Colles et cristaux – La glaire, signe de colles présentes (Partie 2)


Glaire et mucus

La glaire qui s’écoule du nez lors d’un rhume fait partie des colles, suite à une infection.

La glaire est une substance visqueuse produite par les cellules de diverses muqueuses de l’organisme. En naturopathie, elle fait partie de la famille des colles.

Les muqueuses sont des membranes recouvrant la paroi interne des cavités naturelles de l’organisme comme l’intérieur de la bouche, des narines, les intestins, etc. La glaire peut être produite naturellement, comme par exemple la glaire cervicale. La glaire peut aussi être produite suite à une infection. L’exemple le plus connu est celui de la « morve » s’écoulant du nez à cause d’un rhume. Certains déchets métaboliques sont des glaires (matière visqueuse) et, comme toutes les colles, non solubles dans les liquides.

Les glaires s’éliminent par le foie, les intestins et les glandes sébacées. La bile, les selles et le sébum sont donc des supports à l’élimination de ces colles. Si ces émonctoires n’éliminent pas suffisamment, ce sont les voies respiratoires et l’utérus qui prendront le relais.

Différence entre glaire et mucus

Le mucus protège nos organes (bouche, œsophage, intestins, bronches, vagin, utérus, etc.) d’attaques potentielles. Sa présence est importante pour ces organes et n’a rien à voir avec une maladie quelconque.

Lorsque le revêtement qui renferme ces cellules, la muqueuse, est agressé (par des colles, par un microbe ou un virus), elle se défend et se met à secréter un liquide un peu différent du mucus qu’on appelle aussi la glaire ou les glaires. Les glaires sont donc des mucosités pathologiques qui n’ont plus rien à voir avec un organe sain : il s’agit de la réaction des muqueuses pour se protéger contre les attaques externes.

Les glaires sont en général translucides. Mais si l’irritation dure, elles s’infectent de pus. C’est pourquoi elles deviennent jaunes et épaisses. À ce stade, les défenses naturelles ne suffisent plus, les traitements doivent venir en aide à l’organisme.

Quelques exemples de glaires :

  • La glaire la plus connue est le liquide provenant des muqueuses nasales (tapissant l’intérieur du nez). Ce liquide incolore et filant est sécrété en quantité inhabituellement importante dans certaines circonstances pathologiques et plus précisément en cas d’infection (le plus souvent par un virus : l’influenzae ou grippe). Parfois, une rhinite peut également être due à un allergène. L’objectif est donc d’identifier l’allergène qui fait couler le nez et augmenter les glaires.
  • Expectorations ou crachats : Lorsque des glaires sont formées par les muqueuses bronchiques et expulsées ensuite des voies respiratoires par la toux, les médecins parlent d’expectorations. La toux permettant d’évacuer les glaires est alors appelée toux productive. L’évacuation des glaires est normale et nécessaire pour nettoyer les bronches. Mais une expectoration excessive peut être le signe d’une maladie des voies respiratoires. Selon les causes, les glaires peuvent avoir un aspect différent : translucides et visqueuses, jaune-vertes et purulentes, brunes à noires, très liquides ou épaisses.
  • La glaire cervicale est un liquide visqueux et transparent sécrété par les cellules du col de l’utérus sous l’action des oestrogènes (hormones féminines). La glaire cervicale, au cours du cycle menstruel, se modifie et devient plus épaisse (en début du cycle), puis plus fluide, acquérant alors une certaine élasticité en milieu d’un cycle (aux environs du 14e jour) de 28 jours. La glaire présente un milieu particulièrement adapté aux spermatozoïdes, favorisant leur traverser du col de l’utérus où la glaire est très dense. Elle favorise également leur ascension à l’intérieur de l’utérus. La glaire participe enfin à la transformation (capacitation) de la tête du spermatozoïde, le préparant ainsi à la fécondation de l’ovule (plus précisément l’ovocyte).

Alors, en conclusion, on notera:

  • le mucus protège nos mucosités et est un signe de bonne santé ;
  • la production d’une glaire en excès est plutôt un signe de maladie, surtout si elle prend de la couleur.

Le mucus “devient” une glaire

Le terme sécrétion désigne la production d’une substance par un tissu ou une glande.

