Alimentation crue et son effet contre le vieillissement

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Alimentation crue et vieilissement

Les antioxydants naturels contenus dans l’alimentation crue ont un effet positif pour freiner le vieillissement.

Un régime riche en aliments crus pourrait-il avoir le pouvoir de freiner le vieillissment qui va main en main avec une dégénérescence physique ? Peut ce régime nous donner l’apparence et l’impression d’être plus jeune ? A-t-il le pouvoir d’effacer quelques-unes des modifications dues à l’âge qui ont déjà eu lieu dans l’organisme ?  

Voici quelques questions qui se posent quand on pense à l’alimentation crue. Peu d’études se sont focalisées sur les propriétés rajeunissantes et prolongatrices de la vie qu’ont les aliments crus ; il y a néanmoins de fortes indications, provenant de nos connaissances de leurs effets biochimiques, physiologiques et énergisantes ainsi que de l’état mental et de l’état physique de personnes qui se nourrissent essentiellement avec des aliments crus, pour que la réponse à ces questions semble être « oui ».

 

Le processus de vieillissement

Malgré d’énormes efforts de la recherches ces dernières décennies,  nous savons encore très peu de choses sur les processus spécifiques du vieillissement ou sur les moyens de les retarder. Nous savons que deux systèmes semblent incriminés :

  • Le code génétique porté par l’ADN dans le noyau des cellules et
  • le système immunitaire, avec son aptitude à reconnaître un corps étranger et non approprié à notre organisme.

Ces deux systèmes sont reliés de façon très complexe, mais ils veillent ensemble à ce que les cellules se renouvellent de façon identique et correcte. Ils combattent également les maladies et pathologies, neutralisent les substances toxiques dans le corps et réparent les cellules et les tissus endommagés. Lorsque les deux systèmes fonctionnent convenablement, le processus de vieillissement est très lent et suit son cours naturel.

Mais leur travail délicat est contrarié petit à petit par le développement lent et constant de déséquilibres biochimiques mineurs causés par la mauvaise alimentation, les mauvaises habitudes de vie, le stress, le manque de sommeil et des assauts provenant de substances toxiques et de rayonnement radioactif dans notre environnement. Le corps commence alors à se détériorer. Afin de retarder le processus de vieillissement, un régime ou traitement doit être capable d’éviter tout dommage supplémentaire à ces deux systèmes et aussi de réparer les dommages déjà causés.

De nombreuses expériences ont été faites sur des animaux dans le but de vérifier si un régime particulier pourrait retarder le vieillissement et prolonger la vie. Jusqu’à présent, les substances antivieillissement les plus prometteuses trouvées dans les aliments sont les antioxydants, comme tout particulièrement les vitamines A, B, C, E, le béta-carotène, le sélénium, le zinc, les polyphénols et pigments naturels (par exemple flavonoïdes, tanins, anthocyanes etc.) des fruits et légumes, les omégas 3 ou les acides aminés soufrés. Mais la liste pourrait se poursuivre à l’infini, puisque la nature nous réserve des milliers de substances intéressantes qui contribuent à préserver notre qualité de vie.

Ces substances contribuent à la prévention des processus destructifs d’oxydation cellulaire qui brisent les informations génétiques dans les cellules et provoquent la liaison par croisement des molécules, en entraînant une mauvaise reproduction des cellules ; en d’autres termes, elles contribuent à prévenir le vieillissement cellulaire.

Un grand nombre des plus éminents chercheurs dans le domaine du vieillissement pensent qu’en ajoutant à notre régime alimentaire certains ou tous les antioxydants en quantités suffisantes, on peut retarder de nombreuses modifications dues à l’âge et peut-être, quoique ceci soit encore un sujet à controverse, accroître la longévité.

Les aliments crus et leur action contre le vieillissement

Il est à peu près certain qu’un régime riche en aliments crus donne un coup de fouet au système immunitaire. Ceci est prouvé par des recherches montrant comment un tel régime prévient des phénomènes tels que la leucocytose digestive (voir plus bas) et l’implantation dans les intestins de bactéries nocives qui détruisent la flore intestinale. La protection que procure un tel régime contre le phénomène de dégénérescence et les maladies est un autre élément d’importance pour prouver que les aliments crus renforcent les réactions immunitaires de notre organisme.

La leucocytose digestive

La leucocytose digestive ou également leucocytose alimentaire se définit comme étant une augmentation instantanée des globules blancs dans le sang, l’urine et la lymphe, à la suite d’ingestion de nourriture cuite. Le responsable pour cette réaction est un déversement de molécules intermédiaires en provenance du système digestif.

