectivement « intoxiqué » : la toxémie se met en place.

Toute cette belle mécanique est d’autre part dépendante de l’énergie vitale de notre organisme, c’est le concept de vitalisme déjà évoqué.

Manifestation de la toxémie 

Du simple mal de tête aux maladies les plus graves et très souvent chroniques, la toxémie se manifeste de multiples façons, à travers de symptômes très variés, puisque chaque maladie est différente, et le terrain de chaque personne l’est autant .

Mais au-delà d’un catalogue infini de ces maladies, la naturopathie conventionnelle propose un modèle de classification des troubles de santé en deux volets :

  • Les maladies à « colles » de nature « colloïdale » ou la surcharge colloïdale : les déchets qui restent en suspension dans le milieu humoral en font partie. Ce sont les mucus, les glaires, les écoulements gras, les mucosités, les expectorations, les kystes, qui sont appelés « colles ». Leur source est la surconsommation de glucides (amidons et sucres) et de lipides (graisses).
  • Les maladies à « cristaux » de nature « cristalloïde » ou la surcharge cristalloïde : les déchets de nature acide circulant dans le milieu humoral, qui doivent être rapidement éliminés ou neutralisés sous forme de sels, forment de dépôts cristalloïdes qui sont appelés « cristaux ». Leur source est surtout la surconsommation de protéines, de lipides et de sucre simple, raffiné.

Les maladies à colles évoquent les troubles accompagnées de mucus, de glaires, d’expectorations, de kystes, etc. Si ces colles ne sont pas évacuées, l’organisme tentera de les circonscrire à des zones bien délimitées en enkystant cette toxémie, ce qui peut donner de multiples symptômes comme des kystes, des fibromes, des polypes, des dépôts adipeux (graisse ou tissu adipeux), du cholestérol en excès (hypercholestérolémie), des triglycérides en excès (hypertriglycéridémie), des sucres en excès (hyperglycémie) et autres. Tout l’éventail des maladies cardio-vasculaires est dû à la présence de substances excédentaires qui épaississent le sang, se déposent sur les vaisseaux (artériosclérose), enflamment leurs parois (phlébite, artérite), les déforment (varices) et les bouches (infarctus du myocarde, AVC, embolie). Même l’insulinorésistance a ses sources partiellement dans la surcharge des colles d’origine glucidiques et peut aboutir dans un diabète manifeste. Ce sont tous des signes d’un état de surcharge du corps. Si cette situation perdure et en absence de toute réforme de l’hygiène de vie et de l’alimentation, les maladies chroniques vont s’installer, et ceci parfois irréversiblement. Les colles se réduiront et se fixeront avec les cristaux profondément dans les tissus, engendrant des processus dégénératifs : diabète, cirrhose, arthrose, fibrose, cancer etc.

Les maladies à cristaux se manifestent par des symptômes comme par exemple l’acide urique en excès (hyperuricémie), l’urée en excès (hyperurémie), la créatinine en excès, ou encore les acides pyruviques, lactiques ou acétiques en excès. Après avoir repassé plusieurs fois par le filtrage (foie), ces acides en surplus qui sont des déchets commencent à se concentrer et à stagner dans de différentes parties de l’organisme. Les structures deviennent dures et blessantes, de petits cristaux, comme des véritables cailloux. Ils finissent par former un amas et deviennent irritants, comme des petits grains de sable d’abord, ensuite comme des petits cailloux. Tout d’abord, on les ressentira par exemple dans les articulations qui craquent, ou comme du sable dans les yeux le matin. Après, les maladies douloureuses s’installeront : la goutte, le rhumatisme, l’arthrite, l’arthrose, les dépôts calcaires (calcules) dans les reins, la vessie ou la vésicule biliaire par exemple.

L’expression de la toxémie dépend directement de notre énergie vitale

Si le modèle colles/cristaux renvoie à la nature des maladies et des toxiques-toxines qui les alimentent, il faut aussi tenir compte des modalités d’expression de ces maladies, directement liées à la qualité de notre énergie vitale:

  • Si la vitalité de l’organisme est élevée (constitution solide, jeunesse, alimentation vivante), l’intelligence vitale qui n’est rien d’autre que la force de l’auto-guérison va gérer l’excès de toxines par des manifestations aigus (avec fortes fièvres le cas échéant), et centrifuges : certaines dermatoses, diarrhées, vomissements etc. Nous avons la donc un cortège de maladies « soupapes », « salvatrices », qu’il ne faut surtout pas « bloquer » ou « réprimer », mais laisser agir dans leur effet détox.
  • Si la vitalité de l’organisme est moindre (constitution fragile, vieillesse, maladie chronique installée), l’intelligence vitale va « composer » avec les toxines et plutôt les stocker pour un moindre mal : nous sommes alors dans le cadre des maladies chroniques (avec fièvres légères le cas échéant) et centripètes : arthrose, kystes, athérosclérose, diabète, maladies cardio-vasculaires etc.

 

En conclusion, il faut retenir que le degré de la toxémie et des radicaux libres d’un organisme peut être réglé par nos habitudes de vie qui ont une influence directe sur le stress oxydatif généré et également sur notre taux vibratoire, c’est-à-dire notre énergie vitale.

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