On utilise principalement ce terme pour parler des :

  • sécrétions broncho-pulmonaires ;
  • sécrétions vaginales ;
  • sécrétions gastriques ;
  • sécrétion salivaire.

Le terme mucus est, en médecine, préféré à celui de sécrétions, et il est plus spécifique. Par définition, il s’agit d’une sécrétion visqueuse, translucide, produite chez l’humain par divers organes internes ou muqueuses. Le mucus est composé à plus de 95% d’eau, et il contient également des protéines de grande taille (mucoprotéines ou mucines), qui lui donnent une consistance visqueuse et insoluble (ressemblant à du blanc d’œuf). Il contient aussi des électrolytes, des lipides et des sels inorganiques.

Le mucus joue un rôle de :

  • lubrification,
  • humidification de l’air,
  • protection, constituant une barrière anti-infectieuse.

C’est donc une sécrétion normale, indispensable au bon fonctionnement des organes. Le mucus est indispensable pour protéger quelques organes comme par exemple les bronches : c’est le premier « barrage » contre les irritants et les agents infectieux, qui pénètrent continuellement dans nos poumons lors des inspirations (à raison de 500 L d’air inspirés par heure, on comprend que les « impuretés » sont nombreuses). Il est sécrété par deux types de cellules : l’épithélium (cellules de surface) et les glandes séro-muqueuses.

Cependant, en présence d’une surcharge, d’une infection ou d’une inflammation, la sécrétion de mucus peut augmenter. Celui-ci peut aussi devenir plus visqueux et encombrer les émonctoires, gênant leur fonctionnement. L’émonctoire réagit, comme exemple les bronches avec la toux qui peut mener à l’expectoration de mucus. Le mucus expectoré est composé des sécrétions bronchiques, mais aussi de sécrétions provenant du nez, de la bouche et du pharynx. Il contient des débris cellulaires et des micro-organismes, qui peuvent modifier son aspect et sa couleur.

Si le mucus est produit en trop grande quantité, il va gêner les échanges des liquides ou des gaz dans les organes et empêcher l’élimination efficace des impuretés et favoriser la colonisation bactérienne. Il est devenu une glaire qui est produite en excès.

Couleur et consistance du mucus sain et de la glaire, signe d’une maladie

Le mucus et la glaire peuvent avoir de différentes couleurs :

  • Clair, transparent: le mucus est normal, il est alors fluide (parfois un peu trouble). Il peut également signaler une inflammation sans infection (allergie, asthme), reflux gastrique ou infections (sinusite, rhume, grippe). Un mucus très liquide est facilement nébulisé en fines gouttelettes lors de l’éternuement ; il devient alors un vecteur de contagion direct.
  • Jaune : cette couleur témoigne d’une infection. Les leucocytes (ou globules blancs), en augmentation en cas d’infection, colorent le mucus en jaune.
  • Vert : elle indique que l’infection devient purulente. En effet, lorsque les globules blancs meurent, ils libèrent un pigment vert.
  • Bleu : cette couleur est typique d’une infection au bacille pyocyanique.
  • Brune : des taches brunes peuvent apparaître dans le mucus à cause de la poussière dans l’air respiré ou de la fumée. Mais du sang dans les poumons ou dans les voies respiratoires peut aussi être à l’origine de ces traces brunes. La présence de sang n’est pas nécessairement signe de gravité, mais devrait quand-même être suivi par un professionnel de la santé.
  • Grise : la fumée de cigarette ou la pollution de l’air peut provoquer de la glaire grise.
  • Rouge : il peut s’agir d’une hémorragie (présence de sang plus ou moins importante). A surveiller.
  • Rose : les asthmatiques peuvent expectorer du mucus rose dû à des cellules sanguines provenant des parois des voies respiratoires.

Le mucus et la glaire peuvent aussi avoir des consistances différentes :

  • une consistance mousseuse témoigne de maladies comme la pneumonie et un reflux œsophagien ;
  • une consistance très liquide peut être causée par une inflammation :
    • sans infection (allergie, asthme) ;
    • ou accompagnée d’une infection (sinusite, rhume, grippe).

Les origines de la glaire

Le Fast-food et l'alimentation industrielle sont des sources majeures d'acides.