Le système immunitaire réagit par l’intermédiaire de ses globules blancs, pour conserver l’intégrité du sang quand un certain nombre de molécules qu’il ne reconnaît pas, envahi le sang. À long terme, cette condition qui se produit uniquement après avoir consommé un aliment cuit, peut épuiser le système immunitaire.

Petit récapitulatif : que sont les leucocytes ?

Les leucocytes ou les globules blancs sont des cellules du système immunitaire (globules blancs, lymphocytes, etc.) qui attaquent les matières étrangères et les toxines et les neutralisent en les fractionnant et les digérant à l’aide d’enzymes telles les protéases, les amylases et les lipases.

Ces globules blancs sont très prolifiques, ils se fabriquent au taux de cinq millions en quelques minutes (parfois 200 000 à chaque seconde). Ils sont autant actifs dans les cas d’agressions du système digestif (leucocytose digestive) que dans les cas d’inflammations ou d’infections. Cependant, cet impressionnant système de défense a ses limites car sa surutilisation peut le conduire à l’épuisement.

Les découvertes du Dr Rudolf Virchow et du Dr Paul Kouchakoff

Le phénomène de la leucocytose digestive fut découvert il y a environ cent ans par le Dr Rudolf Virchow (médecin pathologiste allemand, considéré comme père-fondateur de l’anatomie moderne). Il avait noté qu’après un déjeuner traditionnel composé de café au lait, pain beurre et confiture, le nombre de globules blancs du sang passait de 7 000 environ (taux normal) à 10 000 par mm3 de sang en dix minutes puis à 30 000 après trente minutes. Le taux normal se rétablissait environ quatre-vingt-dix minutes plus tard. C’est cette augmentation subite de leucocytes sanguins qu’il qualifia de leucocytose alimentaire.  Il faut noter que tous les aliments utilisés dans l’étude du Dr Virchow étaient cuits ou chauffés.

En 1930, à l’institut de clinique chimique à Lausanne en Suisse, le Dr Paul Kouchakoff (Institut de Chimie clinique de Lausanne, Suisse) observa qu’après un repas composé uniquement de végétaux crus le phénomène de la leucocytose alimentaire, considéré comme normal jusque-là, ne se produisait pas. Il nota aussi que le phénomène était absent si, à un repas, l’on consommait les aliments cuits après les aliments crus.

En 1937, Dr Paul Kouchakoff affirme que la leucocytose digestive est un phénomène pathologique et détermine de nouvelles lois de l’alimentation. Il affirme que la réponse immunitaire se déclencherait en mangeant des aliments cuits (par la chaleur et/ou la pression), mais pas les aliments crus (pomme, eau, légumes, céréales, fruits, miel, lait cru, œuf frais, viande crue). Le vin, le sucre, le vinaigre et les produits industriels ou transformés déclencheraient aussi une leucocytose digestive.

Cette réaction immunitaire se produirait 3 à 5 minutes après l’ingestion quand l’aliment atteint la paroi stomacale mais pas pendant la mastication. Chaque aliment aurait une température critique de cuisson (entre 85 °C et 99 °C) ; certaines combinaisons pourraient éviter la leucocytose, ainsi que certains modes de préparation tels le séchage, le salage ou le caillage du lait.

En plus, le Dr Kouchakoff démontra que lorsque les aliments sont cuits, leurs champs énergétiques sont incapables de résonner immédiatement avec les cellules du corps. Celles-ci réagissent donc de façon défensive jusqu’à ce qu’elles puissent réorganiser l’énergie des aliments cuits en modèles harmonieux que le corps peut absorber. Il fit aussi la démonstration que les aliments cuits et transformés ont tendance à faire évoluer négativement le rapport entre les différents globules blancs.

Selon Paul Kouchakoff, l’alimentation crue n’entraînerait donc pas de leucocytose digestive alors qu’une alimentation cuite ou ayant subi un traitement industriel entraînerait une réponse immunitaire.

Conclusions pour éviter la leucocytose digestive

La plupart des chercheurs et praticiens de la santé penchent pour une gestion éclairée de l’alimentation en tenant compte des faits suivants :

  • Le phénomène de la leucocytose alimentaire est complètement absent lorsque nous mangeons des aliments crus.
  • Manger une proportion de 50 % d’aliments crus et vivants à chaque repas permettrait d’éviter le phénomène de la leucocytose digestive.
  • Le fait de manger des crudités (peu importe la proportion) au début du repas semble permettre d’éviter ou, à tout le moins d’amoindrir le phénomène de la leucocytose digestive.

