Humorisme, Partie 1 – L’approche par les liquides de l’organisme

L’humorisme est le maintien de l’homéostasie des liquides de l’organisme./Pixabay, CC0 Public Domain, libre de droits.

L’humorisme représente le pôle scientifique dans la naturopathie ou l’approche holistique. Les humeurs sont les différents liquides du corps humain.

Hippocrate est le premier à avoir fait des recherches sur les humeurs et sur l’humorisme, en reprenant lui-même les travaux de Pythagore. Ses travaux sur les humeurs l’on amené à définir les quatre tempéraments lié aux quatre humeurs principales. Pour Hippocrate la maladie est un excès d’une de ces humeurs. Son approche de terrain consiste à rééquilibrer celles-ci pour ramener le patient à son point d’équilibre. Ensuite ses travaux ont été repris par Paracelse puis plus récemment par Paul Carton.

 

Ces quatre humeurs sont:

  • Le sang – Tempérament associé : le sanguin.
  • La lymphe – Tempérament associé : le lymphatique.
  • La bile jaune – Tempérament associé : le bilieux.
  • La bile noire ou l’atrabile – Tempérament associé : le nerveux.

 

L’humorisme dans l’approche holistique

En médecine holistique, l’humorisme est l’étude des « humeurs » circulantes et cellulaires de l’organisme : sang, lymphe,  bile jaune et noire, mais aussi les liquides à l’intérieur et à l’extérieur des cellules. Les thérapeutes en santé holistique et les naturopathes considèrent très important de maintenir au mieux l’intégrité de ces liquides biologiques nourriciers qui composent les 2/3 du corps humain.

Concernant l’humorisme, les propositions holistiques sont :

  • Le moins de surcharges possibles (donc le moins de toxines et toxiques divers) ;
  • le moins de carences possibles en acides aminés, acides gras essentiels (Oméga 3 et 6), vitamines, oligo-éléments, enzymes etc.

Il est important de noter que tous les liquides organiques sont inter-communiquants. Toute aliénation quantitative et/ou qualitative, surcharge, carence, drainage, apport nutritif etc. auront une incidence plus ou moins directe sur l’intégrité de toutes les fonctions cellulaires et métaboliques.

En résumé, la science de l’humorisme considère que :

  • L’encrassement des « humeurs » (qui serait un synonyme de terrain) est à l’origine des désordres de santé puis de la maladie.
  • Lorsqu’il y a surcharge, le sang accumule des toxines (exogènes et endogènes). Les organes deviennent surchargés de déchets métaboliques et ne peuvent plus effectuer leurs fonctions de façon adéquate.
  • Le corps possède ses propres éléments de régulation permettant le maintien de l’homéostasie grâce au travail des émonctoires (les reins, intestins, peau, poumons et foie) qui sont des portes de sortie pour éliminer les déchets en tout genre. La médecine holistique veillera toujours au bon fonctionnement de ces émonctoires. Elle saura les « décrasser » avec des cures comme les monodiètes ; l’activité physique ou les stimuler avec des plantes ou des huiles essentielles par exemple.

 

Humorisme – Le métabolisme humoral

Les humeurs physiologiques représentent environ 60 à 70 % du volume corporel moyen. L’homéostasie équilibre le milieu intérieur des valeurs constantes propres à la vie et à la santé ; c’est donc elle qui régule en permanence le pH, la température, les échanges ioniques, l’économie énergétique, hormonale, immunitaire etc.

Les paramètres de perturbation que l’humorisme doit prendre en considération sont :

  • La sédentarité ;
  • les mauvaises habitudes alimentaires ;
  • les hautes doses en chimie alimentaire (additifs, colorants, aromes etc.) ou environnemental ;
  • le stress ;
  • tabac, drogues, caféine, alcool ;
  • des éliminations insuffisantes ou irrégulières ;
  • une sous-oxygénation chronique ;
  • un rythme de vie irrégulier, pas assez de sommeil etc.

Retenons que tous les liquides organiques sont inter-communiquant. Toute aliénation, quantitative ou qualitative, surcharges, carences, drainages, apports nutritifs etc.  aura donc une incidence plus ou moins directe sur l’intégrité de toutes les fonctions cellulaires ou métaboliques.