Le Fast-food et l’alimentation industrielle sont des sources majeures d’acides.

Deux causes principales sont à la racine de la production et du développement des glaires. Les unes sont internes, les autres externes. Il est très difficile de les distinguer.

Les causes sont principalement liées directement ou indirectement à l’alimentation. On y trouve par exemple :

  • Alimentation trop riche en glucides raffinées : le corps essaie d’éliminer (désespérément) l’excès en sucres blancs raffinés ou en céréales raffinées. Les glucides raffinées possèdent tous un index glycémique trop élevé et surchargent l’organisme.
  • Alimentation trop riche en mauvaises graisses : surtout les huiles végétales raffinées, les graisses saturées en excès et les graisses trans produisent des colles ;
  • Excès en aliments industriels : les aliments industriels sont quasiment tous des aliments raffinés et contiennent trop de sucre, trop de sel, trop de mauvaises graisses et trop d’additifs comme les colorants, les conservants et autres composants chimiques (dernièrement également issus de la nanotechnologie). Ces aliments sont entièrement sans éléments vitaux comme des vitamines, enzymes, minéraux, oligo-éléments ou antioxydants dont le corps a besoin. Quand nous nous nourrissons principalement de fast-food, notre organisme est complètement surchargé de toxiques qu’il essaie d’éliminer en produisant des glaires.
  • Excès d’aliments créant des acides lors de la digestion.
  • Excès de produits laitiers industriels : beaucoup de personnes ont une incapacité à bien les digérer par manque d’enzymes. Mais également les personnes qui tolèrent bien le lait peuvent réagir avec la production de glaire en cas de consommation excessive.
  • Intolérance alimentaire : réaction du corps à une intolérance au gluten, aux sucres, au lactose, mais également à d’autres allergènes comme les cacahuètes, les noix, les oeufs, les poissons, les légumineuses etc.
  • Mauvaises combinaisons alimentaires.
  • Mastication déficiente.

La présence de glaires montrent donc toujours une accumulation de toxines intérieures et d’une toxémie, d’une façon ou d’une autre.

Comme on le sait, la sécrétion des glaires dépend d’un changement dans le mode d’action des membranes muqueuses. Sous ce point de vue, toutes les circonstances qui affaiblissent les muqueuses peuvent être considérées comme une cause produisant des glaires. Les femmes y sont plus sujettes que les hommes ; les individus d’un tempérament lymphatique y sont spécialement exposés.

Supplémentairement aux points susmentionnés, d’autres facteurs de risque peuvent aggraver et / ou provoquer l’apparition d’une glaire, surtout chez les personnes faibles ou affaiblies par des excès de toute nature. Ce sont des facteurs additionnels qui concernent une mauvaise alimentation, mais aussi des éléments environnementaux ou d’hygiène de vie. Ces facteurs aggravants peuvent être:

  • l’excès en viandes et charcuterie (surtout de la viande rouge et des jeunes animaux comme veau et agneau) ;
  • l’excès en fruits non murs ;
  • la vie sédentaire et le défaut d’exercice physique ;
  • le tabagisme ;
  • les médicaments allopathiques ou autres molécules chimiques ;
  • les températures changeantes et trop froides ou trop chaudes ;
  • l’humidité, surtout dans l’habitation ;
  • les saisons pluvieuses ;
  • les saisons froides ;
  • les pays marécageux ;
  • les habitations obscures et peu aérées ;
  • le sommeil trop prolongé, surtout matinal ;
  • l’état émotionnel instable, négatif ou pénible à l’âme tel que le chagrin, la tristesse, la colère, les soucis, le stress, les peurs.

L’excès de glucides provoque une surproduction de glaire

De tous les composants alimentaires, les glucides sont ceux qui ont le plus d’influence sur les microbes intestinaux (bactéries et levures). Ce sont ces microbes qui sont responsables des troubles intestinaux.

En effet, la plupart des microbes requiert des glucides comme combustible. Lorsque les glucides ne sont pas digérés, ils ne sont pas absorbés. Ils restent dans le transit intestinal et fournissent une alimentation de choix pour les microbes, qui se multiplient aux dépens du corps. Cela peut entraîner la formation d’acides et de toxines qui peuvent abîmer l’intestin.

