Aliments crus en pratique (2) – La qualité des aliments crus est primordiale

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Qualité des aliments crus

La qualité des aliments crus est primordiale pour éviter tout risque.

L’alimentation crue ouvre la porte à un univers de saveurs par des aliments dont les qualités ne sont pas altérées par la cuisson. Les aliments dans leur forme naturelle, non altérée et non transformée, sont une source incroyable d’arômes authentiques et parfois inattendues – la qualité des aliments crus pour notre santé, mais également pour notre palais, n’a rien de comparable avec les plats industriels. Certains sont naturellement sucrés, acides ou même légèrement salés par nature. Mais surtout, il n’y a rien qui égale le goût vivant et non altéré des aliments. Lorsque combinés, ces arômes se rehaussent mutuellement. Un grand nombre de ces arômes sont perdus et remplacés lors de la cuisson.

Toutes les variétés de fruits, légumes et herbes frais sont la base de l’alimentation crue, sauf quelques exceptions que j’exposerai plus bas.  

La qualité avant tout !

Pour consommer les crudités en toute sécurité, la qualité des aliments crus joue un rôle primordiale. Il y a quelques règles à retenir :

  • Tout généralement, il faut tout laver sous l’eau courante avant l’utilisation, même ce qui apparaît complètement propre.
  • Si possible, préférer toujours les produits frais issus de l’agriculture biologique. Ils ne sont pas traités avec des pesticides, des insecticides, des herbicides etc., et ne subissent non plus de traitement chimique après la récolte.
  • Les produits frais dans les supermarchés, emballés sous cellophane, sont souvent lavés avant être emballés avec un détergent. Tous les légumes et fruits frais que vous achetez dans les grandes surfaces, doivent idéalement être frottés s’ils peuvent supporter un bon brossage. Il vaut mieux brosser que peler puisqu’une grande partie des nutriments précieux sont stockés directement sous la peau des légumes et des fruits. D’autre côté, il faut rajouter que si vous voulez manger les pelures en bonne conscience, choisissez des aliments non traités biologiques. Même après brossage, il y a une bonne quantité de produits chimiques qui restent dans les légumes et dans les fruits, parce que ces produits pénètrent à l’intérieur.
  • Ne faites jamais tremper les fruits ou les légumes, cela ne fera que dissoudre les vitamines et les minéraux solubles dans l’eau.
  • Devenez exigeant en ce qui concerne la fraîcheur et la qualité de vos produits frais.
  • Choisissez surtout les fruits murs, parce que c’est seulement à ce moment-là qu’ils apportent le maximum de nutriments à notre organisme. En plus, les fruits verts sont fortement acidifiants.

La qualité des aliments crus – Peut-on consommer toutes les plantes en état cru ?

On peut consommer la plupart des légumes dans leur état cru, mais pas tous !

Tout en particulier, les haricots secs, les haricots verts, le soja, les fèves, les haricots rouges, les pois chiches (en gros toutes les légumineuses et les haricots verts) contiennent un facteur anti-trypsique qui est une substance qui bloque l’action de certaines enzymes qui digèrent les protéines. Il faut donc toujours les consommer cuits ou germés. La germination et la cuisson neutralisent ce facteur anti-trypsique.

En fait, la germination supprime tout danger qu’il y aurait à consommer les haricots, les lentilles, les céréales, les graines etc. En plus, elle améliore drastiquement leur qualité nutritive. Les enzymes qui entrent en action pendant la germination non seulement neutralisent les facteurs anti-trypsiques, mais encore détruisent les substances nuisibles telles que l’acide phytique, un élément important dans les céréales qui a tendance à se lier avec les minéraux, les rendant inutilisables par l’organisme. La germination, en détruisant l’acide phytique, libère les minéraux afin qu’ils soient utilisés.

Voici encore quelques précisions pour quelques plantes spéciales :