Les paramètres de perturbation susmentionnés représentent – exprimé en langage mathématique ou informatique – les « entrées ». Ce sont donc d’un côté tous les éléments dont une cellule peut avoir besoin pour vivre sainement et répondre correctement à toutes ses fonctions biologiques. Mais de l’autre côté, ce sont également tous les éléments éventuels dont les cellules n’ont pas besoin et qui les endommagent ou les tuent. Donc : les entrées naturelles et saines font fonctionner le « logiciel » qui est notre organisme, les entrées polluées et toxiques par contre vont l’endommager.

 

Humorisme – Les « entrées » nutritionnelles qui influencent le métabolisme humoral

Choix des aliments – Un rôle primordial dans l’humorisme

  • Le choix qualitatif des aliments est fondamental : cru ou cuit, raffiné ou non, chimique ou non, frais ou non, etc.
  • Le choix quantitatif des aliments l’est tout autant: excès alimentaires et leurs cortèges de fermento-putrescences digestives, d’épuisement glandulaire et nerveux, de ptoses (descentes) d’estomac ou de côlon, épuisement métabolique global etc. Ou bien insuffisances alimentaires entraînant carences métaboliques graves etc.
  • L’importance de la mastication des aliments: les conséquences positives ou négatives sont une réalité retentissant sur tout le transit intestinal, sur l’économie neuro-glandulaire, l’assimilation et le psychisme.
  • Les excès protéiques induisent une acidose tissulaire nocive qui vient des « surcharges cristalloïdes » en naturopathie : fatigue rénale (urée et acide urique utilisent cette voie d’élimination normale), putrescences intestinales toxiques, sans même envisager ici les incidences psycho-énergétiques d’un carnivorisme excessif.
  • Les excès chroniques en graisses saturées provoquent entres autres des surcharges colloïdales : ces surcharges mènent à des pathologies telles que hypercholestérolémie, maladies cardio-vasculaires, athérosclérose, obésité et beaucoup d’autres.
  • Les excès chroniques en glucides de mauvaise qualité : le sucre raffiné et la farine blanche raffinée sont deux des premières causes de dégénérescence gravissime de notre organisme, au moins dans notre société occidentale. On peut affirmer et démontrer sans peine leurs méfaits sur la flore intestinale, sur le comportement neuro-psychique, sur le système immunitaire, les réserves minérales et dentaires, et plus généralement, sur l’intégrité humorale du terrain humain. Les coordonnées bio-électroniques du sang virent rapidement vers l’alcalose et l’oxydation signant les maladies dites « de civilisation ». La glycémie se comporte en « yoyo » et n’arrive pas à se stabiliser – le chemin direct dans le diabète, surtout combiné avec des mauvaises habitudes de vie telles que la sédentarité ou le tabagisme.

Mais pour mieux comprendre, voici un petit tour d’horizon des « entrées » alimentaires :

 

Les lipides

  • Les acides gras saturés: ces molécules lipidiques, issues presque essentiellement du règne animal, sont responsables de la genèse des pathologies cardio-vasculaires graves par le biais de l’hypercholestérolémie. Leur saturation en hydrogène stable limite en effet leur capacité d’être mobilisées vers l’émonctoire hépatique et favorise au contraire leur stockage et leur agrégation sur la paroi interne des vaisseaux.
  • Les acides gras insaturés et poly-insaturés : ces molécules lipidiques se trouvent à l’opposé des graisses saturées. Elles sont issues des végétaux et des poissons et se comportent comme un « bon cholestérol ». Le rôle positif de ces molécules pour la santé est évident.
  • Les graisses trans : tout comme les gras saturés, les gras trans font augmenter les taux sanguins de LDL (« mauvais cholestérol ») tout en abaissant les taux de HDL (« bon cholestérol »). On trouve les gras trans dans pratiquement tous les produits alimentaires industriels : les plats préparés, les confiseries, les biscuits, les viennoiseries, les pâtes à tarte, les pâtes à tartiner, les chocolats commerciaux, les pâtisseries commerciales, les croustilles, les craquelins, les céréales, les barres granolas, le beurre d’arachide (non naturel), la margarine faite d’huiles hydrogénées ou partiellement hydrogénées, les shortenings, le saindoux, certains aliments « santé » des rayons des supermarchés, etc. Les acides gras trans formés lors de traitements technologiques constituent clairement des facteurs de risques pour la santé (cardio-vasculaire, cancer).

Les premiers hygiénistes parlaient aussi des lipides en termes de « colles » ou de « surcharges colloïdales » pour évoquer ces déchets évacués par l’organisme sous forme d’écoulements, de pus, de glaires ou de crachats. Des travaux menés en milieu hospitalier ont démontré en effet que des apports importants de corps gras (sauce, crème fraîche, beurre, huile) provoquaient systématiquement des crises catarrhales chez les bronchiteux ou les asthmatiques.