Une fois que les microbes se sont multipliés, ils peuvent détruire toutes les cellules de surface de l’intestin, empêchant ainsi la digestion et l’absorption des glucides. L’intestin va ensuite se “lubrifier” lui-même pour se protéger contre l’irritation provoquée par les toxines et les acides, produisant ainsi du mucus et de la glaire en excès.

L’excès d’acides, le mucus et la production de glaire

L’alimentation moderne est une alimentation qui crée un surplus d’acides dans l’organisme. Je vais traiter ce thème encore en détail dans ce blog, dans le cadre de la nutrition, mais faisons quand même une petite approche de cette cause importante de production de glaires en excès.

La création d’acides en excès au cours de la digestion est une des raisons principales pour beaucoup de pathologies actuelles, parce que les acides affaiblissent fortement l’organisme. Il doit neutraliser l’excès en acides avec des éléments alcalinisants – qui lui manquent cruellement, puisque ces molécules se trouvent surtout dans une alimentation vivante, plein d’antioxydants, de minéraux et d’oligo-éléments – tout qui manque dans une alimentation dévitalisée et industrielle. L’acidification lente et progressive du corps provoque un stress oxydatif élevé.

Mais comment reconnaître les acides ? Parce que, comme nous le verrons par la suite, la plupart des aliments créant des acides dans l’organisme, n’ont pas du tout un goût acide en ingérant. Ils se transforment en acide uniquement pendant le métabolisme !

En plus, il faut faire la différence entre les aliments qui sont des producteurs d’acides (qui produisent TOUJOURS des acides au cours du métabolisme), et des aliments qui peuvent produire ou d’acides ou d’alcalins, selon le métabolisme individuel de chacun.

Comment reconnaître l’acidité d’un aliment ?

Tout généralement, on peut dire que l’acidité ou l’alcalinité d’un aliment dépend schématiquement de trois paramètres :

  • la qualité et de la quantité de minéraux qu’il renferme ;
  • sa teneur en citrates et bicarbonates (souvent liés au potassium) ;
  • sa teneur en protéines et la part des acides aminés soufrés dans ces protéines.

Les minéraux peuvent être classés en deux catégories :

  • Minéraux acidifiants : ce sont le chlore (Cl) comme dans le sel de table, le soufre (S) et le phosphore (P) qui peuvent donner respectivement de l’acide chlorhydrique, sulfurique et phosphorique. On trouve du phosphore en quantité dans les aliments d’origine animale; du soufre dans les protéines céréalières. Pendant la digestion, les acides aminés soufrés qui composent ces protéines sont oxydés et relarguent des sulfates qui vont contribuer à l’acidification via la production d’acide sulfurique.
  • Minéraux alcalinisants : ce sont le potassium (K), le calcium (Ca), le magnésium (Mg) et le sodium (Na). Les végétaux renferment beaucoup de ces minéraux.

Et comment mesurer le pouvoir acidifiant ou alcalinisant d’un aliment ?

L’allemand Thomas Remer, spécialiste de l’équilibre acide-base (Institut de recherche pour la nutrition des enfants à Dortmund en Allemagne) a mis au point un indice appelé PRAL, abréviation de « Potential Renal Acid Load », c’est-à-dire « charge rénale acide potentielle ».

Cet indice, qui se mesure en milliéquivalents (mEq), évalue la charge acide d’un aliment grâce à :

  • la quantité de minéraux acides et de minéraux basiques apportée par 100 g de cet aliment en tenant compte de son coefficient d’absorption intestinale. L’indice Pral additionne les minéraux acides et soustrait les minéraux basiques.
  • la quantité de protéines qui permet d’évaluer l’excrétion moyenne en sulfates sur la base d’une teneur moyenne en méthionine de 2,4% et en cystéine de 2%.

Si le nombre obtenu est supérieur à zéro, l’aliment est considéré comme acidifiant, et s’il est négatif, l’aliment est considéré comme alcalinisant, la valeur « zéro » signant la neutralité.

L’indice PRAL est donc un moyen fiable pour mesurer la qualité acidifiante ou alcalisinante d’un aliment précis.