  • Les pois chiches possèdent aussi un facteur anti-trypsique, rendu inoffensif par la germination, mais malheureusement pas par la cuisson.
  • Les petits pois contiennent une substance appelée hémaglutinine résistante à la cuisson. Les hémaglutinines empêchent la croissance car elles se combinent avec les cellules qui doublent la paroi de l’intestin pour bloquer l’absorption des nutriments. Mais heureusement, les petits pois en contiennent en si petite quantité qu’il faudrait en manger des kilos par repas pour en ressentir l’effet. Alors pas de problème pour les petites quantités de temps en temps.
  • Les haricots de Lima crus peuvent provoquer la mort.
  • Les feuilles de rhubarbe sont toxiques. Elles contiennent des quantités massives d’acide oxalique. Les tiges en contiennent beaucoup moins.
  • Les côtes de bettes, les fanes de betterave, de navet et de moutarde, certaines variétés de choux, les épinards et l’oseille contiennent également de l’acide oxalique. Si l’on en mange trop, cet acide peut bloquer l’absorption du calcium et provoquer des problèmes rénaux dus aux dépôts de cristaux acides dans le système urinaire. Bien que l’acide oxalique ne soit pas détruit par la cuisson, il apparaît alors différent de l’acide oxalique dans les aliments crus.
  • Les légumes qui appartiennent à la famille des crucifères, consommés crus, peuvent bloquer l’activité de la thyroïde. Dans cette catégorie, on retrouve tous les choux, le chou chinois, le cresson, les navets, et la moutarde. Ils renferment des composés appelés « thioglucosides » qui peuvent perturber le fonctionnement de la glande thyroïde. La consommation du lait des animaux qui se sont nourris de ces plantes peut aussi perturber cet organe. Pour la plupart des personnes, la consommation des crucifères crus n’a aucune conséquence sur la santé, seules les personnes ayant une déficience en iode en souffrent.

Les plantes dans la nature sont partiellement comestibles, mais avec précaution !

Le choix de légumes, fruits, herbes ou épices dans le supermarché ou chez le marchand de légumes nous donne seulement une idée limitée de la variété étonnante des plantes que l’on peut consommer. Les cuisiniers des siècles passés comptaient beaucoup sur les herbes, les verdures pour les salades, les noix, les fruits, les graines, les épices, les fleurs et les algues qu’ils ramassaient dans la nature. Même aujourd’hui, une grande partie de ces plantes sauvages poussent encore près de chez nous.

Par leur nature, les herbes sauvages possèdent une énergie vitale et une résistance incroyable envers tout ce que leur infligent le climat, la pauvreté de la terre, l’humidité ou la sécheresse, la présence de parasites et de maladies, et une capacité de reproduction remarquable (il faut seulement regarder à quel point les « mauvaises herbes » dans nos jardins résistent à toute tentative de les éliminer). Elles ont de puissantes racines pénétrantes qui creusent le sol très profondément et des pousses qui jaillissent vers la lumière même à travers le ciment. Ces plantes sont pleines de vitamines, de minéraux et de nutriments. Il est recommandé de les utiliser avec modération pour leurs goûts individuels prononcés.

Certaines parties de la majorité des plantes trouvées dans la nature sont comestibles en petites quantités, mais quelques-unes sont extrêmement toxiques. Je recommande donc, avant de partir spontanément à la cueillette, de bien s’instruire à l’aide de livres spécialisés, ou, encore mieux, suivre un cours spécialisé.

Les premiers pas : changer le contenu de votre cuisine

Manger cru signifie faire des changements. On ne change pas seulement la qualité des aliments crus qu’on consomme, mais les aliments eux-mêmes dans leur totalité. Ces changements commenceront sans doute par le choix des aliments que vous mettrez dans votre cuisine.

Mais avant de remplir les placards avec des aliments bons pour la santé, il faut se débarrasser des vieilles habitudes. La meilleure façon est de procéder par des étapes. Souvenons-nous : plus un aliment s’éloigne de son état naturel, de moins c’est bon. Tout ce qui est artificiel ou transformé chimiquement est automatiquement suspect. Si la matière première de ce que vous mangez ou buvez est perdue dans les brouillards de la transformation industrielle, évitez-le.

Voici quelques coupables sûrs :

  • Plats congelés ou conserves tout préparés ;
  • farine blanche et semi-complète raffinée et tous les produits qui en contiennent (pâtisseries, viennoiseries, pain blanc, baguette, croissants etc.) ;
  • tous les sucres raffinés: sucre blanc et brun, sirop de glucose, sirop de maïs, dextrose, etc. et tous les produits qui en contiennent ;
  • tous les édulcorants artificiels et tous les produits qui en contiennent ;
  • tous les sodas et boissons sucrés ;
  • tous les produits laitiers industriels tels que les yaourts sucrés, les crèmes, les desserts lactés, le lait UHT et/ou stérilisé, les fromages cuits et à grande échelle (gouda, emmental) etc.
  • tous les conservateurs, arômes, colorants, émulsifiants, stabilisants et autres additifs artificiels (et donc tous les produits qui en contiennent). Attention aux nanoparticules ! ;
  • l’amidon (modifié ou non), et tous les produits qui en contiennent ;
  • sel raffiné ;
  • graisses et huiles industrielles raffinées (hydrogénées ou non) comme la margarine, toutes les huiles raffinées ou la mayonnaise ;
  • toutes les sauces, ketchups, condiments, marinades industriels etc.

Devenez un lecteur acharné des étiquettes et allez à la recherche de tout qui ne vous convient pas ! Enlevez petit à petit en étapes ces aliments en les remplaçant par des aliments frais et vivants.

 

 

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