Ainsi pour la médecine holistique et la naturopathie, il ne fait pas de doute que toute surcharge lipidique, même de bonne qualité, mais non utilisée énergétiquement, se convertira en un déchet dangereux pour les bronches, mais aussi pour la suppuration d’un ulcère variqueux, d’une plaie atone, ou bien d’une leucorrhée. La preuve est immédiate chez ces patients chez qui la suppression provisoire des lipides, associée à un léger drainage hépato-biliaire suffit à tout faire rentrer dans l’ordre le plus souvent.

 

Les vitamines

Les vitamines en question ne sont certainement pas celles que contiennent nos fruits ou nos légumes, nos œufs ou nos laitages. Le problème posé ici touche bien plus profondément les carences ou les apports de synthèse systématiques.

Carences à craindre en effet pour des raisons importantes bien que banalisées encore le plus souvent :

  • Emplois d’engrais de synthèse perturbant l’équilibre biologique du végétal et sa composition, quantitativement ou qualitativement. Un citron cultivé sans engrais de synthèse contient ainsi trois fois plus de vitamines C qu’un autre.
  • Délais de conservation faisant subir à l’aliment une perte rapide vitaminique. Les vitamines les plus fragiles (C, A puis E, F) voient aussi leur taux diminuer de moitié dans les heures qui suivent la cueillette… le reste disparaissant bien souvent dans les trois jours, puis sous l’effet de la cuisson etc.
  • De très nombreuses vitamines se dégradent en contact avec la lumière, la chaleur, l’air libre (oxydation), et même des emballages employés jouent un rôle. Des médicaments les détruisent aussi dangereusement : contraceptifs (effet chélateur), antibiotiques, anti-inflammatoires etc.

 

Les minéraux

Les minéraux représentent la masse sculptrice de notre charpente osseuse, cartilages, dents, phanères comprises, mais aussi notre réserve alcaline sanguine et les éléments circulant utiles aux métabolismes. Toute notre structure dépend donc de la qualité de ces matériaux. Parmi les minéraux, on trouve le calcium, le magnésium, le fer, le potassium etc.

Une alimentation variée, largement crue et de qualité biologique couvrira largement tous nos besoins. Pourtant, certains rachitismes, certaines arthroses, des retards d’ossification ou de dentition chez l’enfant, des fractures spontanées ou de plus classiques troubles des ongles ont encore aujourd’hui pour cause une carence minérale d’apport, à la suite de régimes fantaisistes et déséquilibrés ou bien évidemment de sous ou de mal nutrition dans nos cités prétendues nanties !

Les meilleures sources minérales demeurent incontestablement les fruits et les légumes, crus ou raisonnablement cuits, c’est-à-dire à la plus basse température possible et restant fermes, ainsi que les oléagineux (noix, noisettes, amandes, sésame etc.) et les légumineuses, consommées avec modération, en association avec les céréales.

Enfin les produits marins qui sont des sources très précieuses de minéraux, oligo-éléments et même protéines : algues, poissons et quelques coquillages arrosés de citron.

Par contre, il faut faire à ce point un petit zoom sur le terme de la biodisponibilité des minéraux (et également d’autres complément alimentaires tels que les vitamines). La biodisponibilité correspond à la quantité d’une substance qui est absorbée dans l’organisme et est donc disponible pour l’activité biologique dans les cellules et les tissus. Cette substance peut venir de différentes sources : alimentation, complément alimentaire, médicament etc.

En ce qui concerne les minéraux, ils peuvent être apportés sous une forme anorganique (par exemple oxydes, phosphates, carbonate, sulfates) ou organique avec des liaisons complexes avec des acides aminés (glycinates ou pidolates). Pour être correctement assimilés, les minéraux présentés sous forme de liaisons anorganiques doivent tout d’abord être transformés sous une forme soluble dans le tube digestif. Or, la solubilité et la disponibilité dans l’intestin peuvent varier fortement. En outre, pour assimiler les minéraux, le métabolisme doit, en les digérant, les lier dans une structure d’acides aminés spécifique à chaque élément.

C’est pourquoi les minéraux couplés à une substance organique qui figure comme transporteur sont nettement mieux assimilables. Ils imitent le processus naturel d’assimilation des minéraux par notre organisme. Ce procédé permet ainsi au corps de reconnaître les suppléments minéraux comme une  « nourriture » plutôt que comme un morceau de métal indigeste.