Aliments producteurs d’acides

Fromages

Les produits laitiers fermentés et affinés peuvent être très acidifiants, surtout les fromages durs à pâte cuite ou les fromages bleus (pâte persillée).

  • Les protéines animales en excès : ces aliments sont très riches en purines qui se transforment pendant le processus de digestion en acides :
    • Viandes blanches et rouges.
    • Charcuterie.
    • Produits laitiers : lait, fromages (de plus qu’ils sont murs, de plus ils sont acides), yaourts, fromage blanc etc.
    • Sous-produits animaliers.
    • Poissons et fruits de mer.
    • Œufs et tous les produits qui en contiennent.
    • Graisse animale contenant des acides gras saturés : beurre, saindoux, lard, viande, charcuterie, saucisses etc.

Il n’est pas question de supprimer ces aliments provenant des animaux (sauf en régime végétarien), car les acides aminés qui les constituent sont indispensables au bon fonctionnement de l’organisme, mais il est important de veiller aux quantités absorbées. Celles fournies par notre alimentation actuelle sont beaucoup trop importantes. Les acides aminés provenant des protéines animales (viande, poulet, poisson…) contiennent des acides forts (phosphorique et sulfurique) et des purines qui fournissent elles-mêmes des composés acides (acide urique). Ils sont donc fortement acidifiants.

  • Les acides aminés des protéines végétales :
    • Céréales : qu’elles soient complètes ou raffinées, et tous les produits qui en contiennent, comme blé, seigle, orge, avoine, épeautre, millet etc. Mais à choix, il faudrait toujours opter pour les céréales complètes, parce qu’elles contiennent également des minéraux et d’autres micro-nutriments qui aident à combattre et à neutraliser les acides. Les céréales blanches et raffinées (par exemple farine blanche) contiennent uniquement des calories vides, sont dépourvues de toute vitalité et acidifient l’organisme d’une façon excessive, parce qu’elles ne contiennent plus aucun élément alcalin.
    • Légumineuses : soja, haricots blancs, pois chiches etc. Ici, les critères sont identiques aux céréales complètes. Même si les légumineuses sont acidifiantes, elles contiennent beaucoup d’éléments nutritifs et alcalins comme par exemple des fibres de haute qualité qui aident à l’organisme dans l’élimination des acides.
  • Tous les glucides raffinés : produits contenant du sucre blanc, de la fa­rine blanche et ses dérivés, du riz blanc, des pâtes blanches, sucreries, viennoiserie, glaces, confiture etc.
  • Toutes les graisses raffinées et contentant des acides gras trans et des acides gras saturées :
    • Toutes les huiles non-vierges et raffinées : colza, tournesol, olive etc. Par contre, les huiles vierges et de première pression sont neutres.
    • Toutes les graisses animales.
    • Margarine.
  • Fruits oléagineux : cacahuètes, noix, noix de pécan, noisettes etc. (exception : amandes)
  • Plats préparés (surgelés et conserves) : tous les plats préparés et industriels en font partie, puisqu’ils contiennent une panoplie d’additifs de toutes sortes qui sont acidifiants, mais également des farines blanches, du sucre blanc, des graisses trans, des graisses saturées en excès, etc.
  • Boissons :
    • Le café en excès; toutefois, consommé modérément, il peut être bénéfique pour certaines personnes en aidant la digestion (après un repas) ou comme soutien du foie.
    • Le thé noir (théine) et le cacao (théobromine) : les deux sont riches en purines, comme les acides aminés d’origine animale.
    • Vin.
    • Alcool.
    • Toutes les boissons sucrées.
    • Toutes les boissons gazeuses : quand elles sont gazeuses ET sucrés, l’effet acidifiant se multiplie.
  • Chocolat, cacao.
  • Condiments comme vinaigre, moutarde, ketchup etc. Les aliments qui en contiennent beaucoup, par exemple les cornichons etc. sont bien sûr également acides.
  • Tous les additifs chimiques qui sont au mieux inoffensifs, mais parfois même toxiques pour l’organisme.

Aliments producteurs d’acides ou d’alcalins

Certains aliments qui ont un goût acide, donc faciles à reconnaître, peuvent produire ou d’acides ou d’alcalins (bases) dans notre organisme, dépendant de la prédisposition métabolique de chacun.