Le test de la leucocytose digestive, fiable et éloquent, confirme le rôle néfaste en général de la cuisson des aliments pour l’organisme et permet de comprendre comment organiser ses repas : il s’agit de suivre l’évolution du taux des globules blancs dans le sang après l’ingestion de divers aliments en sachant que l’organisme, soumis à une agression, réagit par une mobilisation de ces leucocytes (hyuperleucocytose).

La leucocytose alimentaire en pratique

Certains aliments, et surtout certains modes de cuisson, déclenchent le phénomène de la leucocytose alimentaire (en partant de 5000 à 7000 qui est la leucocytose normale). Voici la leucocytose après ingestion :

  • de légumes ou fruits crus : normale ;
  • de légumes cuits à la vapeur : hyperleucocytose modérée de 10000 à 12000 ;
  • d’aliments cuits à l’autoclave (cocotte-minute) : forte hyperleucocytose à 20000 et plus en quelques minutes ;
  • de viandes, œufs, charcuteries, conserves, sucre raffiné, farines, vin, vinaigre : forte hyperleucocytose ;
  • de légumes crus + des légumes cuits à la vapeur : normale ;
  • de légumes cuits + des légumes crus : hyperleucocytose modérée ;
  • de légumes crus + des légumes cuits à l’autoclave = hyperleucocytose de 15000 à 20000.

Ainsi, seul les aliments crus ou cuits sans excès n’agressent pas, ou peu, l’organisme et se comportent donc comme des substances physiologiques. Le fait de commencer le repas par des crudités temporise l’agression des autres aliments s’ils doivent être cuits, à condition de ne pas utiliser d’autoclave.

L’enzyme antivieillissement SOD (Super-oxyde Dismutase)

Le SOD (Super-oxyde Dismutase) est fabriqué naturellement dans toutes les cellules de l’organisme. Jusqu’à présent, on a pu en identifier quatre espèces dont trois jouent des rôles de protection.

Bien que la recherche dans ce domaine en soit encore à ses débuts, il semble que le SOD joue un rôle important dans la prévention du cancer et dans la protection du corps contre la radioactivité. Il y a également des études sur des patients qui souffrent d’arthrite, de dystrophie musculaire, de cancer et d’empoisonnement par la radioactivité.

Les chercheurs sont très enthousiasmés par la capacité de SOD à protéger l’ADN des cellules ainsi que d’autres systèmes du corps, notamment le système immunitaire, des dommages que l’on peut attribuer au vieillissement. On peut se procurer le SOD en supplément alimentaire dans les magasins spécialisés, mais jusqu’à ce jour, il n’y a cependant pas de preuve scientifique sur l’efficacité de ces suppléments.

Les aliments crus sont très riches en SOD. Cette enzyme et d’autres présents dans les aliments crus se mettent au travail sur leurs divers substrats dès que la nourriture est mâchée, en formant rapidement d’autres composés qui sont importants pour la santé.

Les effets antivieillissement de l’alimentation crue

Les changements qui s’opèrent quand on mange un régime riche en aliments crus sont la preuve de leurs effets. La peau semble moins molle et plus pure. La véritable forme du visage réapparaît, masquée auparavant par une rétention d’eau et une mauvaise circulation. Les rides s’adoucissent, les yeux ont une clarté et une brillance d’un enfant. Mais le rajeunissement que l’on peut obtenir avec un régime riche en aliments crus n’est pas seulement superficiel et bien visible. L’effet se fait sentir sur le plan physiologique autant que biochimique. La plupart des tests utilisés pour mesurer les modifications liées à l’âge comme le cholestérol et les lipides dans le sang, la glycémie, la pression artérielle etc. révèlent des changements positifs.

Dans les cliniques d’Europe qui soignent avec des régimes alimentaires, il s’est avéré qu’un régime riche en aliments crus était capable de guérir nombre de maladies de dégénérescence liées à l’âge.

Si l’on prend en considération tout ce que l’on sait aujourd’hui au sujet du vieillissement et sur les différentes manières dont le régime riche en aliments crus pourrait retarder les conséquences de la dégénérescence physique par la présence de micronutriments comme les vitamines naturelles, les omégas 3, les fibres, les minéraux et oligo-éléments disponibles pour l’organisme puisque naturels (contrairement aux suppléments anorganiques et donc difficilement biodisponibles) ou les substances phytochimiques présentes en grande quantité dans le cru, la question sur l’efficacité ne se pose presque plus.

Le régime riche en aliments crus est pauvre en calories, pauvre en glucides, pauvre en graisses (surtout saturées et trans), mais plein de substances saines dont le corps a besoin. Donc le régime idéal pour combattre les maladies de dégénérescence, comme le diabète, l’hypertension, arthrite, le rhumatisme, le cancer et bien d’autres!

 

 

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