Le résultat est une spectaculaire augmentation de l’absorption et donc de la biodisponibilité. Un avantage supplémentaire non négligeable est la  protection des minéraux par les acides aminés qui entourent littéralement le minéral, le rendant difficilement accessible et réactif aux autres composés.

En plus, les minéraux non-assimilés correctement par l’organisme créent des déchets et peuvent se déposer dans les organes, les vaisseaux sanguins, les reins et ailleurs. En résultent des pathologies comme l’hypertension (dépôt calcaire sur les parois des artères), les calculs rénaux et beaucoup d’autres.

 

Les oligo-éléments et les enzymes

Les oligo-éléments représentent les métaux et métalloïdes à fonction non-structurelle, mais catalytique, c’est-à-dire dont la présence est indispensable aux métabolismes cellulaires, mais pas nécessairement en quantité importante. Ce sont par exemple : cuivre, nickel, manganèse, lithium, or, chrome, argent, zinc etc.

Tout comme les vitamines, ils craignent les engrais de synthèse (grave déséquilibre potassium-magnésium notamment), mais aussi un très grand nombre de molécules conservatrices, édulcorantes et autres additifs, de même que certains médicaments. Leur biodisponibilité, leur fragilité et leur faible volume les rendent extrêmement appétissants pour ces molécules de synthèse : telles des pinces de crabe, ces dernières emprisonnent nos oligo-éléments (chélation) : la séquestration biologique d’une molécule par une autre (du grec “chélos” = pince de crabe !). D’où le double danger d’être carencé : peu d’apports dans nos aliments eux-mêmes issus de terres ou d’animaux carencés et in vivo, séquestration non exceptionnelle de nos oligo-éléments.

Pour exemple, le cas banal de la pilule contraceptive dont on connaît l’action chélatrice ou inhibitrice sur le zinc, le magnésium, les vitamines B6, A, et E. Or, lorsque l’on étudie les quelques centaines de fonctions métaboliques où ces vitamines et oligo-éléments interviennent journellement, on ne s’étonne plus de la complexité croissante des tableaux cliniques présentés par les femmes utilisant ces contraceptifs.

Les enzymes ou ferments, parfois appelés aussi diastases, possèdent des structures protéiques fragiles et craignent également la chaleur, l’air et le temps. Elles disparaissent donc aux cuissons conventionnelles et obligent l’organisme à avoir recours à des voies dites para-métaboliques pour digérer, assimiler et éliminer tant bien que mal. Ces carences ne sont pas sans conséquences sur les processus de vieillissement et de dégénérescence biologique.

En plus, elles entraînent les pathologies chroniques et parfois lourdes.

 

L’eau

De sa qualité et de sa pureté dépend notre santé. Notre organisme est en telle sympathie avec cet élément qu’il en adopte rapidement les coordonnées biologiques ; son pH par exemple (acidité ou alcalinité), son Rh2 (oxydo – réduction), ou sa résistivité (Rô).

Or, aux meilleures coordonnées de ces trois paramètres correspond le terrain de la parfaite santé ; sang peu alcalin, réducteur et à résistivité stable et élevée. Par contre, en consommant par exemple essentiellement des sodas sucrés contentant du gaz carbonique très acide au lieu d’une eau pure, ou encore beaucoup de café qui est également très acide, les terrains athéromateux, cancériniques, thrombosiques, psychotiques, viraux, immuno-déprimés se développent et mènent à des maladies chroniques.

Les eaux qui sont très bonnes pour la santé existent pourtant ; il s’agit d’eaux avec une teneur en minéraux très basse qui empêchent l’encrassement de l’organisme et qui conviennent à l’usage quotidien. On y trouve des marques comme Volvic, Montcalm ou Mont Roucous. Les eaux de sources peuvent en grande partie également être recommandées.

Les autres eaux minérales, dont les effets thérapeutiques ne sont pas remis en question, devraient ainsi n’être consommées que par cures à raison d’une semaine par mois, et en alternance. Elles contiennent nettement trop de minéraux anorganiques qui ne peuvent pas être assimilés par l’organisme et peuvent donc l’encrasser à long terme. On y trouve des marques telles que Hepar, Vichy, Contrexeville ou Badoit.

 

A suivre:

Humorisme, Partie 2 – Les émonctoires

Humorisme, Partie 3 – La traversée humorale

 

 

 

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