Si on observe que la plupart des gens sont déstabilisés ou carrément intoxiqués par les acides, on peut supposer que ces aliments agissent chez une grande majorité des personnes comme acidifiants. 

  • Petit lait, yaourt, fromage frais ;
  • fruits pas assez murs ;
  • quelques légumes précis : tomate, rhubarbe, asperge ;
  • choucroute ;
  • miel.

Les fruits quant à eux créent encore toujours beaucoup de polémique. Mais ils sont – malgré leur goût parfois acide – alcalisant ! Ils contiennent une multitude de vitamines, d’antioxydants, de minéraux et d’oligo-éléments qui sont tous alcalisant. Il s’agit d’aliments plein de vitalité et de nutriments qui aident à maintenir l’homéostasie intérieure (balance entre acides et alcalins) dans l’organisme.

Autres facteurs qui peuvent acidifier le corps

Pollution en ville

La pollution et la mauvaise qualité de l’air sont également des facteurs qui acidifient notre organisme, surtout si on y est exposé au quotidien. Cela provoque une production excessive de colles.

A part de l’alimentation, il y a encore d’autres facteurs qui produisent d’acidité dans le corps :

  • L’état émotionnel : le stress, les soucis, la colère, l’anxiété etc.
  • La pollution et les toxines qui sont omniprésentes dans le monde moderne.
  • L’activité physique intense qui produit de l’acide lactique.
  • La déshydratation qui ralentit la capacité de l’organisme à se nettoyer par le système lymphatique et les reins.
  • Médicaments pharmaceutiques.
  • Tabac et drogues.

Le corps humain est conçu pour maintenir un équilibre pH très délicat dans ses liquides, ses tissus et ses systèmes. Cependant, étant donné que la plupart des réactions biochimiques essentielles à la vie se déroulent dans un environnement aqueux, c’est le plasma sanguin et la lymphe interstitielle entourant les cellules qui sont les plus sensibles au déséquilibre acido-basique (acide-alcalin).

Lorsque ces liquides sont maintenus à un niveau de pH entre 7.35 à 7.45, notre système immunitaire opère sous des conditions optimales et il est mieux capable de combattre maladies et infections.

Par contre, l’acidification de l’organisme est un état dangereux qui affaiblit les systèmes d’auto-défense de notre corps et peut créer un environnement interne propice à l’apparition de multiples problèmes de santé. En effet, un corps trop acide est le symptôme commun d’un grand nombre de maladies auxquelles nous faisons face dans notre société. Celles-ci incluent l’arthrite, l’hypertension, les problèmes digestifs, l’inflammation, le diabète, le cancer, les problèmes cutanés, les problèmes de poids et autres.

La meilleure façon d’assurer l’équilibre pH du corps est de réduire la quantité d’aliments et de boissons acidifiants que nous consommons au quotidien.

Un régime alimentaire idéal devrait inclure 80% d’aliments alcalins et 20% d’aliments acides, alors que pour la plupart des gens cette proportion est complètement inversée. Il faut aussi adopter des habitudes de vie saines qui incluent de l’exercice, un régime de sommeil régulier, et il faut chercher à diminuer le stress dans notre quotidien. Cependant, lorsqu’on est déjà rendu très acide et malade, il est difficile de renverser la vapeur sans changer drastiquement nos habitudes de vie.

Les conséquences des glaires

Lorsque le corps est engorgé de mucus et de glaire pathologique, il est plus vulnérable aux infections en général et particulièrement celles de type ORL, c’est-à-dire otites, sinusites, bronchites, laryngites, etc. Les femmes sont aussi plus à risque de vaginite. Comme on l’a vu plus haut, la plupart du temps, c’est la consommation de certains aliments qui en est la cause. Le foie et les autres émonctoires peuvent être surchargés et nécessiter de l’aide. Il est donc important d’agir pour prévenir ces problèmes.

Au-delà de leur description, les maladies à colles ont comme principal point remarquable le fait d’être dans l’ensemble « indolore » : elles sont « gênantes, encombrantes », mais ne sont « pas ou peu algiques », sauf en phase aigu, comme dans la sinusite par exemple. Elles sont par ailleurs pour la plupart « coulantes », aspect qui semble évident lorsque l’on évoque les glaires et autres  mucosités.

Les premiers symptômes courants d’un engorgement de mucus apparaissent très vite, encore bien avant la manifestation des maladies. Ce sont  les suivants :

  • sécrétions dans les voies respiratoires (sinus, bronches) ou dans la gorge ;
  • ronflements ;
  • yeux collés le matin ;
  • chat dans la gorge ;
  • glougloutements ou changements de pression dans les oreilles ;
  • oreilles bouchées ;
  • langue chargée et blanchâtre (foie) ;
  • salive épaisse et collante ;
  • sécrétions vaginales plus épaisses et collantes ;
  • vaginite ;
  • tendance à la constipation.

Il est aussi possible de développer une tendance allergique, la mauvaise haleine, des problèmes de peau et des douleurs aux seins (produits laitiers).

Après les premiers symptômes, les maladies symptomatiques peuvent apparaître :

  • Troubles pulmonaires avec glaires, toux grasses ;
  • sinusites ;
  • eczéma suintant ;
  • kystes en tout genre : rénaux, ovariens, etc. ;
  • tumeurs ;
  • athérome ;
  • acné ;
  • rhume, bronchites ;
  • infections de tout genre ;
  • hyperlipidémie : hypercholestérolémie, hypertriglycéridémie ;
  • affections cardio-vasculaires.

On se retrouve donc avec des pathologies similaires à celles qui se manifestent en présence d’un excès de colles (surcharge colloïdiale).

Plus les organes qui s’obstruent dans ces répercussions d’humeurs sont essentiels à la vie, plus les fonctions vitales sont profondément lésées par la présence d’un surplus de glaires. Les muqueuses se dessèchent et s’affaiblissent, elles ne peuvent plus remplir leurs tâches diverses. Si les glaires ne peuvent être évacuées correctement, il y a lieu à un refoulement intérieur. L’organisme complet commence à s’affaiblir et les maladies symptomatiques apparaissent. Ce sont les maladies qui sont répertoriées chez les médecins allopathiques.

Prévention possible

Comme on le sait déjà, la médecine allopathique traite les symptômes et non les raisons ou les causes de la maladie. Cette « médecine des symptômes » ne tient pas compte ni du passé, ni de l’avenir, elle va seulement du jour au lendemain. Pourtant, comme on l’a vu, on connaît bien les causes de la production de glaires, et il y a de la prévention naturelle possible.

Voici quelques pistes possibles pour diminuer la production de glaires :

  • S’hydrater pour mieux drainer la congestion, en buvant beaucoup d’eau de bonne qualité.
  • Il est essentiel de modifier l’alimentation. En cas de congestion, réduire le plus possible les aliments formateurs de mucus. En temps normal, limiter la consommation quotidienne à 3 portions de ces aliments pour éviter les rechutes. De plus, n’oubliez pas de bien mastiquer, c’est une clé importante !
  • Réduire les aliments formateurs de glaire.
  • Réduire les aliments acidifiants et intégrer au maximum (jusqu’à 80 %) des aliment alcalinisants.
  • Éviter au maximum les toxiques alimentaires (alcool, additifs, conservateurs, colorants etc.) et les toxiques environnementaux (pollution, pesticides, tabagisme actif ou passif etc.). 
  • Intégrer au maximum des aliments vivants et crus dans l’alimentation quotidienne.
  • Consommer des aliments libérateurs: idéal sont tous les aliments qui décongestionnent et liquéfie les sécrétion, par exemple ail, gingembre, piments forts (Chili), oignons, raifort.
  • En cas d’intolérance alimentaire, éliminer un type d’aliment à la fois pour une période minimale de 2 semaines et vérifier si votre condition s’améliore.
  • Éviter les sentiments négatifs par les positifs. Résoudre les problèmes existants.
  • Essayer de devenir plus actif sur le niveau sportif, à titre de 30 minutes par jour, ou si possible plus. Bouger aide au corps de mieux éliminer les colles. On peut idéalement veiller à faire les 10 000 pas par jour qui sont préconisés par l’OMS pour maintenir la santé.

 

 

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